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17 nov. 2017


Mes semaines sont bien chargées en ce moment.
Entre les cours, les entretiens pour mon stage, les projets, l'écriture, les mecs qui me cassent la tête, le coeur et les couilles, ma famille de taré et mes amis du love : je suis on ne peut plus busy.

Mais j'aime ma vie, même si je roule à 100 à l'heure et que je n'ai pas le permis.
J'aime les nouvelles aventures que m'offre chaque nouveau réveil et j'aime l'imprévu.
Mais y'a quand même des limites.

Ce jeudi j'étais en cours de veille marketing toute la journée. J'avais peu dormi car pas dormi chez moi, me régalant d'un walk of shame assumé dès 7h00 du matin, en pyjama et sans soutif afin de rentrer chez ma mère prendre une douche et me préparer.

Elle m'a entendu, elle m'a dit "Mona c'est toi ?", j'avais envie de répondre "non c'est le voisin" mais je me suis abstenue.
Elle m'a regardé, j'avais les cheveux gras de la mort et j'étais gelée par le froid.

- t'as pris ta douche ?
- regarde ma face ...
- tu aurais dû parce qu'il n'y a pas d'eau chaude. Bonne journée !

J'ai honnêtement hésité à retourner chez le mec pour me doucher puis je me suis souvenue que j'étais une fille cool et détachée donc je me suis lavée à l'eau froide, tout en traitant de gros FDP le bailleur de ma mère qui ne respecte rien ni personne pour couper l'eau chaude un jeudi matin d'hiver froid.

Par contre, mes camarades de classe ont vanté les mérites de mes cheveux brillants et soyeux lavés à l'eau gelée.
Toujours positiver dans la vie. Surtout quand il s'agit de mes cheveux.

La journée ne passait pas, je suis rentrée chez moi le midi pour ranger mon appart car j'avais eu une Airbnb la veille et j'avais 15 minutes pour déjeuner.
Je n'avais que des pâtes et pas de sauce. God bless l'huile d'olive et les aromates.

Je suis quand même arrivée en retard, du persil encore dans les dents et je ne sais pas comment j'ai survécu à l'après midi.
Ah si je me souviens, j'ai cherché des polonais pour casser la gueule de mon ex sur Google.

17h00, fin de la formation, j'ai couru prendre le bus parce que j'avais rendez-vous chez l'esthéticienne pour un défrichage léger massif des sourcils et d'autre part de mon anatomie.
Pendant qu'elle retirait la cire de mon SIF nous parlions des vrais sujets de notre société.

C'est à dire Tinder et les gorges profondes sans les mains.

Ah ah ah.
Ah ah.
Ah.

Plus légère du pussy et toujours en speed, j'ai repris le bus pour déposer mon ordi chez moi et étendre ma machine car j'avais un dîner ensuite. Aucune envie de me faire voler mon PC parce que je me serai endormie d'épuisement comme une merde dans le RER.
J'ai déposé mes affaires, j'ai étendu mes draps, j'ai rapidement lu le mot que ma Airbnb m'avait laissé et je suis repartie prendre mon train.

J'ai même pas eu le temps de mettre du rouge à lèvres.
Ah pardon j'oubliais j'ai un herpès depuis peu.

Ma soirée était top, même si le chien de ma copine aime faire l'amour à son couffin mais là n'est pas le sujet.
Christine Boutin aime aussi faire l'amour à son couffin.
...

...

Vous avez compris ma blague ? Putain j'me kiffe (*kiss my hand*).


23h00, je pars le coeur plein et l'estomac au bord des chiottes parce que je me suis goinfrée de M&MS et comme je ne mange plus de sucreries, dès que j'avale un Kinder j'ai le bide retourné.
Oui mes histoires de transit sont intéressantes ne bougez pas.

Bref, j'ai marché vers l'arrêt de bus, j'ai couru pour avoir le bus, j'ai pris le bus et arrivée à la gare SURPRIIIISED : pas de RER.
J'ai commandé un Uber, il s'est évidemment perdu et lorsqu'il est enfin arrivé, quand je suis montée dans la voiture j'ai perdu l'usage de mes nasaux.
J'ai failli demander au mec s'il avait fait une séance de crossfit avant d'arriver teeeeellement ça puait la transpi dans la caisse. Un truc de ouf.

20 longues minutes d'apnée plus tard, j'arrivais enfin chez moi.
Thé détox de la nuit, étendage de la nouvelle machine, démaquillage, pyjamage : j'étais au max.

Je me suis enfin couchée, il était minuit passé, j'étais totalement KO, j'ai fait un dernier tour sur les réseaux sociaux des fois que j'ai manqué un truc de ouf (non) et j'allais éteindre mon téléphone lorsque j'ai reçu un message d'un mec.
Un mec vraiment mignon.
Qui m'a mis trois plans.
Mais un mec que je chine depuis quelque temps déjà.
Mec qui était en route vers chez moi.

Ah bah ok. Il se faisait pas chier le gars ! J'étais en pyj posée décontractée prête à m'endormir et le mec débarquait nooooormal comme si j'étais à sa disposition et que j'allais l'accueillir dans mon lit et autres le plus calmement du monde.
No culot quoi. Le mec a cru que sa life c'était ça.
...

...

Évidemment que je me suis levée pour mettre une culotte sexy et que je l'ai attendu en position du poney sur mon tapis aztèque.
Sauf qu'à peine j'avais posé les genoux à terre qu'une ombre noire me fit sursauter.

OH PUTAIN D'SA MÈRE !! Une araignée géante, une mygale, Maétika dans mon salon.
J'avais oublié que sur son mot laissé, ma Airbnb m'avait écrit un truc du genre "biggest spider I never seen of my life" un truc du genre.

Qu'on soit clairs les gars, je n'ai pas peur des araignées et je refuse de les tuer.
Sauf que là, c'était elle qui allait me tuer.

J'ai appelé le mec qui était en route, il m'a dit "parfait, je la tue et on dort" et dans ma tête j'ai pensé "heu genre je t'attends le cul en l'air pour dormir" mais j'étais trop occupée à pas niquer, heu paniquer pour réagir.

J'étais assise sur mon lit, toutes lumières allumées et j'observais Maétika faire sa petite life de spider tandis que je suais la peur dans mon string trop petit.
Le mec n'arrivait pas.

Je ne la quittais pas des yeux parce que j'avais peur de ne plus la retrouver et devoir mettre le feu à mon appartement pour m'en débarrasser.
Le mec n'arrivait toujours pas.

Elle bougeait, allant de mon salon à la cuisine, du rideau à mon canapé, du salon à ... ma chambre.
Le mec n'était toujours pas là.

Je changeais de place en hurlant à chaque pas de pattes, envoyant des menaces de mort au mec qui était censé me sauver et qui n'était toujours pas arrivé.

 


Au bout d'une heure, fatiguée, épuisée, apeurée et les poils restants hérissés, j'ai décidé qu'il était temps ... de la tuer.

Je ne pouvais pas l'attraper et la faire sortir, ni la laisser au-dessus de ma tête.
J'ai donc été chercher mon balai ... avec beaucoup de remords et j'ai mis 5 minutes à me concentrer et ne plus trembler pour mettre le premier coup.
J'ai failli pleurer. Que Dieu me pardonne ...


OH PUTAIN ELLE N'ETAIT PAS MORTE.

Je l'ai re-poursuivi, j'ai remis un coup de balai en pleurant.
Que le maitre des araignées me pardonne ...



OH PUTAIN ELLE BOUGEAIT ENCORE.

Les gars, je vous épargne ce loooong moment malaisant, j'ai eu beau lui mettre onze coups de balai elle était toujours vivante. Immortelle l'araignée.
Elle s'est finalement posée juste au-dessus de mon lit, près de ma tête quand je dors et moi je pleurais tout en haïssant le mec qui n'était pas là et ne répondait plus.

Il m'a finalement rappelé, l'araignée ne bougeait plus et était visiblement hyper bien là où elle était.
Moi absolument pas et la dentelle de mon string commençait à m'irriter le séant sur lequel je n'avais plus aucun poil.

Le mec s'était-il réellement fait arrêter par la Police alors qu'il conduisait sans permis pour venir me rejoindre ? Absolument.

