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Stalking de blog

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13 janv. 2017

Du coup j'avais un peu la pression pour vous raconter la suite ... Pour ceux qui débarquent, le premier opus est ici-même.

J'étais dégoutée de la life, le mec avait été tellement sympa, tellement sympa et ... trop sympa que du coup, minauder le chaud/ froid en débarquant chez moi un soir m'avait littéralement brisé les couilles que je n'ai pas (sans quoi cela aurait été problématique pour certains hommes que j'ai connu soyons clairs).

Ce que j'ai oublié de préciser à l'assemblée c'est que je n'habite pas à Paris-même mais en banlieue : ce qui signifie pour les parisiens le bout du monde. Donc quand le mec m'a dit que son covoiturage le déposait près de chez moi, je me suis dit : "ok l'excuse de merde, le mec m'aime et veut me voir" car il était IMPOSSIBLE qu'il soit plus simple de rentrer chez lui en passant par ma banlieue.

Était-ce un plan de gros tarba étant donné qu'il avait passé le week-end chez sa meuf ? Nous ne le saurons jamais.

Voilà pourquoi, quand ma copine Jojo m'a invité à la soirée de lancement de sa marque (dont je vous parlerais bientôt) la première chose que j'ai vu c'est son nom sur la liste des invités.
Chance immense, je n'étais pas dispo car j'étais en weed-end à Amsterdam, Dieu m'évitait donc de me retrouver nez-à-queue avec ce briseur de coeur briseur de couilles.

Sauf que non, Jojo en avait finalement décidé autrement et a donc changé la date de son event. Plus le choix et pas d'excuse - surtout que je voulais vraiment être là pour mon amie - quand elle m'a envoyé un message pour me dire "au fait y'a GROSFDP qui vient j'espère que ça te dérange pas ?" j'ai répondu sans hésitation : "j'en ai strictement rien à foutre" alors qu'en réalité j'avais envie de hurler et d'écrire en caractère 72 :
NON MAIS SANS BLAGUE QUE J'AI ENVIE DE VOIR SA GUEULE !!!! mais je suis restée digne ....
Jusqu'au fameux soir.

J'ai mis exactement trois semaines à penser à ma tenue que je voulais classe-sexy-décontracte-mais pas trop-allumeuse-mais discrète-hyper bonne-mais sainte- glamour-chic et street-love en même -temps.
En gros je voulais qu'il se dise "whaooo je suis amoureux !" et que je lui réponde "je sais, mais j'ai pas ton temps".

J'y ai pensé toute la semaine, toute la journée, toutes les heures. J'y ai tellement pensé que je n'ai pas regardé où je marchais et c'est ainsi qu'en voulant troquer mes tennis pour mes escarpins dans le métro, que nous avons constaté - mon odorat et moi - que j'avais marché dans une grosse merde de chien.
*applaudissement du public*.

J'ai fait comme si de rien n'était, j'ai enfilé mes 12cm, fourré mes tenis au fin fond de mon tote bag, remontés mes seins et je suis sortie du métro la tête haute en activant mappy.
J'étais à 4 minutes du resto, je suis donc arrivée 17 minutes plus tard mais j'étais néanmoins dans les premiers arrivés. Juste après Jojo et ... le MEC.

- j'entre en scène -

- Salut ça va ! (mais quel enfoiré, ta tête-là, ta tête de connard sympa sexy canon de ta race maudite)
- Ouais et toi ?
- Tu veux dire depuis que t'es un enculé ? (dans ma tête)
- Tu veux dire depuis que je sais que je sais voir ta tête de tarba ? (dans ma tête)
- Tu veux dire depuis que je stalke jour et nuit le mur facebook de ta meuf ? (dans ma tête)
- Tu veux dire depuis que j'ai marché dans la merde ? (dans ma tête)
- Ca va merci. (dans la vraie vie).

Bon je rentre j'ai froid ! Alors qu'en réalité on sait tous que j'ai foncé aux toilettes pour :
- faire ce qu'on fait quand on est stressé (je vous laisse l'embarras du choix) (les vrais savent).
- respirer inspirer l'insulter respirer l'aimer inspirer.
- nettoyer mes Stan Smith avec du PQ dans le lavabo.

Bilan ; j'ai bouché le lavabo et l'odeur n'est pas partie.

J'ai laissé mon sac au vestiaire avec mon pull et mes Stan souillées, mon manteau et mes espoirs et j'ai avancé comme si j'étais dans un clip de Beyoncé, après avoir bien entendu prévenue Jojo de me placer face à lui à table.
Que la soirée commence ... mais tout d'abord buvons un verre.

- Un Spritz s'il vous plait ! 

Chaleur + à jeûn + stress = j'étais pétée au bout d'un verre.

Et c'est alors que je disais au MEC "Oh tu voulais un beignet de mozza et j'ai mangé le dernier ? Too baaaad" tout en sucant mes doigts de manière suave et sexy (LOL) que cet enfoiré m'a dit que je n'étais pas sympa.
Moi pas sympa, il est sérieux lui ? J'ai pensé.
Moi pas sympa, t'es sérieux toi ? Je lui ai répondu.
Et là le gars m'a dit en toute décontraction : "ouais, la dernière fois je t'ai trouvé sympa mais là t'es relou.

Pardon ? Tu m'as trouvé "sympa" ? "la dernière fois" ? Parce que te CENSURED la CENSURED c'est être "sympa" ? T'héberger chez moi parce que mOnsieur est un fucking cassos c'est "sympa" ? La soirée d'amour qu'on a passé c'était "sympa" ? La semaine que j'ai passé à t'aimer et penser aux prénoms de nos enfants c'est "être sympa" ? Les polonais que j'ai envoyé tuer ta meuf c'est être "sympa" ?!

JE NE SUIS PAS SYMPA, JE SUIS UNE MEUF GENIALE OK !!! ????? UNE MEUF QU'ON VEUT EPOUSER CHERIR ET A QUI FAIRE DES BEBES !

Mais à la place j'ai dit "un autre Spitz s'il vous plait", et pendant ce temps-là le mec qui-me-trouvait-sympa-quand-je-lui-offrais-mon existence m'a dit qu'il était triste.
Qui s'en fout ? j'ai eu envie de répondre mais à la place j'ai dit "pourquoi ? même si j'men fous."
Et là, le mec-qui-me-trouvait-sympa-quand-je-lui remettais-mon-âme-nue-à-nu a sorti la bombe,

- Bah tu sais, je me suis fait largué.

Et là ... je n'ai pas pu m'en empêcher. J'ai souri comme si on venait de m'apprendre que la pillule pour avoir un corps parfait existait, comme si un producteur m'appelais pour me dire "t'es super, je veux te produire sur scène", comme si ma mère me disait "en fait on est riches", comme si la mode était au léopard, comme si MLP s'exilait dans une ferme, comme si mon ex venait ramper devant moi et que je lui écrasais ses doigts boudinés, comme si Kim K finissait agent polyvalent au KFC porte de Clignancourt, comme si le SMIC passait à 2 000 € nets.
J'ai souri de toutes mes dents.

- Heu tu souris là
- Ouais désolée je peux pas m'en empêcher. Je suis vraiment triste pour toi !
- Tu mens
- Complètement !

Je me suis leveé d'un bond, j'ai été voir mes copines à l'autre bout de la table et je leur ai demandé de faire semblant de regarder la carte du resto pendant que je leur racontais la nouvelle. On m'imagine donc en train de montrer du doigt les entrées et les cocktails et dire en même-temps "i fé fé larguer, f'le crois f'pas f'putain !!" du coin de la bouche.
Sauf qu'entre la salade de poulpe et les farfalle aux crevettes, Jojo a désarmorcé ma bombe,

- Oui mais il en a une nouvelle.

Wait what ?!
Attendez attendez ... le mec se fait larguer de façon karmique, il se retrouve célibataire et donc par définition, totalement libre et le gars n'a pas pensé une demi-seconde à m'appeller pour m'en informer afin de ... peut-être ... logiquement ... certainement et ENFIN ... qu'on se mette ensemble vu que j'étais teeeeeeeeeeellement géniale ?!!
Le gars s'est trouvé une autre meuf direct alors que j'étais là, tranquille, alone, à me dire "merde, c'est con la vie parfois, on était vraiment bien tous les deux mais pas assez dispos pour être ensemble".
Le gars était totally free mais non ! Il a été pécher une moule ailleurs.

