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7 juil. 2017

 

Titre accrocheur hein ? C'était pour le référencement, en réalité je voulais appeler cet article "comment j'ai arrêté de me préoccuper des mecs" mais ça faisait moins vendre.

Non vous ne rêvez pas, je viens en exclu de vous annoncer que j'ai lâché l'affaire avec les hommes.
Mais non, je ne suis pas passée du côté féminin de la force pour autant (sorry).

Je ne saurai pas vous expliquer comment c'est arrivé, le temps je pense, piano piano comme on dit chez moi.
Un jour je discutais avec ma copine Matka (va lire son blog stp) et plus on parlait des mecs - pour changer - plus je me suis rendue compte que ça m'étais passée.
Les hommes, les mecs, les gros bâtards, je ne pense plus à vous. Mon hobby a disparu.

On dira que c'est venue comme une envie de pisser alors que si on doit être très franchement francs, en remontant les mois, les années, on peut clairement dire que j'en ai chié mais je ne suis pas désillusionnée pour autant. Pas du tout.
J'ai juste arrêté de me focaliser sur les hommes pour me concentrer sur des choses plus importantes.
En gros j'ai simplement arrêter de penser à vous les gars, et de m'attarder sur vos cas.

Non mais seriously, le temps et l'énergie perdus à cause de vous, sans déconner. Toutes ces histoires, ces attentes, ces déceptions ...
Comment c'est chiant !
J'en conçois que ça occupe, les hommes PASSION NUMERO UNO dans ma life m'ont pris tellement de temps, de larmes, de rage, d'amour, de textos envoyés et regrettés, de checkup avec mes copines, de selfies au réveil et j'en passe. A un moment ça m'a lassé. Et méga blasée.

En fait depuis plusieurs mois j'ai des préoccupations bien plus importantes que de penser aux hommes, et pour cause, je m'occupe à temps complet de : moi.
Comment être heureuse / Comment prendre soin de moi / De mon corps / De mon esprit (rayez la mention inutile) tout ça me prends pas mal de temps.
SANS BLAGUE !

Du coup, le temps gagné à ne plus me prendre la tête pour vous est utilisé pour moi et moi-seule.
Et ça va beaucoup mieux curieusement.
Je ne suis plus énervée contre le mec qui m'a ghosté, celui à qui je demande s'il va bien et croit que je suis amoureuse à attendre des bébés de ses couilles inexistantes alors que NON MEC, je te demande juste comment tu vas parce que je suis au chômage et que je me fais chier !
Celui qui se marie avec la première bitch venue, celui qui se marie avec la première pintade venue, celui qui se marie avec n'importe qui mais pas moi.
Je ne suis plus stressée de ne pas être au top si je rencontre un mec en soirée puisque je ne sors plus donc l'histoire est réglée.
Et comme je ne sors plus je ne bois plus comme ça l'histoire est aussi réglée.
Et puis j'ai arrêté de fumer et je bois des smoothies de fruits frais.
Et ... BOOOOORING !

Bah ouais mon gars ma vie est vachement moins excitante mais tellement plus sereine, si tu savais.

Je fais une pause les gars, un break, un focus on myself vous m'avez tous saoulé.

Bref. J'ai arrêté de penser aux mecs car pour l'instant je ne pense qu'à moi.
Et puis quand tout ira mieux dans ma tête, mon corps et mon coeur, je serais archi prête pour le grand amour.
Nan déconne. Mais j'ai grave envie de CENSURED quand même.

Mona loves Mona.

9

3 juil. 2017


Cette fucking journée sur laquelle je reviendrais plus-bas pour laisser mes fans en alerte.

Pour ceux qui l'ignorent, le 1er novembre 2016 j'ai pris la décision d'arrêter de fumer. Oui Encore.
Comme je suis paradoxale et totalement là où ne m'attend pas, j'ai arrêté de fumer alors que je ne l'avais pas prévu.
Ça m'a pris comme une envie de frange, à brûle-pourpoint j'ai profité du #MoisSansTabac lancé par le ministère de la Santé tout en sachant pertinemment que le 1er décembre j’allumerai ma Lucky Strike en attendant le bus de 2h18.
C'était un vrai challenge d'arrêter un mois complet et finalement, le mois passé je me suis dit "autant continuer sois pas con". 
Je ne pensais ensuite fumer uniquement en soirée et finalement les soirées ont passé et je me suis dit "autant arrêter complètement sois pas con".
Et j'ai arrêté de fumer.

Comment ? Parce que je l'avais décidé. C'est aussi simple que ça.

Les changements ont vite opéré, à commencer par l'odeur de clope dont je me suis libérée.
Sur les fringues, les rideaux, mes cheveux, ma peau et mes chicots - pour n'en citer que certains -
Je voyais la cigarette comme une vraie drogue, dangereuse et nocive - ce qui est le cas.
Certes, attendre le bus où aborder du BG en soirée était plus difficile mais justement, avoir arrêté de fumer était devenu ma nouvelle identité. J'étais "la fille qui ne fume pas" parmi 98% de fumeurs.

Inutile que je vous narre la partie sur l'économie d'argent car je vis toujours (bien) au-dessus de mes moyens.
Par contre, ne plus m’encombrer de paquets qui prennent de la place dans mes poches et mes mini sacs m'a aussi libéré.
On en parle ? Terminé de se trimbaler son paquet en soirée qui finira par être écrasé lors d'un grand écart avorté ou bien plein de bière collante.
Anyway, je ne pouvais pas me transformer en healthy girl qui va à la salle et bois des smoothies et continuer de cloper comme une teubé *rimes*.
Et puis bon ... la cigarette est mortelle. Cela se suffit à tout le reste.

5 mois et demi d'arrêt plus tard, j'ai repris la cigarette au premier tour des élections présidentielles.
A cause du stress électoral ? Pas du tout.

Avais-je réellement le temps de reprendre la clope à cause d'un mec ? Connement vrai.

Mec qui s'est par la suite débiné au profit de Netflix mais là n'est pas le sujet.

J'ai repris un peu, par-ci par là, pas beaucoup mais j'ai repris quand même.
J'attendais le bon moment pour arrêter de nouveau car soyons clairs les déglinguos, si tu n'es pas motivé ni volontaire pour arrêter de fumer : inutile de te lancer ça ne fonctionnera pas.

Évidemment, ceux qui me connaissent savent que dans toutes mes histoires il y a un mec qui se cache derrière mes articles. Et ça n'a pas loupé.
J'avais repris la clope un peu mais c'était déjà trop je le savais. J'attendais le 1er juillet pour re-arrêter complètement parce que c'était le début du mois et que j'avais plein de soirées de prévues en juin et donc, je savais que je fumerais.

Et là ... survient le drame.
J'étais tranquillement dans le canap chez ma mère - encore - et je surfais tranquillement sur Instagram, mignonnement, lascivement quand soudain je l'ai vu : la photo.
Non ce n'était pas une photo de teub parce que oui, on peut voir des teubs et pas mal d'autres choses d'ailleurs sur Instagram sauf que là j'étais tombée sur la photo du mariage de mon ex.
Encore ? Me diriez-vous, car oui j'en avais fait quelques articles, sauf que là il ne s'agissait pas d'un ex-Tinder ou de mon ex fiancé, non.
Il s'agissait de THE ex. Celui qui a compté et celui qui est tabou.

Le mec s'est marié. 
Que dire ?

GROS ENFOIRÉ DE MERDE ! (par exemple).

Je me revois sur le canapé, avachie, à pianoter sur mon téléphone puis me relever d'un coup,

- putain P*** s'est marié.

Ma mère s'est stoppé net et a arrêté de regarder "Plus belle la vie", elle attendait ma réaction avec les yeux du chat poté.
Je me suis levée, j'ai attrapé mon paquet de clopes, un briquet et mes clefs et je suis sortie m'aérer. J'étais littéralement sur le cul.

