Récemment sur le blog ...

7 août 2017


Il s'est passé un mois tout juste depuis la parution de mon dernier article et j'aimerai vous dire que j'ai étais très occupée par l'amour et la réussite sociale mais non. J'avais juste la grosse flegme et surtout, pas grand-chose à raconter.
Jusqu'à aujourd'hui.

Il y a quelques mois je suis allée voir un film qui s'est clôturé par un débat final avec l'équipe.
Je connaissais un des acteurs principaux et j'avais très envie de découvrir ce film indépendant, et tout cela n'avait bien entendu aucun rapport avec le fait que le mec que je connaissais soit BFF avec Nekfeu.

Le film était grave cool, si on oublie la partie où je me suis assise sur les lunettes du mec à ma droite.
Le pauvre gars était parti pisser en laissant ses affaires et lorsque je suis moi-même revenue des WC et que j'ai découvert toutes ses merdes sur mon siège j'ai pas capté tout de suite qu'elles appartenaient à quelqu'un et je les ai balancé.
Le mec est revenu et a regardé tout autour de lui tandis que je faisais la fille fascinée par la matière de son siège, puis il a brisé notre scène malaisante en demandant si je n'avais pas vu ses lunettes, lesquelles me transperçaient l'anus.

Le film terminé, nous sommes tous partis, quelques téléspectateurs et l'équipe du film, boire un verre dans le bar d'à côté.
Une fois les groupies rentrées réviser leur bac, j'ai rejoins l'acteur que je connaissais qui était en grande conversation avec devinez-qui ? Le propriétaire des lunettes transperçeuses de trou de balle.
Je me suis incrustée le plus insolemment du monde et mon pote a fait les présentations, le mec en plus d'être myope était italien ce qui rendait les choses très, très intéressantes.

L'acteur est parti en nous laissant là, tous les deux, les yeux dans les lunettes.

- Tu fais quoi dans la vie ?
- Mannequin et toi ?
- Producteur
- Cool
- Mais sinon ?
- J'ai tout plaqué pour prendre soin de moi et découvrir mon moi-intérieur, moi que je cherche dans des bars, et toi ?
- Je bosse dans un cinéma en attendant de produire mon film
- Cool
- Je t'offre un verre ?

Et la soirée a débuté. 

Le mec était super sympa, bon délire et surtout, il avait une super répartie comme moi.
On a passé la soirée à rire et boire des cocktails qu'il m'offrait ce qui est assez rare pour ne pas en parler.
Puis le bar a fermé et nous sommes rentrés chacun chez soi en s'échangeant, à sa demande, nos Facebook respectifs. Le lendemain il acceptait ma demande.

Il n'était pas très réactif sur Facebook donc je suis vite passée à autre chose : le BFF du mec de Natacha.
Pour relire cette histoire fascinante c'est ici.

Après cet échec cuisant d'un mec qui une fois de plus a oublié ses couilles quelque part très loin, j'étais saoulée et je n'avais plus le time.
J'ai donc envoyé un message au mec du ciné en lui disant "mec, voici mon 06, appelle-moi", et moins de deux minutes plus tard je recevais un message.
La vie c'était simple en fait, si un mec veut te revoir, il te revoit. Si un mec veut te contacter, il te contacte.
Faut que j'arrête de penser que le mec a perdu mon numéro ou que je lui ai donné celui de ma mère par inadvertance, surtout que j'ose espérer qu'elle me l'aurait dit si tel était le cas.
Bref, nous avons commencé à nous écrire beaucoup et longtemps et à chaque fois le mec ne cachait pas son envie de me revoir.

Dieu étant grand et farceur, Il avait dû sentir le délire ... le jour où nous devions nous voir, ma banque a devancé notre rencard en m'informant qu'elle avait bloqué ma CB.
Yeaaaaaah, comment faire pour passer la soirée à Paris sans argent = sans consommer = sans manger = sans rentrer chez soi en Uber ou bien acheter un croissant of the shame le lendemain ?
IMPOSSIBLE, j'ai donc annulé.

Nous avons continué de discuter mignonnement, ma vie mon œuvre, mon pied blessé lors d'une soirée (où j'ai bien évidemment passé-outre la partie "dernier sexe sous Hollande" avec le BFF du mec de Natacha) et avions convenu de refixer une date rapidement.

Une semaine plus tard, ma CB débloquée je n'avais pas eu de relance de sa part, et alors que j'étais en train d'en discuter avec ma célèbre Matka (*click*) en sirotant mon vin pêche, elle me somma de le relancer, chose que je ne fais JAMAIS pour la bonne et simple raison que non, quand c'est à toi de me donner des nouvelles et que tu ne le fais pas je vais pas aller quêter ta réponse.
L'alcool et la sagesse de Matka aidants, j'ai  tout de même relancé le mec, qui m'a répondu qu'il ne m'avait pas oublié et me tenait au courant de ses dispos, son nouveau statut de manager UGC mes couilles lui prenant beaucoup de temps.
Une semaine plus tard toujours pas de relance, la semaine suivante non plus et ce jusqu'à aujourd'hui.
Inutile de vous dire que j'avais zappé oublié forget forgot forgotten le gars depuis belle lurette, surtout qu'a suivi ma période "vous m'avez tous saoulé je me suis trouvé d'autres préoccupations que vos petites gueules de trouduculs et par préoccupation première j'entends ma petite gueule et celle de personne d'autre".

ET BIEN SUR, si je vous parle, là tout de suite ... c'est qu'évidemment il s'est passé un truc de ouf.
J'étais tranquillement en train de méditer sur le sens de la vie de mes cheveux trop blonds, quand soudainement, alors que je surfais sur la vague 2.0 de nos vies de merde (Facebook) je suis tombée par hasard, par manipulation que je ne saurais refaire, sur une photo.
Une photo de mon mec du ciné, qui n'apparaissait pas sur sa page Facebook mais que je pouvais bien voir de mes yeux vus et revus là tout de suite devant moi.

Le mec était en toute décontraction avec une fille en robe blanche, photo noir & blanc de bouffons, avec la phrase suivante émanant du frère de la jeune fille portant fièrement sa bague :
source : http://fournisseur-ballon-pms.com/


















(je vous ai laissé un moment pour enregistrer l'info).


Ok, peut-on en parler ? Peut-on parler du mec qui m'a fait la cour pendant des semaines et s'est marié le mois dernier ?

MAIS C'EST QUOI LEUR PROBLÈME PUTAIN ?!?!?!

Est-ce-que j'ai le temps pour ces conneries sérieusement ? Je ne pense pas.

Mon pouvoir de transformer tous les mecs que je quitte en mariés et/ou papa s'étend désormais même aux mecs avec qui je ne sui pas encore sortie ?
Ok donc maintenant dès que je vais juste chiner un mec il va se marier avant même qu'on se roule une pelle ? Quelqu'un connaît un exorciste s'il vous plaît ?
Non sérieux un mec a égorgé un poulet sur une photo de moi à  la naissance ?
Pourquoi c'est toujours à MOI qu'il arrive ces plans foireux ? On m'a monabouté !

Du coup comme j'étais à court de mots, je vous ai demandé les vôtres et pour clôturer cet article sur ce VIEUX MYTHO DE VIEUX MEC DE MERDE les voici en exclu :

- Un mariage de + qui durera 3 ans, le temps d'acheter la maison à crédit, de faire un gosse et d'acheter un chien. Pauvre chien.... 

- Tes deux couillons doivent s'être mariés aussi.
Ils doivent se filer les mêmes mythos et techniques foireuses. C'est du vu et revu !

