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13 mai 2016



... n'hésitez pas à laisser un message !


See u soon.

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26 avr. 2016


L'histoire est simple : il y a deux ans sur un coup de tête je décidais d'aller courir sous aucune menace telle qu'elle soit ou juste celle de moi-même souhaitant m'aérer et si possible, le faire tout en affichant mon boule dans mon mini short.
J'ai fait quelques courses, dont l'Odyssea qui me tient à coeur et la Nike Run l'année dernière OU comment j'ai failli décéder et me suis faite encourager par Lââm (véridique) puis ai gagné une médaille et un exploit que j'ai raconté pendant de très longs mois.

Depuis je cours moins parce que d'une je ne cours que s'il fait beau, et de deux ... y'a pas de deux, je ne cours que s'il fait beau.
Pourquoi ? Parce que c'est mieux pour les photos of course ! *jeux de mots hyper bien placé*

Seriously, vous croyez vraiment que je m'inflige des petites foulées avec mon appli qui me bouffe toute ma batterie et la sueur au front qui me donne des chtars, pour la simple et unique raison de "faire du bien à mon corps et à mon esprit "? Pfffffffffffff que dalle ! Je cours juste pour faire des selfies et m’afficher sur les réseaux sociaux hasthag #NopainNogain #RunningGirl.

Les gars, je suis asthmatique, fumeuse non fumeuse re-fumeuse future ex-non-fumeuse et j'ai simulé un malaise en 3ème pour arrêter de courir autour du stade des Droits de l'homme.
Alors même si j'ai un diplôme de course qui date de 1995, n'oublions pas que je suis arrivée 64ème sur 69 au cross de ma deuxième 5ème.
En gros, moi et la course ça fait 27 et pourtant, je kiffe aller courir parce que je sais que je fais du bien à mon corps, que faire du sport est important et surtout j'ai besoin de m'aérer après une longue journée de  .... AHAHAHA je DÉ - CONNE, je réitère : tout cela n'est qu'une imposture.

Je ne sais pas courir plus d'un kilomètre sans m'arrêter quatre fois puis je suffoque et marche tout en prenant des photos du lac et des canards puis je fais la mytho sportive qui s'étire dès qu'un joggeur passe, histoire de ne pas passer pour la grosse qui s'arrête au bout de 3 minutes, grosse que je suis et qui fait un gros fuck à toutes ces instagrameuses qui nous complexent.

video
Ceci est une vidéo


J'ai des super chaussures pour courir que j'ai payé un demi-rein (y'avait une promo), un jogging moulant TEX acheté à Carrefour et mon Thsirt de la Nike Run donc en me voyant on y croirait presque sauf que non, tout ceci n'est qu'une mise en scène destinée à me faire passer pour une belle gosse sur Instagram. Comme quoi tout est simple quand on sait mentir.
Qui s'imposerait d'aller courir après le boulot en pleine forêt pour le bonheur du sport ? On le sait tous que ce sont les hashtag #RunningMoment #LikeMaPhotoStp qui rythment vos envies sportives, la différence c'est que moi je l'assume.

Bon, il est vrai que j'aime bien courir un peu aussi, ça fait du bien, ça fait travailler la cardio et faut bien rentabiliser mes chaussures à 102€ mais le reste n'est qu'une grosse farce dont je m'amuse bien volontiers.



Tout ça pour vous dire que grâce aux réseaux sociaux, on se donne la contenance que l'on souhaite.
Ces filles filiformes, photoshopées, énamourées d'amour d'un mec trop beau mannequin hongrois, de cette fille qui s'est offert la dernière jupe Maje ou encore ce mec aux abdos en béton : tout ceci n'est que du paraître, ce n'est pas la vraie vie.


La vraie vie c'est celle que tu vis sans avoir besoin de la prendre en photo avec un filtre Walden et de hashtaguer #LifeMoment.
C'est celle dont tu ne compteras pas l'intensité au nombre de like et de partage.

Enfin je dis ça ... continuez de liker mes mythos photos quand même.
J'vous laisse, j'dois aller courir* avant ma réunion ! Histoire de me vider l'esprit quoi ...


*je vais remettre du rouge à lèvres puis aller demander au cordonnier canon si mon mytho colis qui n'a jamais existé est arrivé.


18

18 avr. 2016


Les amis, j'excelle dans l'art de me choper des boutons de fièvre avant des moments importants de ma vie - rencards, entretiens, surtout rencards - mais également dans celui de mentir.
Comment expliquer à ton date que tu as un herpès sans qu'il se taille en courant ? Bien qu'utiles mais très souvent très cons, les hommes ne sont pas compréhensifs dès qu'il s'agit des choses naturelles de la vie.
Les règles, la gastro, la morve ou les boutons, très peu pour eux ...
Par contre dès ça parle d'ejac fac... là y'a du monde mais ceci n'est pas le sujet.