J'ai squatté la balançoire du parc en bas de chez ma mère et j'ai réfléchi à ma vie.  J'avais la rage du spartiate. 
Non pas parce que j'étais encore amoureuse de mon ex, non les gars, soyons clairs, depuis la rupture j'ai eu le temps d'avoir mille nouveaux amoureux bien que ceux-ci soient éphémères mais là n'est toujours pas le sujet.
Le chapitre de ma vie avec ce mec est tourné, brûlé et j'ai écrit cinq nouveaux tomes depuis.
Non, j'avais la rage parce qu'une fois de plus un mec que j'ai quitté parce qu'il ne voulait pas s'engager s'est marié juste après moi. Et aussi un peu parce que c'était pas un ex comme les autres.

Vous avez vu le film "Charly les filles lui disent merci ?". Je suis Charlie.
Je sors avec un mec, je quitte ce mec. Il se marie.


Seriously ? Et moi pendant ce temps j'alimente ce blog pour vous raconter que les mecs avec qui je sors sont des putains de tocards, tocards qui finissent pas se poser avec une fille après que j'ai quitté, voire fui, leurs vies.

WHAT
THE
FUCK
?

Je suis la fille idéale. Non sérieux. Un jour je vous ferais un article sur pourquoi il faut absolument sortir avec moi tellement je suis géniale, mais pour l'instant je suis trop occupée à vous raconter que mon ENFOIRÉ D'EX DE MERDE S'EST FUCKING MARRIED !!!

Et moi pendant ce temps là ? Avais-je really le temps de chanter sous les bois ? ABSOLUMENT PAS !

J'arrivais pas à le croire, j'étais dégoûtée, je m'en remettais pas.
J'ai fumé deux clopes d’affilée, il faisait une chrana de dingue et j'avais mangé une salade au saumon juste avant. Avant quoi ? Avant que j’apprenne que MON ENFOIRÉ D'EX S’ÉTAIT MARIE.
En gros je me tape des handicapés sentimentaux dépressifs que je quitte pour les mêmes raisons et les mecs voient la Vierge juste après, se rangent et se marient.

E-T  M-O-I  J-E  F-A-I-S  Q-U-O-I  P-U-T-A-I-N ?
J'écris des articles sur eux.


Les gars se transforment en mecs parfaits. Énorme fumisterie.
Vous pensez que leurs meufs pourraient me remercier pour le travail accompli ? Non parce que moi je me tape leurs phases de tarés dépressifs et elles, elles se récupèrent le mec idéal.
Le mec soigné, sain et serein qui a pansé ses blessures. Parce que je suis un sparadrap en fait, grâce à moi ils tournent la page de leurs passés de cons et deviennent des mecs bien.

Ai-je réellement une gueule de Mercurochome s'il vous plaît ?
Pansement des psychos ouais.


Du coup la suite de l'histoire est simple, je suis rentrée chez moi écœurée de la vie et du saumon sous canicule, j'ai vomi de rage, d'énervement et de canicule, j'ai eu la  nausée toute la soirée de clopes et de canicule et d'ex de merde qui se marient pendant que je vomis et là, juste à cet instant, je me suis dit Mona, c'est maintenant, c'est le moment, c'est tout de suite.
Et j'ai arrêté de fumer.

Parce que maintenant, je me dis que même si mes ex se marient, même si je suis vénère de la mort vénère, je ne peux pas décider que mes ex restent célibataires en me regrettant jusqu'à la fin de leurs vies de cons, mais je peux décider d'être en bonne santé et de prendre soin de moi.

En attendant l’Élu.

29

20 juin 2017



Encore une fois j'ai tout donné dans le titre merci beaucoup.
Au vu des récentes nouvelles apprises pas plus tard qu'hier soir, j'avais le choix entre reprendre le cours du blog avec cet article ou bien en écrire un autre dont le titre serait "comment les mecs sont tous des gros trous du cul d'enfoirés de merde qui se foutent de notre gueule et par notre j'entends la mienne" mais c'était trop long et trop agressif pour un come-back.

Stay tunned, il n'est pas impossible que l'article soit publié incessamment sous peu.
En attendant, voici la folle histoire de Mona qui aime les filles, et une en particulier.

C'était un jeudi soir comme il en existe tant d'autres.
Avez-vous déjà remarqué que les jeudis soir sont toujours plus palpitants que les vendredis ? A croire que l'interdit de sortir et de rentrer tard car on bosse le lendemain nous donne envie de faire encore plus de folies.

Suis-je réellement au chômage et donc, n'ai aucune restriction professionnelle ? Absolument.
Est-ce-que cela m'a empêché de sortir le jeudi soir lorsque j'avais un boulot ? Absolument pas.

Bref, le jeudi tout est permis, et ce jeudi-là j'avais l'anniversaire du mec de Natacha.
Inutile de préciser que depuis que je suis au chômage ma vie sexuelle sociale l'est également, j'étais donc assez jouasse de bouger mon boule musclé par LA SALLE pour fêter ledit anniversaire.
Nous avions un étage privatisé, de l'alcool à flot, ma récente frange était bien lisse et j'avais un crop top.
Ok les gars, la soirée pouvait commencer.

C'est peu après mon arrivée que Natacha et son mec me présentèrent Gérard, aka le BFF du MDN* (mec de Natach) avec qui ils essayent de me caser depuis six mois.
Elle m'a dit "il n'est pas grand mais il est sympa" / il m'a dit "il a un prénom de merde, mais il veut se posser".
Moi je me sus dis "il s'appelle Gérard, c'est totalement mortadelle", donc forcément quand on me l'a présenté, j'ai fait ma bêcheuse parisienne-que-je-ne-suis-pas et je l'ai à peine calculé, surtout que Natacha me faisait des énormes clins d'oeils absolument pas discrets.

Comme j'étais toujours une bêcheuse minaudeuse parisienne-que-je-ne-suis-toujours-pas, j'ai mis mon radar en route à la recherche d'une vraie target.
Beaucoup quelques verres plus tard je dansais le rock sur Larusso tout en ondulant contre ma trouvaille masculine dont je ne connais toujours pas le prénom à l'heure où j'écris.

Entre deux portés/tombés/boulés, je faisais à mon tour des clins d'oeils absolument pas discrets à Natacha qui m'a prévenu de suite que si je choisissais cette cible, il ne fallait pas que je m'attende à quelque chose de sérieux.
Au moment précis de l'histoire c'était exactement mon but donc c'est avec aplomb et enjaillement que je répondais "no problem babe !" et que je rejoignais mon mec pas sérieux pour danser la salsa sur la Tribu de Dana.

Beaucoup de déhanchés plus tard, j'avais soif et surtout marre de boire de la bière et de la sangria, je me suis donc dirigée vers le bar pour commander mon premier mojito de la soirée.
Je suis descendue puis frayée un chemin vers le comptoir et là ... je l'ai vu.

La serveuse était trop bonne.
Lunettes, coupe courte à la garçonne, yeux verts et tatouée de partout et surtout dans des recoins que j'imaginais totalement tout en ayant chaud de la culotte tête.
Je me suis approchée et j'ai commandé mon mojito. Elle m'a répondu "ça marche ma belle".
Ok les gars vous m'avez perdu.
Elle était trop BELLE, la fille m'attirait je n'avais yeux que pour elle alors que ... techniquement je suis quand même totally love des hommes soyons clairs.
Genre grosse passion dans ma vie, best hobby de ma life, LES MECS en caractères 48 dans "centre d'intérêts" sur mon CV.
Mais là ... la fille était juste méga belle.

Elle m'a servi, je lui ai dit "t'es magnifique !", elle m'a repondu "oh merci, t'es trop belle aussi".
Ok les gars vous m'avez encore perdu.

