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5 août 2016



Copyright Massimo.©
Je ne sais pas quand cela a commencé

Vous me connaissez : Paris est pour moi un océan de possibilités, de soirées, d’anecdotes et de Tour Eiffel sous tous les angles et tous les filtres.
Paris où tu peux bruncher à n'importe quelle heure, sortir habillées en baskets/salopette, Tinder du parisien et raconter tout ça sur un blog.

Paris chéri, Paris ma vie depuis quelques années, bien que j'ai eu du mal à l'aimer je l'ai porté dans mon coeur pendant très longtemps.
Et puis petit à petit, Paris s'est enfui et maintenant pour moi Paris c'est (presque) fini.

Le déclic a été mon weekend chez les loups, en Belgique. J'avais besoin d'air, de voir autre chose, de partir loin de la capitale et j'avais choisi la Belgique pour un repos bien mérité.
Je n'en pouvais plus de mon travail, des gens dans le métro, de la SNCF et des couloirs du RER.
Le mec qui reste assis sur son strapontin alors qu'on est aussi serrés que mon boule dans un jean taille 38, le mec qui pense qu'on a tous envie d'écouter Jul dans la rame, la fille qui raconte sa soirée à sa copine aussi attardée qu'elle, mon menu sandwich à 8€50, ma salade à 4, et moi. Et moi et moi et moi.

Ce weekend m'a fait beaucoup de bien mais quand je suis rentrée, c'était pire, et j'ai mis des semaines à m'en remettre.

- J'en peux plus.

Le processus était enclenché, ma tête voulait être loin mais mon corps était sur le quai du RER C à changer sur la ligne 10 pour finalement arriver au boulot avec seulement 35 minutes de retard.
Alors j'ai fait ce que je fais toujours dans ces moments-là : j'ai dormi.
Je me suis renfermée, j'ai voulu voir personne et j'ai vu personne. J'ai commencé à arriver en retard au travail, un peu, beaucoup, tout le temps. J'ai plus eu envie de rien, de me saper de me maquiller. J'ai recommencé à fumer, à détester tous les gens qui m'entouraient, me sentir mal, conne, incomprise.
J'étais seule et la seule personne qui pouvait réellement changer quelque chose à tout ça et bien c'était moi.
J'ai commencé à chercher sur Internet, j'ai revu des copines qui m'avaient manqué et m'ont ouvert les yeux, petit à petit je devenais plus confiante et puis un jour je me suis jetée à l'eau, et c'était pas la Seine.
Une semaine après on m'appelait et la machine était lancée.

Vous savez Paris c'est génial, sauf quand tu te rends compte qu'il y a mieux ailleurs et que le cadre, la qualité de vie y est bien meilleure.

La pollution, les prix, les grèves, le nombrilisme parisien ... c'est terminé allez tous vous faire enculer.

Merci pour tout, c'était sympa mais ça m'a ruiné, allongé ma liste de mecs qui soyons francs, ne m'a pas vraiment aidé dans la vie, j'ai été fichée bancaire pour cause de mojitos et de taxis nocturnes ... allez salut.

Les gars, étant très croyante et surtout très superstitieuse, je ne pourrais pas vous expliquer concrètement ce qui est en train de se passer et va se passer dans ma vie prochainement, j'espère juste que vous serez toujours là.
Tout ce que je peux vous dire c'est après tout ce temps, tous ces bons moments, toute mon énergie et ma vingtaine, aujourd'hui, Paris c'est fini.
Continuer de faire la fête, mais ailleurs.



Source photos : https://www.instagram.com/mona_champaign/
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4 août 2016

En fait cela fait un moment que je voulais recenser mes plus gros fous rires.
J'avais pensé à les répertorier dans un carnet que je relirais quand je suis triste ou en bad mood, histoire de me redonner du baume au coeur et de l’énergie positive.
Finalement ici c'est bien aussi, je partage donc avec vous les quelques souvenirs que j'ai de ces moments qui m'ont créé pas mal d'abdos - ravalés par la suite par ma passion pour le tiramisu et les cocktails sucrés.