Avait-il bu ce bouffon de sa race ? Tout à fait.

Avait-il certaines choses en sa possession ramenées d'Amsterdam et non, je ne parle pas de tulipes ?
Forcément.

Me suis-je réellement dit à ce moment-là "mais pourquoi ? POURQUOI je me fourre toujours dans des histoires rocambolesques et/ou dans des mecs boiteux" ? SANS BLAGUE !

La suite et fin est simple : le mec m'a proposé de (re)prendre un Uber pour le rejoindre chez sa mère et je lui ai répondu que mon appartement - aussi infesté de mygales soit-il - était beaucoup plus adéquat dans la mesure où je vivais seule, près de mon boulot et surtout, que NAN MAIS NIQUE TOI MON GARS !

J'ai finalement aspiré l'araignée avec mon aspirateur, tenant aussi mon balai fermement dans l'autre
main, debout sur mon lit, sur la pointe des pieds, le string avalé dans mon trou du cul sans poils, en insultant le monde et les océans et chialant en même temps.
Dommage qu'il n'y avait pas de paparazzi y'avait moyen de se faire de l'oseille les gars.

J'avais mis dix minutes à me lancer, je l'ai aspiré sous un énorme bruit de bête rentrant dans un tuyau puis j'ai jeté l'aspirateur hors de chez moi.
Il a atterri dans un ramdam de ouf sur la porte de la voisine, j'ai fermé rapidement la mienne et j'ai été pleurer  d'épuisement dans mon lit.

Le mec ne viendrait pas, j'avais tué une araignée, il était 3h00 du matin et j'étais lonely, so lonely.

Ce matin, en me levant j'ai ouvert ma porte, salué le Monsieur du ménage qui passait la serpillère dans le hall, n'ai pas réagi à son expression gênée puis me suis souvenue que j'avais un crop top blanc sous lequel mes tétons saluaient le monde et mon piercing au nombril apparent.
J'ai ramassé mon aspirateur - avec précaution au cas où l'araignée me saute à la gueule - j'ai mis un mot dessus, lui ai dit adieu petit aspi et j'ai claqué la porte avant de me faire mon thé detox morning.

Sérieusement ? Un jeudi banal pour Mona.

 

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8 nov. 2017


Comme vous le savez, je loue mon appartement sur Airbnb depuis quelques années.

Suis-je réellement propriétaire de mon appartement ? Absolument pas.

Est-ce j'aurais préféré vendre de la drogue mais suite à mon oncle mafieux et ses 19 ans de prison ma mère a refusé mes projets de carrière ? Tout à fait.

Les débuts
Il y a deux ans alors que je n'avais ni moyen de paiement, ni argent mais pléthore de refus de chèques et de contentieux en tous genres, afin de ne pas dormir sous un pont et continuer de manger de la buffala, j'ai choisi de louer mon appartement sur Airbnb pour renflouer mes comptes.

Les premières réservations ont commencé lorsque je suis partie en vacances à Nice.
Rappelez-vous, j'avais prévu de pécho mon pote et de jouir des bienfaits du sud, sauf que la réalité de mes problèmes financiers m'est tombé dessus d'un coup, bien après que j'ai pris mes billets pour le rejoindre, seulement tellement honteuse de ma situation je n'ai jamais osé lui en parler.
Je suis donc partie le rejoindre ne toute décontraction alors que je n'avais pas d'argent - RIEN - WALOU.
Le truc cool c'est que j'ai perdu 3kg en dix jours vu que je ne mangeais pas, le truc moins cool c'est qu'il voulait sortir tous les soirs et que je n'avais plus d'idées pour éviter les soirées.

Malgré cette situation bien complexe, j'ai quand même réussi à kiffer mes congés et à profiter de mes vacances.
Pour la petite histoire, je n'ai pas pécho mon pote (mais d'autres) parce que je me suis finalement aperçue que je le considérai vraiment comme un ami. Et je ne couche pas avec mes amis. 
Pas tout le temps du moins.

FIRST TIME
La première fois que j'ai loué mon appartement : j'étais en stress total.
J'avais peur qu'on me vole ma télé, mon lit queen size, qu'on se touche sur mes culottes et qu'on vide mes shampoings sans paraben qui me coûtent un rein.
Il n'en fut rien Dieu merci.
La réalité c'est que vous oubliez tous vos tracas le lendemain de la réservation car vous recevez un e-mail vous informant que la somme de XX € a bien été virée sur votre compte.

Tout de suite ça va mieux.


Avec Airbnb vous recevez l'argent de votre location le lendemain, que la durée soit d'une nuit ou de deux semaines, donc forcément : l'argent vous fait vite oublier qu'un mec que vous ne connaissez pas dort dans votre lit.
Bonne nouvelle : vous n'avez même pas besoin d'être là et êtes payés quand même.

La première année, louer mon appartement m'a permis de régler mes dettes, de récupérer mes moyens de paiement, de changer de banque et dire NIQUE TA MÈRE LA BNP puis ciao bisous bye pas cette fois au contentieux et autres huissiers de merde.

LA grosse folie
La deuxième année cela m'a permis de partir en weekend ou en vacances et de vraiment kiffer ma vie.
La Belgique, Milan, Amsterdam, PragueLisbonne, la Suisse ... tout ces beaux voyages c'était grâce à Airbnb car TOUT l'argent que me rapportaient mes locations était mis de côté instantanément, afin de ne pas être "noyé" sur mon compte courant.

C'était vraiment une période cool.
J'ai pu compenser tous ces allers/ retours chez ma mère avec mes énormes sacs, mes valises, mon lisseur, mon sac de sport, mon ordi, mon linge sale (au début je n'avais pas de machine à laver - draps compris dans les sacs IKEA) chargée comme jamais, en profitant de mes voyages.

Parce que oui, j'allais dormir chez ma mère lorsque je louais mon appart car oui, elle habite à côté de chez moi BIEN HEUREUSEMENT.
© SOBA
Puis la chute ...
Le chômage bien sûr !
Qu'on s'entende bien, je ne regrette en rien ma "nouvelle vie", gagner moins mais être plus heureuse n'avait pas de prix, ou alors si : le SMIC de mon chômage.
Donc désormais, mon Airbnb m'aide à "survivre" et rassurer ma banquière pour ne pas qu'elle me bloque pas ma CB ou annule mon autorisation de découvert car théoriquement je n'ai pas le droit à une facilité de caisse de par mon statut de chômeuse.
Je ne "profite" donc pas des rentrées d'argent que me rapportent mon Airbnb car elles me servent uniquement à manger et payer mes factures.
#LACRISE.

Terminés les voyages et les folies de weekends imprévus, il faut désormais combler les trous (financiers ndrl).


Et les gens ils sont pas chelous ?
Clairement (parce qu'on me le demande très souvent), si un mec veut renifler mes culottes je m'en bats les boobs.
Je gagne de la tune sans avoir à le regarder, tout en étant sur le canapé chez ma mère en train de bouffer des tomates mozza et recevoir mes mails qui m'indiquent que je viens de me faire 100 balles.

Évidemment que l'argent me motive, vous pensez que je kiffe faire mes sacs (je mets quoi ? quelles chaussures ? quel maquillage ? faut que je cache mes bijoux, je déteste changer les draps ...) et flipper qu'on me ravage l'appartement ?
Grâce à Dieu, la plupart des personnes venues chez moi ont été correctes.

Bon ok y'a eu des gens vraiment chelou

Les allemands casse-couilles (ils étaient allemands, j'y peux rien, große Küsse meine Lieblinge).
Ont été accueillis par ma mère car j'étais en vacances à Nice.
Étaient trois (papa, fille, fils) et n'étaient pas contents car ils faisaient tous deux mètres et donc, ne rentraient pas dans mon lit parce qu'ils étaient trop grands.
Heu ? Qui s'en fout ?

Je n'y pouvais rien si c'étaient des géants, j'ai un lit deux places+ (comme indiqué sur mon annonce) et donc qu'ils aient les panards qui dépassaient n'était pas de mon ressort.

Bilan : le père a oublié son calbute et son immodium dans ma salle de bain et ils n'ont pas lavé leurs tasses de café.
Bilan 2 : y'a pire dans la vie. J'ai brûlé le caleçon.