Je suis remontée rejoindre ma target qui en fait avait une tête de trou du cul et j'ai siroté mon mojito tout en dansant la valse sur Britney Spears et ce, sans mon mec/pas mec à la tête de trou du cul.
IT'S BRITNEY BITCH.

Puis jeudi oblige, les gens qui ont une vie professionnelle stable et normale ont commencé à partir.
Moi j'étais méga motivée pour continuer de danser, boire des mojitos et draguer la serveuse mais  problème : Natacha et son keum rentraient eux aussi.
C'est alors que la soirée a pris un cours inattendu ...
Gérard ne voulait pas rentrer lui aussi et surtout, avait posé son jeudi. Il était donc complètement opérationnel pour rester avec moi.

Natacha me connaissant que (trop) bien, elle a demandé à Gégé de prendre soin de moi et surtout, de bien faire attention à sa chère Monanouchka.
Si elle savait ce qu'il m'attendait ...
Moi, sociable et ivre, je fis de Gégé mon nouveau BFF et nous avons terminé la soirée ensemble à boire des verres et danser sur Garou.
Entre-temps, j'allais faire des oeillades à la serveuse qui m'obsédait toujours.

Alors que le bar fermait, j'ai commandé un dernier verre et la serveuse canon me l'a offert parce que "tu as commandé toute la soirée et t'es vraiment trop mignonne".
Ok les gars vous m'avez définitivement perdu.

Le bar a fermé, Gégé a pris ma main pour m’emmener dans un autre bar et là nous avons dansé le rock sur du ... rock.
J'arrêtais pas de hurler "J'ADORE MA VIIIIIIIIE" (alcool aidant, c'est fou comme tout a l'air plus génial quand nous sommes ivres, ivres de vivre). 
Puis, forcément, comme ma vie n'est qu'une vaste imposture, j'ai voulu rejoindre Gégé qui me commandait une énième vodka Shweppes (là vous vous dîtes que ça fait beaucoup d'alcool et de mélanges et vous avez totalement raison, vous comprendrez par la suite).
J'ai donc sauté du podium qui faisait environ cinq centimètres et c'est à ce moment PRÉCIS que ma cheville a vacillé sous un énorme AÏE !

Premier réflexe : personne ne m'a vu ? Ok c'est bon.
J'ai soufflé une minute puis j'ai avalé mon verre d'une traite et j'ai continué de danser jusqu'à ce qu'il commence à faire jour et que Gégé (re) prenne ma main pour n’emmener vers un taxi.
Nous sommes rentrés chez lui, nous avons chanté et fait du piano puis c'est dans la plus grande décontraction que j'ai enlevé mont shirt et mon pantalon pour afficher ma culotte taille haute sans couture dentelle apparente et que j'ai déclaré "je vais me coucher" puis me suis couchée dans son lit comme si j'étais chez mon reup.
J'ai appelé la suite de ce moment "la dernière niquance sous Hollande".
Comprendra qui voudra.

Le lendemain (14h00) les mélanges divers et variés d'alcool commençant à danser la lambada dans mes intestins, je me suis levée discrètement pour aller ... me rafraîchir et c'est là que j'ai constaté que mon pied était bleu, énorme et surtout que je ne pouvais pas le poser par terre.
Grosse ambiance.

Etais-je réellement à plus d'une heure de transport de chez moi ? Forcément.

Bref, la suite de cette histoire est simple, Gégé a acquis le sobriquet de Gégé-le-trou-du-cul-qui-ne-m'a-pas-rappelé alors que personnellement j'aurais opté pour Gégé-le-mec-qui-fait-le-mec-alors-qu'il-a-un-shampoing-pour-calvitie-dans-sa-douche mais ce serait méchant.

Un jour j'écrirais un article sur "pourquoi les mecs pensent qu'on va tomber amoureuse à la première pelle et donc, fuis comme des enfoirés alors que soyons honnêtes mon amour pour un homme dure entre 5 minutes et deux jours". Mais là n'est pas le sujet.

Le moi suivant, j'ai pensé à la serveuse tous les jours. Elle m'obsédait.
Je me suis rapidement rendu compte que depuis mon regard sur les femmes avait changé.
Je les regardais tout le temps, je les trouvais belles et j'imaginais des selfies aux hashtag #Love sur mon instagram avec certaines d'entre elles.

J'ai changé mon paramètre de recherche sur tinder "juste pour voir" et je me suis rendu aussi compte qu'il y avait franchement pas mal de meufs méga belles/ bonnes/ envisageables.
J'en ai parlé autour de moi tellement la serveuse m'obsédait et tellement j'avais l'impression que tout m’échappait,

Ma mère : et bien écoute, pourquoi pas après tout !
Ma tante : ça se trouve c'est ce qu'il te faut pour être heureuse.
Mon neveu : elle ressemble à Raiponce ?
Ma soeur : genre t'aime plus la bite ?
Ma chatte : Miaou ?

Je n'étais pas plus avancée, jusqu'à ce que Natacha, encore une fois, entre en scène,

- Ca va Monanouchka ?
- Si on oublie que je me suis faite ghostée par un chauve probablement gay, ça va
- Il est complètement gay même
- Le mec fait le beau alors que ALLLLOOOOO tu t'appelles Gérard et t'as un shampoing spécial perte de densité
- Et des chaussures de merde. Et tu sais pas quoi ? Mon mec il va souvent dans le bar où on a été
- Ouais et ?
- La serveuse tatouée ...
- La bonasse qui m'obsède ?
- Oui, et bien figure-toi qu'elle est lesbienne !
- [...]
- Mona ? Allo ?

La minute suivante j'avais son Instagam sous les yeux (vous connaissez tous ma capacité à exceller dans l'art du stalking).
La meuf est effectivement tatouée de partout, elle est modèle nue, fait du pôle dance et est célibataire.
Et elle travaille tous les jours sauf le mardi.

Bon, peut-être que la première niquance sous Macron sera différente des autres ...
Ou peut-être pas.

25

8 mai 2017



(Premier article sous Macron).

Bon les gars, ayant récupéré la pêche suite à une soirée qui s'est soldée par un chôpage mais également une entorse (aucun rapport l'un avec l'autre), j'ai décidé de vous raconter mon procédé habituel lorsque chôpage il y a.
Cet article mettra en lumière toutes mes actions de femme libre et folle mais j'espère aidera voire rassurera certaines.
Si jamais un de mes mecs passe par là, et bien oui ... j'ai fait tout ça avec toi aussi.

La base de mes soirées, c'est de ne jamais savoir comment elles se termineront réellement.
Soyez assurés que si je donne tout sur le look et l'épilation du SIF je rentrerais absolument ALONE chez moi avec aucun numéro ni mise-à-jour de ma liste masculine.
Par contre, si j'ai juste envie d'aller danser avec Natacha ou juste boire quelques cocktails entre meufs et bien c'est LA, à ce moment précis que l'inattendue prendra vie.
Généralement je sors toujours habillée de la même manière, histoire de confort et de superstition.
Combi noire / salopette et crop top + mes Stan Smith = la base de mon look en soirée. 
Toutes les photos ayant filtrées de ces soirées mondaines m'affichent toujours habillée de la même façon car c'est comme ça, j'aime être à l'aise et me sentir canon dans mes fringues de prédilection.

Je ne calcule jamais les mecs en soirée sauf si j'ai bu plus de deux verres.
À partir de ce moment-là je mets mon radar en route et je parle à tout le monde parce que je suis une fille sympa. Dans le lot se trouvera sûrement ma cible, mais ça je ne le sais pas encore.
Je parle de ma double nationalité, je parle italien et je parle de mes tatouages dont celui qui "ah désolée je peux pas trop en parler ... bon ok, il est sur mon cul".
Je minaude, je fais la meuf, je suis sûrement ivre et je vais tenter un grand écart sous le flash Snapchat de Natacha. Dix fois sur dix je ne saurais toujours pas le faire mais je ne désespère pas.
Les followers de Natacha non plus.
Si j'ai de la chance on va m'offrir un verre, mais c'est très rare. Qui dit femme indépendante dit mec radin.
Un mec préfère offrir une clope qu'un mojito, c'est comme ça.
J'ai arrêté de fumer, c'est super.