J'étais furieuse, je me suis sentie trahie, j'étais rouge, rose, rouge, vénère. J'avais envie de le frapper, de l'humilier, lui broyer les couilles et en faire des beignets de poulpe aux couilles de con.
Je me suis sentie tellement bête, avec mon decoleté de cagole, tellement nulle, tellement ... ivre. Ivre de lui, à en vomir.

Finalement, grâce à Dieu, il est parti. Il avait une autre soirée et c'était tant mieux. Vu mon état j'aurais vraiment tout perdu parce que la prochaine étape c'était le fight public.
Je l'aurais terminé, insulté, déroulé, bouillavé donc heureusement qu'il est parti sans quoi ma dignité aurait été encore plus basse que mes seins sans soutif et le lendemain j'aurais regretté de lui avoir pété les dents. Pas pour ses chicots, mais pour ma fierté.

Bref, ce soir-là j'ai compris deux choses importantes : la première c'est qu'un mec qui trompe sa copine et n'assume pas ensuite est un trou du cul. Tromper sa copine ça arrive, on est pas là pour juger. Ni lui qui l'a trompé, ni moi qui était consciente de ça et qui a quand même foncé. On peut tromper quelqu'un par amour, faire une rencontre inopinée, dingue, étincellante et vouloir briller avec cette personne au détriment de l'autre et dans ce cas, on fait les choses convenablement. On balaye devant sa porte avant tout et on aime son prochain. Personne n'est parfait, personne n'est irréprochable et en réalité, on s'en fout de ce que font les gens c'est pas notre life.
J'ai compris que le karma avait bien fait les choses et que j'étais beaucoup mieux seule qu'avec un mec infidèle de qui j'aurais toujours eu peur des écarts si toutefois relation sérieuse il y aurait eu entre nous. Mes amies m'ont écouté toute la soirée rager contre lui et le lendemin c'était fini, je l'avais sorti de ma tête.

Par contre, la chose importante que j'ai aussi compris ce soir-là, c'est que lorsque tu marches dans la merde et que tu mets tes Stan Smith dans un sac avec ton pull, quand tu veux rentrer chez toi dans le froid et donc en toute logique, mettre ton pull, et bien il sent la merde.

Devinez qui a pris un Uber les seins à l'air dans son body en dentelle ? Une meuf SYMPA, une meuf très très sympa.


Who run the world ?



Article dédicacé à ma copine horizontale, parce que cet échange m'a teeeeeellement fait rire ❤.
Et coeur sur toi. TMTC.
13

4 janv. 2017



Nous étions invité à la même soirée mais je me souvenais plus trop de lui. On s'était croisé l'année dernière et je n'avais pas eu le temps de m'attarder sur son cas étant donné que j'étais centrée sur le mien, à savoir, comment sortir à Paris quand on a pas d'argent. Réponse : tu ne peux pas.

Il avait répondu sur la conversation commune où je précisais à nos amis que j'allais avoir du retard car j'étais trop occupée à uriner entre deux bagnoles pont de l'Alma. Lui aussi était en retard et avait proposé qu'on arrive ensemble. Quand j'ai vu son message j'étais déjà au bar en train de commander un mojito.
Mona 1 - 0 LMEC.

Juste avant d'arriver j'avais eu un date sympa, à la cool et sans prise de tête. Je n'avais absolument pas prévu de pécho l'homme de ma nuit ce soir-là dans la mesure où j'étais trop occupeé à kiffer la vie, mon bronzage retour de vacances et surtout mon mes mojito(s) entre copines.
Lui était là, il était sympa, il était vraiment sympa et ... il est sympa nan ?

Vous connaissez la suite, quelques heures plus tard j'étais amoureuse et l'instant d'après il m'invitait à danser, ou le truc qui n'arrive jamais vu que la plupart des hommes est trop occupée à me mater le cul plutôt que de danser avec - ce qui est - soyons francs, très dommage.
Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de faire ma chaudasse en ondulant le corps like a vipère sur son repère *héhé* mais visblement pas très réceptif le mec s'est tout simplement barré. Okéééé.
Je me suis assise pour méditer sur le sens de la vie des vipères quand ma copine m'a dit "il est sympa hein ? il se passe un truc entre vous ça se voit !".

- Tu crois ? (évidemment que je le croyais, j'avais dit ça pour me faire mousser)
- Oui il me l'a dit
- TU DECONNES !
- Mais il sait pas trop quoi faire vu qu'il a une copine.

Une ? Pardon ? J'ai pas entendu y'a Claude François qui gueule *LA FERME AVEC TON ANNEE 62 PASSE A AUTRE CHOSE MERDE !!". Non mais il a une meuf ?
[...]

Il avait une meuf. Une vraie meuf. Genre une petite-amie, girlfriend, une meuf quoi !! Mais elle habitait loin ...
Ah bon ... ça change tout alors ... 
A ce moment-précis je me suis dit que je ne faisais rien de mal car après tout, onduler sur un mec pendant qu'il te caresse délicatement les hanches ce n'est pas tromper si ? ...  EVIDEMMENT QUE SI !! Bon, le plan ?

Et bien le plan c'est qu'au vu de sa réception active et enjouée concernant ma personne, j'ai décidé que je n'en avais rien à faire puisque sa copine vivait loin (pardon ? j'entends grosse connasse dans le public ?).
Honnêtement les gars à la base je ne savais pas qu'il avait une copine, il puait le charme et la séduction à plein nez, je n'ai pas pensé un seul instant qu'il puisse être en couple (dit la fille qui ne fait jamais attention aux alliances quand elle poursuit des gens).
Et puis finalement, c'est un peu comme tout, je retourne ma veste de temps à autre, et là j'ai mis mes principes de côté. Moi ou une autre valait mieux que ce soit moi non ? Non ? Non ? Ouais non. 

Le bar a fermé, mes copines se sont barrées et on s'est retrouvés tous les deux sur les quais, sous la lune, près de la Seine, sur terre.
Pendant qu'il discutait avec d'autres gens, je sympatisais avec un certain ... un certain .... mec dont j'ai oublié le nom et lui confiait mes craintes. Parce que j'ai un coeur et une morale, même quand j'ondule sur des mecs en couple et que j'ai trop de rhum dans le sang.

- Non mais je l'aime bien mais je sais pas quoi faire, il a une copine. Mais elle habite loin
- Bah tu t'en fous alors
- Oui mais j'ose pas lui dire de venir chez moi ça fait pute
- Mais tu t'en fous, te prends pas la tête - Note de l'auteur : moi me prendre la tête ? seriously ?
- Non mais j'ai envie de rester avec lui mais le "tu viens chez moi" ça fait vraiment chagasse non ?
- T'as envie qu'il vienne chez toi ?
- Oui 
- Bah alors
- Mais il a une meuf
- Mais elle habite loin
- Bon ...
- Sinon moi je viens chez toi pas de problème ...

Finalement j'ai fait la fille subtile ... Nan j'déconne. C'est lui qui a fait le mec discret en plaçant un mignon "oooh ba mince, je sais pas comment faire pour rentrer chez moi j'habite trop loin", du coup un Uber plus tard et nous étions dans mon canapé.

La soirée était géniale, le mec génial, tout était génial. Dans ma tête il allait se rendre compte à quel point nous étions géniaux et larguer sa campagnarde.
...

Dans ma tête seulement.

La semaine est passée .... elle était longue ... un peu comme sa .... façon de me faire galérer.
Le week-end suivant je me jetais à l'eau et lui proposais d'aller voir une expo, pas de bol il avait son covoiturage pour aller chez sa meuf. *musique dramatique*

J'ai passé le week-end à déprimer sur ma vie de meuf qui fait n'importe quoi et alors que j'avais de l'huile de coco sur les cheveux et un masque à l'argile sur la face, Chuck Bass venait une nouvelle fois de quitter Blair et vrrrrrrrrrr vrrrrrrrrrr petite vibration sur mon Iphone.

- T'es chez toi ?

OMG - C'était lui.
Nous sommes dimanche soir, je ne me suis pas lavée et le mec me demande comme ça de but en blanc sans préliminaires si je suis chez moi.
J'avais envie de lui répondre que oui j'étais chez moi, le coeur ouvert, prête à lui offrir mon âme pour un regard, une caresse, un mot, une fleur, un crocodile ... pardon je m'égare.

- Oui.
[...] les petits points sur Messenger qui te disent qu'il est en train d'écrire. *Respire respire respire*

- Mon covoiturage me dépose près de chez toi, tu peux m'héberger ?  J'ai plus de RER ...

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii JE VAIS ME MARIEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEER !!!Faut que j'apelle ma mère, et ma famille en Sardaigne, je dois laisser pousser mes cheveux perdre 15 kg et ... MERDE !! MES CHEVEUX !!