Le couple de vieux relous
Qui voulaient une vraie table pour manger et pas une table basse.
Une fois encore, comme indiqué sur mon annonce et visible en PHOTO, je n'ai qu'une table basse et si t'es pas content et bien tu ne réserves pas.

Bilan : m'a ruiné les chiottes.
Bilan 2 : merci Canard WC.


Les américaines bien chelous
Ont réservé pour deux semaines, sont arrivées à 22h00 et sans valises. 
M'ont ruiné la salle de bain et ont installé (et laissé ... !) toutes leurs affaires du genre :
- serviettes de toilette, bol, casserole, livres rangés dans ma bibliothèque OKLM (vendus chez Gibert Jeune, thanks girls), couverts, bouffe etc.

Bilan : nettoyage de miroir de salle de bain excessif + disparition de mes deux maillots de bain préférés.
Bilan 2 : m'ont laissé leurs bébés cactus que j'ai laissé mourir.


Le mec mignon que j'ai voulu pécho
Quand j'ai ouvert la porte je n'arrivais même pas à le regarder tellement qu'il était beau. 
Problème : ils étaient deux mecs pour un seul lit.

Bilan : son "collègue" s'est retrouvé enfermé dans la salle de bain (?!), il a dévissé la porte avec ma pince à épiler.
Bilan 2 : je n'ai jamais réussi à remettre la serrure ni à me resservir de ma pince à épiler.
Et j'ai pas pécho.

Du coup quand je fais caca et qu'il y a un mec chez moi c'est tout une mission.
Note de l'auteur : ça vous intéresse un article à ce sujet ?


La grosse pute
Là pour le coup je vais être cash. Je pense que cette femme est venue chez moi pour recevoir des hommes.
Vous me direz, une femme aimant et recevant les hommes n'est pas une pute.
En effet.

Sauf si elle me ruine mon appart là c'est une grosse pute.


Elle est arrivée mielleuse avec ses draps et serviettes car "je suis très maniaque, je vais prendre soin de votre appartement".
Elle a voulu rester un mois et je lui ai gentiment expliqué que je ne louais pas aussi longtemps parce que le but c'était quand même d'avoir un chez-moi dans ma vie.
Elle voulait aussi qu'on passe "hors site", c'est à dire qu'elle me payait cash sans réserver par Airbnb.
NE FAITES JAMAIS ÇA ! je vous expliquerai pourquoi.

J'ai refusé et elle est donc restée une semaine chez moi comme prévu.
Mon instinct me taraudait, j'ai donc demandé à faire l'état des lieux avec elle pour son départ, chose que je ne fais jamais (flegme et je bosse, donc la plupart du temps on me laisse les clefs dans un endroit top secret - et je n'ai jamais eu de problème - sauf quand on m'a volé mes clefs mais là n'est pas le sujet).

Bref, nous avions RDV à 11h00 un samedi matin et j'avais de nouveaux arrivants le dimanche soir.
A 10h00 j'ai reçu un message me disant qu'elle devait partir et qu'elle avait tout lavé et rangé.

Arrivée chez moi j'ai cru que j'allais manger ma cervelle (ouais ça m'arrive quand je suis vénère).

Le premier truc que j'ai vu ce sont mes taies d'oreillers roses, qui à la base étaient blanches.
Pas besoin d'avoir fait un Master d'oreiller pour comprendre qu'elle avait lavé mon linge avec du rouge (mais quel truc rouge ?).
Problème numéro 1 : ma machine à laver n'est pas en lire accès (cf. indiqué sur mon annonce).
Problème numéro 2 : elle a vidé ma lessive et mon adoucissant neufs.
Problème numéro 3 : l'appartement était dégueulasse.
Problème numéro 4 : une serviette de toilette blanche avait été utilisée comme serpillière puis déposée dans mon panier à linge, qui a moisi sur mes vêtements et également sur mon radiateur.
Problème numéro 5 : elle a oublié son maquillage, ses bijoux, ses produits de douche (fleur de douche et rasoir), a volé mon dentifrice mais a laissé le sien.
Problème numéro 6 : son string sale dans ma salle de bain.
Problème numéro 7 : son porte jarretelle sur mon canapé.
Problème numéro 8 : ses bas rouges dans mon tiroir à culottes.
Problème numéro 9 : son jus de thon qui a coulé sur mon aspirateur.
Problème numéro 10 : le frigo dégueulasse.

[liste non exhaustive]

J'ai mis des heures à tout nettoyer et les bas, string etc ... ont été retrouvé au fil des jours.
JOIE IMMENSE.

Comment ça se passe dans ces cas-là ?
Lorsque vous êtes inscrits sur Airbnb et que vous louez votre appartement, vous bénéficiez d'une garantie en cas de problème.
Une caution est liée à votre compte (environ 4 000 €) et vous pouvez la demander en cas de besoin.
Dans mon cas, j'ai demandé un remboursement de 25 € (10€ de lessive et 15€ d'oreillers - j'ai été sympa) à la personne qui ne m'a pas répondu.
Au bout de trois jours sans réponse et/ou insatisfaisante, vous pouvez faire intervenir Airbnb, ce que j'ai fait.
J'ai envoyé mon mail explicatif et j'ai joint des photos, quelques heures plus tard Airbnb me remboursait ce que j'avais demandé.

J'ai pourri le profil de la personne avec un commentaire bien salé et je continue mes résas parce que oui - j'ai besoin d'argent et que Airbnb c'es de l'argent facile.

Mes conseils en tant qu'hôte Airbnb :

- N'acceptez JAMAIS de passer en dehors du site car en cas de problème vous n'avez AUCUN recours.
- Enfermez à clés vos objets de valeurs, sacs, chaussures, bijoux etc ... 
- Faites de la place dans le frigo et les placards pour vos hôtes.
- Ayez une super maman et/ou un(e) ami(e) qui vit pas très loin pour vous éviter les galères de vaquer d'un appartement à un autre.
- Rangez votre salle de bain ! (et vos produits persos, maquillage crèmes etc).
- Laissez le double des clefs à vos hôtes, pas votre trousseau personnel.
- Planquez vos papiers importants (banque, impôts etc).
- Suggérez à vos hôtes la discrétion ... surtout si vous n'êtes pas propriétaire de votre appartement.
Anecdote : je précise toujours à mes hôtes en cas de question des voisins (ce qui n'arrive pas mais sait-on jamais) de répondre qu'ils sont de ma famille, mes cousins etc.
Imaginez la scène hilarante lorsque j'ai dit ça à mon hôte pakistanais et mes quatre hôtes chinois.
Famille Benetton !

- Je ne loue jamais plus de deux semaines dans le mois. J'aime être chez moi quand même.


En bref, je recommande Airbnb si vous vivez seul(e) et souhaitez-vous faire un peu de sous de temps en temps, tout en sachant qu'évidemment il y a un risque à prendre lorsque des inconnus son chez vous.
J'ai une amie qui a fait ça un peu puis qui a été saoulée par les lavages de draps, remises de clefs etc.
Pour ma part l'argent se suffit à tout le reste.

Et la loi dans tout ça ?
Je m'en tape le cul sur ma moquette en pilou.*





*en vrai vous êtes tenus d'informer votre bailleur / propriétaire si vous êtes locataire.
Pour les propriétaires vous devez le déclarer.
Lors de vos déclarations d'impôts, vous devez tout déclarer mais vous ne payez pas en dessous d'un certain montant. Tout est consultable ici sur le site officiel d'Airbnb.




L'illustration de cet article provient du book de la talentueuse SOBA.
Je vous invite à découvrir ses oeuvres sur Facebook, Instagram ou sur son site officiel.

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18 oct. 2017


J'ai eu un déclic.
Ce matin j'étais dans la cuisine avec ma mère et nous discutions de l'actualité et du sujet #balancetonporc.
Je lui ai dit que je ne savais pas ce qui était le plus alarmant : que tout le monde en parle, que les témoignages fusent de partout ou bien que justement, il y avait énormément de témoignages.
Elle m'a répondu "évidemment c'est qu'il y ai autant de témoignages" puis elle m'a balancé son porc, son expérience à elle, vécue quand elle avait vingt ans et que je ne connaissais absolument pas.