J'ai bien bu, mais suis toujours maîtresse de moi-même. Dans l'idéal et l'accoutumée j'ai sûrement sympathisé avec un pote d'une de mes copines. Le réseau y'a que ça de vrai les gars.
Le bar ferme, soit on va ailleurs mais généralement je vais chez l'ami qui accepte gentiment de m'héberger car j'ai soit mis mon appart sur Airbnb pour me payer des cocktails (CQFD), soit pas envie de payer 30€ d'Uber after drink, et ce, pour l'unique raison d'épargner au chauffeur un arrêt warning sur l'autoroute pour que je vomisse mes 50 € de cocktails.
Si je veux continuer d'être une femme indépendante qui veut quand même claquer 30 balles de taxi, j'invite parfois ledit mec chez moi sans lui dire que je vis ... à 30 kilomètres de Paris.
La banlieue c'est le feu.

Habituellement, lorsque le chauffeur dit "*******" c'est ça ? (j'allais pas vous mettre ma ville, bande de tarés), si mon mec n'est pas trop bourré il répond "hein ??? OU ????" et je lui réponds "nan mais ta gueule aime moi" et je fais signe au chauffeur de démarrer fissa avant que le mec ne change d'avis.
Je m'embrouille dans la voiture car NON C'EST PAS LA CAMPAGNE / OUI J'AI LE WIFI et finalement quand on arrive le mec est bien content d'être dans mon appart de folie.

On arrive chez moi, ou chez lui ça dépend du projet de soirée.
Si on est chez moi je cache évidemment ma gaine qui sèche dans la salle de bain et mes trucs de meuf fragile.
Je tente évidemment de planquer mes livres de développement personnel type "ne plus se faire manipuler par un pervers narcissique" - "aimez-vous et les hommes vous aimeront" - "perdre 20 kg avant l'été" ou encore "non vous n'êtes pas une fille facile mais une fille libre et digne"
(le dernier ouvrage est de moi, mais je ne l'ai pas encore écrit sur papier. Juste dans ma tête).

Si nous sommes chez lui je fais genre d'aller aux toilettes pour vérifier l'état des chiottes car me connaissant, si j'ai bu trop de vodka il se pourrait que j'aille CENSURED pendant que le mec ronflera.
Je m'assure donc que le gars a bien du papier car je n'ai aucune envie de réitérer l'expérience d'aller chez un mec qui n'a ni PQ ni mouchoirs.
(cette histoire vous sera contée après ma mort).

BON. Nous sommes là, mignons mais éméchés, presque amants mais inconnus, en chien mais aux yeux de loup, donc on met de la musique ou on boit un dernier verre. Si je mets FAUVE, je ne réponds plus de rien.
Au bout d'un moment ... l'ambiance change et arrive ce qui devait arriver ... L'IMPACT.

Là, deux cas de figure.

T'en as ?

1) oui = IMPACT IMMINENT
2) non mais t'inquiètes = DÉPART IMMINENT.

Tout le monde a capté ? Bien.

BLABLABLA BOUM BOUM - Ok cimer on dort.

ET LA ... j'entre en scène.

Milieu de la nuit journée, l'alcool se fait sentir, je me lève discrètement pour aller aux toilettes.
Je prie pour qu'il ne se réveille pas. Ouf, il dort toujours.
Je me recouche, je fais dépasser mes fesses légèrement de la couette, juste assez pour qu'il voit ma Tour Eiffel mais pas entièrement non plus pour qu'il ne voit pas ma peau d'orange de pêche.

Je prends un selfie de moi *pouce en l'air* avec ma touffe en friche (je parle de mes cheveux - la plupart du temps) et du dos de mon mec qui ronfle, puis je l'envoie à Natacha.
Ce cliché ou plutôt ces clichés qui inondent nos historiques téléphoniques signifient tout simplement :
- HIGH FIVE MEUF, J'AI PECHO !

Au taquet elle me répondra direct "AHAHAHA appelle-moi direct quand tu te lèves".

J'arrive pas à me rendormir au vu de sa respiration extrêmement bruyante car tout se passe bien pour lui merci beaucoup.
C'est donc à ce moment-là que je le prends en photo, histoire d'avoir un souvenir.
Note de l'auteur : si jamais un jour de mauvaise fortune, un mec tombe sur mon dossier "MECS" du PC, il y a de fortes chances pour que je finisse dans la rubrique faits divers.
Mais tout le monde fait ça non ?

Au bout de plusieurs heures le mec se lève enfin. Le moment malaisant et timide se fait ressentir. Qu'est ce qu'on va bien pouvoir se dire ? Surtout quand on s'est vus à poils et autres attributs évidents les heures précédentes.

- Salut, bien dormi, oui, merci, café ? Non merci = toujours refuser le café.
Pourquoi ? A jeun, lendemain de soirée alcoolisée + café = GROS GROS PROBLÈMES DONT TU NE VEUX PAS QU'IL SOIT TÉMOIN.
#intestinsfragiles.

Le mec se barre ---> j'appelle Natacha.
Je me barre --- > j'appelle Natacha sur le chemin.

Debrief de meufs et de détails croustillants pour toujours finir de la même façon "on verra bien / ne nous emballons pas / à voir".

Et là, c'est la partie la plus relou.
Généralement je donne mon numéro aux mecs, mais je ne prends pas le leur. Pourquoi ?
Pour éviter de les appeler les 20 minutes suivantes pour leur dire :

- ON SE REVOIT QUAND ?
- TU M'AIMES ?
- PARCE QUE MOI  JE T'AIME

- ON SE VOIT CE SOIR ?
- DEMAIN ?

- TOUTE LA VIE ?
- ÉPOUSE MOI
- JE T'AIME PUTAIN !!!

Donc j'attends qu'eux m'appellent afin de ne pas leur montrer (tout de suite) mon côté psychopathe et légèrement trop passionnée. Voire excessive. Voir compulsive. Bref, vous avez saisi l'idée.

....

....

J'attends.

J'envoie un message à Natacha pour lui dire qu'il ne m'a pas rappelé, elle me répond que ça fait seulement 15 minutes. Ah d'accord.

J'attends ... j'appelle toutes mes copines pour leur raconter. J'attends toujours.

+ 24h00

- des nouvelles ?
- est-ce-que je t'ai appelé en hurlant "IL M'A APPELÉ !!!!!!!!!!" ?
- non
- alors c'est que non.

Je stalke le mec, je trouve son Facebook -- > rien d’intéressant.
Je stalke sa vie, son adresse, son groupe sanguin, la date de sa communion et le nom de jeune fille de sa mère. J'hésite à l'appeler pour lui dire que sa progéniture n'est qu'un petit fils de pute qui ne me rappelle pas mais je me ravise. Rester digne. Toujours.

+ 48h00.

- il t'as appelé ?
- *smiley fuck*
- *smiley désolée* 

+ 72h00

Je dors toute la journée pour oublier. Natacha ne m'écrit plus car elle sait que dans ces moments-là il faut me laisser déprimer et manger des corn flakes bio dans mon lit. Ça fait plein de miettes c'est relou.
Je regarde un film. Deux films. Trois films. L'intégralité des saisons de Game of Thrones.
Il n'appelle toujours pas.

Je m'interroge sur moi-même ...
Ma t-il entendu aller aux toilettes ? Ai-je donné le bon numéro ? N'étais-je pas trop bourrée pour être prise au sérieux ? Mon épilation foireuse l'a t-elle-fait fuir ? Il n'aime pas FAUVE ?
Il n'appelle toujours pas.