La tête dans la baignoire et le pommeau au-dessus, je rincais mon *home made mask* et répondais :

- D'accord, like a big boloss that I am.

Je me suis changée sept fois, le pyjama faisait trop ... pyjama. le mini short trop mini et le tshirt sans soutif trop provoc. Je l'ai donc accueilli en tailleur parce qu'il était dimanche soir et que dans mon monde c'était normal.
Il m'a raconté son weekend (qui s'en fout ?) et nous nous sommes couchés. Voilà.
Voilà voilà.

...

Heu ?

J'ai essayé de me contrôler, vraiment, mais dans mon monde où on porte un tailleur le dimanche soir, quand un homme dort avec une femme (qui plus est lorsque je suis cette femme), qu'en plus ils ont déjà mélangé leurs poils et que le mec vient chez moi de son plein gré alors qu'à la base je me touchais sur Nate Archibald sans rien demander à personne, je ne comprends pas qu'il veuille ... dormir.

- Je ne comprends pas que tu veuilles dormir.

S'en est suivi plusieus heures de discussion sur "mais c'est pas parce que c'est arrivé une fois que ... même si c'était super ... mais je suis en couple ... mais t'es une meuf géniale (NIKTAM), mais bon .... après si c'est toi qui me sautes dessus, je dirais pas non ... ça viendra pas de moi tu vois .... c'est pas moi qui serais à l'initiative (comprendre : si tu veux me CENSURED je ne dirais pas non) sinon ça se fait pas mais ... c'est vrai que t'es géniale donc bon ... (NIKTOUJOURSTAM)
BLAHBLAHBLAH *Bullshit*

Là, tout de suite, à l'instant T instantané j'ai eu envie de lui dire "mec, tu pensais pas à ta meuf quand t'avais la tête dans mon cul" mais je me suis retenue parce que d'abord je suis une fille classe et qu'ensuite ma mère lit mon blog.

Bref, du coup on a dormi et niqué un peu, c'était pourri, il est reparti et je l'emmerde. Par emmerder comprendre : penser à lui pendant des jours et me rappeller le temps béni où il avait la tête dans mon cul.
Puis comme toutes mes histoires, c'est passé aussi vite que c'est arrivé et un jour je me suis réveillée en réalisant que ce mec était juste un gros batard qui non seulement avait trompé sa copine (même si elle habite loin) mais qu'en plus il avait été chez moi direct à son retour de weekend de trouduc chez sa meuf.
Nan mais gros batard du trottoir ou pas ? Non mais gros gros tarba !


Pourquoi je vous raconte tout ça ? (parce que t'as pas de vie) parce que figurez-vous qu'il y a quelques semaines j'étais invitée à la soirée de lancement de la marque de ma copine Jojo (dont je vous parlerais une autre fois - quoique Jojo connait bien les talents du MEC vu qu'elle les a testé aussi mais ceci n'est pas le sujet).
JOJO DONC ! organisait sa soirée et devinez qui était là ? Lui.

Est-ce que j'ai mis exactement 4 semaines à réfléchir à ma tenue ? Absolument
Est-ce-que tout cela s'est terminé en body transparent sans soutif face à lui à table comme par hasard ? Certainement.



Est-ce-que vous voulez connaitre la suite de l'histoire aka la revanche du poulpe ?


to be continued ...

39

2 janv. 2017


BONNE ANNEE BANDE DE ... 
[insérez rime de votre choix]

Il est temps pour moi de faire le bilan sur cette année passée et surtout, d'en tirer les leçons adéquates.
C'est en réfléchissant au contenu de cet article que je me suis rendu compte qu'il s'était passé pas mal de choses qui m'ont marqué en 2016.

Tout d'abord, je suis tombée amoureuse, ou plutôt j'ai cru l'être, ou plutôt je l'ai été du fait que lui puisse l'être et qu'un amour soit possible. Au final, cela a donné un soufflé amoureux : celui qui retombe aussi vite qu'il est monté.
En réalité je devrais appeler cette épisode "la déception" mais ne me laissant pas abbatre et surtout pas par un mec qui prenait une douche tous les trois jours, cela m'a permis de comprendre ce que je voulais, et ne voulais plus (une douche BORDEL !).
Pour être honnête, cela m'a aussi permis de comprendre que je n'étais pas forcément sereine à l'idée d'être en couple et que chassez le naturel il revient au galop - quand on est aussi bien montée que moi ... bref vous avez saisi.
Au début c'est génial et puis tes vieux démons refont surface.
Finalement j'ai compris que je n'étais pas encore prête à tout cela pour la bonne et simple raison que je n'arrivais toujours pas à vivre avec moi-même donc vivre avec quelqu'un était d'autant plus compliqué.
Je pense qu'il y a une large différente entre ce que l'on veut et l'on peut. TOP AMBIANCE ! *check ça*

***

Cette année lors d'une discussion avec ma copine Eli, elle a dit quelque chose qui m'a marqué et que je prône depuis et diffuse à tout va. Elle m'a dit, "mon ex me traitait comme une princesse, le prochain il aura intérêt à être au même niveau sinon c'est même pas la peine. Un mec qui te tient la porte ou qui t'envoie des fleurs, avant je me disais "ooooh trop mignon, il pense à moi !" mais NON ! C'est normal ! C'est normal qu'un mec te courtise, c'est normal qu'un mec soit gentil et doux avec toi, ce n'est pas rare, c'est la base de tout. Un mec DOIT être comme ça avec une femme, on le mérite".
Elle avait totalement raison. Moi, quand un mec me demande si ça va, je suis déjà amoureuse et crie partout qu'il s'interesse à moi alors que non, le mec m'a juste demandé si j'allais bien en regardant mes nichons.
Arrêtez de "se contenter de" et "aspirer à".
On mérite d'être bien traitées, on mérite qu'on soit gentils avec nous, on mérite des fleurs et on mérite l'amour, MERDE !

***

Cette année ça a été le tourbillon émotionnel, le monde qui avance, mon entourage aussi et surtout j'ai compris pas mal de choses sur moi-même et ma famille.
J'ai toujours dit que ma famille était la meileure et la pire chose dans ma vie et cette année encore n'a pas failli à la règle. Je ne vous apprends rien si je vous parle de schéma familial, blessures de l'enfance, subconscients et autres secrets de famille conditionnant le fait qu'à 28 ans, tu en es là où tu en es actuellement : c'est-à-dire nul part.
On peut se dire que tout est foutu d'avance quand on nait dans une famille comme la mienne, avec tout ce que cela implique, ou alors décider que non, tu n'auras pas une vie de merde sous pretexte que ce serait logique avec les bagages familiaux que tu te traines. I REFUSE TO BE A VICTIM (source : American beauty).
Aujourd'hui j'ai compris, j'ai écouté, j'ai analysé et j'ai décidé de me faire aider sur certains points, c'est-à-dire tous en réalité. J'ai 28 ans et je décide d'être dans le turfu. BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIM !

***

Cettte année on a appris et vécu la maladie de ma soeur, COUCOU LE CANCER ! C'est un épisode sur lequel je ne reviendrais pas étant donné que j'en avais fait un article sur un coup de tête pensant que seule ma soeur le lirait alors qu'en réalité il a fait le tour du monde. Honnêtement les gars, je ne m'y attendais pas du tout.
Mon anonymat en a pris un coup et la relation que nous avons avec ma soeur aussi ...
Vous savez, un blog c'est comme les réseaux sociaux, on montre ce que l'on a bien envie de montrer. Personnellement j'ai toujours raconté mes histoires ici sans tabou parce que concrêtement, je ne vois pas le principe de vous raconter ma vie rêvée de rêve alors qu'en réalité ... ma vie craint et puera toujours la défaite, sauf que je l'accepte et préfère en rire parce qu'une fois que t'as pleuré toutes tes larmes et bien t'en es toujours au même point.
Alors on prend le temps de rire, d'en rire et on se sort les doigts d'où on veut et on se dessine une belle vie avec.

Peu de temps après cet article, je me suis disputée avec ma soeur pour des raisons que j'ai oublié et j'ai désactivé tous les articles qui parlaient d'elle. Puis on s'est réconciliées - plus ou moins - et j'ai réactivé ces articles.
Quelques semaines plus tard, elle m'a invité  à dîner chez elle pour mon anniversaire et au cours du repas ... tout est parti en couille (sorry j'avais pas d'autre mot qui me venait là tout de suite).
Finalement, tout a tourné au procès et au règlement de comptes. C'était pas prévu, c'était violent, triste et blessant mais surtout ça a permis de régler 24 ans de non-dits, de ressenti et de peine.
Ce soir-là, on a reparlé de choses de notre enfance, d'évènements qu'on a vécus différemment, des années noires de notre vie, de notre famille et tout à coup, tout s'est démêlé entre nous. J'ai pardonné.

