4 août 2016

Mes plus gros fous rires

En fait cela fait un moment que je voulais recenser mes plus gros fous rires.
J'avais pensé à les répertorier dans un carnet que je relirais quand je suis triste ou en bad mood, histoire de me redonner du baume au coeur et de l’énergie positive.
Finalement ici c'est bien aussi, je partage donc avec vous les quelques souvenirs que j'ai de ces moments qui m'ont créé pas mal d'abdos - ravalés par la suite par ma passion pour le tiramisu et les cocktails sucrés.

Je ne le dirai jamais assez, rire est un moteur essentiel dans la vie et nous épaule allègrement dans toutes les épreuves qu'elle nous envoie, en tout cas dans les miennes ça m'a pas mal aidé.
Sans quoi sachez que cela fait longtemps que j'aurais démissionné de ma propre existence.

Le défi n'est pas simple, en effet les souvenirs des uns peuvent être des "heu ok je comprends et je m'en fous totalement de ta vie" pour d'autres.
Plus communément appelé la "private joke", qui n'a jamais vécu un lourd moment de solitude en racontant une anecdote pour nous cultissime mais totalement barbante et incompréhensible pour l'interlocuteur ? C'est un peu ma vie je vous avouereai, mais qui ne tente rien n'a rien, si je me contentais du minimum vital sachez que j'arrêterais de me laver les cheveux et d'écrire mes histoires foireuses ici-même.

Donc,

1) Lorsque nous avions 14 ans, avec mon amie Aurore qui embrasse désormais les caribous de Toronto - qu'en bien même ils n'y en aient pas dans ce coin-là - nous passions nos mercredi après midi dans son salon à boire du coca et regarder Buffy contre les vampires.
Elle était Buffy et moi amoureuse transie de Spike, j'étais tantôt Drusila tantôt Faith et déjà complètement schizophrène.
Ma copine avait un staff - un chien géant - qui me filait vigoureusement des coups de queue dès qu'il me voyait et me claquait les guibolles.

Une dizaine d'années plus tard j'ai toujours le même problème mais avec les hommes, mais ce n'est pas le sujet de cet article.
Un mercredi après-midi donc, nous chahutions et nous sommes mises à se poursuivre dans toute la pièce en rigolant comme des dindes.
On a fait le tour de la table basse, traversé le salon puis la cuisine en riant et tentant de s'attraper lorsque tout à coup je me suis mise à surfer sur son parquet.
Digne d'un zapping sur Youtube, j'ai glissé sur trois bons mètres avant de m'immobiliser, cherchant à comprendre le WTF qui venait de se produire.
Ni une ni deux ni trois zéros, j'ai baissé la tête pour regarder mes pieds et là ... c'était le drame.

J'avais glissé à travers la pièce sur une grosse merde de son chien qui n'était visiblement pas adepte du smecta.

Il avait laissé sur le sol un présent bien liquide et abondant sur lequel j'avais fait mon baptême de glisse, juste avant de m'arrêter net devant le coin de la table.
J'avais méchamment surfé sur la merde de son chien et ma chaussette blanche Mike (je n'avais pas les moyens de la virgule officielle) en était imprégnée, j'étais donc collée au sol.
Nous avons ri environ 120 ans avant que je ne me redresse pour retirer ma chaussette.

Ne me demandez pas si c'était la droite ou la gauche je n'ai seulement qu'un souvenir : celui de mon pied nu dans ma Roobok (même problème financier que cité plus-haut) et de ma chaussette souillée dans un sac plastique.
Son chien à la gastro de 2002 nous a désormais quitté mais jamais le fou rire mémorable de Mona surfant sur sa chiasse.