J'ignorais que ma mère avait été victime de harcèlement sexuel et c'est sur le pas de la porte qu'elle m'a raconté son histoire, à moitié déjà partie, à moitié dans les escaliers et moi sur le perron qui disait "mais nannnnnnnn ! mais nannnnnn ! Oh le fils de pute !".
Il était 8h42 et j'étais en peignoir.

Quand elle m'a dit qu'elle avait défoncé la gueule de son harceleur à coups de clés je me suis dit "putain, heureusement que nous sommes des femmes qui savent se défendre" car malheureusement tout le monde n'est pas dans ce cas..

Puis, ma mère partie et en terminant mon thé, je me suis interrogée sur mes expériences à moi, en remerciant le ciel de ne jamais avoir été harcelée sexuellement sur mon lieu de travail ou d'avoir eu à défoncer la tronche de quelqu'un à coups de clés de voiture. En plus je n'ai pas le permis.

Puis soudain je me suis souvenue. Alors c'est le cœur qui tachycarde et les mots qui sont les miens que je balance mon porc. Comme ça me revient, ici et maintenant je vais vous parler d'une histoire très, très personnelle.

En fait, pendant longtemps j'ai "oublié" cette histoire parce qu'elle ne m'a pas traumatisé, Dieu merci.
Je n'ai jamais éprouvé le besoin d'en parler à un professionnel, d'occulter une souffrance ou des fêlures.
Je peux raconter cette histoire en toute décontraction en terrasse d'un bar sans osciller, sans être triste et limite rigoler d'avoir cassé l'ambiance parce que "je vous jure les gars, ça va très bien ! Faîtes pas cette tête !".
Alors non ce n'est pas drôle, mais cela ne m'a pas jamais traumatisé - Dieu merci.

J'en ai peu parlé parce qu'en réalité je m'en fous. Cet épisode de ma vie n'est pas important à mes yeux seulement voilà, aujourd'hui et pour la première fois j'ai eu besoin et envie de témoigner, d'en parler publiquement pour à mon tour balancer mon porc et essayer d'apporter un soupçon de soutien à tout cet engrenage pour faire en sorte qu'un jour, je l'espère, ces témoignages n'existent plus jamais.
Parce que non, ce n'est pas normal ce qu'il m'est arrivé et j'ai mis du temps à le comprendre.

J'avais douze ans et j'étais collégienne.
J'étais toute jeune, toute petite et même si j'ai toujours été la fofolle de service j'étais assez réservée.
Je m'en souviens comme si c'était hier et pourtant c'était il y a 17 ans ... putain que le temps passe vite. 
17 années que cette histoire reste méconnue et il aura fallu ce blog pour qu'à 29 ans j'ose, veuille en parler ouvertement.

Cela s'est passé il y à 17 ans et j'étais en cinquième.
La récré était terminée et mon prof était absent je crois, nous allions donc en permanence.
Je marchais avec BFF - la seule et l'unique - quand j'ai été interpellé par un surveillant alors qu'on traversait le hall en direction de la salle de perm'.

- Mona ? 
- oui ?
- tu peux venir un instant ?

Moi, jeune, sage et obéissante, j'allais voir ce que le surveillant me voulait, laissant BFF me garder une place en permanence.

- on m'a dit que tu fumais, je dois te fouiller.

J'ai paniqué. J'avais peur qu'on appelle mon père, que je me fasse renvoyer du collègue et que mes parents me renient.
Je ne savais même pas que ce surveillant connaissait mon prénom, ME connaissait donc c'est que c'était grave. 
Il me connaissait parce que j'avais fait quelque chose de mal et mes parents l'apprendraient. J'ai eu peur. 
Peur d'être punie, engueulée si je ne prouvais pas mon innocence car oui, j'étais innocente.
J'avais douze ans et j'étais innocente. Je ne fumais pas et je ne voulais pas qu'on appelle mes parents.

A douze ans tu ne sais pas qu'il est impossible qu'on appelle des parents pour leur dire que leur enfant fume. 
Que tout le monde fume des clopes au collège et que tout le monde s'en fout. Qu'un pauvre pion de merde n'a pas le droit de fouiller un(e) élève.
Que fumer ne relève pas de l'autorité d'un enseignant ou d'un pion. Qu'en réalité personne n'avait dit quoi que ce soit sur moi.
Pourquoi moi ? Pourquoi ce jour ? Pourquoi cet instant ? Ces questions je me les suis posé et je n'ai toujours pas la réponse.

Le pion m'a pris à parti et a cherché une salle à l'abri pour pouvoir me fouiller et qu'ainsi, je puisse lui prouver que je ne fumait pas.
Il n'y avait personne dans les couloirs, toutes les salles étaient occupées alors nous sommes partis sur l'autre aile, tandis que je paniquais toujours à l'idée de me faire renvoyer et engueuler par mon père.

Quand enfin il a trouvé une salle de libre, une salle orange, une salle d’anglais, il a ouvert la porte avec une clé et a refermé derrière lui.
Enfin je crois qu'il a refermé, en réalité je ne m'en souviens pas mais c'est logique. Il n'aurait pas laissé la porte ouverte. Pas avec ce qu'il avait prévu de faire.

Je ne me souviens pas non plus du moment où il a fouillé mon sac et mes poches, je me rappelle juste de ce qu'il m'a demandé ensuite.
Il m'a demandé de faire des exercices de sport, pour contrôler ma respiration afin de savoir si elle était saccadée, sifflante, haletante et ainsi, déterminer si j'étais fumeuse ou non.
Logique pour une gamine de douze ans ! Insensé pour un adulte.

J'ai fait des pompes, des coupés-décalés et d'autres trucs chelou puis il m'a demandé de m'allonger sur le bureau, sur le ventre et il s'est mis contre moi.
Juste derrière moi. Collé contre mon dos.

Il s'est plaqué contre moi pour "écouter ma respiration", me demandant de mettre mes bras "bien comme ça, écarte bien comme ça, les jambes aussi" et il s'est collé derrière moi.

Et c'est à cet instant, cet instant précis, allongée sur le bureau du professeur, seule dans une salle avec un surveillant, les bras et les jambes écartées, lui derrière moi, que je me suis dit que c'était bizarre.

Je précise qu'il s'est juste collé. je ne sais pas ce qu'il a fait, mais il s'est "juste" collé.
Il n'y a pas eu de caresses, d'attouchements ou de pénétration. Le mec s'est "juste" plaqué contre moi.

Il est resté plusieurs minutes dans cette position, pendant que je me demandais ce qu'il se passait car je ne comprenais pas, puis il a dit "ok c'est bon tu peux y aller".
Je pense qu'il a dit ça, en fait je ne m'en souviens pas du tout. Je ne me souviens absolument pas du moment où je suis partie.
En fait, en tapant et relisant mon article je me rends compte que j'ai oublié énormément de détails de cette histoire qui pourtant, a bien existé.

Je me souviens juste que j'ai rejoint BFF au CDI, que je l'ai engueulée parce que c'était elle qui avait tiré sur une clope à l'arrêt de bus la veille et qu'à cause d'elle on pensait que je fumais.
Que j'allais me faire engueuler par mon père et peut-être renvoyer du collège.
Je lui ai raconté l'histoire de la fouille et de la salle d'anglais, des exercices et du pion derrière moi, et c'est elle qui a vraiment tilté,

- attends, mais c'est grave chelou ça !
- ah ouais ?
- bah ouais !!

Et voilà.

Voilà comment ça s'est terminé. J'en ai parlé à quelques copines, qui ont toutes dit qu'il était chelou avec tout le monde et on s'est toutes éloignées de lui, on l'évitait tout le temps.
Il a  terminé l'année scolaire puis il est parti et j'ai zappé cette histoire.

En fait, sur le moment, avant de raconter la scène du bureau je ne voyais pas ce qui clochait. Ce n'est qu'avec mon recul d'adulte que j'ai compris que ce n'était pas normal. 
Que si on prend les faits, un pion n'a pas le droit de fouiller une élève, seul dans une salle fermée à clé et se coller à elle, lui faire écarter les jambes et se plaquer contre elle.
Que personne ne fait ça et que c'était injustifié et vicieux car il avait menti pour m'attirer dans une salle.
Pourquoi ? Je n'en sais rien.
J'étais discrète, jeune, frêle, je n'avais pas de formes, rien. Quand bien même, soyons bien d'accord ce n’était justifié en AUCUN CAS. Mais moi, avec mon cerveau d'adolescente je ne comprenais pas pourquoi MOI.