Ma soeur m'a dit les yeux dans les yeux ce qu'elle ressentait depuis des années, j'ai fait pareil en essayant d'articuler entre mes sanglots "mais ... je ... pourrais .... jamais ..... te ... par  ...do... nnerrrrrr" et finalement comme ça, un soir de novembre nous avons réglé tout ce qui nous avaient rongés pendant toutes ces années. Je n'aurais jamais cru ça possible et pourtant c'est arrivé et depuis tout est différent. Le travail n'est pas terminé loin de là mais il a déjà bien avancé.
J'ai fait la paix avec ma soeur et du coup me suis libérée du poids de la colère et de la rancoeur. J'aurais aimé qu'il me déleste de 10 kilos mais pour le moment rien à signaler de ce côté-là merci beaucoup.

***

Depuis deux ans, je travaillais dans un environnement et avec des personnes qui ne me plaisais / me convenais pas du tout et me rendait malade.
Un jour j'ai (re)trouvé mes couilles et j'ai fait en sorte que ça s'arrête et ça a fonctionné. Dans quelques semaines je serais libérée de ce poids aussi qui, ce serait cool, me délestent également de 10 kil au passage sait-on jamais.

En 2017 je prends du temps pour moi et je ne pense qu'à moi, et rien qu'à moi.
***

Cette année j'ai eu la chance de voyager grâce à mon Airbnb réccurent, et pour cause j'ai désormais plus d'argent sur mon livret A que sur mon compte courant.
Si certains ont des questions ou réticences concernant le Airbnb, n'hésitez pas à m'envoyer un mail. je serais ravie de tout vous expliquer.
Pour les autres, je vous dirais simplement qu'en allant dormir de temps en temps chez ma mère, y être nourrie logée blanchie et chouchoutée, en louant mon appart je gagne de l'argent sans avoir besoin de dormir avec le locataire.
Grâce à cela, en 2016 je suis allée à la Louvière en Belgique (article ici), à Milan (articolo qua), à Prague (article en prévison) et à Amsterdam (où j'ai marché des heures sous la pluie à la recherche d'un coffee shop cosy et où je me suis fait tatouer par un mec qui s'appelait Brian - stalké à mort depuis).
C'est pas rien quand on sait que je suis fichée bancaire tous les 2 ans.

LE AIRBNB C'EST LA VIE, LOUEZ VOTRE APPARTEMENT !

Pour tous les rencards foireux de cette année, inutile de revenir dessus vous pouvez tous les lires ici.
Comme chaque année, je remercie tous les hommes que j'ai rencontré et qui m'ont fait craquer, hurler, aimer, rire, chambrer, haluciner, psycopather, non-orgasmer et surtout, qui font vivre ce blog et mon petit coeur et mon ptit cul. Sans vous ma vie serait bien moins drôle ! A jamais : je vous aime.

J'en profite pour également remercier toutes les personnes qui me suivent et m'envoie toujours des mots tellements mignons que mes chevilles enflent sous mon jean taille ... là n'est pas le sujet. Vous êtes des amours et j'ai hâte de tous vous inviter à mon spectacle quand je prendrais le temps de l'écrire.

Pour clôturer cet article, si je ne devais retenir qu'une chose sur cette année c'est qu'elle a encore été riche en émotion, en amour, en drama, en mojitos, en fou rires, en déception, en surprises et plein d'autres choses qui ne prouvent qu'une chose mes amis, malgré tout : la peine, la joie, la peur ; nous sommes vivants, alors vivons.

Merveilleuse année 2017 à tous, du Love & encore du Love et on se retrouve rapidement pour de nouvelles aventures !


Hein ? Pardon ? Le mec en couple de qui je suis tombée amoureuse ? Faut que j'vous raconte ...




Mona Lova.

24

27 déc. 2016


Parce que mytho un jour, mytho toujours, voici quelques pépites de cette année 2016.

1- Evidemment que c'est un vrai Chanel.
Dans les faits : une amie qui bosse chez Chacha, un ecusson provenant d'un cintre, un sac Promod et de la colle. Tombons les masques, mon Chanel est aussi vrai que mon postérieur avec une culotte rembourée.

2- Je suis vraiment très, très heureuse que tout aille bien pour lui.
Son boulot qui lui plait, sa super copine, sa vie géniale et les projets qu'ils ont tous les deux.
Dans les faits : Ok donc moi je me coltine des années de galère et un mec torturé puis dès que je me barre le gars a une révélation et devient le gars le plus épanoui de la terre ?!? Et moi ? En attendant j'ai une vie de merde et la sienne est un clip de Pharrel. NON SERIEUX JE SUIS HYPER HEUREUSE POUR LUI BORDEL !!!


3- Je parle huit langues. Lors d'un rencard (ici).
Puis le mec est parti payer (sa part - avec mes tunes) et le mec de la table d'à côté m'a alpagué pour me dire qu'il avait tout écouté et que c'était super que je parle polonais, le tout en polonais.
Est-ce que je parle sérieusement polonais ? Absolument pas.
Est-ce-que le mec s'est mis à arrêter de me parler en polonais alors que je lui disais discrétement "na mé chui un' mytho femtagueul ptiiin" du coin de la bouche ? Absolument pas.
Le gars aurait pu tout faire foirer si mon rencard radin s'était repointé trop vite, mais non, il était trop occupé à être une grosse PINCE pour s'apercevoir de quoi que ce soit.

4- Non ce n'est pas un bouton de fièvre c'est parce que je me suis mordue la lèvre.
Ma vie n'étant qu'une grosse marade j'ai eu trois boutons de fièvre successifs lors de ma dernière histoire de love.
Tu sais le mec que tu chines pendant deux ans et de qui tu tombes love instantanément sous le pont Alexandre III, derrière vous les Invalides et de l'autre côté la Grande roue. La magie de Paris.
Deux balades parisiennes nocturnes et un cours de skate plus tard vous êtes aussi amoureux que l'herpès de ma bouche. Voilà-voilà.
J'allais quand même pas lui déclarer sans pression que "ça ? Oh des boutons de fièvre purulents ! J'étais tellement stressée que tout aille bien entre nous après toutes ces années que la concrétisation ultime m'a donné de l'herpès ! D'ailleurs fais gaffe à ta CENSURED.
A la question : mais qui est ce mec dont tu n'as pas parlé sur le blog Mona ? La réponse est : un soufflé amoureux.

5- J'ai fait une crise de somnanbulisme cette nuit et je me suis réveillée dehors. Je pense m'être cognée la tête en tombant car j'avais du sang donc je ne viendrais pas travailler aujourd'hui.
Quand je suis en depression parce que mon boulot c'est de la merde et que ma copine m'a raconté son histoire de sombanbulisme la veille : je n'ai plus aucune notion de la réalité donc c'est ce que j'envoie à mon chef pour rester chez moi.
M'a t-il cru ? Aucune idée mais je n'ai effectivement pas été  bosser et personne n'a jamais parlé de mes problèmes de sommeil (inexistants)(si on oublie mes ronflements)(et prendre en photo les mecs avec qui je dors).

6- Mais bien sur que non je t'ai pas pris en photo quand tu dormais !
Mon ex - de tinder.

7- Désolée, je viens de me réveiller je suis pas maquillée ! - photo envoyée -
A un mec - de tinder.

Dans les faits :

8- Le principal c'est d'être en famille pour les fêtes, les cadeaux ça ne comptent pas ♡.
MON CUL !!!

9- 2016 c'est MON année !!

10- 2017 sera MON année !!

10- Problème de métro, de bus, de contrôleurs, la police, les tourniquets, les travaux, la crue de la Seine, les pigeons, Sarko, Monsento, mes lacets, ma batterie, une manif, foule au Starbucks de Montpar et mes cheveux.
Pardon, je serais en retard !


8

18 déc. 2016


17 décembre 2006, je préparais mes affaires pour partir à l'hôpital. J'emportais le t-shirt de mon mec pour me porter chance et dormir avec son odeur Dolce&Gabbana dans les draps froids et sinistres de l'hosto.
J'étais une bouffonne oui.
J'amenais dans mon sac toutes nos photos d'amoureux imprimés sur papier A4 et bien sur, ma célèbre et tant aimée boîte à bijoux de la fée clochette, qu'il m'avait offerte pour notre premier séjour de niais à Disneyland. Ladite boite est à gagner ici même.

