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25 sept. 2017


et accessoirement qu'a été "ma nouvelle vie " ?

Il y a sept mois j'ai décidé d'envoyer balader mon quotidien professionnel morose et déprimant pour les joies du chômage.
Parce que j'aurais pu continuer mon boulot et jouir de tous ses avantages (c'est-à-dire uniquement d'un salaire) ou bien de m'endetter comme jamais et rester chez moi.

Évidemment j'ai choisi la deuxième option. 

Ce que les gens ignoraient c'est que ce choix était mûrement réfléchi et surtout, j'avais un vrai projet - personnel et professionnel - derrière tout ça.
Sauf que justement ça, les gens autour de moi n'en avaient pas conscience.
J'ai eu le luxe d'envoyer péter mon confort et ma sécurité de l'emploi pour un avenir justement tout sauf luxueux.
Sur le coup, j'ai essuyé les remarques telles que "tu fais ta crise d'ado, on n'envoie pas balader un CDI comme ça, tu vas faire quoi de ta vie, tu es totalement immature et capricieuse" et autres soutiens non négligeables puis j'ai mené ma petite barque telle la sirène que je suis et sept mois plus tard je vous dresse ce bilan.

Tout d'abord, la quiétude.
J'ai pu déconnecter d'un boulot prenant moralement et en définitive, physiquement, pour enfin me recentrer et questionner sur ce que j'aimais, voulais, souhaitais et surtout ne voulais plus, jamais.
Parce que je fais partie de cette catégorie de personnes qui pensent que même un CDI ne devrait pas pourrir notre existence, j'ai tout plaqué pour Pôle Emploi.

Ce n'est pas parce que "c'est la crise, trouver du boulot c'est la galère etc" qu'il faut accepter de se laisser traiter comme une merde et devenir le zombie de soi-même.
Quand je me suis rendue compte que je ne parlais que de mon boulot "de merde", à ma famille, mes amis, mes amants ... j'ai réalisé que ce boulot si précieux aux yeux de la société n'était que source d'enmerdes.
En clair, le burn-out ou la dépression post-taf de merde c'était trop pour moi, j'ai décidé que ma vie ne se résumerait pas à ça.
J'ai donc négocié mon départ et sans pot - de départ - ni quoi que ce soit, je suis sortie la tête haute et j'ai pris mon train pour la dernière fois.

Ensuite, sachez que si vous voulez tester votre amitié, le chômage sera votre meilleur allié !
Vous pourrez constater par vous-même que lorsque vous avez moins d'argent et vous déplacez-moi (car moins d'argent), peu de vos amis continuent de ... s'intéresser à vous.
A votre vie, vos humeurs, vos projets, vos doutes ... ce qui animent vos journées en réalité.

Quand tu as de l'argent à claquer en soirées parisiennes - pour toi et les autres - tu as plein de potes et ta vie sociale est dingue.
Quand tu as moins d'argent et donc, ne sors plus - ne rince plus - et préfère rester dans ta banlieue pour éviter de claquer ton budget courses dans des mojitos, curieusement tu n'as plus personne autour de toi.



Inutile de lancer le débat Paris / banlieue, on sait tous que le parisien ne sort pas de chez lui, et encore moins pour venir chez moi.
Alors moi, j'ai attendu, un peu.
J'ai été déçue, un peu.
J'ai été triste, beaucoup.
Puis après une phase de dépression post-chômage à base de :
- je n'ai plus d'argent
- je n'ai plus d'amis
- je n'ai pas de but dans la vie
- tout le monde s'en fiche de mon existence.

J'ai entamé ce que j'appellerai ma phase de "j'suis une meuf au top, j'ai plein de projets et je n'ai besoin de personne, ni en Harley ni en Davidson".
Et quand j'ai accompli tout ça, bizarrement les gens ont fait leur grand retour.

Ai-je réellement le temps d'être plus fréquentable lorsque je ne suis pas en dépression ?
Absolument.

Au début le chômage c'est cool, tu reprends des forces, tu te reposes, tu penses à ta vie, à son sens, à ce que tu aimerais concrétiser puis un beau jour tu atteins la "dépression zone" (citée ci-dessus) puis la "phoenix zone" pour enfin atteindre la "quiétude zone" et un beau jour tu te réveilles et là ... la "fierté et harmonie zone" te tend ses bras.

Je me suis sentie très seule, triste, incomprise, délaissée mais je ne me suis pas laissée abattre car dans la vie ton meilleur allié et bien c'est toi-même et personne d'autre.

En sept mois j'ai eu le temps d'être fichée bancaire, muscler mon cul à la salle, apprendre à gérer ce que je mangeais et donc, envoyait dans mon cul, prendre du recul quant aux gens que j'avais autour de moi, profité de ma famille, coupé mes cheveux, voyagé, suis partie en vacances, me suis cassée le pied, la tête et le coeur; teins mes cheveux en brun, en orange, en blond, en châtain, daté, fucké et peut-être même de tomber amoureuse.
Nan j'déconne.
Ou pas.

J'ai rempli mes journées d'activités que je n'avais pas le temps de faire lorsque je bossais telles qu'aller chez le médecin à 15h30 ou prendre un café à 17h00.

J'ai organisé minutieusement et consciencieusement mes projets et ce dimanche dernier était mon dernier en tant que chômeuse car aujourd'hui je commence ma formation.
Celle pour laquelle j'ai tout plaqué, quitte à en chier grave et OMG que j'en ai chié.

Sept mois plus tard, la tête haute et vidée de toutes nuisances j'ai préparé mon sac et m'apprête à rentrer en cours.
BRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.

Officiellement je suis toujours au chômage mais dans les faits je suis "en formation".

Je vous passerai la partie doutes de soi, vais-je y arriver, vais-je réussir, vais-je trouver ma place, vais-je tout arrêter à la première embûche car cet article c'est surtout de la reconnaissance pour toutes les personnes qui ne m'ont jamais lâché et soutenu jusqu'à la décision finale de mon entrée en formation.
Famille, amis, amants, lecteurs ... MERCI.

Merci à tous ceux qui m'ont soutenu dans cette aventure, qui ont pris de mes nouvelles - sincèrement - m'ont conseillé, ont suivi toutes mes aventures financières / professionnelles / familiales / amoureuses et j'en passe.
Vous avoir près de moi est une bénédiction et je l'oublierai jamais.

Gloire à vous, Gloire à moi, Gloire à Pôle Emploi et Gloire à mes futurs cours de Photoshop où je vais apprendre à retoucher toutes mes photos de profil telle la mannequin proclamée-par-moi et personne d'autre.


*HAPPY ZONE !*

17

17 sept. 2017

© La reines de pommes, Valérie DONZELLI.


Là tu te dis, ok y'a du lourd l'article va être ouf.
Et tu auras raison.

Sache public qu'après plusieurs semaines voire mois de je m'enfoutisme total vis-à-vis de la gent masculine, j'ai finalement craqué pour un garçon que je connais depuis 1905 mais que je n'avais jamais envisagé pour la bonne et simple raison qu'il a piné la terre entière.
Surement toi, ta soeur, ta mère et la fermière.
Il était donc impossible que je me retrouve dans son lit ou sur son pénis.

Ma vie étant très drôle merci beaucoup, on s'est retrouvés par hasard totale de la vie et du kilométrage sur une appli de rencontre.
C'est l'été, je suis fauchée, je ne pars pas en vacances et surtout suis aussi seule qu'un poisson rouge dans un aquarium.
La circonstance de retrouvailles étant très drôle, on a commencé à s'échanger plusieurs messages, puis numéros etc. La base j'ai envie de dire, puis au bout d'un certain temps il m'a invité à passer la soirée chez lui autour d'une bière, un barbecue, un film ... et moi j'y allais sans hésiter et surtout sans crainte de craquer parce que je n'avais aucune envie de me taper le tapin du tiékar et surtout, je connaissais ce mec depuis mille ans. 
Choper dans son cercle est une vraie mauvaise idée, croyez-en mon expérience.
Donc on a passé plusieurs soirées ensemble, à discuter, à manger, à boire et mater des films.
C'est tout ce qui s'est passé. 
Au début.

Au bout de plusieurs soirées amicales sans aucune ambiguïté - de ma part du moins -  l'alcool et mon ivresse facile aidant, un soir est arrivé ce qu'il devait arriver lorsque l'on passe la soirée avec une bombe aussi canon que moi. 
Impact assuré.

Ce qui est hilarant c'est que la veille j'avais envoyé à BFF la liste des 10 raisons pour lesquelles je ne coucherais jamais avec ce mec et qu'il était impossible Oh vraiment peu probable qu'il se passe quoi que ce soit avec lui.

Donc là tu te dis que j'ai autant de conviction qu'une huitre et tu auras raison, totalement raison.