- Hormis le mariage j ai l impression de le connaître !
Note de l'auteur : là je vous avoue que j'ai flippé qu'effectivement on connaisse le mec mec.
Ca aurait été très gênant, heureusement ce n'était pas le cas.


- Ça m'étonne pas trop, même l'histoire du mec qui te clame haut et fort depuis des lustres qu'il est contre l'engagement mais que quelques semaines il se marie avec une qu'il vient de rencontrer ... VDM.

- ENCORE UN JACKY pfffffffffff.

- Enfoiré affectif (dixit Bridget Jones, mon héroïne, mon guru).

- Pfff bâtard.

- Qu'il a voulu s'amuser une dernière fois avant d'avoir la bague au doigt ...

- Moi je dirai : tu l'as échappé belle ! Pauvre elle !

- Fils de pute ? (Même si sa maman n'y est sûrement pour rien).

- Son épouse est plus à plaindre que toi.

- Couille molle comme d'hab ...

- Encore une belle petite salope.
(Oui ca marche aussi pour les "hommes" de ce genre mais bon ta rien perdu ta pas besoin d'une couille molle).

- Encore un trouduc !
- Bâtard.

- Mdrrrr il t'arrive toujours des histoires de fou mdrrr

- Connard level 438

- Je dirais que le monsieur s'est fait griller haha.

- Ptitebite ? Mais Bâtard j'adore !!

- Enculeur de chicons.
C'est le 1er truc qui me vient en tête

- Balance le truc à sa Meuf !

- Blaireau.

- Une phrase c'est trop long, un mot suffit : connard

- Je plains l'idiote qui a épousé ce trou du cul.

- Écris à sa femme !

- Bâtard et le mot est faible.


Je vous laisse comptabiliser le nombre de "connards / bâtard et trouducul" en tout genre et vous remercie pou votre soutien certain.

Non je n'ai pas écris à sa femme et ce pour deux raisons :
- la première, je ne veux pas briser un ménage/mariage, quand bien même se fut avec un bouffon, not my business comme on dit.
- la seconde, je crois à une force bien plus supérieure que la vengeance qui est la justice divine.
Dieu est grand, il lui raccourcira son pénis avant son voyage de noces.


Allez, mazeltov enculé.


20

7 juil. 2017

 

Titre accrocheur hein ? En réalité c'était pour le référencement, car de base je voulais appeler cet article "comment j'ai arrêté de me préoccuper des mecs" mais ça faisait moins vendre.

Non vous ne rêvez pas, je viens en exclu de vous annoncer que j'ai lâché l'affaire avec les hommes mais sorry, je ne suis pas passée du côté féminin de la force pour autant.

Je ne pourrais pas vous expliquer comment c'est arrivé, avec le temps va tout s'en va comme dirait l'autre, piano piano comme on dit chez moi.
Un jour je discutais avec ma copine Matka (va lire son blog stp) et plus on parlait des hommes - pour changer - plus je me suis rendue compte que ça m'étais passée.
Les hommes, les mecs, les gros bâtards, je ne pense plus à vous. Mon hobby a disparu.

On pourrait dire que c'est venu comme une envie de pisser alors que si l'on devait être très franchement francs, en remontant les mois, les années, on peut aisément dire que j'en ai chié et pourtant ... je ne suis absolument pas désillusionnée pour autant. Pas du tout.
J'ai juste arrêté de me focaliser sur les hommes pour me concentrer sur des choses plus importantes.
En gros j'ai simplement arrêter de penser à vous les gars, et de m'attarder sur vos cas.

Non mais seriously, le temps et l'énergie perdus à cause de vous, sans déconner.
J'en conçois que ça occupe, les hommes PASSION NUMERO UNO dans ma life m'ont pris tellement de temps, de larmes, de rage, d'amour, de textos envoyés et regrettés, de checkup avec mes copines, de selfies au réveil et j'en passe.
Un moment ça m'a lassé. Et méga blasée.

Pour être honnête, depuis plusieurs mois j'ai des préoccupations bien plus importantes que de penser aux mecs, et pour cause, je m'occupe à temps complet de : moi.
Comment être heureuse / Comment prendre soin de moi / De mon corps / De mon esprit (rayez la mention inutile) tout ça me prends pas mal de temps.
SANS BLAAAAAAAAGUE.

Du coup, le temps gagné à ne plus me prendre la tête pour vous est utilisé pour moi et moi-seule.
Et ça va beaucoup mieux curieusement.
Je ne suis plus énervée contre le mec qui m'a ghosté, celui à qui je demande s'il va bien et croit que je suis amoureuse à attendre des bébés de ses couilles inexistantes alors que NON MEC, je te demande juste comment tu vas parce que je suis au chômage et que je me fais chier.
Celui qui se marie avec la première bitch venue, celui qui se marie avec la première pintade venue, celui qui se marie avec n'importe qui mais pas moi.
Je ne suis plus stressée de ne pas être au top si je rencontre un mec en soirée puisque je ne sors plus donc l'histoire est réglée.
Et comme je ne sors plus je ne bois plus comme ça l'histoire est aussi réglée.
Et puis j'ai arrêté de fumer et je bois des smoothies de fruits frais.
Et ... BOOOOORING !

Bah ouais mon gars ma vie est vachement moins excitante mais tellement plus sereine, si tu savais.

Je fais une pause les gars, un break, un focus on myself vous m'avez tous saoulé.

Bref. J'ai arrêté de penser aux mecs car pour l'instant je ne pense qu'à moi.
Et puis quand tout ira mieux dans ma tête, mon corps et mon coeur, je serais archi prête pour le grand amour.
Nan déconne. Mais j'ai grave envie de CENSURED quand même.

Mona loves Mona.

16

3 juil. 2017


Cette fucking journée sur laquelle je reviendrais plus-bas pour laisser mes fans en alerte.

Pour ceux qui l'ignorent, le 1er novembre 2016 j'ai pris la décision d'arrêter de fumer. Oui Encore.
Comme je suis paradoxale et totalement là où ne m'attend pas, j'ai arrêté de fumer alors que je ne l'avais pas prévu - du tout.
Ça m'a pris comme une envie de frange, une envie de décolorer mes cheveux, une envie de réinstaller tinder.
J'ai profité du #MoisSansTabac lancé par le ministère de la Santé tout en sachant pertinemment que le 1er décembre j’allumerai ma Lucky Strike en attendant le bus de 2h18.
C'était un vrai challenge d'arrêter un mois complet et finalement, le mois passé je me suis dit "autant continuer sois pas con". 
Je ne pensais ensuite fumer uniquement en soirée et finalement les soirées ont passé et je me suis dit "autant arrêter complètement sois pas con".
Et j'ai arrêté de fumer.

Comment ? Parce que je l'avais décidé. C'est aussi simple que ça.

Les changements ont vite opéré, à commencer par l'odeur de clope dont je me suis libérée.
Sur les fringues, les rideaux, mes cheveux, ma peau et mes chicots - pour n'en citer que certains -
Je voyais la cigarette comme une vraie drogue, dangereuse et nocive - ce qui est le cas.
Certes, attendre le bus où aborder du BG en soirée était plus difficile mais justement, avoir arrêté de fumer était devenu ma nouvelle identité. J'étais "la fille qui ne fume pas" parmi 98% de fumeurs.

Inutile que je vous narre la partie sur l'économie d'argent car je vis toujours (bien) au-dessus de mes moyens.
Par contre, ne plus m’encombrer de paquets qui prennent de la place dans mes poches et mes mini sacs m'a aussi libéré.
On en parle ? Terminé de se trimbaler son paquet en soirée qui finira par être écrasé lors d'un grand écart avorté ou bien plein de bière collante.
Anyway, je ne pouvais pas me transformer en healthy girl qui va à la salle et bois des smoothies puis continuer de cloper comme une teubé *rimes*.
Et puis bon ... la cigarette est mortelle. Cela se suffit à tout le reste.