Arrivée à l’hôpital, je prenais ma dernière douche à la bétadine avant l'opération, mes cheveux étaient dégueulasses et j'ai rêvé cette nuit-là que j'achetais mon maillot de bain chez Pimkie pour cet été, dans une taille normale.

18 décembre 2006, le matin se levait, il était 6h00 quand on m'a apporté le petit déjeuner dégueulasse de l’hôpital, mon mec m'avait envoyé un message de canard et je regardais nos photos telle une psychopathe qui avait refait la déco de la chambre en mode "Mona & son mec", parce que j'avais 18 ans et qu'à cet age-là on est une canarde sans nom (ou alors si : Mona).

L'infirmier est arrivé, picouze dans la main pour me poser une perf. J'ai chialé mais tout le monde s'en foutait. J'ai pleuré de peur et de stress sur le brancard et je n'avais pas de culotte sous ma chemise d'hosto.
Le brancardier ne m'a pas calculé pas mais j'étais trop occupée à gémir, j'aurais voulu prier mais je ne connaissais aucune prière donc je me suis dit qu'il serait temps que je me trouve un chemin spirituel pour m'aider dans ces moments-là.

On m'a amené dans la salle d'opération, le médecin m'a fait des traits au feutre comme dans Nip Tuck et je me suis demandé pourquoi cette série n'était pas interdite au - 18 ans.
On m'a allongé puis expliqué comment tout allait se passer mais je ne comprenais rien parce que j'avais peur et que je pensais à ma nouvelle vie.
Mes copines étaient en cours, c'était l'année du bac et moi je me faisais charcuter les boobs dans le plus grand des calmes.

On m'a parlé de la série Urgences et qu'il fallait que je pense à Georges Clooney. On m'a mis le masque et m'a demandé de compter jusqu'à dix mais à l'envers.
J'ai précisé aux médecins que je préfèrais le ... docteur ... Carter ................................................................................................................................
FIN DU GAME.


Quelques heures plus tard je me réveillais avec un bandage et des bip bip bip qui me cassaient les oreilles.
De retour dans la chambre, je devais m'habituer à dormir sur le dos et ce pour les prochaines semaines, joie immense quand on sait qu'en temps normal mon ventre ne fait qu'un avec le matelas, sauf qu'en faisant ça j'allais niquer les 2500 € qui avaient servi à refaire mes seins.
Je n'avais pas faim et je n'arrivais pas à me lever sans tourner de l'oeil donc c'est en tout décontraction que lorsque mon amie Or est venue me voir, elle m'a accompagnée aux toilettes en tenant mes bouteilles de drains pleines de sang tandis que je tentais d'enlever ma culotte pour pisser devant elle.
L'amitié ...

Je me suis aussi vomis dessus au réveil, j'ai béger toute la bétadine de la veille ce qui a laissé à mon bandeau blanc immaculé une trace dégueulasse pendant toute mon hospitalisation.
Mon mec est venu me voir chaque jour - c'est à dire trois - en m'apportant des cadeaux achetés dans les bijouteries de la ville et les infirmières me trouvaient trop mignonne avec mes photos de trouducs.
C'est ce jour-là que mon père a rencontré mon mec pour la première fois. Ma grand-mère présente aussi était tellement stressée de cette rencontre qu'elle n'en avait pas dormi de la night, craignant que mon père ne tape un scandale devant le côté un peu trop hallal de mon keum.
Par chance tout c'est bien passé et anyway je n'en ai aucun souvenir vu que j'étais shootée par les médocs.
En partant, mon mec m'avait quand même envoyé un message pour me dire "ta poitrine est magnifique ma chérie" et c'est là que j'ai compris que les mecs étaient des gros mythos car ma poitrine, aussi neuve et moins omniprésente qu'elle était, était cachée sous un énorme bandage blanc rempli de vomis.
Fallait p'tet pas abusé sur la niaiserie non plus ...

Un ami de ma mère est aussi venu m'offrir un gros ours en peluche trop cute que j'ai appelé "Baba au rhum" et qui a été au coeur de maintes disputes avec ma soeur qui se l'était approprié un peu trop souvent.
Je suis sortie de l’hôpital avec un maxi bandage + soutif de sport de compet et des soins à faire pendant plusieurs semaines, j'ai dévalisé les magasins de lingerie de j'ai perdu 10 kg.

10 ans après, on fête ce jour sacré !

Depuis dix ans, j'ai repris puis reperdu du poids pour finalement m'accepter comme je suis et avec une poitrine intéressante d'un point de vue pulpeux, mais totalement dans la norme comparée à celle que j'avais il y a dix ans.
Et puis après tout, c'est quoi la norme ? Celle qu'on nous impose ou celle que l'on s'impose à soi-même ?
J'ai quitté mon mec et j'en ai eu plein d'autres, plein qui n'ont jamais su/ remarqué / demandé quoi que ce soit sur mes seins géniaux.
J'ai conseillé à deux copines de subir la même opération que moi et elles l'ont fait.
J'ai continué de dévaliser les boutiques de lingerie et quand l'envie me prend je ne mets pas de soutien-gorge.
J'ai testé le sein nu, le no bra holiday et les photos coquines.
J'aime mes boobs et ils me le rendent bien.

J'embrasse tous les mecs qui m'ont appelé Lolo Ferrari ou Loana dans mon adolescence, tous ceux qui ne parlaient que de ça et m'assénaient de jolis surnoms et jolis bruitages dans la rue quand ils me croisaient. Ceux-là mêmes qui rêvent de m'épouser aujourd'hui.

Toutes les jalouses qui m'ont complexé toutes ces années, qui ne me parlaient en soirée que pour parler de mes seins "enoooooormes",  qui se moquaient de moi et me rendaient la vie impossible, celles-là mêmes dont leurs mecs rêvent de m'épouser.

Tous ceux qui m'ont donné des complexes pendant des années, m'ont fait pleurer, crier, me sentir mal encore et encore, MERCI LES GARS ET GROS BISOUS, dix ans plus tard je vous pardonne et vous aime parce que moi, je m'aime.

A toutes ces filles, toutes les reines du monde, les meufs : en 95D /  70 A ou même 115G, le principal c'est de s'accepter et s'aimer, le reste WE DON'T GIVE A SHIT et on a  concrètement pas le time pour toutes ces bullshits.

Gloire à nous, à nos pommes, à nos poires, à nos pastèques et aux hommes qui nous le rendent bien.


HAPPY BOOBSDAY TO ME !

18

7 déc. 2016



Souvenez-vous il y a quelques mois, durant plusieurs semaines je vous ai narré mes péripéties avec le mec mignon du train. Par péripéties j'entends "aventures existantes et fanstasmées seulement dans ma tête" vu que je n'osais pas lui parler.
Le mignon du train comme son nom l'indique c'était le mec mignon du train que je croisais chaque matin et dont j'avais évidemment pensé qu'on pourrait tout à fait s'accoupler.
Le hasard et ma folie faisant bien les choses on prenait à l'époque le même train ce qui me laissait tout le loisir de l'imaginer en costard Hugo Boss, le micro à la main et les larmes qui couleraient lorsqu'il prononcera ses vœux tandis que je réajusterais mon voile sarde en dentelle.

Lasse de fantasmer encore et toujours, un soir je vous demandais quelques conseils pour l'aborder sans passer pour une psychopathe et puis soudainement ... plus rien !
Tous mes posts ont été effacés, les commentaires supprimés et toute cette histoire n'a plus jamais existé à mes yeux. Disparu le mec mignon du train.

Six mois plus tard, je vous dévoile ce qui s'est réellement passé.

Ce jour-là j'avais le brushing impec, le make-up parfait et les longs parfaitement limés, j'étais tranquillement en train de m'interroger sur le sens de la vie des femmes qui portent du Desigual lorsque tout à coup j'ai vu qu'il était 8h02 et que mon train était à 8h04.
J'ai couru, j'ai trébuché, je me suis pété un ongle, j'ai raté le bus, j'ai transpiré de la mèche et des aisselles et je suis finalement arrivée en retard à la gare.
J'étais vachement moins classe après tout ça du coup.

Chance immense (ou pas, vous comprendrez pourquoi) mon train est arrivé en retard lui aussi et là, qui j'ai vu clopin clopant parmi la foule ? le mignon du train.
Dieu m'aimait, le monde me souriait, j'essuyais mes yeux pleins de mascara coulants de sueur et j'attachais mes cheveux. C'était parti, Mona entrait en scène.