+ 4 jours.
Ma vie c'est de la merde. Je vais finir seule à regarder encore et encore des séries américaines en VF en fantasmant sur le mec qui finit avec le canon tandis que mon canon à moi est désormais sec et enterré.
Nique ma life. Nique mon existence.

AH ON M'APPELLE !

-  allo ma chérie ?
- oui maman ...
- ça va ?
- OUI CA VA POURQUOI ? T'ES OBLIGÉE DE ME DÉRANGER EN PLEIN BOULOT LA ? ON PEUT PAS ÊTRE PEINARD CHEZ SOI SÉRIEUX ???? MAIS MERDE A LA FIN C'EST QUOI VOTRE PROBLÈME ---> je me défoule sur ma mère.

Elle raccroche. Je m'en veux, je lui envoie un message "je t'aime, pardon". Le message ne passe pas. OH PUTAIN J'AI PAS DE RÉSEAU !!
J'éteins mon téléphone puis le rallume, je reste près de la fenêtre en mode paratonnerre pour capter le réseau. J'ai plus de batterie. Je branche mon chargeur. J'essaye de me coller à la la fenêtre mais le chargeur est trop court.
J'appelle SFR en leur disant d'aller se faire enculer eux et leur fibre à la con.
"Hervé" me répond "pa di proublème Madmoizelle Chame-poni, le réseau viendra bientôt rivenir".
Je pourris leur page Facebook.

+ Une semaine
Au fond de mon trou du cul. J'appelle Natacha en FaceTime, elle voit mes cheveux, elle comprend "il ne te mérite pas" - mmmmm. Natach ? - Oui ? - File moi son numéro stp. T'es ... sure ? Oui.

+ 9 jours

- Il t'as rép ... ?
- NAN !!!
- On sort samedi ? 
- Grave.


Et samedi on sort.

Etc etc etc etc.

Je n'ai jamais dit qu'il y avait une fin heureuse à cet article.

11

6 mai 2017

© HEIS. Anaïs Volpé

Qui ne parlera pas - ou peu -  de nos élections présidentielles, l'actualité se suffisant à tout commentaire.
Pour celles et ceux ne l'avaient pas remarqué, je n'ai d'ailleurs fait aucun commentaire durant ces tours présidentiels. Bien que si vous me connaissez et ayant déjà pris parti par le passé - ou plutôt contre un parti - j'ai décidé cette année de ne pas en parler sur le blog et les réseaux sociaux.
Pourquoi ? Parce que les avis de chacun ont déjà bien trop inondés nos quotidiens et bien que nous soyons dans un pays libre d'expression, ils m'ont tous saoulé.
A quel moment je peux me poser calmement pour réfléchir si je suis assaillie par les avis et commentaires du monde entier ?
Ma prof d'éducation civique, que mon entourage reconnaîtra à ces paroles sages, nous a appris que le vote était quelque chose de personnel et qu'il ne regardait que nous. Entre-temps Mark Zuckenberg a fait fortune et tout est parti en couille.
Votez pour qui vous voulez, mais votez.
Ne votez pas si ça vous chante, je n'ai de leçons à donner à personne. Mais faites le bon choix et réfléchissez bien. Pensez à nos enfants putain !

C'était la tribune politique de Mona Champaign merci beaucoup !

Ça fait trois mois maintenant que j'ai quitté mon boulot et que je vis ce que j'appelle désormais "ma nouvelle vie" qui contrairement à ce que j'ai pensé naïvement n'est pas un long fleuve tranquille Maurice.
Lorsque j'ai su ma date de libération, j'ai booké plein de weekend et de voyages, chose dont on n'a malheureusement pas le temps lorsque l'on bosse. Le temps de partir en vacances quand on veut.
J'avais la chance d'avoir quelques sous de côté qui m'ont successivement permis de partir en Suisse, à Bruxelles puis au Portugal,
Si je ne devais dire que quelques mots sur chacun de mes périples je dirais :

- Genève et ses alentours, ou comment gravir le Mont Salève sur un chemin verglacé de haut en bas alors que nous étions en bas, dans une robe courte et des bottines de ville.
Bilan : chutes enchaînées et enneigées, des vidéos magiques et une vue magnifique.
Gloire à la meringue double crème et aux bains de la Gruyère.

  

- Bruxelles : moi qui n'aimait pas la bière j'ai pu me délecter de toutes les bières aux fruits que proposait la ville et j'en achète depuis régulièrement pour mon propre plaisir.
Gros kiff de siroter m bière framboise devant Grey's Anatomy.
Bilan : - mais tu les bois pas seule, si ? - bah si pourquoi ? 



 - Lisbonne : premières vraies vacances depuis longtemps, et avec ma très chère mère.
Une ville merveilleuse, des gens trop sympas, des "hola meu amooooooor" toute la day (était-ce parce que j'avais décidé de porter des mini shorts en toutes circonstances ? Surtout la circonstance était d'une température de 12 degrés ? Certainement).
Beaux paysages, bonne bouffe, et tout cela à un prix très abordable.
Bilan : je suis rentrée en France avec un côté plus court que l'autre pour cause de coiffeur au style très personnel et j'ai matché avec à peu près 45 Joao sur tinder.

  

Bon, après toutes ces réjouissances il faut bien être honnête ... les gars j'ai fait ce qu'on appelle une petite dépression. OKLM
C'est arrivé d'un coup, comme ça et ça a duré quelque temps. Je ne dormais plus, je pleurais toutes les nuits, je ne voyais personne et restais cloîtrée dans le noir H24.
Pourquoi : Dieu seul le sait.
Je pense que le contre-coup d'arrêter de travailler, de voir moins de monde, d'avoir moins d'amis, moins d'argent mais plus de temps pour le passer ... seule, et bien un matin tout a pété.
Moi qui pleure rarement je pleurais toute la journée sans savoir pourquoi, du coup je me sentais ridicule, du coup je pleurais encore plus. AMBIANCE !
Je suis devenue insomniaque alors que je suis une vraie marmotte, du coup la journée j'étais épuisée et je ne dormais finalement quelques heures par-ci, par-là.
Le reste du temps j'étais sur Facebook à voir ce que les autres faisaient et pour lequel je n'étais pas conviée.
Les gens continuent leur vie et c'est normal. Y'en a juste qui ont oublié que je faisais aussi partie de la leur.
La déception est un sentiment que je déteste, Etre en colère, vénère, être fâché, faire la gueule ... etc c'est normal, ça passe, mais la déception, pour moi qui suis une italienne scorpion rancunière, il n'y a rien de pire.
Et puis un jour tu réalises que tu es quand même bien entourée malgré tout, que la seule personne sur terre à qui tu peux envoyer "ça va pas, faut qu'on se voit", a été, est, et sera toujours là et que t'as des potes super, même si t'en a perdu certains dans la bataille de ta nouvelle vie.
A ceux-là je dis : je vais bien, ne vous en faites pas !

Comme j'étais déprimée et sans argent, je suis moins sortie. Comme je suis moins sortie il m'est arrivée moins de choses, bien que j'ai quand même eu le time de dater avec un mec de 5 ans de moins que moi et ça c'était plutôt cool.
Ne vous emballez pas, le mec a perdu ses couilles au moment où il  comprit qu'il pourrait éventuellement s'en servir.

Ai-je réellement eu le time de le relancer ? Je ne pense pas. Je n'ai clairement PAS son temps.

Entre toute cette vie fascinante : un moment de grâce.
J'ai eu l'immense chance de voir le film HEIS qui est toujours en salle au Luminor, à Paris.
7€ la place de ciné c'est moins cher qu'à UGC et mieux qu'un fucking film à l'américaine.
Pour les autres, soyez connectés, l'équipe vient d'entamer une tournée en France pour présenter leur film un peu partout.