5 mois et demi d'arrêt plus tard, j'ai repris la cigarette au premier tour des élections présidentielles.
A cause du stress électoral ? Pas du tout.

Avais-je réellement le temps de reprendre la clope à cause d'un mec ? Connement vrai.

Mec qui s'est par la suite débiné au profit de Netflix mais là n'est pas le sujet.

J'ai repris un peu, par-ci par là, pas beaucoup mais j'ai repris quand même.
J'attendais le bon moment pour arrêter de nouveau car soyons clairs les déglinguos, si tu n'es pas motivé ni volontaire pour arrêter de fumer : inutile de te lancer ça ne fonctionnera pas.

Évidemment, ceux qui me connaissent savent que dans toutes mes histoires il y a un mec qui se cache derrière mes articles. Et ça n'a pas loupé.
J'avais repris la clope un peu mais c'était déjà trop je le savais. J'attendais le 1er juillet pour re-arrêter complètement parce que c'était le début du mois et que j'avais plein de soirées de prévues en juin et donc, je savais que je fumerais.

Et là ... est survenu le drame.
J'étais tranquillement dans le canap chez ma mère - encore - et je surfais tranquillement sur Instagram, mignonnement, lascivement quand soudain je l'ai vu : la photo.
Non ce n'était pas une photo de teub parce que oui, on peut voir des teubs et pas mal d'autres choses d'ailleurs sur Instagram sauf que là j'étais tombée sur la photo du mariage de mon ex.
Encore ? Me diriez-vous, car oui j'en avais fait quelques articles, sauf que là il ne s'agissait pas d'un ex-Tinder ou de mon ex fiancé, non.
Il s'agissait de THE ex. Celui qui a compté et celui qui est tabou.

Le mec s'est marié. 
Que dire ? GROS ENFOIRÉ DE MERDE ? (par exemple).

Je me revois sur le canapé, avachie, à pianoter sur mon téléphone puis me relever d'un coup,

- putain P*** s'est marié.

Ma mère s'est stoppée nette et a arrêté de regarder "Plus belle la vie", elle attendait ma réaction avec les yeux du chat poté.
Je me suis levée, j'ai attrapé mon paquet de clopes, un briquet et mes clefs et je suis sortie m'aérer. J'étais littéralement sur le cul.

J'ai squatté la balançoire du parc en bas de chez ma mère et j'ai réfléchi à ma vie.   
J'avais la rage du spartiate. Non pas parce que j'étais encore amoureuse de mon ex, non les gars, soyons clairs, depuis la rupture j'ai eu le temps d'avoir mille nouveaux amoureux bien que ceux-ci soient éphémères mais là n'est toujours pas le sujet.
Le chapitre de ma vie avec ce mec est tourné, brûlé et j'ai écrit cinq nouveaux tomes depuis.
Non, j'avais la rage parce qu'une fois de plus un mec que j'ai quitté parce qu'il ne voulait pas s'engager s'est marié juste après moi. Et aussi un peu parce que c'était pas un ex comme les autres.

Vous avez vu le film "Charly les filles lui disent merci ?". Je suis Charlie.
Je sors avec un mec, je quitte ce mec. Il se marie.


Seriously ? Et moi pendant ce temps j'alimente ce blog pour vous raconter que les mecs avec qui je sors sont des putains de tocards, tocards qui finissent pas se poser avec une fille après que j'ai quitté, voire fui, leurs vies.

WHAT
THE
FUCK
?

Je suis la fille idéale. Non sérieux. Un jour je vous ferais un article sur pourquoi il faut absolument sortir avec moi tellement je suis géniale, mais pour l'instant je suis trop occupée à vous raconter que mon ENFOIRÉ D'EX DE MERDE S'EST FUCKING MARRIED !!!

Et moi pendant ce temps là ? Avais-je really le temps de chanter sous les bois ? ABSOLUMENT PAS !

J'arrivais pas à le croire, j'étais dégoûtée, je m'en remettais pas.
J'ai fumé deux clopes d’affilée, il faisait une chrana de dingue et j'avais mangé une salade au saumon juste avant. Avant quoi ? Avant que j’apprenne que MON ENFOIRÉ D'EX S’ÉTAIT MARIE.
En gros je me tape des handicapés sentimentaux dépressifs que je quitte pour les mêmes raisons et les mecs voient la Vierge juste après, se rangent et se marient.

E-T  M-O-I  J-E  F-A-I-S  Q-U-O-I  P-U-T-A-I-N ?
J'écris des articles sur eux.


Les gars se transforment en mecs parfaits. Énorme fumisterie.
Vous pensez que leurs meufs pourraient me remercier pour le travail accompli ? Non parce que moi je me tape leurs phases de tarés dépressifs et elles, elles se récupèrent le mec idéal.
Le mec soigné, sain et serein qui a pansé ses blessures. Parce que je suis un sparadrap en fait, grâce à moi ils tournent la page de leurs passés de cons et deviennent des mecs bien.

Ai-je réellement une gueule de Mercurochome s'il vous plaît ?


Du coup la suite de l'histoire est simple, je suis rentrée chez moi écœurée de la vie et du saumon sous canicule, j'ai vomi de rage, d'énervement et de canicule, j'ai eu la  nausée toute la soirée de clopes et de canicule et d'ex de merde qui se marient pendant que je vomis et là, juste à cet instant, je me suis dit Mona, c'est maintenant, c'est le moment, c'est tout de suite.
Et j'ai arrêté de fumer.

Parce que maintenant, je me dis que même si mes ex se marient, même si je suis vénère de la mort vénère, je ne peux pas décider que mes ex restent célibataires en me regrettant jusqu'à la fin de leurs vies de cons, mais je peux décider d'être en bonne santé et de prendre soin de moi.

En attendant l’Élu.

30

20 juin 2017



Encore une fois j'ai tout donné dans le titre merci beaucoup.
Au vu des récentes nouvelles apprises pas plus tard qu'hier soir, j'avais le choix entre reprendre le cours du blog avec cet article ou bien en écrire un autre dont le titre serait "comment les mecs sont tous des gros trous du cul d'enfoirés de merde qui se foutent de notre gueule et par notre j'entends la mienne" mais c'était trop long et trop agressif pour un come-back.

Stay tunned, il n'est pas impossible que l'article soit publié incessamment sous peu.
En attendant, voici la folle histoire de Mona qui aime les filles, et une en particulier.

C'était un jeudi soir comme il en existe tant d'autres.
Avez-vous déjà remarqué que les jeudis soir sont toujours plus palpitants que les vendredis ? A croire que l'interdit de sortir et de rentrer tard car on bosse le lendemain nous donne envie de faire encore plus de folies.

Suis-je réellement au chômage et donc, n'ai aucune restriction professionnelle ? Absolument.
Est-ce-que cela m'a empêché de sortir le jeudi soir lorsque j'avais un boulot ? Absolument pas.

Bref, le jeudi tout est permis et ce jeudi-là j'avais l'anniversaire du mec de Natacha.
Inutile de préciser que depuis que je suis au chômage ma vie sexuelle sociale l'est également, j'étais donc assez jouasse de bouger mon boule musclé par LA SALLE pour fêter ledit anniversaire.
Nous avions un étage privatisé, de l'alcool qui coulait à flot, ma récente frange était bien lisse et j'avais un crop top.
Ok les gars, la soirée pouvait commencer.