Dans les faits, cela consistait juste à m'asseoir à proximité de lui mais pas trop, à assez bonne distance pour pouvoir le contempler tout en n'ayant pas l'air d'une folle qui le contemple.
Dix minutes plus tard, je voyais l'homme de mon train se lever puis se diriger vers la sortie. Mais what the fuck, on allait au même endroit pourquoi il se levait le gars ?
Ni une, ni deux, j'ai oublié toutes mes préparations devant la glace et vos conseils sur le sujet et je l'ai alpagué d'un "excuse moi, il va pas à Venice Beach le train ?".

- Non, je croyais aussi mais il va à Hollywood boulevard, il faut changer ici sur Sunset avenue.
- Ah très bien, merci.

DIEU M'AIMAIT DIEU M'AIMAIT.

Du coup on a fait le trajet ensemble, parmi les badauds qui assistaient à notre coup de foudre mutuel qui était plus à sens unique que partagé.
On a discuté un petit peu, juste de quoi me renseigner sur sa vie et où le croiser par accident mais ça c'était juste avant qui'l me parle de sa femme au bout de trente secondes de conversation.
Parmi tous mes stalkages intempestifs, ma capacité à retrouver les gens avec un cil pour unique indice ou encore espionner mon ex qui a changé d'identité, de pays et de sexe, là j'avais raté le plus gros truc au monde : son alliance.

- Ah oui super !

Il restait 30 minutes de trajet, j'ai eu l'impression de traverser les Etats Unis et la mèche du Président en même temps.

En vérité, une de mes nombreuses qualités outre ma capacité à vivre pleinement toute situation - particulièrement sur un homme, c'est de passer rapidement à autre chose quand ils s'agit d'un mec.
Schéma typique : je le rencontre - je l'aime - c'est un con - je le zappe - il n'a jamais existé.
Note de l'auteur : ne concerne évidemment pas [insérez prénom(s) d'ex non-oublié(s)]

Non, dans le cas présent on savait tous que très rapidement je serais passée à autre chose, voire quelqu'un d'autre et que ce n'était qu'une question de minute avant que je ne tombe amoureuse d'un nouveau mignon.
Sauf qu'à l'instant précis de l'histoire j'étais face à lui à tenter de garder la face entre "ok ok" et "voilà voilà".
Je suis descendue sur Venice Beach, je lui ai souhaité une bonne journée parce que je suis polie et j'ai déverrouillé mon téléphone pour vous en parler.
Et là, le drame a commencé.

Suite à ce fail majestueux, je plaçais un discret mais explicite statut sur facebook : "le mec marié du train", d'ailleurs je n'ai pas eu le temps de vous remercier pour vos marques de soutien et autres "t'as trop une vie de merde" parce qu'entre tous ces messages se trouvait celui-ci :

- c'est marrant le mari de ma pote s'est fait draguer par une italienne ce matin, LOL !

Ni une ni deux, j'envoyais un message privé à ma copine Et là ... la conversation of the shame a commencé.


C'est l'histoire d'un mec mignon qui prend le train. Ce matin-là il a discuté avec une fille qui apparement et d'après ses dires, l'a dragué sur le trajet alors que ladite fille a tout fait pour le draguer sans que cela se voit qu'elle le draguait, bref, cet homme là a ensuite téléphoné à sa femme pour lui raconter qu'une italienne l'avait dragué dans le train alors qu'elle le draguait pas ou sans que ça se voit.
Une italienne vivant à Miami et répondant au doux prénom de Mona.

La femme du mec mignon du train a dans cette même journée appelé sa copine pour discuter de tout et de rien et dans rien y'avait "mon mari s'est fait draguer par une italienne qui s'appelle Mona et qui habite à Miami. LOL"
Pendant cette conversation, l'amie de la femme du mignon du train dragué par une italienne mais pas vraiment, s'est souvenue que sa copine Mona qui vit aussi à Miami parlait depuis quelque temps d'un mec mignon du train qu'elle voulait draguer sans vraiment le draguer.

- C'est marrant je crois que ma copine Mona poste sur ton mari sur son blog
- Mona Champ ?
- Oui c'est elle
- Trop marrant !

Hilarant.

Tout le monde a compris ?

Ca faisait des semaines que je parlais du mec mignon du train sans savoir que ma copine était aussi celle de sa femme. Femme que je connais et situe très bien par-dessus le marché (expression hein je ne la vois pas par dessus le marché de Sunset boulevard).
Tout le monde a fait le rapprochement et a trouvé cette histoire SU-PER DRO-LE.
Du coup, la femme du mec mignon du train que je n'ai pas dragué a vu tous les posts et statuts où je parlais de son cher et tendre et ils ont dû partager cette anecdote ensemble comme un couple qui s'aime tandis que moi j'étais la fille qui draguait mal des hommes mariés sans le savoir.

Ai-je réellement vu ma vie de looseuse de la vie défiler à cet instant précis ? Absolument
Me suis-je intensément sentie comme la dernière des dindes sur cette terre ? C'est un euphémisme.

Pensant que supprimer toute trace de cette histoire reviendrait à la supprimer réellement, je n'ai plus du tout assumé d'être une dinde et j'ai déprimé pendant une semaine.
Le lendemain j'arrivais deux heures en avance au boulot pour ne pas le croiser, le surlendemain je voulais me teindre en blonde pour oublier, le sur-surlendemain je les stalkais sur facebook et découvrais qu'ils étaient parents d'un adorable petit brun joli, le 4ème jour j'ai cessé de vivre dans mon moi intérieur.
Le 5ème jour j'ai pensé à changer de pays, le samedi je suis sortie et j'ai pécho l'ami d'une amie, le dimanche j'étais amoureuse de lui et le lundi j'apprenais que ledit mec avait une copine.

Quel mec mignon du train déjà ?





PS : j'embrasse fort tous les protagonistes de cette histoire totalement réelle. Ma copine Eli, sa copine mariée et bien sûr son mari dont j'ai évidemment oublié le prénom #mytho.

A la question : est-ce-que désormais j'ai les yeux rivés sur les annulaires masculins ? La réponse est non, je suis trop occupée à regarder leurs chaussures.



19

16 nov. 2016

Je suis évidemment la petite boulotte à gauche (en fiction hein).


Le titre est un détournement pour déclarer que j'ai eu 28 ans ce 31 octobre 2016.

Etant dépressive chronique mais surtout sans chro - j’essaye de toujours partir quelque part pour mon anniversaire. Ça m'évite les regrets des années passées ou j'étais jeune et heureuse jeune, les "c'était mieux avant" et autres joyeusetés névrotiques.
Le fait est que cette année je comptais partir quelques jours en weekend post - 30 ans dans 2 ans et que ma mère m'avait proposé qu'on fasse ça ensemble, mais ça c'était avant que ma vie pue la défaite.
Ici j'expliquais que finalement ma propre mère m'a mis un lapin d'anniversaire.

Heureusement, mes amies étant géniales et surtout très portées sur Paris la nuit, nous nous sommes retrouvées dans un bar du Xème arrondissement pour siroter des cocktails certes très chers, mais très bons.
Après être tombée en amour du serveur qui devait avoir environ 20 ans et demi, le plan c'était d'aller ensuite danser dans une boîte pas très loin. Nous étions 10 filles et 1 mec (qui était très heureux merci beaucoup).

Après avoir marché environ 5 mille années, nous sommes arrivées devant la boîte où nous avons formé deux groupes afin de ne pas agresser le videur au sourire inexistant d'un "nous sommes 49, bisous" (en imaginant bien sur que 10+1 fassent 49).
Le premier groupe est rentré, le deuxième dont j'étais la chef se demandait si réellement la physio s'était tatoué cette grosse daube sur la gorge et si la cup était une bonne ou une mauvaise idée lorsque la tatouée daubée m’asséna d'un "désolée c'est une soirée privée, je vous invite à revenir un autre soir".


C'est pas comme si mon égo et mon sac Chanel s'étions fait recaler de boite pour mon anniversaire.

