12 nov. 2014

Kuzco, à Rome


En 2012, on m'a offert le plus beau cadeau de ma vie, un week-end à Rome.

Rome, la capitale de l'Italie, le berceau de l'humanité, le Colisée et les pizza : the real life.
J'ai passé deux jours à bouffer du tiramisu et 363 à faire des abdos.
Un week-end express où les seuls points négatifs furent les moments où le connard d'EasyJet a foutu à la poubelle mon démaquillant Nuxe/neuf parce que j'aurais pu placer une bombe dans la bouteille, et celui où j'ai cru qu'on allait tous mourir dans l'avion au vu des turbulences bien trop intenses à mon goût.
La note de frais pour l'accoudoir m'est parvenue dix jours plus tard et mes ongles ont mis deux mois a repoussé normalement.

Rome c'était de la bombe, il a fait beau et j'ai pu parlé italien pendant deux jours, l'occasion pour moi de savoir si ma conjugaison laissait encore à désirer où si j'arrivais enfin à m'exprimer autrement qu'au présent et passé composé.
La réponse est non, sauf qu'avons-nous réellement besoin de parler au subjonctif dans la vraie vie ?
Je ne pense pas.

J'ai visité tout ce que j'ai pu : le Colisée, la fontaine de Trevi, la piazza di Spagna, la piazza del popolo, la pizza quattro formaggi et tant d'autres ...

Avais-je réellement le temps de vouloir visiter la célèbre Chapelle Sixtine la veille où le Pape avait décidé de bénir un trouduc  ? Absolument, elle était donc fermée.

Vis ma vie de looseuse même outre-France.

Mon kiff à moi quand je voyage c'est les églises. Et les bars.
J'en conçois on y fait pas la même chose : c'est mon côté paradoxal. Un peu pute un peu sainte, ou plutôt sainte un peu pute. Mais cela n'est pas le sujet.

J'ai vraiment cru qu'en laissant mon nom, le serveur canon me chercherait sur FB.
Que néni.
* bibite = soda pour info ...
Après une matinée à arpenter les rues romaines et un déjeuner bien mérité, j'ai aperçu au détour d'une ruelle une belle église et donc me suis empressée d'aller la visiter.

 

Nous sommes dimanche matin, le temps est gris, je pousse la lourde et grosse porte en bois qui grince bien fort alors qu'une messe est en cours.
Tous les fidèles se retournent pour regarder qui est celle qui dérange le Seigneur en plein tchat avec l’Évêque.

Je referme la porte - BAM ! Discrétion 0 - Porte en bois 3. 
Je baisse les yeux et avance rapidement vers un banc sur lequel je m’assois en tentant d'être la plus silencieuse possible. C'était sans compter mon Iphone et sa sonnerie stridente,

- BNPPARIBAS - Vous avez dépassé votre autorisation de découvert. Merci de régulariser rapidement votre situation.
Je pense que c'était le bon moment pour brûler un cierge.

Attendant le moment opportun pour me diriger vers le tronc, j'écoutais sagement la messe quand je m'aperçus au bout de plusieurs minutes que je ne comprenais pas un mot de ce qu'il était en train de se dire.
Du latin peut-être ? J'attends encore ... je ne comprends toujours pas ce que le grand Monsieur en poncho baragouine.
Mais attendez  ... Pourquoi il a un poncho le type ?

Regards autour de moi, des ponchos de partout. Des bonnets, des écharpes de toutes les couleurs., des grosses breloques et toujours cette langue incompréhensible.
J'ai l'impression d'être à un rassemblement de sosies de Kuzco.

Hola guapa
Mais c'est quoi ce bord... merde on est dans une église ! Merde ! Non ! Ne jure pas Mona !
Ce n'est qu'au bout de très longues minutes et grâce aux prospectus traînant sur les bancs que je compris enfin ...
J'étais dans l'église Santissima Trinità degli Spagnoli ou Eglise de la Trinité des Espagnols.

La seule Eglise de Rome qui ne soit pas en langue italienne et accueillant tous les hispaniques de la ville.
OK. CALMA TE, CALMA TE ... 

Je fais quoi maintenant ?
Si je me lève tout le monde va me remarquer et je vais une nouvelle fois passer pour l'infidèle impolie qui interrompt la messe. En même temps je ne vais pas perdre mes précieuses heures restantes en terre romaine à écouter djobi djoba *palipali palipala*.

Bon, tant pis.
Je me suis relevée, mes talons tapaient bruyamment contre le sol en pierre.
J'ai regagné la porte sur la pointe des pieds, l'ai ouverte : elle grinçait toujours. Tous les chicos se sont retournés en me jetant des regards noirs et je pense avoir entendu "de puta madre turística" mais je ne parle pas espagnol, ça devait sûrement être une bénédiction.

Je suis ressortie. J'ai de suite envoyé un message à ma soeur,

- Me suis retrouvée dans l'Eglise de Kuzco, gros lol sur ma life
Dans la minute elle m'a répondu :

- MDR t'es un vieux lama qui pue ?


Affirmatif, un vieux lama qui pue et s'est retrouvée dans la seule église hispanique de Rome.



 

 

8 commentaires:

  1. Je veuuuxxx reeeettouuuurrrnneeeerrrr a rrrommmmmeeeeeee ettt mmmaanngggerrr dessss p^^âttteessss !

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  2. Troooooooop de la chance! Comme d'hab, je me gausse en lisant tes aventures! Ce voyage fut looooong avt d'avoir un nouvel article!!

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    1. Trop de suspense !! Celui sur Naples arrive prochainement !

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  3. T'as pas laissé ton numéro de tel au prêtre? ;)

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  4. j'ai très bien saisi la phrase des gens ^^
    Ben tu sais quoi...j'aurai pu faire la même chose. Mais sinon, elle était belle aussi de l'intérieur l'église?

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    1. Même pas eu le temps, trop décontenancée par les ponchos !

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