2) Même si ma résolution principale de cette année (et celle d'avant) était de ne plus jamais évoquer mon ex - celui qui marque, celui qui fâche, celui qui casse la tête, le coeur et les couilles - je ne peut pas vous raconter mes fous rire sans vous raconter celui-ci.
Avant de vivre ensemble (comprendre : moi m'imposant chez lui sans son accord au préalable) il venait dans ma chambre d'ado lorsque je n'avais pas encore signé mon CDI.
Nous avions passé l'après-midi lovés l'un contre l'autre mais surtout l'un dans l'autre et étant seuls à ce moment, n'avions pas pris soin de fermer ma porte ni de baisser le volume de nos joies respectives.

Nous avions donc mis beaucoup de coeur et de voix à l'ouvrage - surtout moi .
C'était un bel et actif après-midi durant lequel mes cordes vocales ont non seulement fait des vibratos mais étaient restées bloquées sur le do(s).
Rhabillés, heureux, exténués, nous étions en train de débriefer dans l'entrée de ma chambre lorsque nous avons entendu du bruit. Mon mec s'est arrêté net, a demandé qui c'était et pour la joke j'ai répondu que ça devait sûrement être ma mère qui était rentrée et nous avait entendu.
Il a explosé de rire, moi aussi et il a crié :

- Salut Francesca !

Je n'ai même pas eu le temps de rire à sa blague qu'on entendait,

- Mona c'est toi ? dixit ma mère.

Et là ... impossible de se contrôler. On a ri tellement fort, tellement longtemps, tellement gênés en imaginant ma mère tranquillement dans son canap à regarder une redif de Plus belle la vie et moi, me re-mémorant les phrases clamées l'heure précédente qu'on ne savait plus où se mettre.
Je ne savais pas depuis quand ma mère était rentrée et je n'osais pas descendre de peur de voir sa tête de déception me toiser, éviter mon regard et me dire,

- Je ne savais pas que tu disais ce genre de choses, tu m'as déçue ma fille.

Au bout d'un moment j'ai pris mon courage à deux mains et suis descendue, pendant que mon vaillant mec attendait mon feu vert afin de savoir s'il pouvait nous rejoindre ou si la mafia allait lui broyer les couilles pour avoir souillé la fille prodigue.
J'ai vu ma mère, j'ai compris de suite à sa tête qu'elle n'avait rien ouï.
Dieu merci, même si j'évite de penser à Dieu dans ces moments-là. J'aurais pu me risquer à la blague finale du,

- C'est bon !! Tu peux descendre elle nous a pas entendu baiser !! mais je me suis retenue.

3) A mon ancien boulot, j'avais mon mec du taf. Mon mec parce qu'on passait nos journées ensemble et n'étions toujours que tous les deux, du taf parce qu'on ne se voyait qu'au boulot.
L'histoire ne nous dit pas si nous étions un vrai "nous" mais sa femme et ses enfants vous embrassent.
Un jour, il était accoudé à mon bureau et alors qu'on se faisait toutes les répliques du "père Noel est une ordure" un mec a sonné à l'interphone pour un rendez-vous.
A la caméra, on ne voyait qu'une chose : son mono-sourcil.

- Je vous ouvre ! ai-je dis au Monsieur et quelques secondes plus tard il rentrait dans le hall alors que son énorme sourcil se reflétait dans la verrière.

- Ok y'a Emmanuel Chain qui arrive.

J'ai explosé de rire et Emmanuel arrivait mais mon collègue lui ne décollait pas. Avec lui dans les parages il m'était impossible de me concentrer.
J'ai menacé mon collègue de lui péter les genoux, les bras et de ruiner son mariage mais il était trop déterminé à me voir assumer sa blague face au mec qu'il n'avait aucune envie de rater ça. Il n'a donc pas bougé d'un pouce.
Mon cher collègue disait toujours que je n'avais aucun self-control et il n'avait pas tort.
Lui aurait pu tenir une réunion avec un mec qui s'appelle "Mehdi Moileur" ou "Jean Némard" moi je me serais déjà pissée dessus trois fois avant de commencer ma présentation Powerpoint.