Je ne le dirai jamais assez, rire est un moteur essentiel dans la vie et nous épaule allègrement dans toutes les épreuves qu'elle nous envoie, en tout cas dans les miennes ça m'a pas mal aidé.
Sans quoi sachez que cela fait longtemps que j'aurais démissionné de ma propre existence.

Le défi n'est pas simple, en effet les souvenirs des uns peuvent être des "heu ok je comprends et je m'en fous totalement de ta vie" pour d'autres.
Plus communément appelé la "private joke", qui n'a jamais vécu un lourd moment de solitude en racontant une anecdote pour nous cultissime mais totalement barbante et incompréhensible pour l'interlocuteur ? C'est un peu ma vie je vous avouereai, mais qui ne tente rien n'a rien, si je me contentais du minimum vital sachez que j'arrêterais de me laver les cheveux et d'écrire mes histoires foireuses ici-même.

Donc,

1) Lorsque nous avions 14 ans, avec mon amie Aurore qui embrasse désormais les caribous de Toronto - qu'en bien même ils n'y en aient pas dans ce coin-là - nous passions nos mercredi après midi dans son salon à boire du coca et regarder Buffy contre les vampires.
Elle était Buffy et moi amoureuse transie de Spike, j'étais tantôt Drusila tantôt Faith et déjà complètement schizophrène.
Ma copine avait un staff - un chien géant - qui me filait vigoureusement des coups de queue dès qu'il me voyait et me claquait les guibolles.

Une dizaine d'années plus tard j'ai toujours le même problème mais avec les hommes, mais ce n'est pas le sujet de cet article.
Un mercredi après-midi donc, nous chahutions et nous sommes mises à se poursuivre dans toute la pièce en rigolant comme des dindes.
On a fait le tour de la table basse, traversé le salon puis la cuisine en riant et tentant de s'attraper lorsque tout à coup je me suis mise à surfer sur son parquet.
Digne d'un zapping sur Youtube, j'ai glissé sur trois bons mètres avant de m'immobiliser, cherchant à comprendre le WTF qui venait de se produire.
Ni une ni deux ni trois zéros, j'ai baissé la tête pour regarder mes pieds et là ... c'était le drame.

J'avais glissé à travers la pièce sur une grosse merde de son chien qui n'était visiblement pas adepte du smecta.

Il avait laissé sur le sol un présent bien liquide et abondant sur lequel j'avais fait mon baptême de glisse, juste avant de m'arrêter net devant le coin de la table.
J'avais méchamment surfé sur la merde de son chien et ma chaussette blanche Mike (je n'avais pas les moyens de la virgule officielle) en était imprégnée, j'étais donc collée au sol.
Nous avons ri environ 120 ans avant que je ne me redresse pour retirer ma chaussette.

Ne me demandez pas si c'était la droite ou la gauche je n'ai seulement qu'un souvenir : celui de mon pied nu dans ma Roobok (même problème financier que cité plus-haut) et de ma chaussette souillée dans un sac plastique.
Son chien à la gastro de 2002 nous a désormais quitté mais jamais le fou rire mémorable de Mona surfant sur sa chiasse.

2) Même si ma résolution principale de cette année (et celle d'avant) était de ne plus jamais évoquer mon ex - celui qui marque, celui qui fâche, celui qui casse la tête, le coeur et les couilles - je ne peut pas vous raconter mes fous rire sans vous raconter celui-ci.
Avant de vivre ensemble (comprendre : moi m'imposant chez lui sans son accord au préalable) il venait dans ma chambre d'ado lorsque je n'avais pas encore signé mon CDI.
Nous avions passé l'après-midi lovés l'un contre l'autre mais surtout l'un dans l'autre et étant seuls à ce moment, n'avions pas pris soin de fermer ma porte ni de baisser le volume de nos joies respectives.

Nous avions donc mis beaucoup de coeur et de voix à l'ouvrage - surtout moi .
C'était un bel et actif après-midi durant lequel mes cordes vocales ont non seulement fait des vibratos mais étaient restées bloquées sur le do(s).
Rhabillés, heureux, exténués, nous étions en train de débriefer dans l'entrée de ma chambre lorsque nous avons entendu du bruit. Mon mec s'est arrêté net, a demandé qui c'était et pour la joke j'ai répondu que ça devait sûrement être ma mère qui était rentrée et nous avait entendu.
Il a explosé de rire, moi aussi et il a crié :

- Salut Francesca !