Voici donc ma liste d'excuses validées et approuvées lorsque vous avez un bouton de fièvre :

Catégorie cannibale

- Mon chat m'a mordu, je lui faisais des papouilles lorsque tout à coup il s'est soudainement tourné vers moi et m'a attrapé la bouche violemment pour me mordre.
- Une fille ivre en boîte m'a mordu, je lui faisais des papouilles je dansais d'une manière suave sur Edith Piaf lorsque tout à coup une fille s'est soudainement tournée vers moi et m'a attrapé la bouche violemment pour me mordre.

Catégorie accident du travail
- Je me suis pris une porte au boulot.
- Je me suis pris un carton sur la gueule au boulot.
- J'ai voulu me curer les dents avec une agrafeuse.
- J'ai coincé ma bouche dans mon bouchon Bic
- Mon patron m'a mordu parce que je n'ai pas fait le chiffre.

Catégorie doctissimo
- Je me suis arraché la lèvre parce que j'avais la bouche sèche et ça a fait un bouton.
- J'ai la lèpre.
- J'ai fait une allergie à la pomme, poire, poisson, ananas, noisette, latex, lycra, vie  ...

ou sinon :

- J'ai un herpès parce que je suis stressée que tu ne me rappelles pas mais t'inquiètes ça se sent pas trop quand on se roule des pelles.



Pour (re)lire mes articles à ce sujet :
17

6 avr. 2016


Sachez que mes copines sont géniales.
Non seulement elles me soutiennent toujours dans mes frasques mais en plus elles sont brillantes.
Natacha pour ne pas la nommer est mon amie depuis plus de dix ans. A l'époque nous étions des lycéennes rejetées et en total décalage avec notre classe mais notre attrait pour les hommes chelou, les clopes et le séchage de cours nous ayant rapproché, depuis nous naviguons ensemble sur les flots de la vie.

Sachez que de Shefield à Marseille, de mon ex-fiancé et de l'apprentissage du russe nous nous sommes toujours suivies malgré la distance, les hommes et la vie.
C'est simple, Natacha me présente un mec : c'est un trou du cul.
Malgré cela c'est toujours mon amie et c'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Néanmoins sachez que Natacha est brillante et c'est pour cela que lorsqu'elle a décidé de faire son stage d'études à Bali, elle a trouvé un stage à Bali.
Malgré l'administration française, russe, de la fac, de la sécu, de pôle emploi, du monde et de la terre, à J-3 de son départ elle a eu son visa. Le lendemain on fêtait son départ et le surlendemain elle s'envolait pour Bali.

Nous sommes sorties un jeudi soir et depuis ... j'ai arrêté de boire.

Ayant une fâcheuse tendance à l'extrémisme, quand je bois un verre je bois toute sa famille, comprendre jusqu'à plus soif ou ne plus tenir debout.
La deuxième partie n'est pas tout à fait vraie, mais pas tout à fait fausse non plus. Quoi qu'il en soit, depuis que j'ai découvert les Cosmopolitan ma vie a changé.

Est-ce-que l'ami trou du cul de mon amie était présent ce soir-là ? Of course !

Est-ce-que je lui ai dédicacé un souvenir ?

Je vous avoue qu'à jeun, euphorique mais néanmoins un peu triste de voir partir mon amie, j'ai un peu abusé des cocktails. J'ai donc terminé la soirée en titubant et hurlant CONNNNNNNNAAAAARD sur le trottoir * rimes*.
Me suis-je sentie soulagée ? TELLEMENT.

La suite est floue, mais claire tout de même : le métro, la tête qui tourne, "on descend à la Chapelle ?" nous sommes descendues à la Chapelle. "Je commande un taxi?" J'ai commandé un taxi.
- Bonsoir ! (au taxi). Puis j'ai dormi.

Lorsque j'ai entendu le GPS prononcé le nom de ma rue, je me suis réveillée et là ... c'était le drame.

- Arrêtez-vous s'il vous plait !
Le gars a ouvert un peu la fenêtre comme si tout allait s'arranger dans le meilleur des mondes sauf que dans le mien, j'ai ouvert la portière et j'ai rendu mes Cosmo dans les buissons. Trois secondes à peine et le taxi avait redémarré, nous laissant sur le bord de la route, Natacha et moi.

- J'ai pas compris ce qu'il vient de se passer ....

Je me sentais un peu mieux et nous sommes rentrées chez moi en pilote automatique comme si tout était normal alors qu'on marchait en droites sécantes (cf. géométrie 2006).
A peine arrivées, nous avons enlevé nos vêtements souillés (par l'abus d'alcool et de Lucky Strike) et alors que je virais mon collant, ma culotte est partie avec.
Le cul nu j'ai ensuite retiré mont shirt et je me suis aperçue que j'avais les bras remplis de tatouages au stylo bic dont un phallus dessiné près d'un "I LOVE YOU MONA".
Je bossais le lendemain mais j'allais mourir tout de suite.