Je pleurais toujours de rire et lui ne bougeait pas, à l'inverse d'Emmanuel qui était de plus en plus près.
J'ai tenté de me contrôler, d'arrêter de respirer ... en vain.
Le mec est arrivé, je ne pouvais même pas le regarder dans les yeux, il a juste eu le temps de me dire,

- Bonjour, j'ai rendez-vous pour un entretien avec Monsieur Dup ...

C'était trop tard, j'ai explosé de rire à la face d'Emmanuel et son mono-sourc' tellement fort que j'en ai recraché un milliard de comètes sur son costume trop serré.
Impossible de me calme et c'est à cet instant que mon collègue a pensé que c'était le bon moment pour se barrer - cet enfoiré -.
Emmanuel est resté pantois devant moi, s'essuyant discrètement le coin de l’œil parce qu'il était trop poli pour me dire "heu meuf, tu viens de me cracher à la gueule là".

Je me suis excusée un milliard de fois, j'ai prétexté une maladie courante qui s’appelle "la connerie" et j'ai prévenu le DRH que Monsieur Chain était arrivé.
Bizarrement il n'a jamais travaillé pour nous mais j'ai préféré penser que son profil ne correspondait pas plutôt qu'il n'avait pas apprécié de se faire faire un car-wash avant son entretien.
Vous me direz ... son sourcil avait fait barrage.


4) Chacun connait ma prédisposition à faire des gaffes et si vous ne le savez pas c'est que vous ne m'avez jamais vu trébucher sur ma propre main.
Quoi qu'il en soit, pour une fois je n'avais touché à rien mais alors que nous étions en plein boulot, ma collègue et moi avons entendu un énoooorme bruit provenant des toilettes.
Non ce n'est pas ma chef qui s'était cassé la gueule des toilettes sinon j'aurais filmé.

Nous avons arrêté de respirer puis de travailler. Elle a fermé son tableau excel, j'ai fermé Facebook et nous sommes parties voir ce qu'il s'était WTF aux WC.
Le distributeur de serviette en papier s'était cassé la gueule - jusque-là tout va bien - faudrait juste m'expliquer comment un truc vissé au mur depuis 300 ans peut un jour se décrocher - et là ... croyez-le ou non mais croyez-le quand même - la petite clé servant à ouvrir ledit distributeur était tombée en plein milieu des chiottes. En plein dedans, cible atteinte merci bonsoir.
Fou rire numéro 1.

Notre chef est arrivée, elle ne comprenait pas nos hoquettements vu qu'elle n'a pas d'humour et a simplement dit "qu'il fallait aller la récupérer".
Ah pardon, j'avais cru qu'on allait la laisser là jusqu'à ta prochaine gastro, merci du conseil meuf tu sauves la vie de toute la boîte (dans ma tête).
J'ai donc répondu, telle le paon fier et beau, qu'on allait s'en charger.

- Sabrina, attrape la clé stp, ai-je vaillement dit à ma collègue.

Et là, notre chef, sans pression, OKLM a attrapé la brosse à chiottes pour s'en servir de canne à pêche afin de récupérer la clé.
...

Je recommence : ma chef a attrapé le balai servant à nettoyer des résidus de merde afin de s'en servir pour récupérer la clé avec laquelle nous ouvrons le distributeur de serviette.
Pardon, crois-tu réellement qu'après ton opération crado j'ouvrirais de nouveau le distributeur afin de le recharger en papier ? Rêve bien very strong.

On a ri tellement longtemps que vexée comme un pou - qu'elle est - elle est partie en nous laissant là, nos larmes de rires et le balai à chiottes.


5) Concrètement, dès que j'ai une conversation avec ma copine Séverine.




[liste non exhaustive]


Et vous vos fous rires ?


