Récemment sur le blog ...

20 juin 2016


Parce qu'on a toutes envie d'être AU TOP cet été, voici un petit look qui j'espère, vous inspirera.
N'hésitez pas à me faire part de vos suggestions !

LOOK
Chapeau motifs cerise *tendance imprimé fruits*  / Crop top lycra graphique (partenariat avec mamie Annick) / Jupe taille haute imprimés fleurs (promotion Leclerc 1995) / Tatanes à scratch rouge-cerise Coca Cola® shopées au camping de Royan lors d'un séminaire Quechua.


ACCESSOIRES
Bracelet de cheville DIFMD* créé avec Madame Marchand, institutrice de CE2
 / Bracelet brésilien au poignet DOWM** créé avec l'appareil à tisser Pocahontas (visible sur le magazine La Redoute année 1996 disponible dans tous vos kiosques) Sac façon "pêche aux moules" collection capsule Leclerc XX Croustibat. Pour trois surgelés achetés et dix timbres + adresse sur papier libre le sac était offert / Épuisette vintage trouvée dans une brocante lors de mes dernières vacances à Fécamp. 


Lunettes de soleil Rayban parce que je n'ai pas votre time.


Appareil photo utilisé : Kodac® / Photographe : Francesca R. (depuis B. #postdivorce1998) / 
Spot : plage des Sables Blancs, Douardenez (Bretagne).



Cet article n'est pas sponsorisé et ne s'inscrit pas dans le cadre d'un partenariat.



 BBBBBBBB
BB                      B
B                            
B
B                     B IG
B                     B ISOUS
B                     B IEN
BBBBBBBBB   B AVEUXS
B               
 BBBBBBBB
BB                      B ELLES
B                           B BRUNES
B                    B BLONDES
B                    B ROUSSES
B                    B BLOGUEUSES
BBBBBBBBBB 
     


*Do it for mother's day
**Do it with mom 
8

15 juin 2016


Très franchement j'aimerais ÉNORMÉMENT vous dire que cet article est purement fictif, d'ailleurs pour le bien de mon intégrité et de ma réputation je vous annonce dès maintenant que oui, il est totalement inventé et que cette histoire n'est jamais arrivée, jamais jamais jamais jamais.

Dans ma jeunesse folle, il y avait le Bachelor qui venait de commencer sur M6, l'époque où seulement sept chaines existaient et dont la quatrième nous a fait passer des soirées d'épileptiques tous les premiers samedis du mois.
Marion (quel beau prénom !) et Guillaume nous avaient régalé dans "jeux d'enfants" et j'étais totalement amoureuse d'un mec de mon lycée avec qui je m’entraînais aux clins d’œil sexy dans les couloirs.
Le soir on s'échangeait des "tu pens koa de moa ?" sur MSN et je rougissais devant mon modem quand je recevais "té pluto mignionne lol ^^". C'était les années 2000.

Un jour, lasse de nos échanges platoniques je l'invitais à venir regarder un DVD le dimanche  après-midi - ça se faisait à l'époque - et j'avais évidemment opté pour un film d'horreur.
Note de l'auteur : toujours choisir un film d'horreur pour feinter la peur afin de se blottir de myhto trouille contre le mec.
J'avais choisi E.T car ce film me fout les jetons. Franchement ce mec chelou au doigt anormalement long ne vous fait pas flipper ? Personne se demande où il va aller le ranger ?
Moi si et c'est pour cette raison que E.T a alimenté maintes nuits agitées de mon enfance.



#peur #psycho #anus
Nous avons regardé le film et je n'ai pas eu à feindre la peur car à la vue de la lumière au bout de son index j'étais déjà en train de cacher mes yeux avec ma main droite et mon cul avec ma main gauche.
J'ai posé ma tête sur l'épaule de mon ami, il a sourit, moi aussi mais javais des bagues : il est devenu aveugle.
Nous sommes ensuite montés dans ma chambre pour "commencer un jeu".

J'aurais aimé vous dire qu'il s'agissait du Kamasutra en moins de 15 minutes mais il n'en fut rien. Dans les années 2000 j'étais chaste et surtout locataire chez ma mère.
Sous l'influence de ces enfoirés de Marion et Guillaume nous avons lancé un "cap ou pas cap".
Et là ... ce fut le drame.

