Mona Champaign

Blog retracant les histoires de la célèbre blogueuse - mannequin Mona Champaign.

Ou quand mon pire cauchemar s'est réalisé

by - 09:00


Oui mon pire cauchemar s'est réalisé.
Non il ne s'agit pas de la perte totale de tous mes cheveux, quoique on y viendra un jour mais là n'est pas le sujet.
(des contacts en extensions et/ ou perruque ?)

J'avoue je n'ai pas publié d'article ici depuis plus d'un mois, sorry baby mais j'suis tellement busy.
Pourtant il m'arrive toujours autant de chkoumoune j'vous jure.
Dois-je réellement évoquer ce week-end entre amis, le premier que je faisais en couple de all my life, campagne, pote et barbecue pépouze avec mon amoureux et ... mon ex ?  
J'aimerai beaucoup vous raconter ce moment malaisant mais depuis que Mister Champ a droit de lecture sur tous les articles sortants ici j'appréhende un tantinet. Surtout si l'article inclus un ex, mon mec voire les deux - ce qui est tout à fait d'actualité ici présent et c'est bien ça le MALAISE.

Bref, le fait est qu'il y a quelques semaines j'étais tranquillement chez moi en train d'essayer de comprendre comment chiffrer un devis, parce que depuis que je bosse en free-lance je suis en plein dans ce genre de situations telles que "je chiffre beaucoup pour avoir une vraie marge après avoir payé mes charges mais en même temps le client ne voudra jamais", ou bien "je me brade comme une prostituée asiatique à la sortie de Belleville ?" Vous voyez le délire ?
D'ailleurs ça vous branche un article "ma nouvelle vie de free-lance à base de pyjama et de clients chelous" ?
Lâche ton comm ^^ !

J'étais donc pépouze à scroller tous les sites de fringues vendant du velours - ma nouvelle passion dans la vie - pour me changer les idées lorsque j'ai eu envie de me faire un café. Jusque-là rien de foufou me direz-vous, et vous aurez raison.
Je m'exécute donc et constate en me rendant dans ma cuisine que mon chien n'a toujours pas compris le principe du tapis à pipi. Je m'interroge donc au moment où j'étais à genoux en train d'éponger l'urine de mon adorable chien, si Paris Hilton avait le même problème avec Tinkerbell (RIP).
Est-ce-que Paris essuie de l'urine aussi ? Est-ce-que Paris Hilton s'essuie-t-elle, elle-même déjà ? 

Bref, la totalité de mon sopalin Action achevé et sans réponse de la vie urinaire de Paris Hilton, je jette ledit papier imbibé dans ma poubelle Action (article #nonsponsorisé) et constate avec lassitude que ma poubelle est pleine.
Avez-vous aussi ce genre de problème ? (interaction avec ses lecteurs). 
Mais qu'a donc fait Mona la star dans ce genre de situation ? Elle est allée jeter sa poubelle pardi !

J'ai mis mes plus belles TATANES par-dessus mes chaussettes et nous sommes sorties, moi la plus belle et ma poubelle *check la joke* en direction du local.
J'allume la lumière, je pousse la porte, je me dirige vers la poubelle jaune pour jeter mon recyclé (c'est IMPORTANT) et tandis que je tenais le couvercle, j'entre-aperçois dans un coin de mon oeil des trucs blancs qui s'agitent. Des grains de riz qui bougent ? #smileydubitatif.
Je tourne la tête en direction de la poubelle verte et je vois pas un, pas deux, pas trois, pas dix, pas cent, pas mille mais bien UN MILLION de vers blancs qui s'agitent tout autour du couvercle.

OH
PU
TAIN

Je suis restée figée, paralysée, bloquée pendant cinq secondes qui ont paru trois ans.
En 2021 donc, soudain mon coeur s'est emballé, suivi de sueurs froides et la suite logique fut la suivante : j'ai balancé ma poubelle en hurlant et je suis sortie du local - toujours en hurlant - en direction de ma porte.
J'ai fermé les trois verrous derrière moi et j'ai pleuré/ hurlé/ crié/ pleuré.

Pour ceux qui l'ignorent, j'ai la phobie des vers. Qu'ils fassent 1 cm ou un python de 5 mètres = même combat je ne réponds plus de rien, je meurs de peur de l'intérieur.
Une vraie phobie qui m'empêche de respirer et de regarder tout film avec un serpent ou même de feuilleter un magazine si des serpents y sont, même en dessin.
OUI MÊME EN DESSIN.

Vous vous souvenez de mon histoire de ver de terre ? C'était ici et ça n'était absolument PAS exagéré.
Je ne me contrôle plus, je n'ai plus possession ni de mon corps ni de mes moyens.
Là y'avait une armée de vers blancs dégueulasses qui se mouvaient dans mon local, je suis totalement décédée de l'intérieur.
Vous savez les vers qui gigotent dans les corps en décomposition dans les films ? voilà, on se positionnait ici même en terme de dégueulasse.