Tandis que les choses dérapaient pour mon plus grand "OMG WTF" je n'arrêtais pas de répéter :
- "c'est n'importe quoi, c'est n'importe quoi" (enfin c'était plutôt : c'est n'porte *hic* quoi, n'imp qu*hic*quoi) pendant qu'il détachait mon soutif et découvrait le Sein Grâal.
Quelques heures plus tard il ronflait et moi j'avais envie de pisser.
Impossible de me rendormir avec une envie de pipi et puis aucune envie de rester dormir chez lui en réalité.

A tatillon, dans le noir, entre le chien qui s'était endormi sur le lit (?!? depuis combien de temps était-il là ?) et les fringues éparpillées, je tentais tant bien que mal de retrouver mon pantalon.
 - oh putain c'est serré ! -  ah merde c'est pas le mien. 
Où est mon t-shirt ? Putain, bon tant pis, j'ai attrapé mon manteau, l'ai ceinturé par-dessus mon soutien-gorge et j'ai cherché mon sac, sac à 500 $ sur lequel cet enfoiré de chien s'était endormi.
J'ai avancé vers la porte sur la pointe des pieds, en tenant fermement mes clefs dans ma poche pour ne pas qu'elle "cling cling" et qu'elle réveille mon amant qui ronflait comme un porc.

Tandis que j'avançais à l'aveuglette, j'ai glissé sur une capote et j'ai failli me péter le col du fémur.
C'était dégueulasse mais rassurant.
J'ai voulu ouvrir la porte mais elle était fermée. Je l'ai déverrouillé dans un silence de mort et suis sortie de la chambre aussi légère qu'une plume. 
Je me suis dirigée vers la porte d'entrée, toujours sur la pointe des pieds et j'ai pressé la poignée pour sortir. 
La porte était aussi fermée à clefs. 
Bordel !
Sur la droite, un tableau avec cent milliards de clefs. J'avais donc une chance sur ... cent milliards de trouver la bonne.
J'ai attrapé une première clef, sans succès. Une deuxième, toujours rien. La troisième était la bonne, alléluia je suis sortie de chez lui pieds nus, tenant mes mules de 15 cm dans ma main et j'ai traversé ma ville dans un walk of shame estival de toute beauté.
Arrivée chez moi j'ai viré le peu de fringues que j'avais sur moi et je me suis enfin endormie dans un lit qui était le mien, sans chien pervers et sans ronflements.

Suite à cet épisode fort hilarant, j'ai fréquenté ce mec quelques semaines bien que celui-ci soit en couple.
Ah oui désolée j'avais omis ce détail de l'histoire, le mec a une copine.
Malheureusement pour elle et heureusement pour moi ce mec était aussi fidèle que Tiger Woods, ce qui était rebutant au début de l'histoire et raison évidente pour laquelle je n'envisageais rien d'autre que des soirées barbeuc avec lui, mais ça c'était quand j'avais encore des principes car pour l'heure je ne pensais qu'avec mon moi intérieur et interne.

Pour la petite histoire, le lendemain de cette soirée de toutes les surprises il m'a envoyé un message se rendant compte que 1) je n'étais plus là et 2) la quasi totalité de mes fringues étaient restées chez lui.



Nous nous sommes vus régulièrement, c'était léger et sympa cette petite amourette de vacances, jusqu'à ce que tout parte en couilles - forcément.
Un soir, alors que nous avions prévu de regarder "le Roi lion" et que finalement nous étions directement passés à "comment s'entrainer à faire des enfants et se faire plaisir", j'étais tranquillement en train de récupérer de mon coït et d'admirer à quel point mes cheveux étaient laids après l'amour, lorsque Simba alla se faire un steak puisque apparemment il est tout à fait normal qu'un homme veuille se faire un pavé de bœuf après le sexe.
J'étais donc étendue sur l'herbe son lit telle une antilope qui attendait de se faire (re)croquer lorsque tout-à-coup j'ai entendu quelqu'un taper au carreau.
Ok, hallucination post-sexe sans doute, j'attendais toujours le retour de mon lion quand ça a re-toqué au carreau.
OH PUTAIN SA MEUF !!!

J'ai bondi telle l'antilope des steppes, j'ai couru silencieusement (imaginez tous la scène) jusqu'à la cuisine et j'ai mimé quelqu'un qui tapait au carreau puis le WTF avec mes mains.
Simba a mimé le "va tout de suite dans le salon !!" et j'ai sauté sur le canapé.

Et là... a commencé l'épisode que j'appelle : la gênance extrême.

Ce que vous ignoriez cher public, c'est que Simba ne vivait pas seul mais en colocation.
Coloc que je connaissais dans la mesure où moi-même je connaissais Simba depuis mille ans.
Nos retrouvailles se sont déroulées de la manière suivante : moi sautant soudainement sur le canapé, à moitié sur les genoux du coloc, dégageant le chien d'une main ferme et les cheveux tels Hafida Turner, tandis que les mecs regardaient tranquilement la télé dans le plus grand des calmes au moment de l'impact de ma présence non-prévue et attendue de mon séant sur leur canapé.
J'ai nommé : le saut de l'ange.

Gênance extrême.

Moi : qui essaye toujours de paraitre cool et détendue alors que je ne suis pas certaine que je portais une culotte.
- Saluuuuuuut ! Ca va les gars ?
Les gars : qui me regardaient comme si j'étais folle et le coloc qui commence à m'engueuler parce que j'ai poussé le chien.

A ce moment précis de l'histoire j'ai eu envie de lui dire :
- "sérieusement mec ? Tu penses que j'en ai quelque chose à FOUTRE de ton chien pervers qui me regarde tailler du bois ? Penses-tu RÉELLEMENT qu'au regard de la situation actuelle, j'en ai sincèrement quelque chose à cirer de la manière dont j'ai dégagé ton putain de clébard pour me cacher dan ton salon ? 
NON SERIOUSLY ?!?!! T'as pas l'impression que la situation est anormale ? Que je préfèrerais être n'importe où sauf ici, en planque sur ton putain de canap ?".

Mais je me suis abstenue.
Premièrement parce que j'avais besoin de sa coopération, que j'avais déjà honte d'être visible étant donné que personne n'était au courant de nos petites affaires de lions et surtout, parce que Simba a accouru dans le salon en me balançant mon sac, mon manteau et mes Stan dans la gueule, en faisant "psttttt pchtttt" avec ses mains, l'air de dire "dégage maintenant !".

Moi, le manteau à moitié sur la gueule et les Stan éparpillées, le coloc qui me regarde toujours de travers, son pote qui ne comprend toujours rien parce qu'il est trop con et le chien qui m'observe en coin et me juge en se délectant les babines de la situation ce fils de pute.

Dans ce chaos tout ce que j'ai trouvé à dire c'était "et mon Iphone ?" qui chargeait dans sa chambre.
A côté de mes bracelets. Eux-mêmes à coté de mon string panthère. Lui-même à côté de trois emballages de capotes.

Voilà voilà.

J'étais au max de la situation merdique, situations dans lesquelles j'excelle dans l'art de m'y fourrer un peu trop souvent à mon goût.
Quand soudain, l'illumination a coupé court à mon envie de suicide imminent,

- Aaaaaah ok j'ai compris ! a fait le coloc.
- ?!? a fait l'autre mec.
- Ouaf ouaf ! a fait le chien.
- Ah ah ah on en rira plus tard ! a menti Mona.

J'avais envie de m'enterrer vivante ou d'hiberner sous terre et ne sortir que pour les soldes d'hiver 2018.
Sans déconner, la gênance, la honte de la mort, j'étais au plus mal du malaise malaisant.

Les colocs ont ri de bon coeur tout en continuant de regarder The Voice Kids et moi j'ai mis mes Stan Smith tout en tentant de rester digne, ce qui n'était pas évident.
Simba est revenu de nouveau dans le plus grand des calmes et m'a dit "mais non y'a personne !" et a continué de faire cuire son steak dans la plus grande des décontractions.

Étais-je la seule à avoir vécu ce moment ou bien tout le monde était anormalement passé à autre chose ?

Sans un regard je me suis levée pour aller dans sa chambre, j'ai récupéré mes effets personnels mais pas ma dignité et alors que j'avais envie de le déboiter, le dérouler, lui faire un long et puissant discours à base de :

- Moi on me cache ? Non mais sérieusement MOI on me cache ? Moi on me cache pas moi, moi je suis une Reine moi. Je pars pas par la porte de derrière avec mon manteau sur la tête.
Je suis une BOMBE moi, je pars pas moi. On m'assume moi ! On est fier, on se la raconte de me côtoyer, on me balance pas mes chaussures dans la tronche sans vergogne parce qu'une pucelle tape au carreau.
JE SUIS L'EXCELLENCE BORDEL !"