C'est peu après mon arrivée que Natacha et son mec me présentèrent Gérard, aka le BFF du MDN* (mec de Natach) avec qui ils essayent de me caser depuis six mois.
Elle m'a dit "il n'est pas grand mais il est sympa" / il m'a dit "il a un prénom de merde, mais il veut se poser".
Moi je me sus dis "il s'appelle Gérard, c'est totalement mortadelle", donc forcément quand on me l'a présenté j'ai fait ma bêcheuse parisienne-que-je-ne-suis-pas et je l'ai à peine calculé tandis que Natacha me faisait des énormes clins d’œils absolument pas discrets.

Comme j'étais toujours une bêcheuse minaudeuse parisienne-que-je-ne-suis-toujours-pas, j'ai mis mon radar en route à la recherche d'une vraie target.
Beaucoup quelques verres plus tard je dansais le rock sur Larusso tout en ondulant contre ma trouvaille masculine dont je ne connais toujours pas le prénom à l'heure où j'écris.

Entre deux portés/tombés/boulés, je faisais à mon tour des clins d’œils absolument pas discrets à Natacha qui m'a prévenu de suite que si je choisissais cette cible, il ne fallait pas que je m'attende à quelque chose de sérieux.
Au moment précis de l'histoire c'était exactement mon but donc c'est avec aplomb et enjaillement total que je répondais "no problem babe !" et que je rejoignais mon mec pas sérieux pour danser la salsa sur la Tribu de Dana.

Beaucoup de déhanchés plus tard j'avais (très) soif et surtout marre de boire de la bière et de la sangria, je me suis donc dirigée vers le bar pour commander mon premier mojito de la soirée.
Je suis descendue puis frayée un chemin vers le comptoir et là ... je l'ai vu.

La serveuse était trop bonne.
Lunettes, coupe courte à la garçonne, yeux verts et tatouée de partout et surtout dans des recoins que j'imaginais totalement tout en ayant chaud de la culotte tête.
Je me suis approchée et j'ai commandé mon mojito. Elle m'a répondu "ça marche ma belle".
Ok les gars vous m'avez perdu.
Elle était trop BELLE, la fille m'attirait je n'avais yeux que pour elle alors que ... techniquement je suis quand même totally love des hommes soyons clairs.
Genre grosse passion dans ma vie, best hobby de ma life, LES MECS en caractères 48 dans "centre d'intérêts" sur mon CV.
Mais là ... la fille était juste méga envoûtante.

Elle m'a servi, je lui ai dit "t'es magnifique !", elle m'a répondu "oh merci, t'es trop mignonne".
Ok les gars vous m'avez encore perdu.

Je suis remontée rejoindre ma target qui en fait avait une tête de trou du cul et j'ai siroté mon mojito tout en dansant la valse sur Britney Spears et ce, sans mon mec/pas mec à la tête de trou du cul.
IT'S BRITNEY BITCH.

Puis jeudi oblige, les gens qui ont une vie professionnelle stable et normale ont commencé à partir.
Moi j'étais méga motivée pour continuer de danser, boire des mojitos et draguer la serveuse mais  problème : Natacha et son keum rentraient eux aussi.
C'est alors que la soirée a pris un cours inattendu ...
Gérard n'avait pas envie de rentrer non plus et surtout, avait posé son jeudi. Il était donc complètement opérationnel pour qu'on continue la soiré ensemble.
Natacha me connaissant que (trop) bien, elle a demandé à Gégé de prendre soin de moi et surtout, de bien faire attention à sa chère Monanouchka.
Si elle savait ce qu'il m'attendait ... 
Moi, sociable et ivre, je fis de Gégé mon nouveau BFF et nous avons terminé la soirée endiablés à boire des verres et danser sur Garou.
Entre-temps, j'allais faire des œillades à la serveuse qui m'obsédait toujours.

Alors que le bar fermait, j'ai commandé un dernier verre et la serveuse canon me l'a offert parce que "tu as commandé toute la soirée et t'es vraiment trop mignonne".
Ok les gars vous m'avez définitivement perdu.

Le bar a fermé, Gégé a pris ma main pour m’emmener dans un autre bar et là nous avons dansé le rock sur du ... rock.
J'arrêtais pas de hurler "J'ADORE MA VIIIIIIIIE" (alcool aidant, c'est fou comme tout a l'air plus génial quand nous sommes ivres, ivres de vivre). 
Puis, forcément, comme ma vie n'est qu'une vaste imposture, j'ai voulu rejoindre Gégé qui me commandait une énième vodka Shweppes (là vous vous dîtes que ça fait beaucoup d'alcool et de mélanges et vous avez totalement raison, vous comprendrez pourquoi par la suite).
J'ai donc sauté du podium qui faisait environ cinq centimètres et c'est à ce moment PRÉCIS que ma cheville a vacillé sous un énorme AÏE !

Premier réflexe : personne ne m'a vu ? Ok c'est bon.
J'ai soufflé une minute puis j'ai avalé mon verre d'une traite et j'ai continué de danser jusqu'à ce qu'il commence à faire jour et que Gégé (re) prenne ma main pour n’emmener vers un taxi.
Nous sommes rentrés chez lui, nous avons chanté et fait du piano puis c'est dans la plus grande décontraction que j'ai enlevé mont shirt et mon pantalon pour afficher ma culotte taille haute sans couture dentelle apparente et que j'ai déclaré "je vais me coucher" puis me suis couchée dans son lit comme si j'étais chez mon reup.
J'ai appelé la suite de ce moment "la dernière niquance sous Hollande".
Comprendra qui voudra.

Le lendemain (14h00) les mélanges divers et variés d'alcool commençant à danser la lambada dans mes intestins, je me suis levée discrètement pour aller ... me rafraîchir et c'est là que j'ai constaté que mon pied était bleu, énorme et surtout que je ne pouvais pas le poser par terre.
Grosse ambiance.

Etais-je réellement à plus d'une heure de transport de chez moi ? Forcément.

Bref, la suite de cette histoire est très simple, Gégé a acquis le sobriquet de Gégé-le-trou-du-cul-qui-ne-m'a-pas-rappelé alors que personnellement j'aurais opté pour Gégé-le-mec-qui-fait-le-mec-alors-qu'il-a-un-shampoing-pour-calvitie-dans-sa-douche mais ce serait méchant.

Un jour j'écrirais un article sur "pourquoi les mecs pensent qu'on va tomber amoureuse à la première pelle et donc, fuis comme des enfoirés alors que soyons honnêtes mon amour pour un homme dure entre 5 minutes et deux jours". Mais là n'est pas le sujet.

Le mois suivant, j'ai pensé à la serveuse tous les jours. Elle m'obsédait.
Je me suis rapidement rendue compte que depuis, mon regard sur les femmes avait changé.
Je les regardais tout le temps, je les trouvais belles et j'imaginais des selfies aux hashtag #Love sur mon Instagram avec certaines d'entre elles.

J'ai changé mon paramètre de recherche sur tinder "juste pour voir" et j'ai réalisé qu'il y avait franchement pas mal de meufs méga belles/ bonnes/ envisageables autour de moi.
J'en ai parlé autour de moi tellement la serveuse m'obsédait et tellement j'avais l'impression que tout m’échappait,

Ma mère : et bien écoute, pourquoi pas après tout !
Ma tante : ça se trouve c'est ce qu'il te faut pour être heureuse.
Mon neveu : elle ressemble à Raiponce ?
Ma soeur : genre t'aime plus la bite ?
Ma chatte : Miaou ?