Puis un jour, j'en ai parlé à ma mère.
Je ne sais plus si c'était juste après, la semaine suivante, les mois suivants ou des années plus tard mais quoi qu'il en soit elle l'a su.
Chaque fois que j'en ai reparlé elle évitait la conversation ou changeait de sujet alors un jour je me suis énervée. 
Je lui ai dit qu'elle n'en avait rien à foutre et qu'elle n'avait rien fait. Qu'elle évitait le sujet alors que c'était grave et qu'elle avait occulté cette histoire comme si elle n'avait jamais existé, comme si mon récit ne comptait pas.
Et là j'ai appris. J'ai appris ce qu'elle avait fait cette année-là.

Quand ma mère fut au courant de mon histoire, elle a été voir la proviseure du collègue.
Les gens qui me connaissent et me lisent, vous vous souvenez de la proviseure qu'on a eu en 5ème ?
La vieille, Madame L., et bien c'est elle.
Ma mère a été voir la proviseure pour lui raconter mon histoire, et elle a répondu :

- Mona fabule, ce surveillant est très apprécié et par tout le monde ! C'est impossible !

et ça c'est fini comme ça.

Plusieurs fois j'ai eu envie de lui écrire à cette Dame. Lui dire que je ne fabulais pas et que ça c'était bien passé dans son établissement. Dans sa salle d'anglais, avec son surveillant et une élève de douze ans naïve et innocente.

J'ai aussi tilté sur ma naïveté car un jour, la même année et en pleine récré, j'ai vu ce surveillant rire avec un élève parce qu'il devait arrêter de fumer or il avait un paquet de Marlboro dans sa poche.
Il l'a sorti fièrement l'air de dire "et non mon gars, j'ai pas arrêté finalement !" et le surveillant rigolait avec lui.

Je n'ai pas compris pourquoi lui on ne lui disait rien et pourquoi il n'avait pas été fouillé alors qu moi si.
La réponse était simple : parce que cela n’existe pas, personne ne fouille les élèves pour les emmener dans une salle isolée parce qu'on soupçonne qu'ils fument.


J'ai revu le pion quelques années plus tard, en plein centre commercial.
J'étais avec des amies, j'ai eu un coup au cœur mais j'ai continué ma route, ma vie. 
J'ai toujours imaginé la scène où je le recroiserai, je lui péterai la gueule certainement - ou alors je serais paralysée.

Ce qui me rend vraiment malade, c'est qu'il a peut-être fait pareil - voire pire - à d'autres filles. 
Toutes ces filles groupies qui l'adoraient au collège, ont-elles subi des choses aussi ?
Rien que d'y penser ça me rend furieuse et triste. Peut-être que si j'en avais parlé ouvertement ... on ne sait pas, on ne saura jamais.

Aujourd'hui j'ai partagé cette histoire avec vous, ce n'est pas facile, c'est très gênant, c'est très personnel mais je me devais d'apporter mon témoignage à ceux des autres parce que ce n'est pas NORMAL que ces choses existent.
Ce n'est pas normal de ne pas être protégée par ce type de harcèlement.


Je dénonce ce fils de pute de surveillant qui a abusé de ses fonctions et de la crédulité d'une gamine de douze ans.
Je dénonce la proviseure qui n'a pas su/ voulu écouter et protéger ses élèves. En l’occurrence moi, la Mona de 12 ans.

J'espère de tout mon cœur que personne n'a subi la faiblesse et l'inadmissible de ce pion.

Enfoiré de merde, tu ne m'as pas atteint, je te balance aujourd’hui espèce de sale gros porc.
Dieu est grand, un jour ou l'autre ... la justice fera le reste. En attendant, c'est ma vérité qui éclate.


Azzedine, surveillant au collège les Saules à Guyancourt en 2001-2002. A abusé de la crédulité d'une collégienne.
Proviseure Madame LEICK. N'a pas su écouté pour protéger ses élèves.




#BALANCETONPORC



30

16 oct. 2017



Certains lecteurs assidus connaissent cette histoire car je l'avais publié il y a quatre ans.
Finalement j'avais supprimé le post mais suite à mon dernier article et les souvenirs émanant de mon être avec nostalgie, j'ai décidé de remettre à jour la folle histoire de ma rencontre avec B2O le psycho.

Je place le cadre : je viens de quitter mon fiancé suite à 5 ans de relation booooring et après avoir laissé son coeur et ses larmes sur le parvis de la gare Montparnasse, je m'en suis allée vivre ma nouvelle vie de célibataire.
Nous sommes le 1er août 2011, je vends des paninis et en plein été,le soleil n'a jamais autant brillé dans le ciel et dans mes yeux.

Fraîchement célibataire, franchement fraîche et attirant toutes les convoitises tant je respirais la joie de vivre partout où j'allais, j'étais censée faire une "petite soirée" avec mon collègue qui vendait les jean's d'à côté mais ladite soirée s'est transformée en "j'ai des potes qui m'ont proposé d'aller boire un verre on y va ?" et forcément, dans "potes" il y avait B2O le psycho.

Le temps d'appeler une copine pour ne pas y aller seule, nous nous sommes tous retrouvés dans un bar à ... Versailles - of course !
Quand il est arrivé je ne savais pas si je devais appeler la police ou le supplier de me laisser en vie.
Vous voyez Booba ? (le rappeur, pas l'ourson ndrl) le même option garde du corps - armoire à glace -  mec de sécu - Mike Tyson mais en moins tatoué de la face.
Il m'a dit bonjour, j'ai pleuré.

Salut.
 


Je n'ai pas trop discuté avec lui dans la mesure où je préférais son frère, mais ça c'était avant qu'il me parle de sa femme donc j'ai vite chercher un plan B.
Le plan B2O le psycho.

De fil en aiguilles, nous avons poursuivi la soirée chez lui malgré que ma copine soit un tantinet apeurée. Elle avait quand même accepté de m'accompagner dans ce plan foireux parce qu'elle est super.
Et parce que mourir seule c'est triste. Mourir à deux c'est moins triste.

Arrivés chez lui, à peine nous avions franchi le seuil de sa porte qu'il s'est empressé de cacher des photos, sans doute trop compromettantes.
Normal, aucune envie de voir la photo du premier mec qu'il a tué à mains nues quand il avait sept ans.
Il a mis de la musique, il a sorti une bouteille d'Oasis et s'est roulé un joint. Énorme ambiance. 

Après avoir entamé la discussion sur la vie et ses secrets (la drogue et les voitures), il nous a montré le plus normalement du monde son ... flingue.
En toute décontraction la plus totale.

+ 12 minutes à rassurer ma copine qui s'était enfermée dans les toilettes où devaient traîner des grenades et oreilles humaines, nous avons poursuivi notre soirée mi-apeurées mi-curieuses, mais surtout les yeux rivés sur la porte au cas où un guet-apens surgirait de nul part, mais surtout des yeux de B2O.

Puis sans pression, il a lâché un :

- quand j'étais en prison ...


+ 24 minutes après avoir tiré ma copine cloîtrée sous le lit, j'osais poser la question à trois mille :

- pourquoi t'es parti en prison ? 


*Boom boom mon coeur*

- pour séquestration.
- ah d'accord. 



Affolement de ma copine qui a tenté de sortir par ... le mur.

*Boum boum boum bouuuum mon coeur*
*Boum boum boum la tête de ma copine sur le mur*


- mais ... pourquoi en fait ?
- j'ai braqué un magasin et enfermé le personnel dans la chambre froide.



Là vous vous demandez certainement pourquoi nous ne sommes pas parties en courant ?
Si j'étais partie sans me retourner et sans établir une relation des plus instables avec B2O le psycho vous n'auriez jamais lu cet article. Et cela aurait été fort dommage non ? 

Je me donne à fond pour mon public.

Nous avons ensuite terminé la soirée chez moi avec B2O et notre ami commun, mais sans ma copine qui avait trop mal à la tête et qu'on avait gentiment déposé chez elle, avant qu'elle ne s'enfuit en courant sans se retourner, elle.
Avec le recul j'aurais sans doute dû faire pareil.