Mais au lieu de ça j'étais tellement honteuse et énervée que j'ai dit "vazi vazi vazi vazi vazi ..." en boucle et que je suis partie, la tête presque haute et par la porte de devant s'il vous plait.
Lui, a voulu faire une joke et m'a dit "attention qu'on ne t'attende pas devant le portail pour te tirer les cheveux ! ah ah ah." et j'ai eu envie de répondre ;

- Moi on me tire les cheveux à moi ? Moi on me bouillave moi ? Moi on me bouillave pas moi. Moi je me bats pas pour un mec mon gars, j'ai pas ton temps ! Je suis l'excellence bordel !".

Mais à la place j'ai dit "azi azi azi azi azi ...." en boucle et ce jusqu'à chez moi ou plus personne n'était là pour m'entendre.

On n'a jamais su qui avait tapé au carreau et à vrai dire ça m'est bien égal.
J'ai compris que je n'étais pas le genre de fille à se cacher puis partir par la fenêtre, quand bien-même le mec habite au rez-de-chaussée.
Je suis plutôt le genre à se fourrer dans des situations rocambolesques mais pas de là à y laisser mon honneur.

Enfin ... oui bon.  Je l'ai revu quand même un peu. UN PEU !

Puis la situation ne me convenait plus, sa copine existait toujours et j'avais mieux à faire que perdre mon temps avec un mec qui donnait des tickets d'entrée aux meufs qu'il côtoyait tellement c'était le défilé.

Je suis mannequin c'est vrai, mais mannequin d'excellence bordel !

Et à vrai dire, je ne pouvais décemment pas fréquenter un mec qui lorsque je lui envoie une photo sexy avant de dormir, m'a répondu le message suivant :



Moi on me dit bonne nuit à moi ? Moi on me dit bonne nuit quand j'envoie une photo sexy ? 

Azi azi azi azi azi azi azi azi azi azi azi azi azi .....

17

23 août 2017


Oui la meuf n'a pas le time. 
A la base je voulais - et c'est ce que j'avais indiqué sur mon profil - juste me faire des amis pour aller à la plage car rappelons-le, je bronze seule ce qui est cool mais qui est également comme son nom l'indique source de solitude.
J'espérais donc me trouver des mecs de plage avec qui passer mes après-midi et OF COURSE, j'ai cherché tout ça sur tinder.
J'ai matché rapidement avec quelques bretons dont un qui après de brefs échanges proposa qu'on aille prendre un verre le surlendemain.
J'ai dit oui like la fille cool tout en sachant que je trouverais une excuse pour ne pas y aller like a boloss.

Le mec m'a envoyé un message le samedi soir vers 20h00 or je pensais qu'on se verrait dans l'aprem et le wifi et la 4G étant inexistants dans ce bled, j'ai eu son message seulement vers 21h00 donc je n'ai tout bonnement pas répondu.

Le mec m'a relancé deux jours après.
Je me suis dit qu'il était sympa et surtout soyons clairs, j'aime qu'on me relance car je me sens Reine du monde.
Le gars proposait qu'on aille se baigner ou qu'on aille prendre un verre. Moi je rentrais de la plage, il était 18h30 et Papy n'allait pas tarder à se mettre à table car oui, je suis en vacances en tête-à-tête avec mon grand-père donc je dîne tôt !
J'ai donc proposé au breton qu'on se voit après et il a dit ok. Papy était mort de rire quand je lui ai raconté que j'avais rencard avec un local et a suggéré que je me coiffe car il ne connaît rien au wavy bitchy hair.
On a mangé des langoustines ce soir-là, ce qui est très important pour la suite de l'histoire.

Inutile de vous dire que j'ai expédié le dîner like a bitch et que moins d'une heure après j'étais en mini-short et rouge-à-lèvres en direction du lieu de rendez-vous.
Bon en réalité j'étais juste dehors car je ne savais pas où nous avions rendez-vous car le breton ne répondait pas à mes messages.
Ambiance ...

Quand enfin il daigna me donner signe de vie pour m'indiquer un endroit que je ne connaissais pas parce que HELLOOOOOOOO je ne suis pas du coin, le mec a encore mis trois plombes à me répondre lorsque je lui demandais de quelle fucking sandwicherie il parlait.
Histoire de passer le temps, mon seum et mon envie de chier (cf. les langoustines) je me suis connectée sur tinder pour (re)voir ses photos et ainsi me (re)familiariser avec sa face de breton et ainsi ne pas le confondre avec le premier brun musclé que je croiserai.
Le fait est que lorsque je me suis connectée sur sa fiche le mec apparaissait à 23 kilomètres or j'étais à 200 mètres de sa putain de sandwicherie.
Moment de panique et là ... la parano zone fut franchie.

Le  mec se foutait de ma gueule en fait, il était tranquillement chez lui et avait envoyé ses potes se foutrent de la gueule de la parisienne mi-brune mi-blonde qui cherchait la sandwicherie de la plage comme une idiote.
Hyper drôle enfoiré, j'étais trop vénère. Mais qui fait ça en 2017 s'il vous plaît ?
Inutile de vous dire que le stress engendré par ma parano zone me fit entrer dans la "je vais me iech dessus" zone.
J'ai appelé Natacha - la base - et lui ai demandé si vraiment des mecs pouvaient faire ça en de nos jours ou si j'avais trop regardé les films qui se passent dans les lycées américains où l'équipe de pompomgirls se foutent de la gueule de l'intello du bahut en lui faisant croire que Jake, le capitaine de l'équipe de football veut sortir avec elle alors qu'en réalité elles se cacheront dans un buisson pour se moquer d'elle et publieront les photos de la pauvre meuf qui attend Jake au Dinner du coin, dans le journal du lycée.
Parano zone en soi.

Elle m'a répondu que non, mais que le mec pouvait quand même répondre étant donné que HELLOOOOO je le répète ne suis pas du coin bordel !
Je n'en pouvais plus, je suis rentrée chez moi énervée tout en serrant les fesses, papy m'a dit "déjà?" et j'ai répondu "envie urgente" en direction des chiottes.

Dégoûtée, déçue et pensant que même les bretons me prenaient pour une dinde, je suis ressortie plus légère mais toujours vénère et j'avais décidé d'aller méditer sur le sens de ma vie face à la mer.
En sortant j'ai reçu un message du breton qui disait "j'arrive vers chez toi :)" alors que j'allais lui envoyer "va bien te faire enculer toi et toute ta famille de bouffeurs de merlu", d'où le fait de vraiment suivre les conseils de mes amis qui me suggèrent de compter jusqu'à dix avant de parler quand je suis énervée.

On s'est donc bien retrouvés, il était pas mal bien qu'il ait - comme par hasard - oublié de publier les photos de ses cheveux grisonnants sur son profil mais ça lui donnait un charme.
On s'est posés sur la plage, il était méga timide et ne me regardait pas quand il me parlait, ni quand je lui parlais d'ailleurs.
Ambiance de mort.

Finalement il a proposé qu'on aille marcher et m'a fait une visite guidée et commentée de la ville, ce qui était assez sympa.
Devinez son métier ? Je vous le donne en mille : le gars est pêcheur.
Choc des cultures de la citadine et du marin, c'était assez intéressant, voire un tantinet excitant.
Les deux heures de marche passées à crapahuter, j'avais envie de le défoncer mais je me suis retenue quand il a dit "je vais chercher des bières ?".

On a bu notre binouze sur la plage tout en regardant les étoiles et écoutant le bruit des vagues.
Ça aurait pu être romantique si le mec m'attirait ne serait-ce qu'un peu mais non, le mec avait beau être beau et sexy pêcheur, il ne me faisait ni chaud ni tiède.
Par exemple quand on a parlé de tinder il a dit que c'était clairement sa nouvelle activité favorite quand il faisait caca.
J'avais envie de lui dire que ce qu'il faisait sur le trône ne m’intéressait en rien mais j'ai été polie et j'ai regardé le ciel en me disant "putain le mec vient de dire caca".
Qui parle caca au premier rencard s'il vous plaît ? Est-ce-que j'avais le time de lui parler de mes langoustines ? Je ne crois pas.

Il ne m'a quasiment posé aucune question alors qu'on a passé près de quatre heures ensemble, j'ai moyennement apprécié mais bon, le mec avait l'air dispo et je me suis dit qu'un mec de vacances avec qui aller à la plage ça pouvait faire l’affaire.
Vous savez je suis ce qu'on appelle une meuf entière, pas dans le sens "nan mais moi je dis toujours ce que je pense" qui pour la plupart des meufs qui disent ça, sont des grosses victimes.
Non moi c'est plutôt que je ne sais pas faire semblant ou du moins masquer mes émotions. Je suis plutôt excessive et adepte du "blanc ou noir" mais jamais gris.
Quand je suis contente je le clame haut et fort et le monde entier est au courant car je suis une passionnée. Peu importe mon émotion je l'exprime à fond, avec passion, avec candeur.
Un mec qui me plaît je le sais tout de suite, ça ne vient pas après, peut-être, éventuellement - non = je kiffe ou je ne kiffe pas.
Lui je ne l'ai pas kiffé, mise-à-part le fait d’être asthmatique tous les deux on n'avait pas grand chose en commun et anaywway le mec ne savait quasiment rien sur moi vu qu'il ne m'a posé aucune question.