Je n'étais pas plus avancée jusqu'à ce que Natacha - encore une fois - entre en scène,

- Ca va Monanouchka ?
- Si on oublie que je me suis faite ghostée par un chauve probablement gay, ça va
- Il est complètement gay même
- Le mec fait le beau alors que ALLLLOOOOO tu t'appelles Gérard et t'as un shampoing spécial perte de densité
- Et des chaussures de merde. Et tu sais pas quoi ? Mon mec il va souvent dans le bar où on a été
- Ouais et ?
- La serveuse tatouée ...
- La bonasse qui m'obsède ?
- Oui, et bien figure-toi qu'elle est lesbienne !
- [...]
- Mona ? Allo ?

La minute suivante j'avais son Instagam sous les yeux (vous connaissez tous ma capacité à exceller dans l'art du stalking).
La meuf était effectivement tatouée de partout, elle est modèle nue, fait du pôle dance et est célibataire.
Et elle travaille tous les jours sauf le mardi.

Bon, peut-être que la première niquance sous Macron sera différente des autres ...
Ou peut-être pas.

27

25 mai 2017


Titre(s) secondaire(s) :

- Comment j'ai rencontré l'homme de ma vie FAIL grâce à Natacha
- Comment je rencontre les hommes de mes nuits grâce à Natacha
- Natacha qui veut mon bien mais me présente que des connards
- Survivre à l'amitié quand votre amie vous envoie au purgatoire.

Natacha c'est mon amie, c'est L'Amie avec un grand A comme Amour et la personne sur qui je peux le plus compter au monde.
On s'est rencontrées au lycée alors que nous étions les marginales de la classe, classe où nous avons peu été en réalité ce qui rendait difficile notre intégration dans la mesure où nous n'étions jamais là et que si nous l'étions, nous fumions des clopes et découpions des trucs avec mes ciseaux au lieu de nous sociabiliser.
Bon en réalité c'est moi qui découpais tout ce qui me passait dans les mains car c'était ma grande passion de l'année 2005/2006.
Cette partie de l'histoire est importante ne partez pas merci.

Natacha avait immortalisé le moment où je découpais mon DST de maths avec l'appareil photo de son Samsung d'antan. J'étais obèse, grasse et la mutuelle de mon père n'avait pas encore déboursé 2 500 € pour m'enlever 10 kilos de boobs.

Alors que je me remettais d'une rupture, celle où quand j'ai demandé une explication à mon gars (expression de l'année 2005/ 2006) il m'a simplement répondu "c'est la vie", pendant ce temps-là Natacha discutait sur MSN avec moquette, aka mon futur fiancé.
Moquette, qu'on appellera comme tel à cause de sa tonsure protubérante qui m'a obligé à nettoyer mes draps au Chatterton pendant cinq ans, se remettait également d'une rupture et cherchait la femme de sa vie auprès de Natacha, qui avec le plus grand naturel envoya ma photo découpeuse en série.
Le mec est tombé raide dingue du cliché sepia. 

Le lendemain, en cours de maths - toujours - je m'attaquais aux exercices sur les vecteurs ciseaux à la main quand Natacha m'annonça qu'elle m'avait trouvé un mec,
- Moquette, 20 ans, footballeur.

Moi je me suis dit "cool, un mari riche" alors qu'en réalité si j'avais pu voir l'avenir c'était plutôt "merde, un fiancé flic / agent de sécu pas drôle".

La suite est simple, après plusieurs mois de Wizzzzz sur MSN et de textos forfait bloqué NRJMobile nous nous rencontrions enfin et sous le porche de la gare Montparnasse nous nous embrassions engageant ainsi cinq ans de relation.
Bague de fiançailles, Disney et trois rouleaux de Chatterton par mois, nous étions le couple idéal jusqu'à ce que je me rende compte que le mec était aussi drôle qu'une huître et surtout que je n'avais plus de vie sociale.
Bref, un jour ensoleillé du mois d’août je lui ai dit que c'était terminé et après avoir pleuré à genoux et m'avoir foutu la honte de l'année 2011, il a dit qu'il m'attendrait.
Six mois plus tard il était marié et un an après il devenait papa.

Cette première histoire débutait la série d'une longue lignée de mecs présentés par Natacha qui s’avérèrent tous être des gros trous du cul.

Il y a un an, elle m'a présenté un ami à elle que je n'ai absolument pas calculé puisque comme je me tue à le dire bien que les faits soient quand même là - je ne calcule pas les mecs en soirée parce que je suis trop occupée à boire des mojitos avec mes copines et tenter de faire le grand écart - en vain.
Finalement, fin de soirée, mec qui s’intéresse à moi donc moi heureuse, mec aux yeux bleus et appartement à Paris, l'instant d'après Natacha nous déposait en bas de chez lui.
La suite de l'histoire est ici et la fin je vous la donne en mille : il ne m'a jamais rappelé.
Grosse ambiance et gros seum surtout qu'étant donné le lien avec Natacha, je l'ai revu le mois suivant à une soirée.
Cette fois c’est lui qui ne m'a absolument pas calculée et comme j'étais grave vexée, j'ai bu pour oublier.

Boire pour oublier, méfies-toi les chagrins savent nager.

Résultat : alcool trop cher et de piètre qualité + tristesse d'égo en berne + non calculage du mec qui me léchait littéralement les yeps il y a quelques semaines = GROS GROS BAD.
J'ai embrassé Natacha, j'ai commandé un Uber et j'ai vomis sur l'A86.

On dit merci qui ?!?

Je vous rassure, il y a eu d'autres soirées par la suite où j'ai retrouvé mon honneur auprès du lécheur de yeps.
Par exemple celle où je l'ai insulté et qu'il n'a pas bronché parce que c'est un bouffon et que je lui ai dédicacé son nouveau livre avec écrit "VA BIEN TE FAIRE FOUTRE GROS BISOUS" - véridique - puis celle où on s'est fait un câlin pour se réconcilier.
J'attends celle où il retombera amoureux de moi et que je lui répondrais :

-  AH J'CROIS PAS NAN !

Et récemment, on a scellé le "jamais deux sans trois".
Cette-fois ci c'était différent, le plan était prévu depuis plusieurs mois. Elle m'en parlait tout le temps mais moi je n'y faisais pas attention car j'étais trop occupée à tomber amoureuse de mecs qui ne me connaissent pas et surtout, à profiter de mon chômage qui consiste à aller au sport le matin puis se sentir seule au monde l'après-midi.

Le mec était fiable, un peu plus vieux que nous et surtout il cherchait une vraie relation.
Alors lorsqu'elle me l'a enfin présenté à une fête, je l'ai à peine salué et j'ai continue de danser avec le mec en chien de la soirée.
Finalement, le mec en chien m'a lassé et alors que tout le monde rentrait chez soi parce que nous étions en pleine semaine et que les adultes travaillent, les seules personnes qui ne devaient pas se lever le lendemain et qui avaient envie de continuer de faire la fête c'était moi et ... lui.
A mon grand étonnement on ne s'est plus lâchés, et ce non pas parce que "c'était prévu et organisé depuis six mois" mais parce que nous nous entendions vraiment bien.

On a dansé toute la nuit, ma vie était à ce moment précis de l'histoire : sensationnelle.
Pour preuve j'ai passé la soirée à tourner sur le podium de la boîte en hurlant "j'aime trop ma viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie".
Puis je me suis tordue la cheville - méga aïe - mais une vodka plus tard je tentais (encore) un grand écart - en vain (encore).
Puis il se faisait tard, puis j'étais à la rue parce que j'avais loué mon appart, puis on a commandé un taxi et j'ai passé la nuit chez lui.



Le lendemain, mon pied était bleu, gonflé et extrêmement douloureux.