Vous connaissez l'histoire de la fille qui fait un film toute seule, totally alone, sans moyens, sans sponsors, sans distributeurs, à la force de son coeur et de sa volonté ?
Qui en plus est le personnage principal du film et prends le temps d'aller boire un verre avec toi après la projection et qui EN PLUS est hyper sympa, trop mignonne et putain mais trop talentueuse ?!
Va voir HEIS, pour ton plaisir, pour le film magnifique que c'est, pour Matthieu Longatte qui ne gueule pas pour changer (aka Bonjour Tristesse pour ceux qui l'ignorent - j'ai le bras long frère), pour la poésie du film, pour la façon de filmer à la Xavier Dolan - mais en mieux - parce que les sujets abordés m'ont pris aux tripes tellement que c'était juste et qu'on en parlait pas assez.
Que faire un film sans moyens et y arriver, c'est un truc de OUF et que soutenir le génie du cinéma ça n'a pas de prix, ou si, juste 7€.

✲✲✲

Sinon je suis sortie l'autre soir pour fêter l'anniversaire du mec de ma Natacha non méconnue-et-que-j'aime-d'amour-fou et c'était SUPER.
(PUTAIN Y'A UN MARIAGE DANS MA RUE COMMENT JE M'EN BALEC DE VOTRE BONHEUR ET VOS KLAXONS BANDE DE GROS SHLAGUES QUE VOUS ETES). Pardon.

Tellement super que je ne me suis pas aperçue sur le moment que je m'étais pétée le yep. Je me souviens avoir sauté du podium qui devait faire environ 5 cm, d'avoir la cheville qui a vacillé, d'avoir fait "aïe", d'avoir bu une vodka shweppes et continuer de danser toute la nuit.
Le lendemain, 14h30, en posant le pied par terre pour aller aux toilettes, j'ai constaté que :
1) je ne pouvais pas marcher
2) mon pied était très bleu
3) mon pied était gonflé.

Bilan : rentrer chez soi en transport et attendre 25 minutes entre chaque train (je devais en prendre deux), monter des marches, descendre des marches, passer des tourniquets, prendre un bus, rentrer chez soi, se changer, ressortir pour aller chez le médecin, attendre chez le médecin, être reçue par le médecin qui m'a demandé pourquoi je n'étais pas venue plus tôt, que c'était assez ... bleu et à qui j'ai répondu dans la plus grande décontraction :

- parce que je dansais le rock bébé !

Il m'a dit "attelle pendant trois semaines", j'ai répondu "j'ai réellement une tête à porter une attelle ?", il a rétorqué "sinon plâtre", je porte donc désormais une attelle.

Pour faire simple ; des hauts, des bas, du sport, des smoothies, des rencards foireux comme je les aime, des hommes foireux comme je les aime moins, des rencontres, des abdos, des découverts et des lettres du CIC, des allers-retours chez sa mère quand je mets mon appart sur Airbnb, des amis en or qui m'ont offert un café, un orangina (OUI JE PARLE DE TOI MATKA BABY), un resto, un ticket de métro, un cocktail, leur amitié sans failles : je vous aime d'un amour puissant.

Ah et sinon je suis en plein projet de (nouveau) tatouage. Vous connaissez des bons tatoueurs en région parisienne ?


Mona, une nouvelle vie en dents de scie, mais qui signifie qu'elle est bien vivante.
(réplique volée à Vincent CASSEL dans "Mon roi" de Maïwenn)

4

9 avr. 2017


J'ai hésité et retourné l'idée dans tous les sens puis finalement, les frais de dossier gratuits en février aidant, je me suis inscrite à la salle de sport.
Je fais donc partie de ces gens qui peuvent désormais dire "j'étais à la salle, je vais à la salle, je sors de la salle" parce que ça fait meuf cool et healthy et qu'on pense de suite que je suis une fille qui prend soin de soi et de son corps alors qu'il suffit de me regarder pour comprendre qu'il ne faut parfois pas trop se fier aux apparences ...

Je me suis acheté des fringues où j'ai un boule de ouf et j'ai enchaîné le cardio. Je faisais du vélo quasiment tous les jours et j'ai perdu 15kg en deux semaines.
Nan j'déconne.


Petit à petit je me suis sentie de plus en plus à l'aise à la salle, j'ai acheté une serviette de pro, j'ai mes tatanes pour la douche et un sac de sport trop stylé, je deviens une pro des us et coutumes, en somme.
J'appréhendais un peu le regard des autres dans la mesure ou autres = quasi-totalité de ma ville, et surtout l'effort faut bien le dire mais en définitive c'est le feu, je kiffe.

Bon évidemment je ne suis pas ici pour parler de sport ... soyons sérieux un instant, vous ne trouverez jamais d'articles #running run baby run #sportlife #healty blabla sur ce blog.
J'essaye de me faire un body de déesse certes ... mais la principale motivation et surtout passion dans ma vie reste les hommes.
Et forcément, si je vous parle là tout de suite, c'est pour vous raconter que je suis bien évidemment tombée amoureuse d'un mec de ma salle.

La première fois que je l'ai vu il serrait la main de mes amis d'enfance avec qui je m’entraîne donc forcément quand il est parti squatter un peu plus loin (= faire des squats) je me suis précipitée vers l'un d'eux pour demander qui c'était :

- bah tu sais là ...
- nan
- mais si tu le connais
- BAH NAN !
- c'est le frère de Marjorie du collège.
- aaaaaah (non je ne voyais pas, je voyais juste Marjorie pleurer dans les toilettes parce qu'elle s'était faite bouyave par une fille de SEGPA devant toutes les filles qui fumaient des clopes en cachette.
Dont (pas) moi car j'étais juste venue faire pipi parce que je faisais partie de cette catégorie de personnes rares qui faisaient pipi aux toilettes du collège).

Bref, le profil évalué - "il habite où ? - à côté de chez toi je crois", j'ai bien sûr tout donné ce jour-là c'est-à-dire : rentrer mes abdos inexistants sous mes bourrelets existants et le suivre partout où il allait tout en feintant de faire des squats dans le coin pour bien entendu, lui mettre mon boule moulé sous les yeux.
Croyez-le ou non, il m'avait aussi remarqué et ce, avant que je lui mette mon fessier sous le nez.
Evidemment , il est passé très proche de moi lorsque j'ai dit à mon pote "regarde mon cul stp et dit moi s'il est bien. J'ai l'impression que je suis en train de me faire un bon cul là. Regarde mon cul je t'ai dit !!".
L'histoire ne dit pas s'il a relevé l'information (voire confirmé).


Le lendemain, même heure, il était là. Il m'avait vu et moi aussi. Je l'avais aussi vu dans mes rêves mais ça il l'ignorait et c'était pas le moment de le lui déclarer.
Comme je l'avais stalké toute la night, je savais que le mec était célibataire et aussi canon sur ses photos de profil qu'en vrai, même si j'avoue être moyennement fan de sa manie de venir s’entraîner avec un bonnet en laine étant donné que j'imagine l'odeur qui doit par la suite émaner de sa chevelure, mais bref, ne nous arrêtons pas à des détails.
Je vous ai dit qu'il était célibataire ? Nan mais je vais trouver mon mari à la salle svp, qui l'eût cru ? Pas mon cucul.

C'est alors que j'étais tranquillement en train de pousser de la fonte (5 kg) que je l'ai entendu dire haut et fort à nos amis communs ;

- OUI JE SUIS LA TOUS LES JOURS A MIDI !

et moi dans ma tête je me suis dit : ok guy, j'ai compris, tu as envie que je sache quand te trouver.
No souci, j'ai compris mon kiki.

Si je suis le séant en l'air pour des abdos fessiers tous les jours de la semaine à midi pile depuis cette révélation ? Absolument.