Mais comme je le dis, pour des vacances et ne plus être seule sur la plage pourquoi pas ?
J'ai dit que le mec était dyslexique ? C'est important car plus tard dans la soirée, alors que je lui demandais (pour faire la meuf genre oui j'ai besoin de ton savoir homme marin) quelle était la lumière verte face à nous, il m'a répondu qu'il ne voyait pas de quoi je parlais donc j'ai répété "la lumière verte, là, en face de nous, le seul truc qu'on voit en fait" et il a confirmé qu'il ne voyait pas de lumière verte.
J'ai failli lui dire "PUTAIN TU VERRAIS PAS UNE BITE DANS UN CHAMP" mais je me suis abstenue et j'ai répété "làààààààààà en face ! en vert !" et le mec m'a répondu qu'il était daltonien.
J'ai répondu qu'étant dyslexique et daltonien il aurait carrément pu faire Secret Story car c'était un bête de secret mais il n'a pas compris la joke.

Bref, il m'a raccompagné, je l'ai remercié et il a émis le fait qu'on se revoit auquel cas j'ai répondu qu'il avait mon numéro.
Pas de message en rentrant qui disait "super soirée épouse-moi beauté divine" mais je m'en battais totalement les boobs.
Le lendemain, seule à la plage, j'ai quand même décidé de lui écrire parce que ... bah j'étais seule.
Je l'invitais donc à me rejoindre sur la plage. Le mec a mis mille ans (1h15) à me répondre ce qui déjà m'avait bien saoulé, sauf qu'en réalité, le fait qu'il ait mis du temps à répondre s'est finalement avéré être le cadet de mes soucis.
A mon message "hello, tu fais quoi ? je suis à la plage :) "
Le mec a répondu "salut, ma fille est malade je m'occupe d'elle, bonne plage".

...

Et là, public, tu te dis quel est le problème ?
Je vais te dire quel est le problème public, le problème c'est que le mec avait omis de me dire qu'il était papa, ce qui, soyons honnêtes, n’est pas un problème pour moi dans la mesure où tu le dis et ne le caches pas et surtout, ne le place pas en soum-soum dans un texto.
Moi par exemple, j'ai placé mon neveu dix fois dans nos discussions, et pourtant ce n'est pas mon fils.
Le mec n'a à AUCUN moment parlé de sa fille alors qu'en plus je lui ai jeté des perches énormes du style "t'as trois chambres ? c'est pour tes enfants ? AH AH AH", le mec n'a pas pipé mot.

Le mec est papa, le mec est busy, le mec a une fille, très bien et mazeltov mon gars.
Mais avec qui je vais aller à la plage maintenant ?

En bonne fille que je suis j'ai répondu "ok, bon courage" mais vous croyez qu'il m'aurait répondu ? 
Ou qu'il m'aurait re-écrit ? 
Seriously ? Et bien putain de non !

Avais-réellement le temps de me faire ghoster par un pêcheur ? La réponse est oui.


Rien af', je suis quand même une sirène.



PS : si t'es dans le Finistère appelle moi, on ira barboter ensemble.
11

22 août 2017

 

Actuellement en vacances à Miami Douarnenez en Bretagne et plus précisément à Venice Beach Tréboul aka le village breton de mon enfance, j'avais envie de vous raconter un peu les nouvelles d'ici.

Tréboul j'y ai passé tous mes étés lorsque j'étais gamine et je nous revois encore, ma soeur et moi, chercher des étoiles de mer et des crabes dans les rochers, magnifiquement swagguées dans nos méduses en plastique et nos chapeaux d'été méticuleusement choisis par ma mère.
Les étés où nous mangions du poisson et qu'on se faisait engueuler parce qu'on ne terminait pas nos assiettes et que donc "n'avions plus faim pour le dessert".
Non mais seriously ? Qui est le teubé qui a inventé cette expression de merde ? 
Si t'as plus faim pour ton plat t'as plus faim pour le dessert ?

Tu penses réellement que si j'en ai marre de mon cabillaud au riz je n'aurais pas quand même envie de défoncer le kouing-aman ? Boloss.
Ce genre d'évènement peut marquer à vie, demandez à ma soeur comment a t-elle ressenti cette journée passée devant son crabe, qu'elle n'a jamais terminé mais dont mes parents l'ont contrainte et forcée de regarder des fois que l'envie reprenne soudainement, et qui, s'est finalement endormie de fatigue et de larmes dans son assiette ?





Je me souviens des après-midi à la plage familiale, entre châteaux de sable et recherches assidues de gobies, que je n'attrapais jamais puisque anyway j'avais peur de leur capacité à se mouvoir un peu trop rapidement à mon goût.
La caractéristique d'un poisson en soi.

L'odeur de mi-humidité mi-marine de la maison à deux étages, la vue sur la mer et les bateaux, le grand jardin dont l'accès se fait par un énorme escalier de pierre et la tente que mes parents avaient planté dans le jardin pour qu'on puisse y jouer sauf que les araignées et autres insectes y avaient élu domicile et qu'on avait peur d'y entrer.
Visiblement pas mes parents qui tandis que nous faisions nos siestes d'enfants, eux faisaient la leur d'adultes souillant ainsi l'innocence de la tente du jardin.

La crème NIVEAU après-soleil que ma mère nous étalait sur le bout du nez et dont je me rappelle encore l'odeur, cet incident d'arbre et d'arcade sourcilière de ma soeur l'été 1995 qui lui a valu un coquard énorme et a valu à mes parents certaines questions quand a la tronche de Ribeiry que ma jeune soeur s'est traînée pendant des mois.
Conseil d'amie : ne jouez jamais à la toupie avec votre soeur de 4 ans près d'un pommier de 4 mètres.
Conseil d'amie bis : ne lachez jamais votre soeur de 4 ans après avoir joué à la toupie près d'un pommer de 4 mètres.

 
Les crêpes beurre-sucre, le cidre doux, les mouettes et la pêche que je détestais.
Quel est le but de cette activité qui consiste à attendre des heures un putain de poisson a moitié éclaté, sous un soleil de plomb ou une pluie battante, avec des bottes de pluie et une casquette de capitaine ?
Ah pardon, on me dit dans l'oreillette que c'est pour l'Outfit of the Day spécial Marin 1996.
Le ciré jaune, le bout du nez qui pèle, des vacances en famille et le bateau de papy.

Puis tout est parti en couilles.

La première année c'est lorsque nous sommes parties seulement à trois en Bretagne, le père ayant élu domicile dans la standardiste en intérim de son boulot.
Mes grands parents-paternels, grands princes, avaient accepté de prêter "quand même" leur maison à ma mère pour qu'on puisse "quand même" partir en vacances, père ayant transféré ses comptes en banque dans la standardiste en intérim.
Curieuses que sont les premières vacances à trois alors que jadis nous étions quatre et heureux mais cela n'est pas le sujet. 
D'ailleurs si on nous demande à ma soeur et moi quels sont nos meilleurs souvenirs de vacances, on ne vous parlera que de ceux passés avec ma mère à base de camping et de tornade, de piscine et de salade de concombres, de tempête de pluie et d'abandon familial dans une tente parce que oui, un été alors qu'une tempête avait dévasté le camping, ma mère et ma soeur se sont réfugiées dans la voiture oubliant juste que je dormais dans la tente ce qui lui a évité de s'envoler et a créé dans mon être la peur panique du vent.
Bref, les vacances avec maman c'était le top, même sans père.
Note de l'auteur : cette histoire nous démontre encore plus la faiblesse d'un homme face à une standardiste en intérim mais passons.

Donc cet été là, à défaut d’emmener le père nous avions pris le chat - pas le même délire.
Un beau jour de juillet m'a mère nous informa que nous devions sortir pour "une surprise", nous sommes donc parties à la gare toutes les trois, ma sœur avec son doudou à la main et moi avec mes tresses et mon épuisette (?!?).
Nous attendions, regardions, observions tandis que ma mère nous disait "attendez, vous allez voir !" et alors que nous avions hâte de voir nous avons aperçu notre père au loin.
Moi, fayotte, j'étais trop heureuse mais je crois que ma sœur a fait la gueule, je ne m'en souviens pas distinctement mais la connaissant comme si je l'avais faite - ce qui serait très, très chelou - je crois qu'elle avait un peu le seum.
Père nous avait fait la surprise de nous rejoindre pour les vacances.
Les gens normaux diraient "heu ? chelou !" mais nous pas du tout car nous étions pressées de montrer toutes nos trouvailles de pêches et de cueillette à notre père.
Des vacances à quatre comme si tout était normal et qu'il n'y avait jamais eu d'intérim, c'était le plan prévu par nos parents pour - sans doute - prétendre à un équilibre familial sain.
Il n'en fut rien, mon père a fait un infarctus dans la nuit.