Nous avons dormi trois heures avec l'impression d'être dans une roue et que nous étions les hamsters.
Natacha s'est réveillée en première, je me suis levée pour évacuer l'alcool de part et d'autres de mon anatomie dont je vous passerais les détails et j'ai viré Natacha de la salle de bain sinon j'allais me chier dessus.

- Tiens j'ai une brosse à dents si tu v....... trop tard, elle m'a ouvert la porte avec le doigt dans la bouche en train de faire ses dents à l'index. J'ai explosé de rire juste avant d'exploser de vomis.

La suite n'est pas glorieuse, je me suis rendormie au bout de ma vie, mais surtout de batterie et mon réveil n'a pas sonné car mon téléphone s'est éteint et je suis arrivée au boulot à 13h00.
Le soir même je prenais le train pour un weekend à la campagne chez mes grands-parents, les mêmes qui avaient aperçu un verre dans mon sac et du vomi sur mon manteau. Je suis déshéritée c'est certain.

Quoi qu'il en soit, malgré la vingtaine passée, nous avons (presque) tenu le choc de sortir un jeudi soir et je voulais surtout vous dire à quel point j'étais fière de mon amie.

Si vous avez des bons plans pour Bali, dîtes-le-moi que je lui transmette !
Sachez que désormais je ne bois plus que de l'eau ... jusqu'au prochain jeudi.

Я люблю тебя очень дорогой. Я очень горжусь тобой.


2

31 mars 2016


Préambule.
2011 je quitte mon futur mari sur le parvis de la gare Montparnasse après 5 ans d'amour ponctué de courses poursuites pieds nus dans la neige - et aussi sous la pluie.
Rassurez-vous, Monsieur s'est vite remis et surtout marié. Il est désormais papa d'une petite fille et très heureux.
Mabrouktov.

Une semaine - précisément - plus tard je rencontrais B20 le psycho pour quelques mois de gangsta paradise et autres joyeusetés.
Je vous éviterais le passage ou son ex la folle a débarqué chez lui un soir et que j'ai dû me cacher dans la douche en attendant qu'ils aient fini de se reproduire, ou encore celui où j'ai copiné avec ladite ex en qualité d'agent double et alors qu'on twerkait dans un bar, B20 m'harcelait de messages pour savoir quand est-ce-que je rentrais de mon dîner chez Léa.
Note de l'auteur : Léa a été mon alibi pendant des années, sans elle je n'aurais pas pu vivre le quart de ma jeunesse.

Puis j'ai quitté B20 le psycho parce que c'était un psycho et les weekends se sont enchaînés.
Un peu aussi pendant qu'on était ensemble mais inutile de revenir sur la question relative de la fidélité quand ton mec couche avec son ex quand toi tu dors chez Yoan Léa. Bref ... 
Sans m'en rendre compte, ma liste s’agrandissait et mes chkoumounes aussi.

Un jour, j'étais tranquillement en train de boire un chocolat chaud avec BFF au café du coin lorsque j'ai aperçu mes trois "amis" du moment qui partageaient une pinte alors que j'ignorais totalement qu'ils se connaissaient.
Gros malaise, parmi eux y'avait B20 le psycho et j'ai sincèrement eu peur qu'ils parlent de moi et que toute cette histoire ne finisse dans un bain de sang et de cacao.
Heureusement il n'en fut rien, j'ai  terminé mon goûter et en sortant j'ai senti que B. le bouffon m'avait mis une main au cul discretos.
B. le bouffon c'était le brun classe avec qui je suis sortie furtivement et qui m'avait gentiment susurré "j'ai trop envie te de défoncer le c** mais je t'estime trop" lors d'un slow sur Colonel Reyel dans une boîte à Bastille.

Est-ce que j'ai revu ledit bouffon ? Non Vite fait.
Est-ce que je me comporte en adulte lorsque je le croise ? Absolument. *clic* 


J'ai ainsi passé des soirées entre la prison de Fresnes et les carrés VIP, qui évidemment n'ont fait qu'augmenter mes anecdotes masculines - mais pas que.
J'en aurais des choses à vous raconter mais j'aurais trop peur que vous vous aperceviez que je parle de votre cousin ou de votre papa donc je m'abstiendrais.

Pendant plus d'un an j'ai adoré être célibataire, j'ai adoré sortir et rencontrer plein de monde et puis un jour ... il est arrivé. Celui qui marque, celui qui brille. Le coup de foudre.
Il m'est tombé dessus, et tout a changé.

Mais cette histoire vous sera racontée un autre jour, quand j'aurais trop bu et serais en période d'ovulation et donc par définition, totalement vulnérable.
Cela ne risque pas d'arriver dans la mesure où depuis vendredi matin 10h00 j'ai décidé de faire une pause sur l'alcool, mais ce n'est pas le sujet.