Premier défi, cap de faire le Bachelor ? 
Il se leva et se positionna devant ma commode avant de prendre un air solennel. Il resta sérieux un instant puis m’appela, tenant dans sa main ma télécommande en guise de rose. 

Je suis levée et j'ai avancé vers lui en  restant sérieuse alors que j'avais envie de lui dire : OUIIIIIIIIIIIIIII OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII J'ACCEPTE !!!

- Mona, acceptes-tu cette rose ? 
- Oui j'accepte.


Je lui ai claqué la bise, on s'est regardé, il m'a souri, j'ai souri puis il s'est penché et m'a embrassé tout doucement sur la bouche. Mon cœur bâtait la chamade, j'étais trop stressée/heureuse et j'avais hyper mal au ventre. Je pensais déjà à ce que j'allais écrire ce soir dans mon journal intime.

Il a enchaîné sur le défi suivant. 

- Cap ou pas cap de faire deux pompes ?

EASY ! Je nous voyais déjà arriver main dans la main au lycée sous le regard de mes copines, des clins d’œil et des pouces en l'air. J'avais enfin un mec, il était trop mignon et il m'avait offert une rose virtuelle.

J'ai avancé vers le centre de ma chambre, me suis positionnée en mode sportive du dimanche et j'ai commencé mon défi la tête haute (mais pas que) comme si j'avais fait ça toute ma vie.



Evidemment je ressemblais à ça

Et de une !


Je me suis transformée en warrior, je savais que j'allais trop l’impressionner.
J'ai commencé la deuxième pompe, je me suis baissée, j'ai soufflé puis me suis relevée en contractant mon bassin au maximum.

"Je suis belle, je pense mince, je pense belle, je ne suis que love et sport, je ne pense pas à mon ventre rempli de stress."

J'ai continué de contracter, plus qu'une et c'était terminé. je devais restrer digne car mon futur mec était juste derrière moi à me reluquer le cucul.
Je pouvais y arriver, ce n'était qu'une pompe. Allez je me suis relevée, j'ai tout contracté et 

..............................................






[...]



Dois-je sincèrement poursuivre cet article ?


Me restait-il vraiment trois années à passer dans le même lycée que lui ?
Tout à fait.

Sommes-nous sortis ensemble ?
Jamais.

Moi quand je me refais le film de ce jour-là



Note de l'auteur.

Cet article avait été écrit il y a deux ans. Puis n'assumant plus vraiment d'avoir lâché ma meilleure tirade je l'avais mis hors-ligne.

Si je vous (re) raconte cette histoire aujourd'hui c'est pour deux raisons :

La première : les actualités du moment n'étant pas très funs. j'ai pensé qu'en riant tous de ma fucking shame de l'année 2005 - dans laquelle j'ai abandonné toute dignité et durant laquelle j'ai fait la dernière pompe de ma vie - on pourrait oublier BFM le temps d'un instant et que sourire un peu ne nous ferait pas de mal.
Loin de moi l'idée d'être la sauveuse du monde avec mes articles foireux de meuf foireuse à qui il arrive toujours des plans foireux, j'ai toujours préféré rire que pleurer sans quoi je ne m'arrêterais jamais de verser des torrents de larmes.

La deuxième raison et non des moindres, c'est que le frère dudit homme devant qui j'ai joué de la trompette avec une partie n'étant pas ma bouche, vient en formation à mon boulot pas plus tard que la semaine prochaine.
Vous serez donc ravis d'apprendre que je vais organiser la venue professionnelle du frère du mec devant qui j'ai fait un remix de Bethoween feat #MyAss.


Ce sera pas le moment d'avoir un coup de pompe.

20

14 juin 2016

source : in.pinterest.com

Dois-je réellement évoquer le match Italie/ Belgique dans lequel nous avons excellé par deux buts hier soir ? Je ne pense pas. 

J'ai toujours aimé le foot, aussi loin que je me souvienne j'ai toujours eu un rapport avec lui assez anecdotique.
Je vous laisse m'imaginer en short et crampons hurler "AU CENNNNNTRE !!!" puis me faire acclamer par une foule en délire lorsque je marquais le but décisif à la 89ème minute, mais non, j'annonce que non.
Enfants, lorsque l'on jouait au foot dans la cour, mon rôle consistait surtout à courir dans tous les sens en demandant de quel côté il fallait marquer. Généralement c'était celui à l'opposé d'où je me trouvais.