Notre ami commun n'avait pas bu une seule goutte d'Oasis car il était plutôt adepte du Jack D donc à peine arrivés chez moi qu'il s'effondrait sur MON lit et ronflait comme un gros porc.
Du coup, sans lit, totalement sobre et curieusement très intriguée par B2O. le psycho et son profil de tueur sexy musclé, nous avons continué de faire connaissance dans la chambre de ma soeur.
Meghann, pardonne-moi.

B2O me parlait mariage et enfants et moi je ne pensais qu'à mon corps qui a connu le même homme boooooring pendant cinq longues années.
Autant vous dire que dès le départ nous n'avions pas vraiment les mêmes perspectives d'avenir.

La nuit s'est passée tranquillement, très chastement merci beaucoup - et le lendemain, à en conclure par ses baisers langoureux et sa main dans la mienne, visiblement je commençais ma nouvelle vie avec B2O le psycho comme boyfriend.

[ATTENTION ! HISTOIRE DE OUF A SUIVRE]

Pour la petite histoire totalement DINGUE et OMFG, le lendemain, alors que nous nous dirigions vers la voiture de B2O, tout à coup, sur le chemin il s'est passé un vrai délire truc de ouf.

Nous marchions tranquillement, moi et mon nouveau mec, lorsque notre ami qui avait décuvé de la vieille s'est mis à nous fixer soudainement les yeux hagards.
Il s'est ensuite immobilisé pour finalement tomber aussi droit qu'un couteau sur le sol, le crâne crâne to bitume sur le trottoir sous un énorme CRAC, avant de déverser trois litres de sang sous des convulsions intenses pour finalement se figer telle la momie, les yeux révulsés, sans bouger, immobile, le sang couleur magenta coulant toujours sur le parvis.

HELLLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!

(je vous laisse quelques instants pour relire la scène et vous en remettre. Personnellement, six ans plus tard je ne m'en suis toujours pas remise).




La scène d'horreur à 9h00 du matin, le sang coulant du crâne, le mec qui ne bougeait plus, B2O qui hurlait sur le corps inerte de son ami et moi qui avais 3% de batterie.
Énorme ambiance.

J'ai appelé les pompiers priant pour que mon Iphone 3Gs ne s'éteigne pas, notre ami a finalement repris connaissance et voulait rentrer chez lui en toute décontraction avant de se faire finalement emmener par les pompiers sous la menace de B2O.

Nous avons suivi le camion en voiture pendant que je tentais de remontrer le moral à mon nouveau mec que je connaissais depuis environ douze heures.
Arrivés à l'hôpital, quand mon mec a voulu se garer il s'est fait hurler dessus par le gardien qui lui a dit qu'il était interdit de stationner ici.
Et là ... les vrais bails ont commencé.

B2O est sorti de sa voiture, je n'ai pas bougé. Même quand le gardien n'avait plus que la moitié de ses dents et plus que la motricité de sa jambe droite.
Laissant le mec par terre, totalement en PLS, B2O est ensuite revenu dans la voiture dans le plus grand des calmes, s'est essuyé les mains sur son jean et m'a fait un bisou avant qu'on rejoigne l'entrée des urgences.
Si B2O a roulé sur le mec en se garant ? Absolument.
Si j'ai dit quoi que ce soit du genre "MAIS WHAAAAT ????!!" Absolument pas.

Finalement, nous avons appris par les médecins que notre ami était épileptique et avait juste oublié de nous le préciser.
Il n'avait pas mangé de la veille et les uniques aliments présents dans son corps étaient du whisky et du THC. Tout cela combiné avait eu un léger impact sur sa maladie, d'où la scène dingue à la American History X.

Passé cet épisode traumatisant, mon histoire avec B2O le psycho a commencé.

Se balader avec un garde du corps H24 a ses avantages je vous l'avoue. 
Personne ne vient te faire chier et tu sens la puissance monter dans ton être. Limite t'as envie de choper un mec et lui dire "ta mère elle suce des bites" juste comme ça, parce que tu sais qu'il n'osera jamais rien te dire sous peine de se retrouver le bras dans le dos et le pied sur le front par mon mec qui pesait trop.

Sauf que forcément, tout s'est mis à partir en couilles.
Petit à petit B20. le psycho est devenu (encore plus) chelou, du genre à me demander de me tailler les veines devant lui pour lui prouver mon amour, qu'il aimerait voir ma souffrance et mon corps succomber aux coups de son Gillette Mac III power. 
Puis il est devenu légèrement jaloux, un peu trop même,

- je sais que tu m'a trompé !
oui mais non !

- mais dis-le !

oui je t'ai trompé parce que t'es un taré et que je sais que tu vois toujours ton ex  non c'est faux !!

- combien, avoue !
quatre zéro
- t'es vraiment qu'une p*te !! Menteuse ! Dis la vérité, avoue tout !!
- mais jamais je te mentirais !

Quoi qu'il en soit, après plusieurs semaines d'ambiance mortelle, un jour seule chez lui j'ai fait ce que toute femme ferait, c'est à dire fouiller.
Et je suis évidemment tombée sur les fameuses photos qu'il avait caché le soir de notre rencontre aux airs de film dramatique : des photos de lui et son ex.

Son ex ? Shrek mais en fille, du même gabarit que lui et sans le sourire.
Son ex ? Une psychopathe qui me déroule en 2/2 tellement rapidement que je ne pourrais même pas l'avoir à la ruse.
Son ex ? La fille avec qui j'étais au lycée et qui me hait de tout son être.
Son ex ? Ma pire ennemie et qui rêve de me tuer depuis 10 ans.

 Dring ! a fait mon Iphone 3Gs
- Allo ? a fait Mona.
- Faut que j'te parle, a dit B2O.
- Pourquoi ? ai-je demandé la photo dans les mains et l'urine coulant sur son tapis Ikea
- Mon ex, tu la connais ?
- Oui.
- Ok, elle te cherche partout avec mon flingue.

(...)




Et ceci était la joyeuse histoire de B2O. le psycho !








→ Pan !

9

12 oct. 2017


Il y a quelques années, durant ma jeunesse folle durant laquelle mon style vestimentaire se composait essentiellement de legging et d'extensions, j'étais crush d'un mec du quartier voisin.
Le stalking n'existant pas encore mais ma folie si,  avec BFF nous traînions souvent vers chez lui par hasard le plus non-total afin de tomber sur lui par le hasard le plus non-total.

Un soir, alors que nous avions convenu d'aller acheter des clopes dans le tabac qui - ça par exemple ! - était le QG de nos bêlatres, nous sommes évidemment tombées sur mon amoureux platonique qui était avec un ami.
Une discussion en entraînant une autre, les mecs décidaient d'aller boire des verres non loin de chez nous.

Avions-nous réellement le temps de minauder alors que nous étions au max ? Je ne pense pas.

Quelques instants plus tard nous étions dans un bar, une bouteille de champagne sur la table et un coca pour moi car oui mes amis, à cette époque je ne buvais pas d'alcool.
Le monde sachant très bien et ce, depuis l'enfance, que mon trop gros coeur me fait aimer toute personne sur cette terre dotée d'un beau sourire et d'un pénis, au cours de cette soirée non alcoolisée je me suis finalement rendu compte que je préférais l'autre mec.
Oui, de base je chinais un garçon mais finalement j'ai préféré son ami - souvent femme varie - et visiblement c'était réciproque.

Et là, la soirée a commencé ...
La bouteille de champagne et mon coca finis, le billet de 100€ déposé tranquillement sur la table sans attendre la monnaie, les deux hommes proposaient que nous sortions en boite de nuit.

Avais-je réellement le temps de leur dire "ah désolée les mecs, je ne sors pas en boite je préfère dormir" ? Absolument pas !