Quand on y pense ce genre de trucs c'est hyper discriminatoire, on fait passer les physios pour des trieurs sur le volet mais en gros, quand t'as pas la tête qu'il (lui) faut tu restes dehors like a dog ?
Genre t'es qui toi dans la vie pour juger si ou ou non je vais pouvoir me taper un mec dans les chiottes ou dépenser l’intégralité de mon livret A dans des bouteilles de champagne ? (l'une de ces phrase est fausse, j'attendrais évidemment d'être chez lui).
Tu sais qui j'suis ? NON MAIS TU SAIS OU J'AI GRANDIS ?
J'ai donc rappelé mes potes en hurlant "VOUS POUVEZ SORTIR ON S'EST FAIT RECALER PARCE QU’APPAREMMENT ON A UNE SALE GUEULE" pendant que Joan criait "tu déconnes ? c'est une blague ???"
noooooooooooooooooooope. (La prochaine fois je sortirais ma carte de presse/ blog/ black).

Loin de moi l'idée de faire de la mauvaise pub à cette boîte parisienne, je déclarerais simplement :
LA MANO 10 Rue Papillon 75009 PARIS.


Recalées et frustrées, le plan B se trouvait sur les Champs Elysées *rimes*.
Arrivées sur la plus belle avenue du monde, entre deux selfies et un aller retour express aux toilettes du Quick, le premier groupe est parti faire la queue devant la boîte et j'ai à peine eu le temps d'allumer ma clope que les filles revenaient avec un "on peut venir avec vous où on va se faire recaler aussi ?".
JOIE.
Mais depuis quand on peut plus rentrer en boîte dans Paris ?

Ah on me dit dans l'oreillette que si tu n'as pas fait secret Story et t'habilles chez Dorcel feat extensions synthétiques tu n'as le droit qu'au PMU du coin.

Finalement, on a continué la soirée dans une boîte à Oberkampf et nous étions à ce moment précis de l'histoire quatre (les sept autres s'étant dispersés entre leurs lits, d'autres soirées et autres plans tinder).

C'était très sympa, surtout le moment où après un eye contact et 3 mojitos, j'ai suivi un mec au fumoir lui laissant tout le loisir de me déclarer sa flamme, mais ça c'était juste avant que je le vois rouler une pelle à un mec en chemise de bûcheron.

Penaude, hétéro et toujours dépourvue de phallus, je suis revenue sur le dancefloor et j'ai à peine eu le temps de me dire "mais WTF avec ma lif.." que deux mecs me sautaient dessus me demandant si j'étais bien Mona. La célébrité les gars ........ Ou pas.
En réalité une de mes copines m'avait fait de la pub en leur parlant de mon anniversaire du coup les mecs m'ont pris en sandwich devant toute l'assemblée en criant mon nom.
Puis dans le plus grand des calmes, ils m'ont porté dans toute la boite pendant que je priais pour que la douleur ne se lise pas sur leurs visages, étant donné que je ne suis pas la plus svelte de la plus svelte de tes copines.

Cet épisode terminé, j'ai compris que ma copine était bien intéressée par un des porteurs donc je suis partie danser alone avec mon verre, like a meuf de 28 ans entourée par des jeunes mais qui s'en fout parce qu'elle est ivre de vie.
J'y ai rencontré Gabriel, mec sympa et drôle avec qui j'ai fait un remake de "la boom" en écoutant la musique sur son gros casque, dansant sur du gros son hip hop alors que la boite passait une salsa chelou (?!?) le tout bien sur, en ondulant comme une biatch pendant que Gabriel se frottait la braguette contre moi.
*scène magique*.

Puis j'avais plus son time donc j'ai rejoint mes amies et suis tombée amoureuse d'un ami du porteur,

- joyeux anniversaire !
- merci ! (je lui roule une pelle) (non j'déconne)
- ça te fait quel âge ?
22 ans 25 ans 28 ans, et toi ?
- 20 ans.
[...]

Je me suis tournée vers ma copine pour lui dire "PUTAIN ILS ONT 20 ANS !!" mais elle était trop occupée à tâter la glotte du porteur avec sa langue.
Du coup j'ai regardé mon jeunot, il m'a regardé, je l'ai re-regardé, il m'a re-regardé, il m'a dit "bon bah ..." et m'a embrassé. Okéééééééééééééééééééé Mona dans l'game !

J'étais en train d'enregistrer mon numéro dans son téléphone lorsque Gabriel Frotman est revenu à la charge car visiblement sa braguette en redemandait. Avais-je son temps ? Je ne pense pas.
Sauf qu'il ne comprenait absolument pas que j'étais over busy. Mec j'suis en train de pécho là, casse toi !!
Il ne s'est pas cassé du coup j'ai fait le fille passionné par le sol (?!?) et il est parti.

Les mecs de 20 ans sont rentrés (probablement le couvre-feu) et j'ai réussi à enregistrer mon numéro à "Mona déesse de 28 ans" (ceci n'est pas une joke) dans le téléphone de mon amant de 20 ans.
Numéro sans doute noté trop vite et erroné car je n'ai aucune nouvelle à ce jour.

Ghostée mais l'ignorant encore, nous avons continué la soirée reboostées comme jamais. 
Gabriel Frotman est revenu tenter une approche et dans le plus grand des calmes a essayé de m'embrasser, se prenant méchamment sur la face mes paumes de main. J'ai ensuite tourné les talons à la Valérie Pecresse.

La punchline de Valoche >>> 


Épuisées, fatiguée et mal aux pieds, nous sommes sorties vers 5h00 un peu titubantes (seulement moi dans les faits) et c'est alors que j'ai soudainement eu envie de parler de mes problèmes menstruels. J'étais tranquillement en train de débattre de ce qu'il se passe dans mon moi-intérieur lorsque j'ai senti qu'on m'agrippait la main
- "Salut Mona !!" *crise cardiaque*

Putain Gabriel.
Le mec est venu en solo en boite pour info, preuve évidente de sociopathie et que son plan de soirée était de me tuer et s'habiller de ma peau pour aller faire son marché.
Il nous a suivi jusqu'a la voiture, pendant que j'espérais qu'il n'ait pas ouïe mes problèmes de flux.

Bon salut là, oui bisous, oui salut, merci, ok, allez, allez, merciii c'est gentil, allez, salut, au revoir, lâche moi, voilà PUTAIN MAIS CASSE TOI !

Le mec l'a mal pris et sa tête a vrillé. Je n'ai pas cherché à comprendre, j'ai verrouillé les portes et hurlé à Natacha "démarre" !!! et nous sommes parties.


J'ai eu 18 ans il y a dix ans déjà, je me souviens que Natacha m'avait offert un livre sur le kamasutra, ouvrage disparu depuis dix ans et soupçonné d'avoir été volé par mon ex qui était tout sauf drôle.
D'ailleurs il était tellement poilant (les vrais savent) que pour mes 20 ans je lui ai couru après sous la pluie parce qu'il s'était barré. J'avais déjà un côté drama queen que voulez-vous.

Merci à tous ceux qui ont pensé à moi en ce jour d'Halloween - Monaween et à ceux qui n'y ont pas pensé je vous conchie puissament.


Rendez-vous dans deux ans pour savoir si j'aurais atteint le summum des trois M :
- mariée
- maman
- méga bonne.






PS : ça fait 16 jours que j'ai arrêté de fumer. #MoisSansTabac. Et vous ?

36

26 oct. 2016


Copyright Bastianine B. ©


Vous connaissez l'adage sur le chat qui a neuf vies ? Will Smith qui en a sept et mes cheveux qui en ont ... bon là n'est pas le sujet.

Sachez que ma mère a dans la plus grande décontraction tué mon grand-père trois fois.

Si'l y a des policiers dans la salle qu'ils sortent maintenant ou m'attachent à jamais.

La première fois c'était en août 2007. J'étais en dépression - pour changer - car mon fiancé venait de repartir après 4 jours de vacances où il m'avait rejoint à Cannes. J'avais 19 ans et j'étais une victime.

Comme d'habitude quand je suis au bout du roul' = je dors pour oublier.
J'étais donc tranquillement en train de roupiller avec ma soeur qui n'était pas encore chauve (ah ah) lorsque nous avons été réveillées par le téléphone de ma mère qui, à cette époque, lui servait de moyen de communication orale avant que Candy Crush ne voit le jour et que ma mère oublie de façon récurrente son portable dans la voiture ou son frigo.
Elle a décroché, elle a vacillé. Vous connaissez la dramaturgie italienne ? Voilà. Elle s'est mise à pleurer, pleurer, et du coup nous aussi alors qu'on ne savait pas pourquoi.
Entre deux sanglots, elle a articulé "mon petit papa, mon petit papa".