Je n'ai même pas eu le temps de rire à sa blague qu'on entendait,

- Mona c'est toi ? dixit ma mère.

Et là ... impossible de se contrôler. On a ri tellement fort, tellement longtemps, tellement gênés en imaginant ma mère tranquillement dans son canap à regarder une redif de Plus belle la vie et moi, me re-mémorant les phrases clamées l'heure précédente qu'on ne savait plus où se mettre.
Je ne savais pas depuis quand ma mère était rentrée et je n'osais pas descendre de peur de voir sa tête de déception me toiser, éviter mon regard et me dire,

- Je ne savais pas que tu disais ce genre de choses, tu m'as déçue ma fille.

Au bout d'un moment j'ai pris mon courage à deux mains et suis descendue, pendant que mon vaillant mec attendait mon feu vert afin de savoir s'il pouvait nous rejoindre ou si la mafia allait lui broyer les couilles pour avoir souillé la fille prodigue.
J'ai vu ma mère, j'ai compris de suite à sa tête qu'elle n'avait rien ouï.
Dieu merci, même si j'évite de penser à Dieu dans ces moments-là. J'aurais pu me risquer à la blague finale du,

- C'est bon !! Tu peux descendre elle nous a pas entendu baiser !! mais je me suis retenue.

3) A mon ancien boulot, j'avais mon mec du taf. Mon mec parce qu'on passait nos journées ensemble et n'étions toujours que tous les deux, du taf parce qu'on ne se voyait qu'au boulot.
L'histoire ne nous dit pas si nous étions un vrai "nous" mais sa femme et ses enfants vous embrassent.
Un jour, il était accoudé à mon bureau et alors qu'on se faisait toutes les répliques du "père Noel est une ordure" un mec a sonné à l'interphone pour un rendez-vous.
A la caméra, on ne voyait qu'une chose : son mono-sourcil.

- Je vous ouvre ! ai-je dis au Monsieur et quelques secondes plus tard il rentrait dans le hall alors que son énorme sourcil se reflétait dans la verrière.

- Ok y'a Emmanuel Chain qui arrive.

J'ai explosé de rire et Emmanuel arrivait mais mon collègue lui ne décollait pas. Avec lui dans les parages il m'était impossible de me concentrer.
J'ai menacé mon collègue de lui péter les genoux, les bras et de ruiner son mariage mais il était trop déterminé à me voir assumer sa blague face au mec qu'il n'avait aucune envie de rater ça. Il n'a donc pas bougé d'un pouce.
Mon cher collègue disait toujours que je n'avais aucun self-control et il n'avait pas tort.
Lui aurait pu tenir une réunion avec un mec qui s'appelle "Mehdi Moileur" ou "Jean Némard" moi je me serais déjà pissée dessus trois fois avant de commencer ma présentation Powerpoint.

Je pleurais toujours de rire et lui ne bougeait pas, à l'inverse d'Emmanuel qui était de plus en plus près.
J'ai tenté de me contrôler, d'arrêter de respirer ... en vain.
Le mec est arrivé, je ne pouvais même pas le regarder dans les yeux, il a juste eu le temps de me dire,

- Bonjour, j'ai rendez-vous pour un entretien avec Monsieur Dup ...

C'était trop tard, j'ai explosé de rire à la face d'Emmanuel et son mono-sourc' tellement fort que j'en ai recraché un milliard de comètes sur son costume trop serré.
Impossible de me calme et c'est à cet instant que mon collègue a pensé que c'était le bon moment pour se barrer - cet enfoiré -.
Emmanuel est resté pantois devant moi, s'essuyant discrètement le coin de l’œil parce qu'il était trop poli pour me dire "heu meuf, tu viens de me cracher à la gueule là".

Je me suis excusée un milliard de fois, j'ai prétexté une maladie courante qui s’appelle "la connerie" et j'ai prévenu le DRH que Monsieur Chain était arrivé.
Bizarrement il n'a jamais travaillé pour nous mais j'ai préféré penser que son profil ne correspondait pas plutôt qu'il n'avait pas apprécié de se faire faire un car-wash avant son entretien.
Vous me direz ... son sourcil avait fait barrage.