Quoi qu'il en soit, à cette période et juste avant d'être frappée par l'orage, j'avais dressé la liste des qualités que je rechercherais désormais chez un mec.
Lasse des histoires sans lendemain; limite sans demain, limite sans mains; j'avais décidé de me concentrer sur un type d'homme et m'y cantonner.
En exclusivité, la voici,

Physiquement :
- Grand, entre 1m80 et 2m
- Corpulence moyenne ou musclée
- Tatoué si possible
- Blanc ou métisse ou beau renoi (visiblement, ma période orientale avait pris fin)
- Cheveux courts et surtout pas une coupe de merde
- Barbe tolérée mais pas imberbe
- Entre 23 et 27 ans.

Style :
- Simple mais stylé NO JOGGING / NO COSTARD TOUT LE TEMPS
Clair, concis, parfait.

Situation :
- Etudiant ou salarié actif
- Sait gérer son argent / économiquement stable
- Permis de conduire.

Personnalité :
- Vie sociale active mais pas trop
- Sociable
- Ne boit pas trop
- Clopes et homéopathie tolérées mais de temps en temps
- Baise comme un Dieu et me retourne H24 du matin au soir.
Pause de l'auteur : je pense que j'ai écrit cette liste avec des copines dans la mesure où jamais je n'aurais écrit cela si j'avais été seule. Bisous maman.


- CUNI (sans commentaire)
- Sexuellement actif et open-up. (le open-up est un tantinet flippant)
- S'exprime bien, bonne orthographe (merssi)

Hobbies :
- Vélo, pétanque, golf, volley, handball ... proscrits ! (pourquoi j'ai mis volley et hand ?? Ah oui Yoan faisait du volley, et il m'a largué comme une merde).
- Doit avoir une passion (moi si possible)
- Etre passionné (par moi si possible)
- NO jeux vidéos



* Attentionné de ouf *
 

- Galant
- Généreux
- Pas trop tactile
- Humour
- Pas trop déconneur, ne montre pas son cul en fin de soirée (par contre accepte que je n'en fasse pas de même)
- Aime les tatouages
- Aime les filles pulpeuses
- NO DROGUE

* ne pas être étonné des faux cheveux. Ouvert sur tout type d'artifice.
(Cette liste est hilarante).

THE END.


 


Voilà les gars, pour 100 likes vous avez eu un aperçu de la Mona en 2012. Le fait est qu'AUCUN des hommes que j'ai rencontré dans ma vie n'avaient toutes ces qualités.
Pensez-vous que je doive revoir mes exigences ?

Hum ....


Absolument pas.

Par contre je suis totally open si vous avez des amis à me présenter. Merci d'avance !




N'oubliez pas le concours ici !


19

18 mars 2016


Il fallait bien que je vous en parle un jour.
J'ai pris l'avion toutes les trois semaines pendant plus de dix ans, mon père ayant élu domicile dans le Sud de l'Amérique la France l'avion était devenu mon métro.
Puis l'âge, le business, la crise et mes week-ends bien remplis à traîner chez H&M et écouter Sniper, j'y suis allée moins souvent.

Depuis, j'ai développé une phobie de l'avion qui rend tous mes trajets dramaticomiques.
A l'image de ma vie dont tout est toujours paradoxal, j'ai peur de l'avion mais je le prends quand même #logique.
En même temps, pour aller à Miami c'est plus pratique que le covoiturage.

Sauf que ce n'est pas sans effort.
Il y a quelques années, en salle d'embarquement j'ai partagé la banquette avec un charmant Monsieur vêtu d'une longue robe blanche, d'une barbe et d'un keffieh.
Loin de moi l'idée de penser qu'il voulait faire un remake du 11 septembre sur le vol Paris-Montpellier, j'ai simplement jugé qu'on avait l'air con en robe quand on était un mec (Kanye si tu m'entends ...)
J'ai embarqué puis à peine montée dans l'avion j'ai commencé à transpirer et avoir le coeur qui s'accélère : symptômes récurrents dès que j'approche d'un aéroport.
Je me suis assise, je regardais droit devant moi tout en faisant des exercices de respiration et c'est à ce moment-là que Jean-Patrick* a (re)fait son apparition car évidemment le mec prenait le même avion que moi.
J'ai pas peur j'ai pas peur, ce n'est pas parce que le mec s'appelle Jean-Patrick qu'il va forcément faire exploser l'avion car il ne supporte ni le pastis ni la pétanque (sur ce point-là nous sommes deux Jean Patoche).

* oui je ne vois pas pourquoi il ne s'appellerait pas JP.

Est-ce que j'étais assise au 15 B ? Absolument.
Est-ce que JP s'est assis au 15 C ? Evidemment.

Le personnel de bord a fait ses démonstrations de sécurité, je pleurais intérieurement de peur de m'écraser comme une merde dans l'océan avant d'avoir dit à Pierre que je l'aimais et/ou que Jean-Pat ne décide de se lever soudainement - et non pas pour faire pipi - en hurlant un truc du genre "allons au bar".
Au moment du décollage, je priais silencieusement lorsque Jean-Pat a commencé à baragouiner quelque chose.
OH PUTAIN IL VA DÉTOURNER L'AVION.