Nous embarquions donc tous les quatre dans la Clio 3 portes de BFF en direction de la capitale pour danser all night long (ALL NIGHT LONG ALL NIGHT LOOOOOONG - bisous Lionel et Julie) et ce soir-là il faisait frisquet de la nouille. 
Pourquoi le temps est important pour le récit de l'histoire ? Parce que j'ai fait la fille frêle qui frissonnait sur la banquette arrière.
Que s'est-il passé par la suite ? Le mec nouvellement aimé par mes soins et qui était assis à côté de moi a remarqué mon frisson polaire (au bout de dix minutes d'acting il pouvait) et m'a donc tout naturellement ... pris dans ses bras.
*Drop the miiiic*


La suite ? Interdite au moins de 18 ans (et à toute personne de ma famille - chiudi la pagina Francesca, per favore).

Alors qu'il me réchauffait le corps de ses bras musclés et la glotte de sa langue mouillée, le mec a dans le plus gros des calmes sortit sa teub. Oui sa teub, sa bite, son chibre de shlague, le mec a sorti son gourdin en toute décontraction pendant que BFF respectait les limitations de vitesse et que son pote cherchait une station de radio.

J'ai tout de suite pensé à ma copine jetant un oeil dans le rétro et tombant sur une teub en gros plan.
Moi paniquée choquée et à moitié MDR de la situation, j'ai bafouillé "mais nan ! mais nan ! mais nan !" qui signifiait : range ton pénis s'il te plait mon garçon.
Il l'a rangé, nous avons continué à mélanger nos bactéries buccales comme si je ne venais pas de subir la gênance extrême du péni sorti.

Nous sommes finalement arrivés devant la boîte, mon "mec" nous a demandé de le suivre, coupant à travers la foule parce que visiblement, nous n'avions pas le time de faire la queue malgré la trentaine de personnes qui se pelait les miches devant l'entrée, tandis que Baracuda faisait non de la tête.

Il a donné trois billets de cent euros à la fille de l'accueil et Baracuda nous a escortés jusqu'à une table où un magnum de champagne avec des feux d'artifice ont suivi.

Moi ? Je commandais des sirops de fraise avec les billets de 10€ que mon mec me filait telle la stripteaseuse en legging, verres que je remplissais avec l'eau du bac à champagne rempli de glaçons fondus.
Malgré ma dégaine de banlieusarde et ma présence non habituée des lieux, plusieurs mecs sont venus nous parler afin d'en savoir plus sur mon sourire - ou mon 95D - c'est selon.
Le problème, c'est que les gars n'avaient pas le temps de nous saluer que nos deux amis les évinçaient dans la seconde à base de mains qui volent et les yeux qui lançaient des éclairs.
Apparemment nous venions de nous trouver des mecs qui pesaient dans le game.

Au cours de la soirée, afin d'éviter tout débordement et parce que les billets fusaient aussi vite que les coups de langues impromptus de mon nouvel amoureux, la sécurité avait encerclé notre table pour empêcher toute personne de venir nous importuner.
Gardes du corps perso s'il vous plait ! J'étais la Paris Hilton cheap de Paname et BFF buvait du champ' à gogo.

Nous avons donc appelé cette soirée : la soirée Scarface.
Le champagne coulait à flots, les billets volaient et moi, sobre et les extensions grasses : j'étais au max.
J'avais visiblement pécho le gangster du secteur et j'avoue que cela ne me déplaisait pas d'avoir le statut de Elvira, le legging en plus et la cocaïne en moins.
Nous dansions enlacés sur du Colonel Reyel et je me sentais la reine du monde.

Malheureusement, BFF n'était pas du tout intéressée par "son" mec  qui rappelons-le, était à la base mon choix premier mais pas du tout le sien dans la mesure où elle était sortie avec son frère.
On évite de sortir avec des gens de la même famille, hormis si ceux-ci portent le nom de Beckam.

5 heures du matin, toujours sobre mais femme d'influence, nous avons quitté la boîte pour ramener BFF.
Mon mec a pris le volant et a explosé la voiture en la garant, maîtrisant plus le jeté de billet de 100€ que la marche arrière. BFF était tellement décontenancée qu'elle ne lui a même pas pété les genoux.

Nous sommes montés chez BFF, mon mec a commandé un taxi pour nous et son ami s'est écroulé sur le lit avec environ 10 grammes dans le sang, tandis que mon amie me regardait avec les yeux qui disaient ;

- seriously ? Me dit pas que vous allez le laisser ici ?
- mais on ne va pas l'emmener, tu vois pas que je sors avec un mec qui pèse ?
- meuf redescend sur terre il t'a roulé trois pelles sur Colonel Reyel.
- oui mais ça fait plaisir.

Tout ça, sans sourciller ni parler.
#UNAGI.

Finalement, parce que dès qu'il s'agit de mecs l'amitié passe au second plan mais que ton amie le sait et t'aimes quand même, nous avons laissé le mec cuver chez BFF et nous sommes partis prendre notre taxi.
Pour la petite histoire, il a bien évidemment tenté de pécho ma copine jusqu'à ce que celle-ci l'informe qu'elle était sorti avec son frère et que donc, il ne fallait pas abuser dans la vie.
Le gars est parti. BFF a  donc dormi.

Moi, j'aurais dû sentir le plan foireux étant donné que mon mec n'a jamais voulu donner l'adresse de destination lorsque nous sommes montés dans le taxi. Il a juste dit "Versailles, je vous indiquerais le chemin".
Bon, j'étais fatiguée, j'avais toujours les cheveux gras et mon mec m'emmenait sûrement au Trianon Palace.
Ou pas.

Tout à coup, après avoir guidé le chauffeur à base de "à droite, gauche, là, non je vous indique, voilà arrêtez-vous ici", nous sommes arrivés à destination devant un hôtel qui ressemblait à ... à rien en fait.
Je suis descendue, j'ai cherché le nombre d'étoiles mais il n'y en avait pas.

J'ai suivi mon mec parce que de toute façon je n'avais pas mes clefs et pas d'appart et quand il a checké le réceptionniste et raconté sa life, j'ai compris qu'il venait souvent ici.
Il a pris la 42 "comme d'habitude" et on a marché vers le couloir.
Lorsque je suis rentrée dans la chambre je ne savais pas si je devais partir en courant ou chercher la caméra.

Mec, j'aurais préféré que tu me payes des Cocas Z toute la soirée mais qu'au moins tu m'emmènes dans un vrai hôtel où les oreillers sont sur le lit et pas dans le placard branlant qui pue la naphtaline.

Est-ce-que je lui ai fait le coup de "c'est la première fois que je viens à l'hôtel avec un mec" alors que j'étais au Campanile sur la N12 la veille ? Absolument.

Je me suis précipitée dans la salle de bain pour laver mes cheveux et cacher mes extensions dans mon sac à main, puis j'ai rejoint mon mec qui s'était mis à l'aise entre-temps.
Bon, bah ok.

La suite est simple et pourrie, pas besoin de détails. Le mec s'est cru dans un film de boules et était aussi bourrin qu'un ... bourrin. Heureusement, l'alcool aidant ça a duré 3min08.

J'ai dû dormir 4 heures et mon réveil a sonné à l'heure où je devais être au boulot en train de servir des paninis.
Mon mec s'est allumé une clope sans bouger du lit alors que c'est interdit de fumer dans les hôtels tout le monde sait ça.
Pour information, l'hôtel a pris feu quelques mois plus tard. Hasard ? Je ne pense pas.
Visiblement nous n'étions plus à ça près et j'attendais qu'il se lève pour me ramener, problème : nous étions rentrés en taxi et il n'avait absolument pas le time de me ramener sur son dos.

J'ai fait une mini-scène pour la forme alors que je n'avais qu'une seule envie : quitter cet endroit de merde pour prendre une douche et oublier cette soirée de l'angoisse.

Je suis partie telle la fille qui n'a besoin de personne même si elle ne sait pas comment rentrer.
Tandis que j'avais la main sur la poignée, la tête haute et la haine dans le sang, prête à partir sans me retourner je suis tombée nez-à-nez avec la femme de ménage.
Mon gros porc d'amant avachi dans le lit et la clope au bec a hurlé "pas maintenant !" et je suis décédée de honte sur place.

On s'est regardées quelques secondes, le temps qu'elle me juge de tout son être et que je baisse les yeux  avant de partir comme une flèche.

J'ai croisé le réceptionniste en sortant qui m'a souhaité une bonne journée alors que j'étai déjà loin sur le boulevard.
Je suis arrivée une heure en retard au boulot mais en voyant ma tête, mon collègue a compris que j'allais avoir des choses à raconter donc il n'a rien dit et a attendu que je lui raconte la soirée Scarface.