Okéééééééééé, on a pleuré toutes nos larmes à l'annonce du départ prématuré de mon Papé d'amour, l'homme de la famille, le ciment de nos liens.
Mouillées, trempées et morvées jusqu'au nombril, on aurait dit trois maitresses à l'enterrement de Donc Pietro. Tout est dans le drama style voyez-vous ?
Puis ma mère a repris son téléphone et a appelé son ami chez qui nous séjournions pour lui dire que nous devions partir. Elle a composé le numéro, s'est mouchée dans sa manche (ou la mienne je ne sais plus) et lorsque son ami a décroché elle a dit "je dois partir, ma maman est morte".

WHAAAAAAAT ?? Ah merde. En fait c'était ma grand-mère, pas mon grand-père, du coup on a encore plus pleuré.
On n'enterre pas Papé aussi facilement.

Copyright Bastianine B. ©
Il y a quelques mois, j'étais tranquillement en train de me toucher sur Nate Archibald lorsque ma mère m'a appelé ce dimanche à 11h00 précises.
Chelou dans la mesure où ma mère oublie systématiquement son portable dans le micro-onde de son boulot le vendredi avant de partir,

- Mona Archibald j'écoute ? 

Ma mère pleurait, je ne comprenais rien à ce qu'elle disait.
J'ai retiré mes doigts (de mon ordi), me suis redressée et d'un ton solennel j'ai demandé ce qu'il se passait.
Dans ces moments (depuis août 2007), je n'arrive plus à avoir de sentiments, loin de moi l'idée d'être dans le pathos mais disons que j'ai vécu tellement de situations affreuses dans ma vie que maintenant j'arrive à prendre le recul nécessaire pour ne pas me laisser envahir par mes émotions. J'appelle cela mon robot moment (prononcé à l'anglaise).

Ma mère en sanglots m'a dit :
- Les pompiers sont venus chercher Papé, il a fait un malaise chez lui. Je viens te chercher.
Et elle raccroché en toute décontraction.

Okééééééé. Donc les pompiers sont venus chercher Papé, le corps de mon grand-père donc, suite à un malaise. Mon grand-père a eu un malaise, les pompiers sont venus chercher son corps. Papé a eu un malaise, les pompiers ont emmené son corps ... Robot moment.

+ 1h30 ma mère n'était toujours pas arrivée et je me pelais le cul dans la rue en répétant sans cesse la phrase "il a fait un malaise, pompier .. chercher ... Papé ..." tel le droïde sexy que j'étais. Mon père m'a appelé au même moment,
- Ca va ?
- Bah bof en fait, je crois que Papé est mort mais j'suis pas sure.

Finalement, ma mère est enfin arrivée, elle avait perdu les clefs du garage et donc, était bloquée pour sortir.
Je précise au public que ce genre de situation est complètement normale et totalement récurrente dans ma famille.

Papé avait en effet eu un malaise et les pompiers étaient bien venus le chercher car par chance, il était au téléphone avec ma tante au moment de rejoindre le sol avec surprise. Elle a donc prévenu le voisin qui a appelé le 17 et ils ont défoncés la porte comme dans les films pendant que mon grand-père disait "ma qu'est cé que vous foutez là, cassez-vous de chez moi", toujours par terre la tête en mode téléthon et les pieds en l'air.
A ma question posée : est-ce-qu'il y avait un pompier canon ? Sa réponse fut : ma non. Jé m'en fous.

Papé était donc toujours vivant.

Et puis y'a eu hier soir, je sortais de chez Undiz avec l'intégralité de leur collection grands bonnets feat bodys transparents et j'imaginais déjà le moment où j'allais afficher mon boule dans cette dentelle jaune moutarde lorsque ma mère m'a enfin rappelé.
Je dis enfin parce qu'elle ne comprend toujours pas le principe du téléphone et son utilité hors réveil et photos de mon neveu.

Mais avant de continuer vous devez savoir que suite au malaise de mon grand-père, aux examens passés et autres scanners, on lui a détecté un cancer. 
Ça c'est pour la bonne nouvelle franche et drôle de l'article. Ne vous inquiétez pas, la #TeamCancer fait désormais partie intégrale de ma famille et ils peuvent s'échanger leurs anecdotes de chimio avec ma soeur.


Donc Papé cancéreux - aussi - son état est certes préoccupant (perte de poids, d'appétit, chimios, infirmières, soins à domicile etc ...) mais surtout on en parle beaucoup, trop beaucoup, tout le temps en fait.
Je veux dire que ma mère et ma tante sont H24 en boucle sur mon grand-père et sa maladie alors que parfois j'aimerais juste qu'on parle d'autre chose que de découvert et de cancer, mais bref on parlera de mes cheveux et de mon addiction aux hommes une autre fois.

Quoi qui'il en soit, lorsque ma mère m'a appelé hier soir et qu'elle m'a dit la voix tremblante :
- Mona .... avant de raccrocher prise par l'émotion, j'ai compris direct.

J'ai payé mon soutif qui de toute évidence serait bien trop petit et j'ai rappelé ma mère en sortant.
Elle pleurait toujours,
- Tu es où ? Tu peux venir ? *chiale chiale chiale* / *mouche mouche mouche * sanglots *
- J'arrive - robot time.

J'ai traversé tout le centre commercial avec mon sac rempli de strings et j'ai appelé Natacha. J'ai pleuré un peu, puis je me suis rebooté en robot.
J'ai marché en pleurant et priant le ciel en même temps (on imagine tous la scène ?). J'ai marché en me demandant pourquoi, est-ce-qu'il y avait une malédiction sur ma famille ? Est-ce parce que je ne suis pas une bonne personne ? et BIM je re-chialais en public, sans pression, les larmes inondant mon nouveau pull Esprit.
Comme dans un instant de survie, j'ai composé son numéro, je me suis dit qu'il ne servirait plus à rien et j'ai attendu qu'il décroche ... je priais je priais, ça sonnait dans le vide .... pitié pitié ...
Et là, soudainement, 
-  Ouuouiii ? 

Putain de bordel de merde. Je me suis arrêtée net, j'ai ravalé mes sanglots tant bien que mal et j'ai demandé à Papé comment il allait.
Sa réponse fut : ça va ça va, mais qui voulait en réalité dire "poulllquoi vous m'appélé tous pendant les rrrrréclam mi rompe le palle à mé dérrrranger tout lé temps poul dé la merrrrrda".

J'ai raccroché, j'ai pas compris. J'ai failli vomir mais me suis retenue parce que j'avais un pull neuf et pas de mouchoirs. Mes jambes ont commencé à me lâcher mais je n'avais aucune envie de faire un malaise dans le quartier de ma mère où un gamin de 14 ans en crise d'ado et qui écoute Jul en aurait profité pour me voler mon sac et me toucher les seins au passage.
J'ai continué d'avancer, j'ai monté les trois étages et j'ai ouvert la porte de chez ma mère. Elle passait l'aspirateur à l'étage mais le salon était plongé dans le noir.
- M'man ??

Elle est descendue, elle m'a regardé et a pleuré. J'ai demandé "WTF" dans le plus grand des calmes et là, tranquille Emile, elle me dit que finalement on ne pourra pas partir en weekend pour mon anniversaire.

[...]

Là tout de suite, plusieurs choses se sont passées dans ma tête. Tout d'abord je prenais un couteau et l'enfonçais dans l’œil de ma mère en hurlant MAIS PUTAIN JE M'EN FOUS DU WEEKEND J'AI TRAVERSÉ TOUTE LA VILLE PENSANT QUE PAPÉ ÉTAIT MORT ET TU ME PARLES DE TON PRÊT ???!!! MAIS C'EST QUOI TON PROBLÈME SÉRIEUX !! MERDE MERDE MERDE !!!! FAMILLE DE TARÉS VOUS SAVEZ PAS VOUS EXPRIMER NORMALEMENT ?!!!

A la place je lui ai (vite fait) crié dessus, lui suggérant d'être plus explicite dans ses propos afin d'éviter au monde des crises d’angoisses cardiaques et je lui ai fait un câlin - quand même.
Elle se sentait tellement mal qu'elle m'a fait des tomates buffala donc j'allais mieux.

Mesdames, Messieurs, ne me demandez pas pourquoi ma mère veut tuer prématurément mon Papé mais sachez qu'il va bien et qu'il est en ce moment même en train de se faire toucher la nouille par une infirmière.
D'ailleurs je ris de ma blague qui n'en n'était pas une de base car se faire toucher la nouille quand on est italien c'est encore plus drôle.

A ma famille : contrôlez vos émotions bordel.


 




A mon Papé, VIVANT.
A ma mère, dramaturge.
A ma soeur, nique ta mère.
A ma tante, courage sur le D.

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