La tête baissée, les mains devant les yeux il murmurait des truc inaudibles...
Oh putain le mec est en train d’appeler toute sa famille en Auvergne* en leur donnant des codes secrets pour les prévenir d'appuyer sur la touche étoile de leur 3310.

*oui je ne vois pas pourquoi il ne serait pas auvergnat.

Je vais crever sponsorisée par Air France avant même d'avoir roulé une pelle.
C'est le moment, on y est, courage Mona, ça va être rapide. Merci Seigneur pour toute ce que tu m'as apporté et offert dans ma courte vie, merci Sniper, merci à ma famille de ne jamais m'avoir jugé ... ah en fait si.
Je suis trop mal habillée pour mourir en plus, ma vie aura vraiment été une fumisterie jusqu'au bout et ... oh non il recommence, le mec prie en fait je vais crever, on va tous crever.

J'ai mis en route "gravé dans la roche" dans mon Discman et j'ai fermé les yeux en attendant la chute.
Quelqu'un m'a tapoté l'épaule, j'ai poussé un cri strident - mais sourd - c'était Jean-Patoche.

- Non pitié ...
- T'écoutes quoi ?
- Heu ... Sniper
- Je peux écouter avec toi ? J''ai oublié les piles de mon Walkman
- Heu d'accord.

Bon.
Sorti de nul part ... c'était écrit c'est pas un hasard, un jour mon blaz s'ra ...


Il y a plusieurs années, juste avant de monter dans l'avion j'ai constaté qu'il y avait une fuite sous l'appareil. Flippée et tremblante, je me suis demandée ce qu'était le pire :
- mourir parce que je n'avais pas prévenu que l'avion fuyait
- ou bien passer pour une idiote en rapportant que leur avion à 15 millions pissait le gazole.
J'ai choisi la seconde option.

45 minutes plus tard nous n'avions toujours pas décollé.
Dans ces moments-là on dit toujours de regarder les visages des hôtesses pour se rassurer. L'une avait les larmes aux yeux et l'autre le visage pétrifié, super je vais crever avant même de coucher avec un mec.

Les minutes passaient, je suais à grosse goutte, les passagers commençaient à s'impatienter, j'avais entamé mes prières lorsqu'une hôtesse est venue me voir.

- Mademoiselle, merci de nous avoir prévenu pour la fuite, effectivement un de nos condensateurs ne fonctionne plus mais nous allons bientôt pouvoir décoller.

Ba super écoute ! Si toute le monde s'en fout de voler dans un avion qui fonctionne qu'à moitié je ne vais pas vous contredire n'est-ce-pas ! Après tout il n'y a que ma vie en jeu hein ? Rien d’intéressant.
Ma vie de FEMME, tout le monde s'en fout ! Génial ! (dans ma tête).

Pleins feux sur ma face, les gens me haïssaient d'avoir fait la rapporteuse et moi je me demandais ce qu'était un condensateur. Le pilote a fait une annonce nous expliquant que le retard était dû à un défaut d'appareil mais que celui de droite fonctionnait et donc, nous allions pouvoir décoller.
J'ai commencé à ventiler, ironique car j'allais crever pour une histoire de clim.

L'hôtesse est revenue me voir, m'a rapporté un verre d'eau, des chips, des crayons de couleurs, un Voici, des nougats, Harry Potter et la coupe de feu, un élastique rouge et une paire de Nike : ça n'allait toujours pas, impossible de me calmer.
Alors elle a pris sur elle, et moi aussi, puis ça allait mieux. J'ai donc fait Paris-Montpellier avec l'hôtesse de l'air qui m'a tenu la main.


Il y a huit ans de cela, les vitres de l'avion que je devais prendre pour partir en week-end ont explosé en plein vol.
Le prochain affrété arrivait d'Angleterre j'ai dû attendre quelques heures en salle d'embarquement, le temps de m'imaginer aspirée par le ciel si jamais la vitre re-éclatait.
J'ai finalement fait une crise d'angoisse, trois stewarts, la dame pipi et le mec du Relay ont suffi à me calmer mais après j'ai dormi pendant deux jours.
Quand je me suis réveillée, c'était l'heure de repartir à l'aéroport et de rentrer à Paris.


Un jour, les roues de l'avion que je devais prendre pour aller pour NYC ont explosé à l’atterrissage.
Une heure après les passagers descendaient enfin de l'avion et pleuraient en appelant leur famille pendant que moi, je pleurais en présentant mon billet avant d'embarquer. Ça n'a ému personne et j'ai passé tout mon vol à écrire le discours pour mon enterrement.
Une fois terminé j'étais arrivée, j'ai donc gardé le discours pour mon prochain voyage.