La suite de l'histoire ? J'ai recroisé Tony Montana sur le parking d'un resto quelques semaines après, puis en rentrant dans le bar j'ai vu que B20 le psycho était là.
J'ai foncé vers la banquette rejoindre BFF en mode "OMG OMG OMG" tandis que Tony et B20 discutaient tranquillement au comptoir. 
J'étais paniquée parce que j'ignorais qu'ils se connaissaient et que s'ils parlaient de moi ils se seraient vite rendu compte que j'étais comme qui dirait ... avec eux en même temps au moment des faits.

Je ne savais plus où me mettre, BFF m'a dit "ce serait trop marrant que Alpha arrive" et j'ai rigolé.
Là elle m'a dit "nan nan je rigole pas, Alpha est là !"
- TU DÉCONNES ?

J'ai tourné la tête et je les ai vu tous les trois en train de rigoler et de siroter un demi.
Les trois mecs que je côtoyais se connaissaient tous et étaient tranquillement en train de tailler la bavette.
Espérons qu'ils ne parleraient pas de ce que j'ai taillé chacun chez eux.
(joke - mais jeu de mots trop tentants).



Note de l'auteur : cette histoire s'est passée il y a plusieurs années.
Évidemment qu'aujourd'hui je prendrais certaines dispositions, du genre : ne pas trainer avec des dealers généreux sur le champagne mais pas sur les hôtels et accessoirement, sortir avec des mecs en même temps sans savoir qu'ils se connaissent, tous.






10

25 sept. 2017


et accessoirement qu'a été "ma nouvelle vie " ?

Il y a sept mois j'ai décidé d'envoyer balader mon quotidien professionnel morose et déprimant pour les joies du chômage.
Parce que j'aurais pu continuer mon boulot et jouir de tous ses avantages (c'est-à-dire uniquement d'un salaire) ou bien de m'endetter comme jamais et rester chez moi.

Évidemment j'ai choisi la deuxième option. 

Ce que les gens ignoraient c'est que ce choix était mûrement réfléchi et surtout, j'avais un vrai projet - personnel et professionnel - derrière tout ça.
Sauf que justement ça, les gens autour de moi n'en avaient pas conscience.
J'ai eu le luxe d'envoyer péter mon confort et ma sécurité de l'emploi pour un avenir justement tout sauf luxueux.
Sur le coup, j'ai essuyé les remarques telles que "tu fais ta crise d'ado, on n'envoie pas balader un CDI comme ça, tu vas faire quoi de ta vie, tu es totalement immature et capricieuse" et autres soutiens non négligeables puis j'ai mené ma petite barque telle la sirène que je suis et sept mois plus tard je vous dresse ce bilan.

Tout d'abord, la quiétude.
J'ai pu déconnecter d'un boulot prenant moralement et en définitive, physiquement, pour enfin me recentrer et questionner sur ce que j'aimais, voulais, souhaitais et surtout ne voulais plus, jamais.
Parce que je fais partie de cette catégorie de personnes qui pensent que même un CDI ne devrait pas pourrir notre existence, j'ai tout plaqué pour Pôle Emploi.

Ce n'est pas parce que "c'est la crise, trouver du boulot c'est la galère etc" qu'il faut accepter de se laisser traiter comme une merde et devenir le zombie de soi-même.
Quand je me suis rendue compte que je ne parlais que de mon boulot "de merde", à ma famille, mes amis, mes amants ... j'ai réalisé que ce boulot si précieux aux yeux de la société n'était que source d'enmerdes.
En clair, le burn-out ou la dépression post-taf de merde c'était trop pour moi, j'ai décidé que ma vie ne se résumerait pas à ça.
J'ai donc négocié mon départ et sans pot - de départ - ni quoi que ce soit, je suis sortie la tête haute et j'ai pris mon train pour la dernière fois.

Ensuite, sachez que si vous voulez tester votre amitié, le chômage sera votre meilleur allié !
Vous pourrez constater par vous-même que lorsque vous avez moins d'argent et vous déplacez-moi (car moins d'argent), peu de vos amis continuent de ... s'intéresser à vous.
A votre vie, vos humeurs, vos projets, vos doutes ... ce qui animent vos journées en réalité.

Quand tu as de l'argent à claquer en soirées parisiennes - pour toi et les autres - tu as plein de potes et ta vie sociale est dingue.
Quand tu as moins d'argent et donc, ne sors plus - ne rince plus - et préfère rester dans ta banlieue pour éviter de claquer ton budget courses dans des mojitos, curieusement tu n'as plus personne autour de toi.



Inutile de lancer le débat Paris / banlieue, on sait tous que le parisien ne sort pas de chez lui, et encore moins pour venir chez moi.
Alors moi, j'ai attendu, un peu.
J'ai été déçue, un peu.
J'ai été triste, beaucoup.
Puis après une phase de dépression post-chômage à base de :
- je n'ai plus d'argent
- je n'ai plus d'amis
- je n'ai pas de but dans la vie
- tout le monde s'en fiche de mon existence.

J'ai entamé ce que j'appellerai ma phase de "j'suis une meuf au top, j'ai plein de projets et je n'ai besoin de personne, ni en Harley ni en Davidson".
Et quand j'ai accompli tout ça, bizarrement les gens ont fait leur grand retour.

Ai-je réellement le temps d'être plus fréquentable lorsque je ne suis pas en dépression ?
Absolument.

Au début le chômage c'est cool, tu reprends des forces, tu te reposes, tu penses à ta vie, à son sens, à ce que tu aimerais concrétiser puis un beau jour tu atteins la "dépression zone" (citée ci-dessus) puis la "phoenix zone" pour enfin atteindre la "quiétude zone" et un beau jour tu te réveilles et là ... la "fierté et harmonie zone" te tend ses bras.

Je me suis sentie très seule, triste, incomprise, délaissée mais je ne me suis pas laissée abattre car dans la vie ton meilleur allié et bien c'est toi-même et personne d'autre.

En sept mois j'ai eu le temps d'être fichée bancaire, muscler mon cul à la salle, apprendre à gérer ce que je mangeais et donc, envoyait dans mon cul, prendre du recul quant aux gens que j'avais autour de moi, profité de ma famille, coupé mes cheveux, voyagé, suis partie en vacances, me suis cassée le pied, la tête et le coeur; teins mes cheveux en brun, en orange, en blond, en châtain, daté, fucké et peut-être même de tomber amoureuse.
Nan j'déconne.
Ou pas.

J'ai rempli mes journées d'activités que je n'avais pas le temps de faire lorsque je bossais telles qu'aller chez le médecin à 15h30 ou prendre un café à 17h00.

J'ai organisé minutieusement et consciencieusement mes projets et ce dimanche dernier était mon dernier en tant que chômeuse car aujourd'hui je commence ma formation.
Celle pour laquelle j'ai tout plaqué, quitte à en chier grave et OMG que j'en ai chié.

Sept mois plus tard, la tête haute et vidée de toutes nuisances j'ai préparé mon sac et m'apprête à rentrer en cours.
BRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.

Officiellement je suis toujours au chômage mais dans les faits je suis "en formation".

Je vous passerai la partie doutes de soi, vais-je y arriver, vais-je réussir, vais-je trouver ma place, vais-je tout arrêter à la première embûche car cet article c'est surtout de la reconnaissance pour toutes les personnes qui ne m'ont jamais lâché et soutenu jusqu'à la décision finale de mon entrée en formation.
Famille, amis, amants, lecteurs ... MERCI.

Merci à tous ceux qui m'ont soutenu dans cette aventure, qui ont pris de mes nouvelles - sincèrement - m'ont conseillé, ont suivi toutes mes aventures financières / professionnelles / familiales / amoureuses et j'en passe.
Vous avoir près de moi est une bénédiction et je l'oublierai jamais.

Gloire à vous, Gloire à moi, Gloire à Pôle Emploi et Gloire à mes futurs cours de Photoshop où je vais apprendre à retoucher toutes mes photos de profil telle la mannequin proclamée-par-moi et personne d'autre.


*HAPPY ZONE !*

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