J'étais en surtension et en nage, j'ai donc fait ce que toute personne aurait fait si elle vivait ma vie : j'ai appelé ma soeur.
Je tentais de me calmer peu à peu puis, un peu plus sereine, je lui ai dit que je ne comprenais pas d'où ils venaient ces fils de pute. Mes poubelles sont lavées tous les jours, j'entends le mec de l'entretien les cogner contre le mur tous les matins entre 8H00 et 9H00 alors que je dors et ça me vénère.
Oui je bosse de chez moi donc je ne me lève pas avant 10H00 mais là c'est pas le sujet.
Comment ils avaient atterri là les fils de lombric ?

Et là, dans le plus grand des calmes, ma soeur m'a répondu "peut-être qu'ils sont tombés du plafond".

(...)

Et là, tout est parti en couilles.
Panique envahissante et soudaine, j'étais persuadée qu'il y en avait dans mes cheveux, sur moi, sur ma peau, dans mes veines et dans mon âme.
J'ai donc fait ce que toute personne non-saine d'esprit aurait fait dans ma situation : j'ai tapé fortement sur ma tête et tiré sur la moitié de mes cheveux pour vérifier qu'il n'y en avait pas.
Plus je m'excitais de rage/ peur, plus j'avais l'impression qu'ils se multipliaient.
La scène complète, dans un Facetime d'anthologie. 

J'ai raccroché puis j'ai pleuré toutes les larmes de peur de mon être. J'étais rouge écarlate, en larmes, en sueur, en sang. Je revois ma tête dans le miroir de la salle de bain : mais qui êtes-vous ?
La panique et bien certainement la paranoïa ont pris possession de ma raison si bien que dans un élan incontrôlable, j'ai aussi arraché tous mes vêtements pour aller sous la douche me laver de ces immondices.
Si j'avais eu de l'acide je me serais douchée avec. Si les ciseaux n'avaient pas été dans la cuisine, je me serais coupé les cheveux façon Sia pour être bien certaine que les vers n'y soient pas.


Je me suis frottée tellement fort que j'ai perdu 5 kilos d'épiderme et 30 litres de larmes.
Je n'arrivais pas à me calmer, on aurait dit une folle. Enfin c'était un peu la réalité certes, j'en conviens, dédoublement de la personnalité et phobie très poussée.
Quelques heures plus tard, j'étais (presque) calmée et j'ai fait ce que toute personne ferait dans ma vie : j'ai appelé ma mère.
Bien entendu, elle était déjà au courant vu que si vous viviez ma vie vous saurez que toute information passant par ma soeur et/ ou ma mère fait le circuit vers l'une de nous trois, inlassablement pour finalement être connue de chacune de nous trois en l'espace de ... 63 minutes en moyenne.
Les secrets n'existent pas chez nous. 

Les gars, sans déconner, vous pensez vraiment que j'allais y retourner demain pour jeter mes autres déchets en toute décontraction ? Absolument pas.
Mon mec ayant fait l'erreur FATALE de ne pas être présent ce soir-là, il est inutile de vous informer que c'est lui désormais qui est de corvée, et à vie.
Il était totalement hors-de-question que je remette un orteil dans ce local du diable.

Puis un jour, fatalement, forcément, les odeurs et l'indépendance obligent, il a fallu que je retourne au local poubelle.
Seule.
Enfin quand je dis seule, c'est plutôt équipée de la tête aux pieds (hé).

Oui j'avais qu'un seul gant.

Avais-je réellement le temps de croiser un voisin ? Absolument.
Me suis-je sincèrement sentie honteuse ? Absolument pas !
La vraie question était la suivante : les vers étaient-ils encore là ? La réponse fut oui. Moins nombreux certes, mais tout de même présents. 
J'ai balancé ma poubelle comme une malpropre et suis rentrée chez moi me redoucher. Sans blague.
Lavée de tout péché c'est-à-dire de contact hypothétique avec un lombric *rimes* j'ai appelé mon gardien et j'ai laissé un message incluant les mots "affreux, dégueulasse et fils de pute".

Le lendemain, comme par hasard je croisais mon gardien dans mon hall,

- AH BA VOUS TOMBEZ BIEN ! Vous avez eu mon message ?
- Oui, j'ai été voir tout de suite et il n'y avait rien.
- PARDON ? Ils étaient trois cents à gigoter sur le couvercle, 
- J'ai regardé partout et il n'y avait rien, venez voir.