Vous avez dit vie de merde ? Je répondrais KARMA.
Passée l’euphorie des retrouvailles à la gare, nous sommes rentrés tous les quatre et dans la nuit mon père a eu un problème au coeur.
La blague c'est que le médecin de nuit qui s'est pointé état bourré comme un porc et n'arrêtait pas de se prendre les pieds dans le tapis de la chambre.
C'est mon père à moitié vacillant qui l'a porté pour le mettre dans sa voiture.
Parlez-en à ma mère 20 ans plus tard et elle explosera de rire tant la situation était hilarante, si on oublie le côté dramatique de la situation de mon père à moitié en train de mourir.
AMBIANCE ! Vous avez dit AMBIANCE ?
Mon père s'est fait hospitaliser le reste des vacances où nous allions le voir tous les jours entre ses soins faits par un infirmier gay cliché puissance mille et ma mère qui essayait de faire comme si tout était normal.
Son infirmier c'était Jeremstar en blouse blanche les gars, sans déconner. Un gros sketch.
Je vous rassure mon père est vivant à l'heure où je tape, il est toujours dans l'intérim et nous n'avons plus jamais passé de vacances à quatre.


Cet épisode passé, curieusement les vacances en Bretagne ne m’intéressaient plus beaucoup, j'étais une pré-ado qui avait autre chose à foutre que de bouffer du poisson aux arrêtes et de pêcher des crabes, m’intéressant davantage à la pêche aux thons mecs.
Ma mère n'est plus jamais revenue - divorce de boloss oblige - et mon père a déménagé dans le sud.
Quoi qu'il en soit je n'étais plus revenue ici depuis près de 13 ans, jusqu'à l'année dernière où - pour rigoler parce que chacun sait à quel point je suis hilarante - j'ai dit à mon père "dis à papy qu'il me file les clés de la Bretagne j'ai envie d'y aller cet été" et que très sérieusement papy m'a rappelé quelques jours plus tard pour me demander quand je voulais partir.
Depuis, c'est la deuxième année où je passe des vacances bretonnes en tête-à-tête avec papy et c'est plutôt cool.
Je mange du poisson et je finis mon assiette, je vais à la plage mettre ma crème toute seule, je bronze, je regarde ces familles qui me rappellent des souvenirs et j'ai hâte de construire la mienne.
Je suis partagée entre la mélancolie et la nostalgie mais je pense à ma mère qui lisait ses bouquins tandis que nous jouions dans les vagues et aujourd'hui c'est moi, adulte qui lit mes bouquins tandis que les gamins d'à côté balancent du sable et j'ai envie de les niquer.
J'espère emmener mon neveu ici un jour pour qu'il goûte, comme nous à son âge, aux vacances en Bretagne mais pas sûr que ma soeur accepte dans la mesure où le pommier lui a laissé des séquelles irréversible.

 
Je me sens un peu seule dans cette maison pleine de souvenirs mais je suis contente de m'en forger des nouveaux avec mon grand-père parce qu'à ce qu'il paraît "partir en vacances avec son grand-père pour une fille de mon âge c'est très rare" - conneries.
Je bouquine Virginie Despentes sur fonds de chants de mouettes et de vagues, en regardant les gamins chercher des gobies dans les rochers, vêtus de leurs méduses et de leurs chapeaux.
J'entends les mères appeler leurs enfants pour leur mette de la crème sur le nez, je regarde mon papy préparer le poisson, je sens l'odeur du jardin et essaye d'encrer tous ses souvenirs dans ma tête pour qu'un jour, à mon tour ce soit moi qui mette de la crème sur le nez de mes enfants et je leur raconterai mes étés en Bretagne lorsque j'avais leur âge et surtout, celui où j'ai pris conscience que j'avais vraiment envie de transmettre tout ça et d'étaler à mon tour de la crème NIVEA sur le bout de leurs nez.
 
Mention spéciale à la meilleure des mères, même si elle m'a abandonné dans une tente.
A mon père qui a toujours soigné ses entrées.
A ma soeur et son pommier attitré dans lequel il y a encore la trace de sa face.
A mon papy qui est juste en face de moi et grâce à qui je me forge plein de souvenirs d'adultes.
Vive la Bretagne. Vive Tréboul.

17

7 août 2017


Il s'est passé un mois tout juste depuis la parution de mon dernier article et j'aimerai vous dire que j'ai étais très occupée par l'amour et la réussite sociale mais non. J'avais juste la grosse flegme et surtout, pas grand-chose à raconter.
Jusqu'à aujourd'hui.

Il y a quelques mois je suis allée voir un film qui s'est clôturé par un débat final avec l'équipe.
Je connaissais un des acteurs principaux et j'avais très envie de découvrir ce film indépendant, et tout cela n'avait bien entendu aucun rapport avec le fait que le mec que je connaissais soit BFF avec Nekfeu.

Le film était grave cool, si on oublie la partie où je me suis assise sur les lunettes du mec à ma droite.
Le pauvre gars était parti pisser en laissant ses affaires et lorsque je suis moi-même revenue des WC et que j'ai découvert toutes ses merdes sur mon siège j'ai pas capté tout de suite qu'elles appartenaient à quelqu'un et je les ai balancé.
Le mec est revenu et a regardé tout autour de lui tandis que je faisais la fille fascinée par la matière de son siège, puis il a brisé notre scène malaisante en demandant si je n'avais pas vu ses lunettes, lesquelles me transperçaient l'anus.

Le film terminé, nous sommes tous partis, quelques téléspectateurs et l'équipe du film, boire un verre dans le bar d'à côté.
Une fois les groupies rentrées réviser leur bac, j'ai rejoins l'acteur que je connaissais qui était en grande conversation avec devinez-qui ? Le propriétaire des lunettes transperçeuses de trou de balle.
Je me suis incrustée le plus insolemment du monde et mon pote a fait les présentations, le mec en plus d'être myope était italien ce qui rendait les choses très, très intéressantes.

L'acteur est parti en nous laissant là, tous les deux, les yeux dans les lunettes.

- Tu fais quoi dans la vie ?
- Mannequin et toi ?
- Producteur
- Cool
- Mais sinon ?
- J'ai tout plaqué pour prendre soin de moi et découvrir mon moi-intérieur, moi que je cherche dans des bars, et toi ?
- Je bosse dans un cinéma en attendant de produire mon film
- Cool
- Je t'offre un verre ?

Et la soirée a débuté. 

Le mec était super sympa, bon délire et surtout, il avait une super répartie comme moi.
On a passé la soirée à rire et boire des cocktails qu'il m'offrait ce qui est assez rare pour ne pas en parler.
Puis le bar a fermé et nous sommes rentrés chacun chez soi en s'échangeant, à sa demande, nos Facebook respectifs. Le lendemain il acceptait ma demande.

Il n'était pas très réactif sur Facebook donc je suis vite passée à autre chose : le BFF du mec de Natacha.
Pour relire cette histoire fascinante c'est ici.

Après cet échec cuisant d'un mec qui une fois de plus a oublié ses couilles quelque part très loin, j'étais saoulée et je n'avais plus le time.
J'ai donc envoyé un message au mec du ciné en lui disant "mec, voici mon 06, appelle-moi", et moins de deux minutes plus tard je recevais un message.
La vie c'était simple en fait, si un mec veut te revoir, il te revoit. Si un mec veut te contacter, il te contacte.
Faut que j'arrête de penser que le mec a perdu mon numéro ou que je lui ai donné celui de ma mère par inadvertance, surtout que j'ose espérer qu'elle me l'aurait dit si tel était le cas.
Bref, nous avons commencé à nous écrire beaucoup et longtemps et à chaque fois le mec ne cachait pas son envie de me revoir.

Dieu étant grand et farceur, Il avait dû sentir le délire ... le jour où nous devions nous voir, ma banque a devancé notre rencard en m'informant qu'elle avait bloqué ma CB.
Yeaaaaaah, comment faire pour passer la soirée à Paris sans argent = sans consommer = sans manger = sans rentrer chez soi en Uber ou bien acheter un croissant of the shame le lendemain ?
IMPOSSIBLE, j'ai donc annulé.

Nous avons continué de discuter mignonnement, ma vie mon œuvre, mon pied blessé lors d'une soirée (où j'ai bien évidemment passé-outre la partie "dernier sexe sous Hollande" avec le BFF du mec de Natacha) et avions convenu de refixer une date rapidement.