Avais-je réellement une heure et demie de trajet en transports et trois changements ? Absolument.

Est-ce-que les gens ont eu pitié de moi et ont fait attention à ne pas me bousculer ou me marcher dessus ? Pas du tout parce que les gens sont des gros connards.

Bref. je vous avoue que j'étais assez contente de ma soirée, moins de l'état de mon yep.
J'ai appelé Natacha en rentrant et on a débrieffé pendant des heures puis là à commencé le long et périlleux et bien casse-burnes moment de flottement et d'attente des nouvelles du mecs.

10 jours plus tard, j'avais capitulé et j'étais passé à autre chose : une fille.
Mais ça je vous le raconterais une autre fois.

Un soir Natacha m'a retrouvé au resto du coin pour qu'on prenne le dessert et là ... nous avons eu LA discussion.
Avec tous ses plans foireux qui ne sont - évidemment - pas de la faute de Natacha qui la pauvre, essaye de bien faire mais m'envoie tout droit dans la boloss-zone, vous pourriez penser que je lui en voudrais de me présenter que des tocards qui ne sont pas fiables et qu'en plus, je suis obligée de recroiser en soirée en feintant d'être hyper à l'aise - mais non !

Grâce à elle je me suis fiancée une fois, j'ai passé des soirées mémorables (on t'as déjà sucé l'orteil à toi ?) et surtout, j'ai de la matière pour écrire.
Cependant, il est évident que désormais elle a interdiction totale de me présenter un mec, faut pas déconner non plus. Y'a un moment merci mais non merci ça va aller.

Une vraie amie c'est celle qui te présente des enfoirés mais que tu aimes quand même, non pas parce qu'elle a l'intégralité de ta liste de mecs en photos en train de dormir dans son historique WhatsApp, mais parce que comme toi, à chaque fois elle pense que c'est le bon et surtout, que mon premier mec m'a non seulement volé ma petite fleur mais également son Samsung.


Спасибо за все эти приключения моей Наташи. Я люблю тебя жизнь!


9

8 mai 2017



(Premier article sous Macron).

Bon les gars, ayant récupéré la pêche suite à une soirée qui s'est soldée par un chôpage mais également une entorse (aucun rapport l'un avec l'autre), j'ai décidé de vous raconter mon procédé habituel lorsque chôpage il y a.
Cet article mettra en lumière toutes mes actions de femme libre et folle mais j'espère aidera voire rassurera certaines.
Si jamais un de mes mecs passe par là, et bien oui ... j'ai fait tout ça avec toi aussi.

La base de mes soirées, c'est de ne jamais savoir comment elles se termineront réellement.
Soyez assurés que si je donne tout sur le look et l'épilation du SIF je rentrerais absolument ALONE chez moi avec aucun numéro ni mise-à-jour de ma liste masculine.
Par contre, si j'ai juste envie d'aller danser avec Natacha ou juste boire quelques cocktails entre meufs et bien c'est LA, à ce moment précis que l'inattendue prendra vie.
Généralement je sors toujours habillée de la même manière, histoire de confort et de superstition.
Combi noire / salopette et crop top + mes Stan Smith = la base de mon look en soirée. 
Toutes les photos ayant filtrées de ces soirées mondaines m'affichent toujours habillée de la même façon car c'est comme ça, j'aime être à l'aise et me sentir canon dans mes fringues de prédilection.

Je ne calcule jamais les mecs en soirée sauf si j'ai bu plus de deux verres.
À partir de ce moment-là je mets mon radar en route et je parle à tout le monde parce que je suis une fille sympa. Dans le lot se trouvera sûrement ma cible, mais ça je ne le sais pas encore.
Je parle de ma double nationalité, je parle italien et je parle de mes tatouages dont celui qui "ah désolée je peux pas trop en parler ... bon ok, il est sur mon cul".
Je minaude, je fais la meuf, je suis sûrement ivre et je vais tenter un grand écart sous le flash Snapchat de Natacha. Dix fois sur dix je ne saurais toujours pas le faire mais je ne désespère pas.
Les followers de Natacha non plus.
Si j'ai de la chance on va m'offrir un verre, mais c'est très rare. Qui dit femme indépendante dit mec radin.
Un mec préfère offrir une clope qu'un mojito, c'est comme ça.
J'ai arrêté de fumer, c'est super.

J'ai bien bu, mais suis toujours maîtresse de moi-même. Dans l'idéal et l'accoutumée j'ai sûrement sympathisé avec un pote d'une de mes copines. Le réseau y'a que ça de vrai les gars.
Le bar ferme, soit on va ailleurs mais généralement je vais chez l'ami qui accepte gentiment de m'héberger car j'ai soit mis mon appart sur Airbnb pour me payer des cocktails (CQFD), soit pas envie de payer 30€ d'Uber after drink, et ce, pour l'unique raison d'épargner au chauffeur un arrêt warning sur l'autoroute pour que je vomisse mes 50 € de cocktails.
Si je veux continuer d'être une femme indépendante qui veut quand même claquer 30 balles de taxi, j'invite parfois ledit mec chez moi sans lui dire que je vis ... à 30 kilomètres de Paris.
La banlieue c'est le feu.

Habituellement, lorsque le chauffeur dit "*******" c'est ça ? (j'allais pas vous mettre ma ville, bande de tarés), si mon mec n'est pas trop bourré il répond "hein ??? OU ????" et je lui réponds "nan mais ta gueule aime moi" et je fais signe au chauffeur de démarrer fissa avant que le mec ne change d'avis.
Je m'embrouille dans la voiture car NON C'EST PAS LA CAMPAGNE / OUI J'AI LE WIFI et finalement quand on arrive le mec est bien content d'être dans mon appart de folie.

On arrive chez moi, ou chez lui ça dépend du projet de soirée.
Si on est chez moi je cache évidemment ma gaine qui sèche dans la salle de bain et mes trucs de meuf fragile.
Je tente évidemment de planquer mes livres de développement personnel type "ne plus se faire manipuler par un pervers narcissique" - "aimez-vous et les hommes vous aimeront" - "perdre 20 kg avant l'été" ou encore "non vous n'êtes pas une fille facile mais une fille libre et digne"
(le dernier ouvrage est de moi, mais je ne l'ai pas encore écrit sur papier. Juste dans ma tête).

Si nous sommes chez lui je fais genre d'aller aux toilettes pour vérifier l'état des chiottes car me connaissant, si j'ai bu trop de vodka il se pourrait que j'aille CENSURED pendant que le mec ronflera.
Je m'assure donc que le gars a bien du papier car je n'ai aucune envie de réitérer l'expérience d'aller chez un mec qui n'a ni PQ ni mouchoirs.
(cette histoire vous sera contée après ma mort).

BON. Nous sommes là, mignons mais éméchés, presque amants mais inconnus, en chien mais aux yeux de loup, donc on met de la musique ou on boit un dernier verre. Si je mets FAUVE, je ne réponds plus de rien.
Au bout d'un moment ... l'ambiance change et arrive ce qui devait arriver ... L'IMPACT.

Là, deux cas de figure.

T'en as ?

1) oui = IMPACT IMMINENT
2) non mais t'inquiètes = DÉPART IMMINENT.

Tout le monde a capté ? Bien.

BLABLABLA BOUM BOUM - Ok cimer on dort.

ET LA ... j'entre en scène.

Milieu de la nuit journée, l'alcool se fait sentir, je me lève discrètement pour aller aux toilettes.
Je prie pour qu'il ne se réveille pas. Ouf, il dort toujours.
Je me recouche, je fais dépasser mes fesses légèrement de la couette, juste assez pour qu'il voit ma Tour Eiffel mais pas entièrement non plus pour qu'il ne voit pas ma peau d'orange de pêche.