Au collègue, je suis tombée amoureuse des jumeaux de ma classe. Statistiquement j'aurais du en pécho au moins un mais c'était sans compter ma mythomanie légendaire qui parfois me laisse pantoise.
Alors qu'un jour les jumeaux débriefaient sur le match Lyon / OM de la veille j'ai voulu m'introduire dans la conversation pour ensuite m'introduire dans leurs 3310 enregistrée au doux nom de "notre chérie".
Je pensais qu'en faisant Mona Menès ils m'apprécieraient d'autant plus.
Il n'en fut rien.
Coupant leurs discussion sur les corners et autres protèges tibias, j'ai dit que "l'OM était un club de merde et que moi j'étais pour Marseille".
[...]

Depuis je suis pour Paris.

En 2006, l'Italie venait de se qualifier pour la coupe du monde, BFF et moi-mêmes avions vu le match sur écran géant dans la ville non moins connue : Versailles.
Alors que nous rentrions et traversions le parc près de chez nous, nous avons croisé deux jeunes hommes qui fêtaient eux-aussi cette victoire, ou plutôt la vie parce qu'ils n'en avaient honnêtement rien à foutre de l'Italie ou d'un pénalty.
En toute normalité dans un monde normal nous avons trinqué avec eux dans des gobelets en plastique. Ils nous ont servi des verres de coca toute la soirée mais avec "un peu" de whisky.
Pour les plus jeunes qui me lisent je rappelle que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, la dignité et surtout la salle de bain de tes amis mais je reviendrais sur ce point plus tard.

Je n'avais jamais bu d'alcool auparavant si on oublie le verre de vodka orange quand j'avais trois ans, que mes parents ont laissé sur la table pensant qu'une Mona à quatre pattes ne l'attraperait pas. C'était mal me connaitre.
Au bout de ma septième gamelle ils se sont aperçus que j'étais bourrée, à 27 ans rien n'a changé mais ce n'est pas le sujet.

Ce soir d'été donc, j'ai enchaîné les verres de coca sans jamais tenir compte qu'ils étaient mélangés à du whisky.
D'où la traîtrise des cocktails sucrés dans lesquels tu ne sens pas l’alcool jusqu'à ce que tu ressentes la terre tournée sur ton propre axe.
BFF est partie (ne me demandez pas pourquoi, à ce jour son départ reste un mystère) mais une autre copine m'a rejoint après que je l'ai appelée en lui disant "heyyyy je bois du whisky coca dans le parc avec deux mecs que je connais pas !".
Elle est arrivée, elle m'a ramassée puis traînée jusque chez elle - je pesais au moment précis de l'histoire CENSURED kilos.
La tête au fond du gouffre de ma vie, j'ai trouvé la force de courir rouler/bouler jusqu'aux toilettes pour vomir sauf que la lunette était en fait ... fermée.
*merci à tous*

L’Italie qualifiée donc, ce fameux soir dont tout le monde se souvient grâce à Zizou VS torse d'italien poilu, nous avons appelé toute la famille en hurlant "abbiamo vinto !! abbiamo vinto !!" puis nous sommes parties - ma veste ITALIA et la Fiat punto - récupérer ma soeur qui avait regardé la finale avec des amis.
Cette petite truffe s'était barrée avec mon drapeau de l'Italie, drapeau que des charmants patriotes ont brûlé lors de l'échec de Trezeguet by the way.

Une fois Jeanne récupérée, nous pensions rentrer tranquillement chez nous et savourer cette victoire devant un tiramisu sauf qu'il n'en fut rien, nous avons été prises d’assaut.
Au feu rouge, une horde d'enfants et d'ados en furie se sont jetés sur notre voiture. Ils sont montés sur le toit en hurlant et tapant sur la Fiat pendant que ma chère mère se cachait la tête sous ses bras comme si les gosses allaient traverser le toit en mode Jumanji.
J'ai demandé à ma mère de démarrer et tant pis si on en écrasait certains mais elle n'a pas voulu.
Tapette.