4) Chacun connait ma prédisposition à faire des gaffes et si vous ne le savez pas c'est que vous ne m'avez jamais vu trébucher sur ma propre main.
Quoi qu'il en soit, pour une fois je n'avais touché à rien mais alors que nous étions en plein boulot, ma collègue et moi avons entendu un énoooorme bruit provenant des toilettes.
Non ce n'est pas ma chef qui s'était cassé la gueule des toilettes sinon j'aurais filmé.

Nous avons arrêté de respirer puis de travailler. Elle a fermé son tableau excel, j'ai fermé Facebook et nous sommes parties voir ce qu'il s'était WTF aux WC.
Le distributeur de serviette en papier s'était cassé la gueule - jusque-là tout va bien - faudrait juste m'expliquer comment un truc vissé au mur depuis 300 ans peut un jour se décrocher - et là ... croyez-le ou non mais croyez-le quand même - la petite clé servant à ouvrir ledit distributeur était tombée en plein milieu des chiottes. En plein dedans, cible atteinte merci bonsoir.
Fou rire numéro 1.

Notre chef est arrivée, elle ne comprenait pas nos hoquettements vu qu'elle n'a pas d'humour et a simplement dit "qu'il fallait aller la récupérer".
Ah pardon, j'avais cru qu'on allait la laisser là jusqu'à ta prochaine gastro, merci du conseil meuf tu sauves la vie de toute la boîte (dans ma tête).
J'ai donc répondu, telle le paon fier et beau, qu'on allait s'en charger.

- Sabrina, attrape la clé stp, ai-je vaillement dit à ma collègue.

Et là, notre chef, sans pression, OKLM a attrapé la brosse à chiottes pour s'en servir de canne à pêche afin de récupérer la clé.
...

Je recommence : ma chef a attrapé le balai servant à nettoyer des résidus de merde afin de s'en servir pour récupérer la clé avec laquelle nous ouvrons le distributeur de serviette.
Pardon, crois-tu réellement qu'après ton opération crado j'ouvrirais de nouveau le distributeur afin de le recharger en papier ? Rêve bien very strong.

On a ri tellement longtemps que vexée comme un pou - qu'elle est - elle est partie en nous laissant là, nos larmes de rires et le balai à chiottes.


5) Concrètement, dès que j'ai une conversation avec ma copine Séverine.




[liste non exhaustive]


Et vous vos fous rires ?


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3 août 2016

Devinez où je suis ?

1) Ma tante a fait les décors de la série H.
Elle a aussi été à l'école avec plusieurs acteurs français et fait de la figuration dans un film assez connu en France. Ensuite elle s'est attaquée aux décors de cinéma.
C'était l'instant * famous family *.

2) Ma mère a repris ses études et validé un master à 50 ans. Depuis, elle coach toute la famille et est devenue pro-roumaine.

3) Mon père est venu(e) me chercher au centre aéré déguisé en femme (drag queen total) quand j'avais 7/8 ans. C'était un peu son boulot jadis.

Est-ce que je le vivais bien ? Absolument.
Est-ce-que je le vivrais toujours bien s'il venait me chercher habillée en teup au boulot ? Absolument pas.

4) Ma soeur est un tyran, une psychopathe, une jeune maman et cancéreuse et sort avec des stars.

5) Mon arrière-grand-mère a planqué dans sa cave un voleur qui était activement recherché il fut un temps en Italie. En toute décontraction. Ça se trouve le mec est mon arrière-grand-père et je le sais même pas.

6) Mon neveu parle napolitain. Nous sommes sardes. Il a quatre ans.

7)  Un jour en voiture, mes grands-parents se sont fait presque "car-jackés", mon grand-père est sorti de la voiture et le mec lui a attrapé la gorge parce que c'était un enculé (le voleur, pas papé).
Ma grand-mère est sortie de la voiture et lui a dit "ma jé vais vous touer". Le mec a lâché mon grand-père et s'est barré.
On blaguait pas avec Mamé .