Et le week-end dernier, après des années de TGV et de boycott, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai pris l'avion pour aller voir mon père.
Pour me donner du courage j'ai dépensé 15 € de macarons Ladurée et pour les ranger j'ai acheté un sac à main chez Victoria Secret.
Ça allait un peu mieux ...

Dans l'avion, enfin assise j'ai commencé à paniquer légèrement puis tout s'est aggravé quand le bébé assis derrière moi s'est mis à hurler à la mort et sa petite soeur à donner des coups de pied dans mon siège.



J'aurais pu passer outre si l'hôtesse ne m'avait pas ensuite demandé de ranger mon sac ailleurs car j'étais assise devant l'issue de secours.
Ok c'est mort je ne peux pas rester là. J'ai donc dit à l'hôtesse,

- Ok c'est mort je ne peux pas rester là.
- Vous n'êtes pas à l'aise c'est ça ?
- Non pas du tout
- Ça se voit hein
- ...
- Vous avez mal dormi hein
- ....
- Ça va pas fort hein ?
- ...
- Allez suivez-moi ...

Elle m'a fait asseoir au fond de l'avion à côté d'une petite fille trop mignonne qui arrivait de Guadeloupe et s'était tapée 9h de vol sans rechigner et seule en plus.
Nous avons passé l'heure à bavarder, parler des hommes (peu importe l'âge ... ils se ressemblent tous) et à jouer sur sa tablette.
La petite m'a prise en photo et m'a maquillé avec son appli,

- Pourquoi t'as du bleu sous les yeux
- Les cernes chérie, tu verras quand tu seras plus grande
- Faut gommer les rides là ...
- Quelles rides ?
- Les plis là !
- J'ai pas de rides
- Si
- Non
- Si
- Non
- Si
- N... OH PUTAIN CA BOUGE

*zone de turbulences*

- T'as peur de l'avion ?
- Non
- Si
- Non
- Si
- Non

...

Il n'y a pas de chute à cet article.
Il n'y a PAS de chute à cet article.
IL N'Y A PAS DE CHUTE A CET ARTICLE.


18

16 mars 2016

Previously on Mona Champaign :

J'étais face to face avec mon ex-libanais qui même s'il m'avait largué sous la pluie en 2006, avait toujours fait parti de mes désirs les plus inachevés.
Ex dans lequel je suis rentrée violemment cinq ans plus tard en plein centre commercial alors que j'allais rejoindre mon ex-fiancé qui pensait me récupérer en m'offrant des parures Swarovski. 
Ils ne devaient surtout pas se croiser sinon c'était la fin de tout.


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2011.
En face de moi, canon, souriant et toujours aussi tactile, cinq années avaient passé mais les papillons étaient toujours présents.

- Mona ! Ça alors ! Comment tu vas ?
- Je ... ouais ... AHAHAHAAHA (rire compulsif) ça ... oui ... salut ... gouda ?
- Pardon ?
- Je dois y aller là ... mais tiens !

j'ai pris sa main comme dans les films et j'ai sorti un stylo de mon sac pour lui écrire mon numéro sur le bras. Il était musclé l'enfoiré, mais n'avait pas d'alliance.
Quand bien même ma vie soit un film, il était dramatique et non romantique, je lui ai donc tailladé l'avant-bras étant donné que je n'avais plus d'encre dans mon Bic.
Avec le sang et les boursouflures c'était illisible alors il a noté mon numéro dans son portable et je suis partie.

J'ai rejoint mon ex-fiancé, j'ai dis merci pour le bijou et suis rentrée chez moi.
Le week-end suivant je lui donnais rendez-vous dans un café à Montparnasse pour lui dire que non on ne se remettrait pas ensemble et que j'aimais beaucoup ma nouvelle vie de célibataire.
Il n'a rien dit, m'a raccompagné devant la gare puis s'est mis à genoux en pleurant, me suppliant de revenir.
Je ne sais pas si j'étais mal pour lui ou si j'avais très honte mais j'ai pris mon train sans état d'âme et on ne s'est plus jamais revu.

Quelques jours plus tard je recevais un texto de mon ex-libanais, qu'on appellera EL. qui m'invitait à boire un verre pour fêter notre rencontre fortuite, qui m'avait coûté un bleu sur le front et lui des cicatrices sur le bras gauche.
Le jour J, en me réveillant j'avais évidemment un bouton de fièvre qui avait poussé dans la nuit, me donnant ainsi un air de lépreuse et/ ou de fille qui laisse sa bouche traîner partout.
Sans commentaire, merci.

On s'est vus, j'avais évidemment tout misé sur les yeux charbonneux pour faire diversion et nous avons rattrapé cinq années de vie.
Il m'a avoué qu'au lycée, l'année où j'étais là, il est tombé fou amoureux d'une fille.

- Ah oui ? Dis m'en plus ...... 
- Elle venait d'arriver au lycée
- Ah oui ! Dingue ! *clin d’œil*
- Elle était en terminale aussi
- Oui mais encore ...... *sourire en coin*
- Elle était en sport avec moi
- Intéressant ....... (il est trop mignon)
- Elle avait les cheveux blonds trop brillants ! On aurait dit qu'ils étaient ...
- Nan mais je m'en fous en fait.
FAIL.