Puis un matin, le drame. Entre mes fantasmes et mon cul grossissant sous l’effet des poids soulevés, ce mardi il n'était pas là.
Ok tant pis, plutôt que de me dire que je m'étais levée puis maquillée pour rien parce que OUI SANS DÉCONNER que je mets de la bbcream et du parfum pour aller à la salle, j'ai préféré penser que je venais ici pour moi, pour mon plaisir, pour mon corps et non pas pour un mec.
Sachant bien entendu que je me suis peut-être inscrite à la salle pour pécho le BG du collège mais ceci n'est pas le sujet.
D'ailleurs je ne l'aime plus puisque j'aime l'autre. D'ailleurs je vous ai dit qu'ils étaient amis ? Vis ma vie de tout le monde se connait dans ce bled bordel de shit.

Le jour suivant il n'était toujours pas là. Je me suis alors dirigée vers une machine prête à pester sur le monde et son absence de mec autour de moi, lorsque j'ai senti une légère tape sur l'épaule.
Je me suis retournée et fais face à non-pas le mec mignon, mais mon ex le psychopathe AKA B2O le psycho.
B2O qui m'a encore relancé il y a quelques mois et a qui j'ai répondu texto (par texto) les mots suivants parfaitement dans cet ordre :

- t'as craqué ton slip mon coco.

Et là il était en face de moi avec sa tête de psychopathe et moi le tshirt moulant.

- ah salut, j'avais cru te voir de loin mais je te pensais pas si petit (la meuf n'a plus aucun filtre, la meuf n'a plus le temps d'avoir du tact dans sa vie)
- toi par contre je me disais qu'est ce qu'elle est mignonne
- hein ?? pardon ??? j'entends pas j'ai mes écouteurs !

Il est donc parti le coco. Avec son slip sous le bras.

J'étais tranquillement sur ma machine en train de soulever des poids avec mon mollet (comprendra qui va à la salle) lorsqu'en tournant ma tête de myope, je l'ai vu : MON MIGNON.
*gros fard pivoine* puis je me suis mise à sourire bêtement.
Arrête de sourire putain !! Si B2O te voit il va penser que c'est pour lui.
J'ai arrêté de sourire.

J'ai continué de pousser du mollet et pousser du coeur puis j'ai attendu le eye contact pour lui parler.
Il m'a regardé, je l'ai regardé, il m'a regardé encore, j'ai soutenu le regard et je lui ai dit :
- "Salut ça va?" - ça va et toi ? - ça va !".
*Fin de la romance.*

Il a fini ses exercices et moi aussi (c'est-à-dire que j'en était à ma 9ème série en fait ... depuis je marche de travers mais là n'est pas le sujet) et il a foncé vers les rameurs et ... moi aussi.
Quel heureux hasard totalement volontaire de ma part !

Sauf que non, en réalité c'était mon plan de base mais à la place je me suis emmêlée les pieds sur mes écouteurs et je me suis cassé la gueule sur l'appareil à faire les bras.
En toute classe et en fuckant le regard des autres, je me suis levée fournie que d'un seul oeil et de trois chicots désormais, puis j'ai continué mon plan en me dirigeant vers les rameurs.
J'avais une vue parfaite sur .... sa main droite mais j'entendais toute sa conversation.

BLABLABLABLA je m'en fous BLABLA attendez attendez ... il fait quoi ce weekend ? Hein ? Il déménage ? Mais pourquoi ! Chut chut .... ouais ... ok, quoi ? TOULOUSE ! C'est quoi ce bordel ... mais chut putain !!!! j'entends rien ... cartons, ok, repérage, retour mardi, cartons encore, chaussures ... ouais accélère je m'en tape de ton airbnb ... quoi QUOI QUOIIII ????

AIE PUTAIN !!!

Je me suis tuée les bras, javais oublié de changer le poids sur ma machine dans l'euphorie du moment divin et j'ai du tiré enviré 5 millions de kilos (ou 250 je ne sais plus trop).
Forcément j'ai hurlé et forcément toute la salle s'est retournée.
Dans les films, le mignon serait venue à ma rencontre et il serait tombé instantanément amoureux de moi mais dans ma vie à moi je me suis dirigée vers les douches en boitant de tout mon être et de toute mon âme.
Sous la douche qui pue les égouts je méditais sur le sens de ma vie et de celui des gens qui partent vivre à Toulouse alors qu'il pourrait vivre avec moi.

En sortant je suis tombée sur B2O qui m'attendait et qui a proposé de me ramener.
Au bout de ma life et de mon corps tout cassé j'acceptais puis m'affalais sur mon lit de désespoir en rentrant chez moi, et ce bien entendu, seule.
Parce que même si je suis au BDR, je fais parti de cette catégorie de personne qui même si un mec me dit "aller stp sois sympa, s_ce moi" et bien je l'envoie se faire foutre lui et son slip.


PS : pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'histoire extraordinaire de B2O le psycho, si vous le souhaitez j'en ferais un article bien qu'il mérite un gros tome.
PS bis : le premier à compter le nombre de fois où j'ai placé que j'étais inscrite à la salle gagne un selfie de moi à la salle.



Copyright photos : Celeste Barber.
21

30 mars 2017



Peut-on faire plus explicite comme titre ? Je ne pense pas.

Il y a plusieurs semaines, j'ai eu la chance de partir (encore)(encore) en vacances, pour une semaine cette fois-ci et pour une destination de folie : LISBONNE !

L'histoire est simple, en janvier lorsque j'ai pris la décision de quitter mon CDI, j'ai comme qui dirait ... pété un plomb et j'ai décidé que j'allais profiter du temps que j'aurais ensuite pour voyager, aller voir mes copines qui vivent à l'étranger et tout cela sans me soucier des dates car je serais libre comme l'air.

Je tiens à préciser à mon public que TOUS mes week-ends et voyages sont financés uniquement par moi et moi-seule car je n'ai pas la chance immense d'avoir des sponsors de voyage en qualité de blogueuse célèbre que je ne suis pas.
Je vous informe également que si je peux partir aussi souvent c'est parce que j'avais anticipé mes voyages depuis plusieurs mois en mettant de côté tout l'argent que me rapporte mon Airbnb.
Cela est dit, merci.

Il y a plusieurs années, ma mère a vu un reportage sur le Portugal et est tombée complètement amoureuse de ce pays. Depuis, elle rêve d'y habiter et ne cesse d'en parler.
Parle-t-elle portugais ? Absolument pas.

J'étais tranquillement dans son canapé (car j'avais encore loué mon appart) et je flânais sur voyageprivé.com quand elle a commencé sa scène 2 du grand acte I :

- tu pars tout le temps, t'as de la chance, j'aimerais trop partir au Portugal, je ne suis pas partie en vacances depuis des années etc etc.

Moi : qui n'est jamais le time dans la vie je lui ai dit ok  regardons, tiens look, y'a une semaine à Lisbonne petit-dej et vol compris dans un quatre étoiles pour moins de 300 €, ok c'est bon ? BANCO.
Les vacances étaient bookées, y'avait pas à tergiverser cent sept ans. Dans ma famille si je ne prends pas les décisions il ne se passe jamais RIEN.
Mais là n'est pas le sujet.

Connaissant ma mère, je lui ai rappelé environ cent fois si sa carte d'identité était toujours valide, si elle avait une valise et surtout si elle allait s'épiler les genoux après dix années de friche.
Les réponses à toutes ces questions sont : oui / non et non.

Les solutions résolues (une crème dépilatoire dans la valise), j'ai rappelé à ma mère cent millions de fois d'être bien à l'heure pour le train car oui, j'ai imposé à ma mère le départ en train pour aller à l'aéroport. Bilan : c'est moi qui suis arrivée en retard.

A Paris, nous devions ensuite prendre le bus pour ORLY SUD et il était aussi blindé qu'un bar parisien du 11 ème, les valises en plus.
+ 30 min, le chauffeur nous largua en plein terminal Ouest or nous embarquions à Orly Sud.
Pourquoi ? me demanderez-vous. Parce qu'il y avait une alerte à la bombe, bien évidemment.