8) Il y a cinq ans, j'étais en weekend  chez mes autres grands-parents et parce que je portais un gilet rose pastel avec des perles sur le col et un collier monocle, ma grand-mère s'est insurgée en disant que je faisais vielle.
Etant légèrement impulsive vexée, je lui ai rétorqué qu'elle aurait préféré que je lui raconte mes sorties en boîte à me bourrer la gueule et coucher avec des inconnus ?
Elle m'a répondu oui.

9) Un jour j'ai été cherché ma cousine de six ans à l'école. Elle m'a sauté dans les bras en me voyant, suivie de tous ses camarades de classe. Puis elle a dit : "c'est ma cousine Mona, elle a des gros nénés" tout en me touchant les boobs, au calme. 

10) Qui n'a jamais couché avec son cousin ?


Note de l'auteur : une de ces informations est fausse. Vu que ça fait finalement 9 choses que vous ignorez, si vous avez une question j'y répondrais en toute honnêteté décontraction.



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2 août 2016


Phrase lue et entendue autant de fois que celles où je dis "j'le crois pas ... il m'a ghosté".

Message à l'attention des mecs inscrits sur Tinder : cette phrase n'est absolument pas drôle.

source : https://www.instagram.com/mona_champaign

TOP 40 des endroits où vous auriez pu vous rencontrer, parce que "sur Tinder ! est parfois un peu difficile à assumer :

- Au concert de Céline Dion
- A un meeting sur la survie des crevettes grises en milieu naturel
- Au pot de départ de Jean-Mi de la compta
- Au poney club
- A une exposition sur les cacas de Pete Doherty
- Je lui ai vomi dessus en sortant du Rosa Bonheur
- C'est le fils de ma tante !

- Au rassemblement annuel des cruciverbistes amateurs de paella
- A une réunion pour le retour du legging léopard
- A un meeting du FN
- Au salon de l'érotisme
- A l’inauguration du Burger King de Saint Lazare, on est tombés amoureux le temps de commander un menu Big King; soit 15 heures.
- Lors d'une visite des catacombes de Paris
- C'est l'ex de ma soeur !


- Dans la salle d'attente d'un psychologue spécialiste des troubles comportementaux *TA GUEULE SALOPE!*
- Dans le bois de Boulogne un vendredi soir
- C'est lui qui m'a fait accouché de Bastien
- Dans la rue à la recherche d'un Pikatchu
- Au 80 ans de papy
- Chez l'oncologue, c'était lui l'oncologue
- C'est l'ex de mon frère !

- Dans un panel d'opinion pour les crèmes anti-mycoses
- Au casting de PopStar
- C'est mon gynéco
- Sur le plateau de Motus
- Au rassemblement annuel des vétérans qui portent encore des Kickers
- Sur une plage naturiste
- Pendant un rassemblement. Ah non pas "nuits debout" mais pour le retour de Johnny au stade de France.
- C'est le frère de mon frère !


- Au mini golf, naturiste
- A son enterrement de vie de garçon
- A un atelier scrap booking
- A la japan expo
- C'est le mari de ma collègue !
- A une rencontre dédicace d'Eric Zemmour
- Sur feujworld.fr
- A l’élection de Miss Camping, la Miss c'était lui
Nous le sommes tous.

- J'ai cru que c'était le mec de droite, et en fait c'était celui de gauche.





Article entièrement écrit avec la collaboration d'Arielle et de A.



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25 juil. 2016

Et je ne parle pas d'ourlet.

1) J'avais jadis écrit un article pour dire à quel point les Stan Smith c'était nul à chier. Qu'on avait l'air con avec ces pompes et que vous étiez tous trop bêêêêêêêêtes à porter les mêmes chaussures juste parce que c'était in.
Entre-temps, j'ai vendu mes deux bras pour m'offrir les baskets Maje :


et lorsqu'elles ont rendu l'âme parce que j'ai marché avec, couru avec, dormi avec, assorti toutes mes fringues avec, fait pas mal d'autres choses non évocables un lundi matin avec ... il fallait bien les remplacer.
Depuis je suis un mouton certes, mais un mouton canon en Stan Smith.