Je l'ai suivi avec le coeur qui battait à 300 et les gouttes de sueur commençant à perler sur mon front. Je suis restée à l'entrée lui indiquant très approximativement la poubelle concernée vu que j'avais... les yeux fermés.
Il ne voyait rien.
Putain, mais LA !!! J'ai couru vers lui pour lui montrer et ... il n'y avait rien. Que dalle.

- Mais je vous jure !! Il y en avait plein !!!
- Et bien ils sont plus là.

Il m'a regardé l'air saoulé, le même air que lorsque je dis à Mister Champ que c'est décidé je vais racheter des extensions, le même regard que celui de ma soeur quand je lui dis que je vais acheter une perruque, la même expression que lorsque je dis à ma mère que je vais me faire des implants capillaires.
Je pense que mon gardien me prend désormais pour une folle.

La fin de l'histoire ? Les vers sont partis et ne sont, à l'heure actuelle, pas revenus.

Néanmoins, une question subsiste encore : mais comment étaient-ils arrivés là ?

Ai-je réellement le temps de regarder en l'air dès que je vais jeter les poubelles ? Absolument.
Ai-je réellement le temps de porter systématiquement un bonnet et une armure lorsque j'y vais ? 
À votre avis ?

Mona, équipée.

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8 commentaires

  1. Ah chouette ça me fait plaisir de relire un article, après je veux bien l'histoire du barbec avec le mec et l'ex ;)
    Les vers, chez moi, c'est à cause des mouches qui pondent sur la bouffe, j'en ai eu plein la poubelles tout l'été et ça me rendait malade, d'autant que je n'ai plus d'homme à qui confier cette corvée.Ici le ramassage, c'est 1 fois par semaine, donc ils avaient laaaaargement le temps de se développer. Après le passage des éboueurs, je balançais 1 litre de vinaigre blanc dans mon bac, pour tuer les derniers et assainir le truc... Je ne m'explique pas comment les "tiens" ont disparu...

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    1. Merci Laurence !
      Omg je n’imagine même pas ce que je ferais dans ton cas.. brûler mon appartement sans doute !

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  2. Aah ahh ahh !!! (Et AAarrgghh !!! EEUURRKkkkk !... Je plussoie la douche ! NON, tu n'es PAS folle ! Et je serai toi, je rajouterai des chaussettes pour laisser moins d'espace peau dispo !)En fait, z'ont disparu car se sont transformés en grosses mouches d'une teinte verdâtre nacrée, oui, celles-là même qui aident ces magnifiques larves à décomposer les corps dans les films ET dans la réalité, et qui...(je ne voudrais pas créer une énième phobie mais bon, je te partage la mienne) posent leurs sales pattes sur ta bouffe, ta vaisselle, ta peau, tes carreaux...EEUUURRrrkkkkk !!!! Ou alors le gars avait tout nettoyé discrétos pendant la nuit (sans heurter les containers dans les murs pour pas que tu captes son sadisme à te regarder te demander si tu étais folle ou pas... ). Sinon, j'aimerai quand même beaucoup beaucoup le résumé du barbecue, ainsi que les détails d'une journée trépidante d'une auto-entrepreneuse à domicile (je vais me lancer dans pas longtemps, je pourrai comparer !). Heureuse de retrouver ta plume !

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    1. Ahaha sacré barbecue !
      Pour le reste je meurs d’avance.
      Merci pour ton commentaire ❤️

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  3. Si c'est des tous petits vers blancs de quelques millimètres de longueur, c'est effectivement des mouches. Et si ils ont disparus, c'est pour la même raison que les chenilles deviennent papillons.
    Tu pourras malheureusement pas faire grand chose...

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  4. Un jour les asticots te sauveront peut être la vie ou un membre....hi hi hi
    Voici un extrait d'article sur l'asticothérapie !!!! ne me remercie pas ....


    Parmi elles, l’asticothérapie gagne peu à peu du terrain comme en témoigne une étude hawaiienne qui a été menée sur vingt-trois patients diabétiques présentant des plaies chroniques à un stade avancé (parfois jusqu’à l’os). Les patients ont bénéficié d’un traitement par des asticots (larves de mouches), appliqués sous un pansement au niveau des lésions pendant une durée variant de un à 60 jours. Selon les auteurs, aucun patient n’a refusé d’être soumis à ce traitement a priori... particulier. Sur les vingt-trois patients, dix-sept ont vu leur plaie évoluer favorablement, parfois jusqu’à guérison complète.

    Selon les auteurs hawaiiens, les asticots auraient la capacité de débarrasser la plaie des tissus morts et de bloquer le développement de certaines bactéries, prévenant ainsi une infection. D’autres études, dont une française, ont obtenu des résultats tout aussi satisfaisants. Il semble que l’avenir des asticots soit assuré. De quoi asticoter les fabricants de pansements !

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