Une semaine plus tard, ma CB débloquée je n'avais pas eu de relance de sa part, et alors que j'étais en train d'en discuter avec ma célèbre Matka (*click*) en sirotant mon vin pêche, elle me somma de le relancer, chose que je ne fais JAMAIS pour la bonne et simple raison que non, quand c'est à toi de me donner des nouvelles et que tu ne le fais pas je vais pas aller quêter ta réponse.
L'alcool et la sagesse de Matka aidants, j'ai  tout de même relancé le mec, qui m'a répondu qu'il ne m'avait pas oublié et me tenait au courant de ses dispos, son nouveau statut de manager UGC mes couilles lui prenant beaucoup de temps.
Une semaine plus tard toujours pas de relance, la semaine suivante non plus et ce jusqu'à aujourd'hui.
Inutile de vous dire que j'avais zappé oublié forget forgot forgotten le gars depuis belle lurette, surtout qu'a suivi ma période "vous m'avez tous saoulé je me suis trouvé d'autres préoccupations que vos petites gueules de trouduculs et par préoccupation première j'entends ma petite gueule et celle de personne d'autre".

ET BIEN SUR, si je vous parle, là tout de suite ... c'est qu'évidemment il s'est passé un truc de ouf.
J'étais tranquillement en train de méditer sur le sens de la vie de mes cheveux trop blonds, quand soudainement, alors que je surfais sur la vague 2.0 de nos vies de merde (Facebook) je suis tombée par hasard, par manipulation que je ne saurais refaire, sur une photo.
Une photo de mon mec du ciné, qui n'apparaissait pas sur sa page Facebook mais que je pouvais bien voir de mes yeux vus et revus là tout de suite devant moi.

Le mec était en toute décontraction avec une fille en robe blanche, photo noir & blanc de bouffons, avec la phrase suivante émanant du frère de la jeune fille portant fièrement sa bague :
source : http://fournisseur-ballon-pms.com/


















(je vous ai laissé un moment pour enregistrer l'info).


Ok, peut-on en parler ? Peut-on parler du mec qui m'a fait la cour pendant des semaines et s'est marié le mois dernier ?

MAIS C'EST QUOI LEUR PROBLÈME PUTAIN ?!?!?!

Est-ce-que j'ai le temps pour ces conneries sérieusement ? Je ne pense pas.

Mon pouvoir de transformer tous les mecs que je quitte en mariés et/ou papa s'étend désormais même aux mecs avec qui je ne sui pas encore sortie ?
Ok donc maintenant dès que je vais juste chiner un mec il va se marier avant même qu'on se roule une pelle ? Quelqu'un connaît un exorciste s'il vous plaît ?
Non sérieux un mec a égorgé un poulet sur une photo de moi à  la naissance ?
Pourquoi c'est toujours à MOI qu'il arrive ces plans foireux ? On m'a monabouté !

Du coup comme j'étais à court de mots, je vous ai demandé les vôtres et pour clôturer cet article sur ce VIEUX MYTHO DE VIEUX MEC DE MERDE les voici en exclu :

- Un mariage de + qui durera 3 ans, le temps d'acheter la maison à crédit, de faire un gosse et d'acheter un chien. Pauvre chien.... 

- Tes deux couillons doivent s'être mariés aussi.
Ils doivent se filer les mêmes mythos et techniques foireuses. C'est du vu et revu !

- Hormis le mariage j ai l impression de le connaître !
Note de l'auteur : là je vous avoue que j'ai flippé qu'effectivement on connaisse le mec mec.
Ca aurait été très gênant, heureusement ce n'était pas le cas.


- Ça m'étonne pas trop, même l'histoire du mec qui te clame haut et fort depuis des lustres qu'il est contre l'engagement mais que quelques semaines il se marie avec une qu'il vient de rencontrer ... VDM.

- ENCORE UN JACKY pfffffffffff.

- Enfoiré affectif (dixit Bridget Jones, mon héroïne, mon guru).

- Pfff bâtard.

- Qu'il a voulu s'amuser une dernière fois avant d'avoir la bague au doigt ...

- Moi je dirai : tu l'as échappé belle ! Pauvre elle !

- Fils de pute ? (Même si sa maman n'y est sûrement pour rien).

- Son épouse est plus à plaindre que toi.

- Couille molle comme d'hab ...

- Encore une belle petite salope.
(Oui ca marche aussi pour les "hommes" de ce genre mais bon ta rien perdu ta pas besoin d'une couille molle).

- Encore un trouduc !
- Bâtard.

- Mdrrrr il t'arrive toujours des histoires de fou mdrrr

- Connard level 438

- Je dirais que le monsieur s'est fait griller haha.

- Ptitebite ? Mais Bâtard j'adore !!

- Enculeur de chicons.
C'est le 1er truc qui me vient en tête

- Balance le truc à sa Meuf !

- Blaireau.

- Une phrase c'est trop long, un mot suffit : connard

- Je plains l'idiote qui a épousé ce trou du cul.

- Écris à sa femme !

- Bâtard et le mot est faible.


Je vous laisse comptabiliser le nombre de "connards / bâtard et trouducul" en tout genre et vous remercie pou votre soutien certain.

Non je n'ai pas écris à sa femme et ce pour deux raisons :
- la première, je ne veux pas briser un ménage/mariage, quand bien même se fut avec un bouffon, not my business comme on dit.
- la seconde, je crois à une force bien plus supérieure que la vengeance qui est la justice divine.
Dieu est grand, il lui raccourcira son pénis avant son voyage de noces.


Allez, mazeltov enculé.


23

7 juil. 2017

 

Titre accrocheur hein ? En réalité c'était pour le référencement, car de base je voulais appeler cet article "comment j'ai arrêté de me préoccuper des mecs" mais ça faisait moins vendre.

Non vous ne rêvez pas, je viens en exclu de vous annoncer que j'ai lâché l'affaire avec les hommes mais sorry, je ne suis pas passée du côté féminin de la force pour autant.

Je ne pourrais pas vous expliquer comment c'est arrivé, avec le temps va tout s'en va comme dirait l'autre, piano piano comme on dit chez moi.
Un jour je discutais avec ma copine Matka (va lire son blog stp) et plus on parlait des hommes - pour changer - plus je me suis rendue compte que ça m'étais passée.
Les hommes, les mecs, les gros bâtards, je ne pense plus à vous. Mon hobby a disparu.

On pourrait dire que c'est venu comme une envie de pisser alors que si l'on devait être très franchement francs, en remontant les mois, les années, on peut aisément dire que j'en ai chié et pourtant ... je ne suis absolument pas désillusionnée pour autant. Pas du tout.
J'ai juste arrêté de me focaliser sur les hommes pour me concentrer sur des choses plus importantes.
En gros j'ai simplement arrêter de penser à vous les gars, et de m'attarder sur vos cas.

Non mais seriously, le temps et l'énergie perdus à cause de vous, sans déconner.
J'en conçois que ça occupe, les hommes PASSION NUMERO UNO dans ma life m'ont pris tellement de temps, de larmes, de rage, d'amour, de textos envoyés et regrettés, de checkup avec mes copines, de selfies au réveil et j'en passe.
Un moment ça m'a lassé. Et méga blasée.

Pour être honnête, depuis plusieurs mois j'ai des préoccupations bien plus importantes que de penser aux mecs, et pour cause, je m'occupe à temps complet de : moi.
Comment être heureuse / Comment prendre soin de moi / De mon corps / De mon esprit (rayez la mention inutile) tout ça me prends pas mal de temps.
SANS BLAAAAAAAAGUE.

Du coup, le temps gagné à ne plus me prendre la tête pour vous est utilisé pour moi et moi-seule.
Et ça va beaucoup mieux curieusement.
Je ne suis plus énervée contre le mec qui m'a ghosté, celui à qui je demande s'il va bien et croit que je suis amoureuse à attendre des bébés de ses couilles inexistantes alors que NON MEC, je te demande juste comment tu vas parce que je suis au chômage et que je me fais chier.
Celui qui se marie avec la première bitch venue, celui qui se marie avec la première pintade venue, celui qui se marie avec n'importe qui mais pas moi.
Je ne suis plus stressée de ne pas être au top si je rencontre un mec en soirée puisque je ne sors plus donc l'histoire est réglée.
Et comme je ne sors plus je ne bois plus comme ça l'histoire est aussi réglée.
Et puis j'ai arrêté de fumer et je bois des smoothies de fruits frais.
Et ... BOOOOORING !

Bah ouais mon gars ma vie est vachement moins excitante mais tellement plus sereine, si tu savais.

Je fais une pause les gars, un break, un focus on myself vous m'avez tous saoulé.

Bref. J'ai arrêté de penser aux mecs car pour l'instant je ne pense qu'à moi.
Et puis quand tout ira mieux dans ma tête, mon corps et mon coeur, je serais archi prête pour le grand amour.
Nan déconne. Mais j'ai grave envie de CENSURED quand même.

Mona loves Mona.

16

3 juil. 2017


Cette fucking journée sur laquelle je reviendrais plus-bas pour laisser mes fans en alerte.