8 commentaires:

  1. Un après-midi, un duo de jeunes garçons frappent à ma porte pour me parler de Jésus. Le premier, un prospectus dans les mains débute le discours et en quelques secondes je note que son collègue, en arrière plan ressemble, comme deux goûtes d'eau, à Heinrich Von Ziemmel. Me vient alors cette fameuse scène du postiche dans 0SS 117 (là : https://www.youtube.com/watch?v=B1z6Exixqy8) et c'est le fou rire interne qui se traduit par un fier sourire sur mon faciès.
    Conséquence : son collègue sent que je suis en train de boire ses paroles, des étincelles dans les yeux. Il développe alors son débat sur Jésus, la bible, les caramboles, le Larousse 2016, les cloportes... que sais-je, de toute façon je n'étais pas en mesure d'écouter. Je me concentrais pour maintenir mon regard sur lui uniquement et non sur son collègue aux cheveux blonds plaqués. Lorsqu'ils ont fini par tourner les talons, j'ai fermé la porte et dégluti un fou rire monumental, seule, dans mon salon.
    :D

    Mais glissé sur une chiasse de clébart, j'avoue, ça a quand même de la gueule.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr je viens de regarder la vidéo et j'imagine la scène, le selfcontrol !!!

      Supprimer
  2. Madame Pivoine - Natacha04 août, 2016

    Tous les après-midi un transporteur venait faire signer ses documents dans notre bureau. Blond, la coupe des années 70 mullet total (tape coupe de cheveux mullet dans le googole, tu vas rire), la démarche vaillante et volontaire, les manches de la chemise à motifs retroussées sur les biceps, le piercing à l'oreille qui va bien. Tous les après-midi il nous gratifiait d'un sonore BONJOUUUUUUR. Et un jour un collègue, le voyant arriver au loin, s'est mis à chanter "comme un ouragan" (https://www.youtube.com/watch?v=7EzKZpg-cVg).
    Fou rire monumental dans le bureau, impossible de s'arrêter. On a vaguement dit au type qu'un truc nous avait fait rire sur internet. Il nous a cru. Je crois. J'espère.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'AMOUR A TOUT EMPORTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
      #noalacoupemulet

      Supprimer
  3. Dans un resto, la serveuse (d'un certain âge) arrive et nous explique le plat avec un GROS bout de salade coincé dans les dents de devant (qui se chevauchaient un peu...)
    connaissant mon mari et mon fils très polis je savais qu'ils n'allaient pas rire par respect mais ma fille....je savais qu'il ne fallait pas que je la regarde !!
    En plus cette dernière tout en riant voulait expliquer à la dame ce qu'elle avait, elle mimait donc en montrant sa bouche sans arriver à articuler "vous avez quelque chose de coincé dans les dents"...et moi je lui donnais des coups de pied sous la table pour qu'elle arrête car je n'arrivais plus à respirer tellement je riais !!
    les garçons faisaient semblants de s'intéresser au dessert et la dame nous regardait comme deux zombies...!!
    même 5 ans plus tard quand on en parle on pleure de rire !!
    bises !! et brosse toi les dents ....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. AHAHAHAHA mais il faut le dire dans ces cas-là sinon on peut y passer la journée !

      Supprimer
  4. Tiens ben moi aussi je viens de penser à toi... c'est pas un fou rire du tout mais comme ça fait rire tout le monde ici je le poste là.
    Tout à l'heure au boulot, distraite par quelqu'un, je suis rentrée dans un mec. Jusque là tout va bien, sauf que je me suis dit "tiens, j'ai le front tout mouillé". On m'a dit que c'était normal, parce que le mec était justement en train de se moucher. Je me suis donc pris un mec et un mouchoir plein de morve sur le front, et devant tout le monde, évidemment. Pas de panique, y a qu'à moi que ça peut arriver ce genre de trucs.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. AHAHAHAHAHAHA MAIS TELLEMENT DROLE !!!
      Je te rassure ... ça aurait pu m'arriver ...

      Supprimer

Instagram

© Copyright Mona Champaign.

Tous droits réservés.
Tous les textes présents sur ce blog m'appartiennent et ne sont pas libres de droit. Merci de ne pas les utiliser sans mon accord.
Article L112-1 du Code de la Propriété Intellectuelle.

Formulaire de contact (dis moi encore que tu m'aimes)

Nom

E-mail *

Message *

Archive