Arrivées chez nous entières (si on oublie le drapeau) le quartier était barricadé par environ trois cent flics (c'est à dire deux) qui m'ont gentiment demandé d'enlever ma veste afin d'éviter "tout débordement".
Les mecs n'ont posé aucune question concernant la voiture cabossée mais reluquer mon 105D dans ma veste du marché de Saint Ouen les a motivé,

- Plutôt crever ! Je l'enlève pas !
- Mona enlève ta veste !!!
- D'accord.
Tapette.

L'été suivant, j'ai rencontré moquette, mon ex-fiancé qui était footballeur.
Mais ça c'était juste avant qu'il casse le bras d'un de ses coéquipiers qui avait insulté sa mère. Depuis il est devenu flic (véridique).
Entre-temps, j'allais l'encourager le dimanche matin au fin fond du trou du cul du monde alors que les smartphones n’existaient même pas pour passer le temps. Je regardais donc mon mec perdre tous ses matchs pendant que je me pelais les miches.
L'amour rend vraiment très con.

Le foot a toujours eu une place dans ma vie et je ne dis pas ça parce que j'ai toujours rêvé d'être femme de footballeur. 
Et cela n'a aucun rapport avec l'argent. C'est une question de sac Chanel et coach personnel voilà tout.

C'est vrai que j'aime bien regarder un match tout en me grattant les couilles et demandant à mon mec : 

- C'est qui lui ? Ah celui qui a fait la sexe tape !
Et lui ? Ah oui c'est celui qui va aux putes !
Et lui ? Ah sérieux ? Je crois qu'il est sorti avec ma soeur.

Récemment, mon ancien amoureux rêvait d'aller voir un match au Stade de France, rêve de gosse que j'allais évidemment réaliser vu que je suis une meuf géniale.
Mais ça c'était avant qu'on se quitte sur un banc public et que j'enregistre désormais son nom à "gros trou du cul de merde".

Cette année, je regarde les matchs avec ma mère, je ne dis pas que c'est nul, je dis juste que ça manque de couilles.
Donc si vous connaissez un beau brun qui cherche une meuf géniale aimant regarder le foot tout en taillant ........ sur les coupes de cheveux des joueurs, faites-le-moi savoir.
Promis je ne vannerais pas les sourcils de l’entraîneur des bleus.

Quoi c'est plus Raymond ?



11

31 mai 2016





Grâce à Mark et ses nouvelles idées, Facebook me remémore en ce jour de grande chaleur parisienne - oscillant entre envie de suicide et de baignade en plein Champs Elysées - ce cliché posté il y a deux ans.

Analysons cette photo,
Lieu :
- Ancien appartement dans lequel j'ai versé des larmes de fierté lorsque je m'y suis installée. J'ai tellement pleuré la première nuit qu'au réveil je ressemblais à un panda sous ecsta.
Nan j'déconne c'est parce que je n'avais ni télé ni wifi.

Attitude :
- Décontractée, il faisait beau et pourtant nous étions en plein mois de Mai, or chacun sait désormais que l'hiver vient et dure des années.
Le signe *peace* démontre que je suis une fille cool et née dans les années 80 car aujourd’hui la fuck face est de mise et/ou le *majeur en l'air* si vous avez grandi en banlieue et portez des TN.

Style :
- Pastel, mon t-shirt est transparent mais cela ne se voit pas, et bien sur assorti à mon pantalon dans lequel je ne rentre plus entièrement.
Pour info le soir-même j'allais boire du Lambrusco à Paris et laissais mon numéro sur une serviette en papier pensant que le eye-contact avec le serveur fonctionnerait.
J'ai la joie de vous informer que cette histoire s'est soldée par un rencard avorté avec ledit serveur qui, certes, m'a envoyé un message et proposé d'aller boire un verre mais qui ne se rappellerais pas de "laquelle j'étais", or selon moi, un mec souhaitant boire un verre :

- pas loin de chez lui
- avec une fille dont il n'a aucun souvenir physique
- pas loin de chez lui.

n'était pas là pour enfiler des perles mais bien mon séant dont il n'avait je rappelle aucun souvenir.

- Mes sandales fétiches chinées - par là j'entends provenant de Chine - achetées au marché de ma ville donc, et avec lesquelles je dors tellement je les aime, au grand dam de ... personne car je dors seule


Parlons des accessoires ...