Je prends un selfie de moi *pouce en l'air* avec ma touffe en friche (je parle de mes cheveux - la plupart du temps) et du dos de mon mec qui ronfle, puis je l'envoie à Natacha.
Ce cliché ou plutôt ces clichés qui inondent nos historiques téléphoniques signifient tout simplement :
- HIGH FIVE MEUF, J'AI PECHO !

Au taquet elle me répondra direct "AHAHAHA appelle-moi direct quand tu te lèves".

J'arrive pas à me rendormir au vu de sa respiration extrêmement bruyante car tout se passe bien pour lui merci beaucoup.
C'est donc à ce moment-là que je le prends en photo, histoire d'avoir un souvenir.
Note de l'auteur : si jamais un jour de mauvaise fortune, un mec tombe sur mon dossier "MECS" du PC, il y a de fortes chances pour que je finisse dans la rubrique faits divers.
Mais tout le monde fait ça non ?

Au bout de plusieurs heures le mec se lève enfin. Le moment malaisant et timide se fait ressentir. Qu'est ce qu'on va bien pouvoir se dire ? Surtout quand on s'est vus à poils et autres attributs évidents les heures précédentes.

- Salut, bien dormi, oui, merci, café ? Non merci = toujours refuser le café.
Pourquoi ? A jeun, lendemain de soirée alcoolisée + café = GROS GROS PROBLÈMES DONT TU NE VEUX PAS QU'IL SOIT TÉMOIN.
#intestinsfragiles.

Le mec se barre ---> j'appelle Natacha.
Je me barre --- > j'appelle Natacha sur le chemin.

Debrief de meufs et de détails croustillants pour toujours finir de la même façon "on verra bien / ne nous emballons pas / à voir".

Et là, c'est la partie la plus relou.
Généralement je donne mon numéro aux mecs, mais je ne prends pas le leur. Pourquoi ?
Pour éviter de les appeler les 20 minutes suivantes pour leur dire :

- ON SE REVOIT QUAND ?
- TU M'AIMES ?
- PARCE QUE MOI  JE T'AIME

- ON SE VOIT CE SOIR ?
- DEMAIN ?

- TOUTE LA VIE ?
- ÉPOUSE MOI
- JE T'AIME PUTAIN !!!

Donc j'attends qu'eux m'appellent afin de ne pas leur montrer (tout de suite) mon côté psychopathe et légèrement trop passionnée. Voire excessive. Voir compulsive. Bref, vous avez saisi l'idée.

....

....

J'attends.

J'envoie un message à Natacha pour lui dire qu'il ne m'a pas rappelé, elle me répond que ça fait seulement 15 minutes. Ah d'accord.

J'attends ... j'appelle toutes mes copines pour leur raconter. J'attends toujours.

+ 24h00

- des nouvelles ?
- est-ce-que je t'ai appelé en hurlant "IL M'A APPELÉ !!!!!!!!!!" ?
- non
- alors c'est que non.

Je stalke le mec, je trouve son Facebook -- > rien d’intéressant.
Je stalke sa vie, son adresse, son groupe sanguin, la date de sa communion et le nom de jeune fille de sa mère. J'hésite à l'appeler pour lui dire que sa progéniture n'est qu'un petit fils de pute qui ne me rappelle pas mais je me ravise. Rester digne. Toujours.

+ 48h00.

- il t'as appelé ?
- *smiley fuck*
- *smiley désolée* 

+ 72h00

Je dors toute la journée pour oublier. Natacha ne m'écrit plus car elle sait que dans ces moments-là il faut me laisser déprimer et manger des corn flakes bio dans mon lit. Ça fait plein de miettes c'est relou.
Je regarde un film. Deux films. Trois films. L'intégralité des saisons de Game of Thrones.
Il n'appelle toujours pas.

Je m'interroge sur moi-même ...
Ma t-il entendu aller aux toilettes ? Ai-je donné le bon numéro ? N'étais-je pas trop bourrée pour être prise au sérieux ? Mon épilation foireuse l'a t-elle-fait fuir ? Il n'aime pas FAUVE ?
Il n'appelle toujours pas.

+ 4 jours.
Ma vie c'est de la merde. Je vais finir seule à regarder encore et encore des séries américaines en VF en fantasmant sur le mec qui finit avec le canon tandis que mon canon à moi est désormais sec et enterré.
Nique ma life. Nique mon existence.

AH ON M'APPELLE !

-  allo ma chérie ?
- oui maman ...
- ça va ?
- OUI CA VA POURQUOI ? T'ES OBLIGÉE DE ME DÉRANGER EN PLEIN BOULOT LA ? ON PEUT PAS ÊTRE PEINARD CHEZ SOI SÉRIEUX ???? MAIS MERDE A LA FIN C'EST QUOI VOTRE PROBLÈME ---> je me défoule sur ma mère.

Elle raccroche. Je m'en veux, je lui envoie un message "je t'aime, pardon". Le message ne passe pas. OH PUTAIN J'AI PAS DE RÉSEAU !!
J'éteins mon téléphone puis le rallume, je reste près de la fenêtre en mode paratonnerre pour capter le réseau. J'ai plus de batterie. Je branche mon chargeur. J'essaye de me coller à la la fenêtre mais le chargeur est trop court.
J'appelle SFR en leur disant d'aller se faire enculer eux et leur fibre à la con.
"Hervé" me répond "pa di proublème Madmoizelle Chame-poni, le réseau viendra bientôt rivenir".
Je pourris leur page Facebook.

+ Une semaine
Au fond de mon trou du cul. J'appelle Natacha en FaceTime, elle voit mes cheveux, elle comprend "il ne te mérite pas" - mmmmm. Natach ? - Oui ? - File moi son numéro stp. T'es ... sure ? Oui.

+ 9 jours

- Il t'as rép ... ?
- NAN !!!
- On sort samedi ? 
- Grave.


Et samedi on sort.

Etc etc etc etc.

Je n'ai jamais dit qu'il y avait une fin heureuse à cet article.

13

6 mai 2017

© HEIS. Anaïs Volpé

Qui ne parlera pas - ou peu -  de nos élections présidentielles, l'actualité se suffisant à tout commentaire.
Pour celles et ceux ne l'avaient pas remarqué, je n'ai d'ailleurs fait aucun commentaire durant ces tours présidentiels. Bien que si vous me connaissez et ayant déjà pris parti par le passé - ou plutôt contre un parti - j'ai décidé cette année de ne pas en parler sur le blog et les réseaux sociaux.
Pourquoi ? Parce que les avis de chacun ont déjà bien trop inondés nos quotidiens et bien que nous soyons dans un pays libre d'expression, ils m'ont tous saoulé.
A quel moment je peux me poser calmement pour réfléchir si je suis assaillie par les avis et commentaires du monde entier ?
Ma prof d'éducation civique, que mon entourage reconnaîtra à ces paroles sages, nous a appris que le vote était quelque chose de personnel et qu'il ne regardait que nous. Entre-temps Mark Zuckenberg a fait fortune et tout est parti en couille.
Votez pour qui vous voulez, mais votez.
Ne votez pas si ça vous chante, je n'ai de leçons à donner à personne. Mais faites le bon choix et réfléchissez bien. Pensez à nos enfants putain !

C'était la tribune politique de Mona Champaign merci beaucoup !