Pour ceux qui l'ignorent, le 1er novembre 2016 j'ai pris la décision d'arrêter de fumer. Oui Encore.
Comme je suis paradoxale et totalement là où ne m'attend pas, j'ai arrêté de fumer alors que je ne l'avais pas prévu - du tout.
Ça m'a pris comme une envie de frange, une envie de décolorer mes cheveux, une envie de réinstaller tinder.
J'ai profité du #MoisSansTabac lancé par le ministère de la Santé tout en sachant pertinemment que le 1er décembre j’allumerai ma Lucky Strike en attendant le bus de 2h18.
C'était un vrai challenge d'arrêter un mois complet et finalement, le mois passé je me suis dit "autant continuer sois pas con". 
Je ne pensais ensuite fumer uniquement en soirée et finalement les soirées ont passé et je me suis dit "autant arrêter complètement sois pas con".
Et j'ai arrêté de fumer.

Comment ? Parce que je l'avais décidé. C'est aussi simple que ça.

Les changements ont vite opéré, à commencer par l'odeur de clope dont je me suis libérée.
Sur les fringues, les rideaux, mes cheveux, ma peau et mes chicots - pour n'en citer que certains -
Je voyais la cigarette comme une vraie drogue, dangereuse et nocive - ce qui est le cas.
Certes, attendre le bus où aborder du BG en soirée était plus difficile mais justement, avoir arrêté de fumer était devenu ma nouvelle identité. J'étais "la fille qui ne fume pas" parmi 98% de fumeurs.

Inutile que je vous narre la partie sur l'économie d'argent car je vis toujours (bien) au-dessus de mes moyens.
Par contre, ne plus m’encombrer de paquets qui prennent de la place dans mes poches et mes mini sacs m'a aussi libéré.
On en parle ? Terminé de se trimbaler son paquet en soirée qui finira par être écrasé lors d'un grand écart avorté ou bien plein de bière collante.
Anyway, je ne pouvais pas me transformer en healthy girl qui va à la salle et bois des smoothies puis continuer de cloper comme une teubé *rimes*.
Et puis bon ... la cigarette est mortelle. Cela se suffit à tout le reste.

5 mois et demi d'arrêt plus tard, j'ai repris la cigarette au premier tour des élections présidentielles.
A cause du stress électoral ? Pas du tout.

Avais-je réellement le temps de reprendre la clope à cause d'un mec ? Connement vrai.

Mec qui s'est par la suite débiné au profit de Netflix mais là n'est pas le sujet.

J'ai repris un peu, par-ci par là, pas beaucoup mais j'ai repris quand même.
J'attendais le bon moment pour arrêter de nouveau car soyons clairs les déglinguos, si tu n'es pas motivé ni volontaire pour arrêter de fumer : inutile de te lancer ça ne fonctionnera pas.

Évidemment, ceux qui me connaissent savent que dans toutes mes histoires il y a un mec qui se cache derrière mes articles. Et ça n'a pas loupé.
J'avais repris la clope un peu mais c'était déjà trop je le savais. J'attendais le 1er juillet pour re-arrêter complètement parce que c'était le début du mois et que j'avais plein de soirées de prévues en juin et donc, je savais que je fumerais.

Et là ... est survenu le drame.
J'étais tranquillement dans le canap chez ma mère - encore - et je surfais tranquillement sur Instagram, mignonnement, lascivement quand soudain je l'ai vu : la photo.
Non ce n'était pas une photo de teub parce que oui, on peut voir des teubs et pas mal d'autres choses d'ailleurs sur Instagram sauf que là j'étais tombée sur la photo du mariage de mon ex.
Encore ? Me diriez-vous, car oui j'en avais fait quelques articles, sauf que là il ne s'agissait pas d'un ex-Tinder ou de mon ex fiancé, non.
Il s'agissait de THE ex. Celui qui a compté et celui qui est tabou.

Le mec s'est marié. 
Que dire ? GROS ENFOIRÉ DE MERDE ? (par exemple).

Je me revois sur le canapé, avachie, à pianoter sur mon téléphone puis me relever d'un coup,

- putain P*** s'est marié.

Ma mère s'est stoppée nette et a arrêté de regarder "Plus belle la vie", elle attendait ma réaction avec les yeux du chat poté.
Je me suis levée, j'ai attrapé mon paquet de clopes, un briquet et mes clefs et je suis sortie m'aérer. J'étais littéralement sur le cul.

J'ai squatté la balançoire du parc en bas de chez ma mère et j'ai réfléchi à ma vie.   
J'avais la rage du spartiate. Non pas parce que j'étais encore amoureuse de mon ex, non les gars, soyons clairs, depuis la rupture j'ai eu le temps d'avoir mille nouveaux amoureux bien que ceux-ci soient éphémères mais là n'est toujours pas le sujet.
Le chapitre de ma vie avec ce mec est tourné, brûlé et j'ai écrit cinq nouveaux tomes depuis.
Non, j'avais la rage parce qu'une fois de plus un mec que j'ai quitté parce qu'il ne voulait pas s'engager s'est marié juste après moi. Et aussi un peu parce que c'était pas un ex comme les autres.

Vous avez vu le film "Charly les filles lui disent merci ?". Je suis Charlie.
Je sors avec un mec, je quitte ce mec. Il se marie.


Seriously ? Et moi pendant ce temps j'alimente ce blog pour vous raconter que les mecs avec qui je sors sont des putains de tocards, tocards qui finissent pas se poser avec une fille après que j'ai quitté, voire fui, leurs vies.

WHAT
THE
FUCK
?

Je suis la fille idéale. Non sérieux. Un jour je vous ferais un article sur pourquoi il faut absolument sortir avec moi tellement je suis géniale, mais pour l'instant je suis trop occupée à vous raconter que mon ENFOIRÉ D'EX DE MERDE S'EST FUCKING MARRIED !!!

Et moi pendant ce temps là ? Avais-je really le temps de chanter sous les bois ? ABSOLUMENT PAS !

J'arrivais pas à le croire, j'étais dégoûtée, je m'en remettais pas.
J'ai fumé deux clopes d’affilée, il faisait une chrana de dingue et j'avais mangé une salade au saumon juste avant. Avant quoi ? Avant que j’apprenne que MON ENFOIRÉ D'EX S’ÉTAIT MARIE.
En gros je me tape des handicapés sentimentaux dépressifs que je quitte pour les mêmes raisons et les mecs voient la Vierge juste après, se rangent et se marient.

E-T  M-O-I  J-E  F-A-I-S  Q-U-O-I  P-U-T-A-I-N ?
J'écris des articles sur eux.


Les gars se transforment en mecs parfaits. Énorme fumisterie.
Vous pensez que leurs meufs pourraient me remercier pour le travail accompli ? Non parce que moi je me tape leurs phases de tarés dépressifs et elles, elles se récupèrent le mec idéal.
Le mec soigné, sain et serein qui a pansé ses blessures. Parce que je suis un sparadrap en fait, grâce à moi ils tournent la page de leurs passés de cons et deviennent des mecs bien.

Ai-je réellement une gueule de Mercurochome s'il vous plaît ?


Du coup la suite de l'histoire est simple, je suis rentrée chez moi écœurée de la vie et du saumon sous canicule, j'ai vomi de rage, d'énervement et de canicule, j'ai eu la  nausée toute la soirée de clopes et de canicule et d'ex de merde qui se marient pendant que je vomis et là, juste à cet instant, je me suis dit Mona, c'est maintenant, c'est le moment, c'est tout de suite.
Et j'ai arrêté de fumer.

Parce que maintenant, je me dis que même si mes ex se marient, même si je suis vénère de la mort vénère, je ne peux pas décider que mes ex restent célibataires en me regrettant jusqu'à la fin de leurs vies de cons, mais je peux décider d'être en bonne santé et de prendre soin de moi.

En attendant l’Élu.

32

20 juin 2017



Encore une fois j'ai tout donné dans le titre merci beaucoup.
Au vu des récentes nouvelles apprises pas plus tard qu'hier soir, j'avais le choix entre reprendre le cours du blog avec cet article ou bien en écrire un autre dont le titre serait "comment les mecs sont tous des gros trous du cul d'enfoirés de merde qui se foutent de notre gueule et par notre j'entends la mienne" mais c'était trop long et trop agressif pour un come-back.

Stay tunned, il n'est pas impossible que l'article soit publié incessamment sous peu.
En attendant, voici la folle histoire de Mona qui aime les filles, et une en particulier.

C'était un jeudi soir comme il en existe tant d'autres.
Avez-vous déjà remarqué que les jeudis soir sont toujours plus palpitants que les vendredis ? A croire que l'interdit de sortir et de rentrer tard car on bosse le lendemain nous donne envie de faire encore plus de folies.

Suis-je réellement au chômage et donc, n'ai aucune restriction professionnelle ? Absolument.
Est-ce-que cela m'a empêché de sortir le jeudi soir lorsque j'avais un boulot ? Absolument pas.