La première chose que l'on remarque hormis la ménorah en arrière-plan comprenant des bougies orange telles festoyons Halloween et Hannouka en même temps c'est bel et bien mon chapeau.
Mon chapeau que j'adorais, acheté en bas de la dune du Pilat, juste avant de décéder en la grimpant PAR LE SABLE et non par les marches.
Résumé de ce moment :
- j'ai monté la dune du Pyla
- je suis décédée
- j'ai ressuscité lorsque j'ai aperçu la plage de l'autre côté
- j'ai rejoint la plage
- j'ai bronzé, dormi, fait des selfies ...

... puis quand vint l'hiver le moment de rentrer j'ai demandé à mes copines si elles pouvaient remonter seules et venir me chercher en voiture un peu plus loin, vers les hôtels où je n'avais pas besoin de regrimper la dune et mourir pour de bon.
Elles ont accepté, de toute façon mon cas était désespéré et elles économiseraient 20 bonnes minutes de grimpe sans m'entendre gémir sur le fait que j'allais crever ici, sur le sable chaud tel un coquillard mort et desséché (note de l'auteur : cette phrase n'est en aucun cas la métaphore d'une quelconque partie de mon anatomie).

Mon chapeau adoré m'a finalement été dérobé à Barcelone, dans l'auberge de jeunesse dans laquelle j'ai séjourné quelques mois plus tard, ainsi que mon téléphone portable qui lui aussi a disparu soudainement alors que je prenais un bain de minuit. Mais tout le monde connait cette histoire.

Cheveux :
- Courts et ça m'allait plutôt bien, je suis à deux doigts de ciseau de tout couper et faire partir en touffe toutes ces années d'efforts pour les laisser pousser, mais je m'arrête ici car j'ai entendu quelqu'un dire "qui s'en fout ?".

Dois-je réellement argumenter sur la coque de téléphone ?
Je ne pense pas.


Voilà, c'est tout ça que je vois quand je regarde cette photo.
J'ai hâte que Mark me remémore mes clichés de soirées dans deux ans, pendant que je pouponnerais car j'aurais trouvé l'homme de ma vie et regretterais le temps où je sortais en semaine puis posais trois jours de RTT pour digérer mes mojitos. Le temps de la jeunesse éternelle où tu pensais que lorsque tu disais "nan mais ça ira demain t'inquiètes" ça irait réellement demain.
Celui où quand un mec te disait "ça va?" tu te voyais déjà portant l'anneau trois or de Cartier.
Dans deux ans tout ça sera loin, je serais maman et femme heureuse.
...

J'déconne, je regretterais juste le prix desdits mojitos et serais toujours là à vous raconter ma vie foireuse.



6

30 mai 2016

J'étais en train d'écrire un message à ma copine Arielle comprenant les derniers imprim écran de mes échanges avec mon ex l'avocat, et alors que je vérifiais que j'envoyais bien les photos à Arielle et non pas à lui, je me suis demandée :

Comment on faisait avant les screeshots ?

Parce que soyons honnêtes, tous autant que nous sommes 2.0, les screeeshots ne sont utilisés que pour une seule raison : montrer des échanges de messages à une tierce personne.

Avant quand tu racontais une histoire à ta copine, tu devais aller dans les messages envoyés de ton 3310, puis dans les messages reçus, retourner dans les messages envoyés ect ect ...
Le temps que tu retrouves le message de Bastien qui te répondait "ok ba je casse" nous étions déjà passé à l'année 2004.

Puis les smartphone sont nés et nos vies on changé. Sauf que là encore c'était tout un sketch.

Un jour, j'ai voulu envoyer le screenshot d'une conversation à une copine mais je me suis trompée et je l'ai envoyé au mec concerné. Mon message comprenant l'imprim écran de nos conversations était accompagné d'un "il me kiffe nan ?" ce à quoi le principal intéressé a répondu : non.
Je n'ai plus jamais eu de nouvelles.

Inutile de vous dire que depuis qu'on a vécu ce genre de situation - tenter de garder son honneur - surtout si tu avais enregistré le mec à "l'homme de ma vie truc de ouf", on devient rapidement vigilant.
Avant d'envoyer un screenshot je relis trois à cinq fois le message et vérifie que le bon destinataire est affiché, histoire que je n'envoie pas "j'ai couché avec l'ex de Julie" (bisous Julie) à Julie.
D'ailleurs j'imagine toutes mes potes qui s'appellent Julie se demander de laquelle je parle et je ris.