Tous les bus/ navettes/ taxis étaient bloqués. YOUHOUUUUU le stress avant de partir.

Si j'ai eu méga envie de iech après l'annonce du terminal fermé ? Absolument.

Nous avons attendu environ mille ans puis ENFIN, le trafic s'est débloqué et nous avons pu embarquer.
Si le contrôle de sécurité a confisqué puis jeté la crème dépilatoire de ma mère taille XXL car nous avions des valises cabines ? Absolument.

Ce qui est cool quand je voyage c’est que je suis tellement euphorique, tellement pressée et contente de partir que j'en oublie à chaque fois que j'ai peur en avion.
Ce n'est que lorsque je me retrouve assise dans l'appareil, la ceinture bouclée et les démonstrations de sécurité en anglais que je me rappelle.
Ok je commence à paniquer, ok j'ai des sueurs froides, ok j'ai les mains moites, ok je vais ... heyyyy bonjouuur !
Beau gosse à casquette lunettes à ma gauche, côté hublot. Je ne sais pas trop s'il est vraiment beau ou si c'est juste l'effet des accessoires mais je suis déjà amoureuse je le sais.

Il lit un livre, oh il dort, oh il ronfle ... OK je suis niaise. OH PUTAIN CA BOUGE !
Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! J'ai donné la main à ma mère en me cachant dans son cou, j'ai 28 ans et je ne vois pas où est le problème.

Mon BG dormait toujours alors qu'on allait tous mourir et il ne connaissait même pas mon prénom. Qui a une vie plus merdique que la mienne s'il vous plait ? Oui un jus de pomme merci, salé, merci.

Il s'est enfin réveillé, il était toujours aussi beau et il a commandé un Pepsi. Un Pepsi ! Vous vous rendez compte ? Pas un Coca non, Monsieur n'est pas banal non, il a commandé un PEPSI. Ça en dit long sur lui non ? Non ? Non ? Ok ...

Nous allions atterrir dans moins de 30 minutes quand l'homme de ma vie réalisa sa chance,

- Hi, first time in Lisbon ?
- I love you
- What ?
- Heu yes yes, first time in Portugal, and you ?
- Me too !
- Marry me !
- Sorry ?

Nous avons discuté de voyage, de bouquins, de Paris, des tatouages pour bien entendu - placé que j'ai la tour Eiffel tatouée.

- Oh really ! Where ?
- Hmm I can't tell you ...... (BUT IL PEUT IMAGINER !).

C'était trop sympa, je l'aimais, j'avais l'impression que le monde entier m'ouvrait enfin ses bras en m'offrant un coup de foudre en plein air.
J'étais au max, j'étais trop heureuse j'étais ... nan mais attendez what the fuck ? C'est une blague ?
Je me suis retournée et j'ai vu que ma mère, au lieu de son clin d’œil signifiant "you rock baby!" était en toute décontraction en train de ... pleurer !
Mais WHAAAAAAAAAAAAAAAAAT ??

- Bah 'man, qu'est ce qui t'arrives ?
- J'ai trop mal aux tympans, je crois que je vais saigner du nez, j'ai mal à la tête, ça ne va pas.

MAIS NAN ! MAIS NAN ! C'est pas le moment là ! J'essayais de lui remonter le moral, lui masser le nez mais ses larmes faisaient des traînées blanches sur son maquillage, ses joues étaient pleines de traces nues sans fond de teint. Je le crois pas ...
Ma mère ne supportait pas l'altitude de l'avion, l’atterrissage étant imminent ils nous restaient 15 bonnes minutes avant d'être à Lisbonne, 15 minutes durant lesquelles je devais tout donner avec mon américain et ma mère pleurait en saignant du nez.
MAIS NAN PUTAIN !!

- Nan mais ça va aller ne t'inquiètes pas *chiale chiale* a dit ma mère
- Everything is alright with your mom ? She had a problem ? a demandé mon mec
- Yes yes, oui oui. PUTAIN MAIS NAN !!

J'ai alterné les caresses affectueuses sur les joues de ma mère en lui tenant la main, tout en draguant en VO non sous-titrée sur ma gauche.
Qui dit mieux ?
J'étais concrètement en train de soutenir ma mère dans son mal de l'air d'un côté et tenter de pécho en anglais de l'autre. Non mais ma vie s'il vous plait ...

Nous avons enfin atterri, ma mère allait mieux évidemment et l'avion à commencé à se vider peu à peu. Super.

- By the way, I'm Andrew !
- Mona ! *serrage de main*
- Nice to meet you Mona.
- Yes of course.

Ma mère m'a fait un clin d’œil. Super.

- Do you have Facebook ? (ok j'ai 14 ans).
- Yes sure, Andrew Johnson*
- Cool, well, I will add you okay ?
- Yes of course, will be great !
- Like you.


*faux nom. Le cherchez pas. Je le garde.

Et nous sommes sorties de l'avion, ma mère et ses traces blanches sur les joues, mon mec assis au 15E avec ses lunettes et moi. ALONE.

Est-ce-que j'ai recroisé Andrew au tapis roulant ? Absolument.
Est-ce-que j'ai recroisé Andrew au guichet du métro ? Absolutly.
Est-ce-que j'ai regardé Andrew s'éloigner au loin vers l'horizon les yeux pétillants ? Non.
Est-ce-que j'ai regardé Andrew s'éloigner au loin vers l'horizon les yeux dégoûtés de la vie ? SANS BLAGUE !

 

Photos : station de métro Olaïas / Lisbonne. Portugal


J'ai décidé d'attendre un laps de temps suffisant et adéquat pour l'ajouter sur Facebook c'est à dire le temps de capter un wifi dès que j'ai franchi les portes de l'hôtel, soit 25 minutes.
24 heures plus tard il acceptait.
J'avoue avoir été soulagée parce que le voir sans ses lunettes de soleil en photo m'a fait douter si c'était bien lui ou pas ....

La suite ? Je pars dans un mois dans le Michigan le rejoindre pour trois semaines de vacances.

...

Nan je déconne.


14

26 mars 2017


Après avoir de nouveau regardé "nos étoiles contraires" j'ai eu envie de repartir à Amsterdam.
Ça tombait bien car quelques jours plus tard ma copine Coco avec qui j'étais partie à Milan a proposé qu'on y aille. Étant donné que je n'ai vraiment pas le time dans la vie les billets furent pris dans la journée et trois semaines plus tard je m'envolais pour la Hollande.

Il faut savoir que mon premier voyage à Amsterdam c'était en 2013 et la seule chose dont je me souvienne c'est qu'il avait fait tellement froid que nous avions oscillé entre les cafés pour se réchauffer et les balades.

Je me souviens surtout de mon premier space cake dont l'effet se fit sentir en plein dîner dans un restaurant indien et qui s'est certainement soldé par des gros mollards voire de l'urine dans nos plats - étant donné l'agacement certain du serveur quant à nos rires incessants.
Moment magique et nuit profonde, je me souviens également qu'il nous a facturé 6€ la bouteille d'eau et que nous en avions bu deux.

Cette année, je suis repartie à Amsterdam une semaine pile après avoir visité Prague, j'étais donc encore un peu jet-larguée. Re-belotte dans les transports dès 5h00 du matin, grosse joie matinale de prendre le RER la tête dans le cul entre les retours de boîtes et les vomis sur les sièges.
Un jour mon mari m’emmènera à l'aéroport, mais pas tout de suite. Pour le moment, il est trop occupé à ... me chercher.

Arrivée à l'aéroport je chillais entre les stands de macarons et les massages express et alors que je me demandais si je préférais un massage des pieds ou des omoplates je me suis aperçue que DERNIER APPEL POUR LE VOL PARIS-AMSTERDAM était affiché sur la porte d'embarquement.

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