Ça fait trois mois maintenant que j'ai quitté mon boulot et que je vis ce que j'appelle désormais "ma nouvelle vie" qui contrairement à ce que j'ai pensé naïvement n'est pas un long fleuve tranquille Maurice.
Lorsque j'ai su ma date de libération, j'ai booké plein de weekends et de voyages, chose dont on n'a malheureusement pas le temps lorsque l'on bosse, le temps de partir en vacances quand on veut.
J'avais la chance d'avoir quelques sous de côté qui m'ont successivement permis de partir en Suisse, à Bruxelles puis au Portugal,
Si je ne devais dire que quelques mots sur chacun de mes périples je dirais :

- Genève et ses alentours, ou comment gravir le Mont Salève sur un chemin verglacé de haut en bas alors que nous étions en bas, dans une robe courte et des bottines de ville.
Bilan : chutes enchaînées et enneigées, des vidéos magiques et une vue magnifique.
Gloire à la meringue double crème et aux bains de la Gruyère.

  

- Bruxelles : moi qui n'aimait pas la bière j'ai pu me délecter de toutes les bières aux fruits que proposait la ville et j'en achète depuis régulièrement pour mon propre plaisir.
Gros kiff de siroter m bière framboise devant Grey's Anatomy.
Bilan : - mais tu les bois pas seule, si ? - bah si pourquoi ? 



 - Lisbonne : premières vraies vacances depuis longtemps, et avec ma très chère mère.
Une ville merveilleuse, des gens trop sympas, des "hola meu amooooooor" toute la day (était-ce parce que j'avais décidé de porter des mini shorts en toutes circonstances ? Surtout si la circonstance était de 12 degrés ? Certainement).
Beaux paysages, bonne bouffe, et tout cela à un prix très abordable.
Bilan : je suis rentrée en France avec un côté plus court que l'autre pour cause de coiffeur au style très personnel et j'ai matché avec à peu près 45 Joao sur tinder.

  

Bon, après toutes ces réjouissances il faut bien être honnête ... les gars j'ai fait ce qu'on appelle une petite dépression. OKLM
C'est arrivé d'un coup, comme ça et ça a duré quelque temps. Je ne dormais plus, je pleurais toutes les nuits, je ne voyais personne et restais cloîtrée dans le noir H24.
Pourquoi : Dieu seul le sait.
Je pense que le contre-coup d'arrêter de travailler, de voir moins de monde, d'avoir moins d'amis, moins d'argent mais plus de temps pour le passer ... seule, et bien un matin tout a pété.
Moi qui pleure rarement je pleurais toute la journée sans savoir pourquoi, du coup je me sentais ridicule, du coup je pleurais encore plus. AMBIANCE !
Je suis devenue insomniaque alors que je suis une vraie marmotte, du coup la journée j'étais épuisée et je ne dormais finalement quelques heures par-ci, par-là.
Le reste du temps j'étais sur Facebook à voir ce que les autres faisaient et pour lequel je n'étais pas conviée.
Les gens continuent leur vie et c'est normal. Y'en a juste qui ont oublié que je faisais aussi partie de la leur.
La déception est un sentiment que je déteste, Être en colère, vénère, être fâché, faire la gueule etc c'est normal, ça passe, mais la déception, pour moi qui suis une italienne scorpion rancunière, il n'y a rien de pire.
Et puis un jour tu réalises que tu es quand même bien entourée malgré tout, que la seule personne sur terre à qui tu peux envoyer "ça va pas, faut qu'on se voit", a été, est, et sera toujours là et que t'as des potes super, même si t'en a perdu certains dans la bataille de ta nouvelle vie.
A ceux-là je dis : je vais bien, ne vous en faites pas !

Comme j'étais déprimée et sans argent, je suis moins sortie. Comme je suis moins sortie il m'est arrivée moins de choses, bien que j'ai quand même eu le time de dater avec un mec de 5 ans de moins que moi et ça c'était plutôt cool.
Ne vous emballez pas, le mec a perdu ses couilles au moment où il  comprit qu'il pourrait éventuellement s'en servir.

Ai-je réellement eu le time de le relancer ? Je ne pense pas. Je n'ai clairement PAS son temps.

Entre toute cette vie fascinante : un moment de grâce.
J'ai eu l'immense chance de voir le film HEIS qui est toujours en salle au Luminor, à Paris.
7€ la place de ciné c'est moins cher qu'à UGC et mieux qu'un fucking film à l'américaine.
Pour les autres, soyez connectés, l'équipe vient d'entamer une tournée en France pour présenter leur film un peu partout.

Vous connaissez l'histoire de la fille qui fait un film toute seule, totally alone, sans moyens, sans sponsors, sans distributeurs, à la force de son coeur et de sa volonté ?
Qui en plus est le personnage principal du film et prends le temps d'aller boire un verre avec toi après la projection et qui EN PLUS est hyper sympa, trop mignonne et putain mais trop talentueuse ?!
Va voir HEIS, pour ton plaisir, pour le film magnifique que c'est, pour Matthieu Longatte qui ne gueule pas pour changer (aka Bonjour Tristesse pour ceux qui l'ignorent - j'ai le bras long frère), pour la poésie du film, pour la façon de filmer à la Xavier Dolan - mais en mieux - parce que les sujets abordés m'ont pris aux tripes tellement que c'était juste et qu'on en parlait pas assez.
Que faire un film sans moyens et y arriver, c'est un truc de OUF et que soutenir le génie du cinéma ça n'a pas de prix, ou si, juste 7€.

✲✲✲

Sinon je suis sortie l'autre soir pour fêter l'anniversaire du mec de ma Natacha non méconnue-et-que-j'aime-d'amour-fou et c'était SUPER.
(PUTAIN Y'A UN MARIAGE DANS MA RUE COMMENT JE M'EN BALEC DE VOTRE BONHEUR ET VOS KLAXONS BANDE DE GROS SHLAGUES QUE VOUS ÊTES). Pardon.

Tellement super que je ne me suis pas aperçue sur le moment que je m'étais pétée le yep. Je me souviens avoir sauté du podium qui devait faire environ 5 cm, d'avoir la cheville qui a vacillé, d'avoir fait "aïe", d'avoir bu une vodka shweppes et continuer de danser toute la nuit.
Le lendemain, 14h30, en posant le pied par terre pour aller aux toilettes, j'ai constaté que :
1) je ne pouvais pas marcher
2) mon pied était très bleu
3) mon pied était gonflé.

Bilan : rentrer chez soi en transport et attendre 25 minutes entre chaque train (je devais en prendre deux), monter des marches, descendre des marches, passer des tourniquets, prendre un bus, rentrer chez soi, se changer, ressortir pour aller chez le médecin, attendre chez le médecin, être reçue par le médecin qui m'a demandé pourquoi je n'étais pas venue plus tôt, que c'était assez ... bleu et à qui j'ai répondu dans la plus grande décontraction :

- parce que je dansais le rock bébé !

Il m'a dit "attelle pendant trois semaines", j'ai répondu "j'ai réellement une tête à porter une attelle ?", il a rétorqué "sinon plâtre",  je porte donc désormais une attelle.

Pour faire simple ; des hauts, des bas, du sport, des smoothies, des rencards foireux comme je les aime, des hommes foireux comme je les aime moins, des rencontres, des abdos, des découverts et des lettres du CIC, des allers-retours chez sa mère quand je mets mon appart sur Airbnb, des amis en or qui m'ont offert un café, un orangina (OUI JE PARLE DE TOI MATKA BABY), un resto, un ticket de métro, un cocktail, leur amitié sans failles : je vous aime d'un amour puissant.


Mona, une nouvelle vie en dents de scie, mais qui signifie qu'elle est bien vivante.
(réplique volée à Vincent CASSEL dans "Mon roi" de Maïwenn)

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