Par contre, sachez et comprenez - mais vraiment - que "l'erreur de destinataire" afin de :

- faire passer un message subliminal
- faire comprendre au mec qui t'as ghosté que tu existes genre "coucou je suis vivante !"
- prétexter un message de bonne nuit à ta soeur avec une photo de toi en sous-vêtement et l'envoyer à Jérémie par "erreur"
- rendre jaloux ton mec avec un faux message
ect ect ...

n'est plus accepté et cramé à dix mille. Plus personne n'est dupe, en 2016 on ne fait plus ça.


Un jour, je parlais avec un mec connu dont je tairais le nom (parce qu'il n'est pas aussi connu que ça) sur Snapchat. J'étais trop contente de discuter avec lui et j'avais surtout envie de raconter à toutes mes copines que [prénom du mec connu méconnu] m'avait répondu et qu'on avait échangé sur le risotto aux champignons (véridique). J'ai donc naturellement fait une imprim écran de la conversation.
GRAVE ERREUR, je ne savais pas que lorsque tu fasais un screenshot sur Snapchat, SNAPCHAT LE NOTIFIE ET TE BALANCE A MORT !

Ai-je rebondi telle la fille hyper à l'aise lorsqu'elle se fait cramer ?
Evidemment. 
M'a t-il cru ?
Absolument pas.


Un jour, je me suis disputée avec plusieurs copines et pour illustrer ces échanges, j'avais copié toutes les conversations avec les prénoms correspondants dans un fichier Word appelé "NTM".
En voulant l'envoyer à BFF pour me plaindre, je l'ai envoyé par erreur à l'une d'elles qui m'a gentiment répondu :"tu t'es trompée, le deuxième paragraphe c'était Marie qui parlait et non pas Morgane".

MAIS COMMENT on faisait avant toute cette technologie ? 

Il est vrai que parfois ça tourne à la catastrophe, un peu comme là ...

Ce n'était pas ma copine Cha.


Les screenshots font partie intégrante de nos vies désormais, sans eux la communication serait beaucoup plus difficile et surtout longue et fastidieuse (cf. 3310 en 2002).
Mais bon, le principal dans tout ça c'est que ... ah attendez j'ai reçu plusieurs messages ... Et merde.


    



La réponse est oui.



PS : Cet article est dédicacé à S.L B.

10

13 mai 2016



... n'hésitez pas à laisser un message !


See u soon.

5

26 avr. 2016


L'histoire est simple : il y a deux ans sur un coup de tête je décidais d'aller courir sous aucune menace telle qu'elle soit ou juste celle de moi-même souhaitant m'aérer et si possible, le faire tout en affichant mon boule dans mon mini short.
J'ai fait quelques courses, dont l'Odyssea qui me tient à coeur et la Nike Run l'année dernière OU comment j'ai failli décéder et me suis faite encourager par Lââm (véridique) puis ai gagné une médaille et un exploit que j'ai raconté pendant de très longs mois.

Depuis je cours moins parce que d'une je ne cours que s'il fait beau, et de deux ... y'a pas de deux, je ne cours que s'il fait beau.
Pourquoi ? Parce que c'est mieux pour les photos of course ! *jeux de mots hyper bien placé*

Seriously, vous croyez vraiment que je m'inflige des petites foulées avec mon appli qui me bouffe toute ma batterie et la sueur au front qui me donne des chtars, pour la simple et unique raison de "faire du bien à mon corps et à mon esprit "? Pfffffffffffff que dalle ! Je cours juste pour faire des selfies et m’afficher sur les réseaux sociaux hasthag #NopainNogain #RunningGirl.

Les gars, je suis asthmatique, fumeuse non fumeuse re-fumeuse future ex-non-fumeuse et j'ai simulé un malaise en 3ème pour arrêter de courir autour du stade des Droits de l'homme.
Alors même si j'ai un diplôme de course qui date de 1995, n'oublions pas que je suis arrivée 64ème sur 69 au cross de ma deuxième 5ème.
En gros, moi et la course ça fait 27 et pourtant, je kiffe aller courir parce que je sais que je fais du bien à mon corps, que faire du sport est important et surtout j'ai besoin de m'aérer après une longue journée de  .... AHAHAHA je DÉ - CONNE, je réitère : tout cela n'est qu'une imposture.