Bref, le jeudi tout est permis et ce jeudi-là j'avais l'anniversaire du mec de Natacha.
Inutile de préciser que depuis que je suis au chômage ma vie sexuelle sociale l'est également, j'étais donc assez jouasse de bouger mon boule musclé par LA SALLE pour fêter ledit anniversaire.
Nous avions un étage privatisé, de l'alcool qui coulait à flot, ma récente frange était bien lisse et j'avais un crop top.
Ok les gars, la soirée pouvait commencer.

C'est peu après mon arrivée que Natacha et son mec me présentèrent Gérard, aka le BFF du MDN* (mec de Natach) avec qui ils essayent de me caser depuis six mois.
Elle m'a dit "il n'est pas grand mais il est sympa" / il m'a dit "il a un prénom de merde, mais il veut se poser".
Moi je me sus dis "il s'appelle Gérard, c'est totalement mortadelle", donc forcément quand on me l'a présenté j'ai fait ma bêcheuse parisienne-que-je-ne-suis-pas et je l'ai à peine calculé tandis que Natacha me faisait des énormes clins d’œils absolument pas discrets.

Comme j'étais toujours une bêcheuse minaudeuse parisienne-que-je-ne-suis-toujours-pas, j'ai mis mon radar en route à la recherche d'une vraie target.
Beaucoup quelques verres plus tard je dansais le rock sur Larusso tout en ondulant contre ma trouvaille masculine dont je ne connais toujours pas le prénom à l'heure où j'écris.

Entre deux portés/tombés/boulés, je faisais à mon tour des clins d’œils absolument pas discrets à Natacha qui m'a prévenu de suite que si je choisissais cette cible, il ne fallait pas que je m'attende à quelque chose de sérieux.
Au moment précis de l'histoire c'était exactement mon but donc c'est avec aplomb et enjaillement total que je répondais "no problem babe !" et que je rejoignais mon mec pas sérieux pour danser la salsa sur la Tribu de Dana.

Beaucoup de déhanchés plus tard j'avais (très) soif et surtout marre de boire de la bière et de la sangria, je me suis donc dirigée vers le bar pour commander mon premier mojito de la soirée.
Je suis descendue puis frayée un chemin vers le comptoir et là ... je l'ai vu.

La serveuse était trop bonne.
Lunettes, coupe courte à la garçonne, yeux verts et tatouée de partout et surtout dans des recoins que j'imaginais totalement tout en ayant chaud de la culotte tête.
Je me suis approchée et j'ai commandé mon mojito. Elle m'a répondu "ça marche ma belle".
Ok les gars vous m'avez perdu.
Elle était trop BELLE, la fille m'attirait je n'avais yeux que pour elle alors que ... techniquement je suis quand même totally love des hommes soyons clairs.
Genre grosse passion dans ma vie, best hobby de ma life, LES MECS en caractères 48 dans "centre d'intérêts" sur mon CV.
Mais là ... la fille était juste méga envoûtante.

Elle m'a servi, je lui ai dit "t'es magnifique !", elle m'a répondu "oh merci, t'es trop mignonne".
Ok les gars vous m'avez encore perdu.

Je suis remontée rejoindre ma target qui en fait avait une tête de trou du cul et j'ai siroté mon mojito tout en dansant la valse sur Britney Spears et ce, sans mon mec/pas mec à la tête de trou du cul.
IT'S BRITNEY BITCH.

Puis jeudi oblige, les gens qui ont une vie professionnelle stable et normale ont commencé à partir.
Moi j'étais méga motivée pour continuer de danser, boire des mojitos et draguer la serveuse mais  problème : Natacha et son keum rentraient eux aussi.
C'est alors que la soirée a pris un cours inattendu ...
Gérard n'avait pas envie de rentrer non plus et surtout, avait posé son jeudi. Il était donc complètement opérationnel pour qu'on continue la soiré ensemble.
Natacha me connaissant que (trop) bien, elle a demandé à Gégé de prendre soin de moi et surtout, de bien faire attention à sa chère Monanouchka.
Si elle savait ce qu'il m'attendait ... 
Moi, sociable et ivre, je fis de Gégé mon nouveau BFF et nous avons terminé la soirée endiablés à boire des verres et danser sur Garou.
Entre-temps, j'allais faire des œillades à la serveuse qui m'obsédait toujours.

Alors que le bar fermait, j'ai commandé un dernier verre et la serveuse canon me l'a offert parce que "tu as commandé toute la soirée et t'es vraiment trop mignonne".
Ok les gars vous m'avez définitivement perdu.

Le bar a fermé, Gégé a pris ma main pour m’emmener dans un autre bar et là nous avons dansé le rock sur du ... rock.
J'arrêtais pas de hurler "J'ADORE MA VIIIIIIIIE" (alcool aidant, c'est fou comme tout a l'air plus génial quand nous sommes ivres, ivres de vivre). 
Puis, forcément, comme ma vie n'est qu'une vaste imposture, j'ai voulu rejoindre Gégé qui me commandait une énième vodka Shweppes (là vous vous dîtes que ça fait beaucoup d'alcool et de mélanges et vous avez totalement raison, vous comprendrez pourquoi par la suite).
J'ai donc sauté du podium qui faisait environ cinq centimètres et c'est à ce moment PRÉCIS que ma cheville a vacillé sous un énorme AÏE !

Premier réflexe : personne ne m'a vu ? Ok c'est bon.
J'ai soufflé une minute puis j'ai avalé mon verre d'une traite et j'ai continué de danser jusqu'à ce qu'il commence à faire jour et que Gégé (re) prenne ma main pour n’emmener vers un taxi.
Nous sommes rentrés chez lui, nous avons chanté et fait du piano puis c'est dans la plus grande décontraction que j'ai enlevé mont shirt et mon pantalon pour afficher ma culotte taille haute sans couture dentelle apparente et que j'ai déclaré "je vais me coucher" puis me suis couchée dans son lit comme si j'étais chez mon reup.
J'ai appelé la suite de ce moment "la dernière niquance sous Hollande".
Comprendra qui voudra.

Le lendemain (14h00) les mélanges divers et variés d'alcool commençant à danser la lambada dans mes intestins, je me suis levée discrètement pour aller ... me rafraîchir et c'est là que j'ai constaté que mon pied était bleu, énorme et surtout que je ne pouvais pas le poser par terre.
Grosse ambiance.

Etais-je réellement à plus d'une heure de transport de chez moi ? Forcément.

Bref, la suite de cette histoire est très simple, Gégé a acquis le sobriquet de Gégé-le-trou-du-cul-qui-ne-m'a-pas-rappelé alors que personnellement j'aurais opté pour Gégé-le-mec-qui-fait-le-mec-alors-qu'il-a-un-shampoing-pour-calvitie-dans-sa-douche mais ce serait méchant.

Un jour j'écrirais un article sur "pourquoi les mecs pensent qu'on va tomber amoureuse à la première pelle et donc, fuis comme des enfoirés alors que soyons honnêtes mon amour pour un homme dure entre 5 minutes et deux jours". Mais là n'est pas le sujet.

Le mois suivant, j'ai pensé à la serveuse tous les jours. Elle m'obsédait.
Je me suis rapidement rendue compte que depuis, mon regard sur les femmes avait changé.
Je les regardais tout le temps, je les trouvais belles et j'imaginais des selfies aux hashtag #Love sur mon Instagram avec certaines d'entre elles.

J'ai changé mon paramètre de recherche sur tinder "juste pour voir" et j'ai réalisé qu'il y avait franchement pas mal de meufs méga belles/ bonnes/ envisageables autour de moi.
J'en ai parlé autour de moi tellement la serveuse m'obsédait et tellement j'avais l'impression que tout m’échappait,

Ma mère : et bien écoute, pourquoi pas après tout !
Ma tante : ça se trouve c'est ce qu'il te faut pour être heureuse.
Mon neveu : elle ressemble à Raiponce ?
Ma soeur : genre t'aime plus la bite ?
Ma chatte : Miaou ?

Je n'étais pas plus avancée jusqu'à ce que Natacha - encore une fois - entre en scène,

- Ca va Monanouchka ?
- Si on oublie que je me suis faite ghostée par un chauve probablement gay, ça va
- Il est complètement gay même
- Le mec fait le beau alors que ALLLLOOOOO tu t'appelles Gérard et t'as un shampoing spécial perte de densité
- Et des chaussures de merde. Et tu sais pas quoi ? Mon mec il va souvent dans le bar où on a été
- Ouais et ?
- La serveuse tatouée ...
- La bonasse qui m'obsède ?
- Oui, et bien figure-toi qu'elle est lesbienne !
- [...]
- Mona ? Allo ?

La minute suivante j'avais son Instagam sous les yeux (vous connaissez tous ma capacité à exceller dans l'art du stalking).
La meuf était effectivement tatouée de partout, elle est modèle nue, fait du pôle dance et est célibataire.
Et elle travaille tous les jours sauf le mardi.

Bon, peut-être que la première niquance sous Macron sera différente des autres ...
Ou peut-être pas.

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