Nous avons terminé nos verres puis joué au billard, j'ai perdu fait exprès de perdre et lorsqu'il m'a annoncé que,

- Mes parents sont au Liban, tu veux passer chez moi ?

je n'avais pas le temps de dire oui qu'on rattrapait le temps perdu et jouissait de nos vies d'adultes.
Le lendemain, il m'avait préparé un encas pour le petit dej puis m'a laissé ses clefs,

- T'oublies pas de les mettre dans la boîte aux lettres hein ! J'en ai pas d'autres,
- Non t'inquiètes, je pars dans 30 minutes.

Je lui ai tendu ma bouche, il m'a tapoté les cheveux (gnn?).

+ 9 minutes, je fouillais dans sa chambre afin de savoir ce qu'il était réellement devenu.
+ 17 minutes je décidais d'être romantique et je laissais un mot sous son oreiller, signé du surnom qu'il me donnait lorsque nous étions jeunes (fleurs en libanais) et d'une trace de rouge à lèvres.

+ 34 minutes je me perdais dans sa ville et c'est in extremis que je montais dans le bus pour aller travailler.
Assise à regarder les paysages défiler, je me remémorais ma soirée en souriant. Il faisait froid mais j'avais le coeur chaud, j'ai mis ma main dans ma poche pour la réchauffer et là ... c'était le drame : les clefs étaient là.

J'ai sorti le trousseau de ma poche, ses clefs et je me suis dit que j'étais vraiment désespérante.
Je l'ai appelé, il n'a pas trop gueulé mais j'ai senti dans sa voix qu'il avait envie de me dire "t'as pas changé, t'es toujours aussi casse-couilles". Grand prince il n'a rien dit et a récupéré ses clefs à l'accueil de mon boulot dans l'après-midi.

Les jours ont passé, les semaines, les mois, les ... je le crois pas le mec m'avait ghosté.
Après deux messages vocaux,

- Message vocal 1 : Salut c'est Mona, je viens aux nouvelles, on se boit un verre dans la semaine ? Bisous.
- Message vocal 2 : "Va te faire foutre enfoiré.

il a fini par me rappeler et j'en ai profité pour lui faire remarquer qu'il aurait pu me remercier pour la gentille attention du mot sous l'oreiller.

- Quel mot ?
- Le mot que je t'ai laissé la dernière fois
- Tu l'avais mis où ?
- Dans ton cul
- Je ne l'ai jamais trouvé ... tu avais écrit quoi ?
- Il était signé d'une trace de rouge à lèvres Chanel
- Ah mais oui c'est vrai ! Ma soeur était venue dans la journée pour ranger ma chambre.

Heu sorry ?

- Elle a du trouver le mot, c'est curieux qu'elle n'en ai pas parlé ... t'avais mis quoi ?

Je n'ai pas donné suite à la conversation dans la mesure où j'avais écrit des choses censées être personnelles, d'où l’intérêt  de les déposer SOUS son oreiller dans SON lit, endroit où je ne pensais pas qu'un membre de sa famille irait fouiller.
Je lui ai répondu "PETITE BITE ! Voilà ce que j'avais écrit !" puis j'ai raccroché.

Je me suis juré de ne plus jamais faire la fille romantique et surtout, de fréquenter uniquement des hommes rangeant eux-mêmes leur chambre.
Non mais qui demande à sa soeur de ranger sa chambre ? Seriously ?
En exclusivité, le mot de la honte :

Merci pour cette soirée endiablée ! T'es trop mignon quand tu dors ...

J'espère que tu retrouveras ma culotte avant que quelqu'un tombe dessus AHAHAHAHA.

On s'appelle bientôt pour un remake ?

Travaille bien, je laisse les clefs dans ta boîte aux lettres.

BisousBisous
Zahra 

+ bonus bisous au rouge à lèvres Chanel à 40 balles.


******

Ensuite, nous nous sommes reperdus de vue, puis revus. Et encore reperdus, retrouvés ... pendant des années.
Jusqu'à nos non- noces de faïences l'année dernière où par la suite, j'avais décidé de tirer un trait définitif sur mon passé, dont il faisait parti.

Finalement ... l'année suivante, en mars 2016 donc, j'ai retrouvé la photo de notre rencontre, celle de nous deux jeunes, vierges et innocents. Ca m'a rappelé plein de bons souvenirs que je ne pouvais partagé qu'avec lui.
Alors je lui ai envoyé la photo par mail. Le gars avait gardé la même adresse MSN du style "gossbodu75" donc c'était encore plus mignon. On s'est remémoré des beaux moments et finalement, il m'a invité à dîner pour fêter nos noces d'étain, soit dix ans de non-mariage.
La suite ?