Je ne sais pas courir plus d'un kilomètre sans m'arrêter quatre fois puis je suffoque et marche tout en prenant des photos du lac et des canards puis je fais la mytho sportive qui s'étire dès qu'un joggeur passe, histoire de ne pas passer pour la grosse qui s'arrête au bout de 3 minutes, grosse que je suis et qui fait un gros fuck à toutes ces instagrameuses qui nous complexent.

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Ceci est une vidéo


J'ai des super chaussures pour courir que j'ai payé un demi-rein (y'avait une promo), un jogging moulant TEX acheté à Carrefour et mon Thsirt de la Nike Run donc en me voyant on y croirait presque sauf que non, tout ceci n'est qu'une mise en scène destinée à me faire passer pour une belle gosse sur Instagram. Comme quoi tout est simple quand on sait mentir.
Qui s'imposerait d'aller courir après le boulot en pleine forêt pour le bonheur du sport ? On le sait tous que ce sont les hashtag #RunningMoment #LikeMaPhotoStp qui rythment vos envies sportives, la différence c'est que moi je l'assume.

Bon, il est vrai que j'aime bien courir un peu aussi, ça fait du bien, ça fait travailler la cardio et faut bien rentabiliser mes chaussures à 102€ mais le reste n'est qu'une grosse farce dont je m'amuse bien volontiers.



Tout ça pour vous dire que grâce aux réseaux sociaux, on se donne la contenance que l'on souhaite.
Ces filles filiformes, photoshopées, énamourées d'amour d'un mec trop beau mannequin hongrois, de cette fille qui s'est offert la dernière jupe Maje ou encore ce mec aux abdos en béton : tout ceci n'est que du paraître, ce n'est pas la vraie vie.


La vraie vie c'est celle que tu vis sans avoir besoin de la prendre en photo avec un filtre Walden et de hashtaguer #LifeMoment.
C'est celle dont tu ne compteras pas l'intensité au nombre de like et de partage.

Enfin je dis ça ... continuez de liker mes mythos photos quand même.
J'vous laisse, j'dois aller courir* avant ma réunion ! Histoire de me vider l'esprit quoi ...


*je vais remettre du rouge à lèvres puis aller demander au cordonnier canon si mon mytho colis qui n'a jamais existé est arrivé.


18

18 avr. 2016


Les amis, j'excelle dans l'art de me choper des boutons de fièvre avant des moments importants de ma vie - rencards, entretiens, surtout rencards - mais également dans celui de mentir.
Comment expliquer à ton date que tu as un herpès sans qu'il se taille en courant ? Bien qu'utiles mais très souvent très cons, les hommes ne sont pas compréhensifs dès qu'il s'agit des choses naturelles de la vie.
Les règles, la gastro, la morve ou les boutons, très peu pour eux ...
Par contre dès ça parle d'ejac fac... là y'a du monde mais ceci n'est pas le sujet.

Voici donc ma liste d'excuses validées et approuvées lorsque vous avez un bouton de fièvre :

Catégorie cannibale

- Mon chat m'a mordu, je lui faisais des papouilles lorsque tout à coup il s'est soudainement tourné vers moi et m'a attrapé la bouche violemment pour me mordre.
- Une fille ivre en boîte m'a mordu, je lui faisais des papouilles je dansais d'une manière suave sur Edith Piaf lorsque tout à coup une fille s'est soudainement tournée vers moi et m'a attrapé la bouche violemment pour me mordre.

Catégorie accident du travail
- Je me suis pris une porte au boulot.
- Je me suis pris un carton sur la gueule au boulot.
- J'ai voulu me curer les dents avec une agrafeuse.
- J'ai coincé ma bouche dans mon bouchon Bic
- Mon patron m'a mordu parce que je n'ai pas fait le chiffre.

Catégorie doctissimo
- Je me suis arraché la lèvre parce que j'avais la bouche sèche et ça a fait un bouton.
- J'ai la lèpre.
- J'ai fait une allergie à la pomme, poire, poisson, ananas, noisette, latex, lycra, vie  ...

ou sinon :

- J'ai un herpès parce que je suis stressée que tu ne me rappelles pas mais t'inquiètes ça se sent pas trop quand on se roule des pelles.



Pour (re)lire mes articles à ce sujet :
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© Copyright Mona Champaign.

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