Dans 1 .... 2 .... 6.... 9 ... 10 ans ?


To be continued.

7

14 mars 2016


Croyez-le ou non, cela faisait un moment que je n'étais pas sortie.
J'étais donc jouasse de faire la fête ce soir-là, même si le mec qui avait comploté pour me ramener chez lui pour finalement me ghoster à la mort comme un trouduc serait présent.
Je suis digne et drôle alors j'ai quand même rejoint mes amis pour fêter comme il se devait ce premier week-end de mars, parce que oui, tout est prétexte à célébrer quelque chose.

Est-ce que j'avais passé la semaine à réfléchir à comment j'allais m'habiller ? Absolument
Est-ce que j'ai finalement porté ma combi noire et mes tennis blanches comme à chaque fois ? Tout à fait.

Arrivée sur place, j'étais un peu stressée et j'avais soif, je me suis donc servi un verre de vin, puis deux, puis trois ... Lorsque j'ai commencé à montrer des photos de mon skyblog créé en 2005 je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de me re-servir.
J'ai regardé vers le salon, le comploteur était toujours là, je me suis re-servi un verre.

Après de longues heures, toujours debout bien que titubante nous décidions de poursuivre la soirée en boîte. Toutes les filles en voiture, les mecs en train, j'espérais que le comploteur se ferait rouler dessus par un noctilien puis me suis souvenue du Karma et j'ai espéré qu'il se fasse rouler dessus mais qu'il ne meure pas.
A peine montées en voiture, une envie pressante me coupa la respiration et me paralysait les jambes, j'avais l'impression d'avoir l'océan atlantique dans la vessie.
Nous étions forcément sur le périphérique il était donc impossible de s'arrêter mais à la première sortie j'ai supplié Natacha de se garer, ce qu'elle a fait.
Je me suis accroupie aussi rapidement que Robin, mon chat quand je mange et qu'elle a décidé de me faire ... chier.
J'étais tellement dans le mal que je m'étais déjà à moitié déshabillée dans la voiture.

J'allais faire le soulagement suprême lorsque je constatais qu'un groupe de mecs était juste devant nous, à l'arrêt, et discutait près de la voiture comme le font la plupart des gens.
J'avais au moment précis de l'histoire la salopette sur les chevilles et le croupion qui visait la lune.
Ivre, au bout de ma vie mais toujours digne, je suis remontée dans la voiture, les fesses à l'air sur le fauteuil suppliant Natacha de nous emmener un peu plus loin.
Trois autres copines étaient à l'arrière, l'une filmait la scène, l'autre terminait une énième bière et la troisième s'étouffait de rire.

En haut de la rue, j'ai enfin pu jouir du soulagement divin et sans tenir compte du flash, je suis remontée dans la voiture l'air de rien puis nous sommes reparties vers le bar pour retrouver les autres.
Ce n'est que lorsque je me suis rhabillée que j'ai compris que quelque chose n'allait pas ...
Quand j'ai attrapé mes bretelles de salopette pour les rattacher elles étaient ... trempées.

- Mais pourquoi elles sont mouil ... putain non.


Si, je m'étais pissée sur les bretelles.


Pensez-vous réellement qu'il m'était possible par la suite de pécho alors que j'avais les bretelles pleines de pisse ? La réponse est non, je n'ai pas pécho.

Ça + l'alcool + le stress + la faim dans le monde = j'étais tellement dans le mal que je n'arrivais pas à profiter de ma soirée.
J'ai donc continué de boire pour oublier mais méfies toi, les chagrins savent nager.

Ok j'abuse, deux mecs m'ont invité à danser, le premier était le sosie de Igor Boknavov et le second ... je ne m'en souviens plus.
A bout de forces, de CB et de propreté, j'ai abandonné mes amies pour rentrer chez moi où je pourrais pleurer comme il se devait sur ma vie de merde et surtout, mettre des fringues propres.

En sortant, j'ai jeté un derrière regard sur la piste, mes copines s’éclataient et moi ? Oh non ... j'avais envie de vomir.
J'ai appelé un taxi, je me suis embrouillée avec le taxi, j'ai annulé le taxi, j'ai rappelé un autre taxi.

Chez moi, à poil et la tête d'une junkie qui ne s'est pas lavée depuis dix jours, je méditais sur mon existence foireuse en regardant Chasse & pêche.
A l'image de ma vie, l'antilope se faisait bouffer par le lion et moi j'étais le lion, l'antilope c'était l'alcool.

Les gars, ce soir-là j'ai compris deux choses :

- la première, l'alcool ne résout pas tout. Si ce mec est un enfoiré ou/et si tu t'es pissée sur les bretelles, enchaîner les verres ne te rendra pas ta dignité ni un pantalon propre.

- la deuxième, Karma est grand, le lendemain, le comploteur s'est aperçu qu'il s'était fait voler sa CB et qu'on lui a retiré 1 000 €.

Après ça, bizarrement tout allait mieux.

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