En toute décontraction

2) Je clamais haut et fort que jamais Oh grand jamais je ne sortirais avec un mec plus jeune que moi.
Puis il y a eu Barcelone (ici) et comme on dit, l'essayez c'est l'adopter, et depuis je suis totalement en amour des jeunots.

3) Je clamais haut et fort que je ne buvais pas d'alcool.
Puis il y a eu Barcelone (ici) et depuis je m'injecte du mojito par intraveineuse et vous ponds pas mal d'article suite à pas mal de cuites suite à pas mal de rencontres fortuites suite à pas mal de bit...umes, de bitumes.

4) OK J'AVOUE j'ai une chanson de Maître Gims dans ma playlist. Mais vu qu'elle est en duo avec Sia et que Sia c'est la vie, ça ne compte pas vraiment.
C'est pas comme si j'avais dansé du popotin sur "sapés comme jamais" en Belgique ... mais juste une fois.

5) " Non j'aime pas la bière ! "

A la tienne Marcel.

6) " C'est ridicule de stalker un mec sur internet".

Depuis, je suis devenue une experte en stalking et même consultante. J'hésite sérieusement à en faire mon fond de commerce.
Note de l'auteur : pour toute demande, me contacter en MP.


7) Je ne coucherais jamais le premier soir.

...

...

LOL.


8) Jamais je n'irais sur Tinder c'est pour les cassos.

...

...
LOL.



9) Courir c'est pour les meufs d'instagram qui se la pète.
Ou pour les blogueuses qui se photographient en tenue et se la pète puis vont manger au Mcdo #statutvisé.


10) Si à presque 28 ans t'as pas de mec ni projet d'enfant ni de maison avec jardin ni de boulot épanouissant ni de Louboutins ni de Bac+5 ni de cheveux longs ni d'Iphone 6+ ni fait un gang bang ni de projet de vie au soleil ni de demande en mariage ni de sourcils parfaits ni de sac Chanel ni goûté de caviar t'as raté ta vie.
Bon j'avoue je le pense encore un peu, vite fait, furtivement, en passant quoi.


Épilogue :

Cependant, il y a certaines choses pour lesquelles je ne retournerais JAMAIS ma veste, mon string ou tout autre attribut :

- les bottes blanches
- Pokemon go va bien te faire foutre
- Jul SANS BLAGUE
- Marine SANS BLAGUE
- couper ses spaghettis PÉCHÉ
- laisser pousser ses poils sous les bras (quoi que ...)
- penser que je ne changerais jamais d'avis.


20

18 juil. 2016



Cet article aurait dû s'appeler "une banlieusarde chez les loups" - rapport au fait que j'étais à La Louvière - mais pour le référencement c'était moins bien.

J'avais le choix entre célébrer l'anniversaire de ma mère, admirer le feu d’artifice ou encore fêter le 14 juillet place de la Bastille mais j'ai préféré partir quatre jours en Belgique.
Parce que les feux d'artifice m'ont toujours déprimé et que je suis une mauvaise fille, grâce à mon jet privé Eurolines j'ai pu partir en weekend-end prolongé chez les loups pour 39 € A/R.

Je comptais les jours, les heures et mes poils et alors que je cherchais où était mon monoï, la veille de partir je ne retrouvais plus mes billets de bus. Il était à ce moment précis de l'histoire 00h16.

J'ai retourné mon sac, mon appart et le chien puis me suis souvenue que ledit clebs s'était amusé à bouffer du papier que j'avais par la suite jeté car glisser sur du papier mâché imbibé de pisse et de bave me réjouissait autant que de dîner avec Morano.
J'ai donc regardé dans la poubelle, les billets étaient bien là, posés OKLM entre des lingettes pleines de pisse et des épluchures de concombre. Gloire à Dieu et gloire à moi.

J'ai retrouvé mon monoï, me suis demandée si je prenais 5 ou 6 capotes puis tout à coup je me suis aperçue que le billet posé sur mon lit indiquait RETURN (pour les non-bilingues = retour) mais que je n'avais pas l'aller.
Réflexion ...

... qui n'a pas duré cent ans dans la mesure où je me doutais bien où était mon billet aller, c'est-à-dire au même endroit que le retour, sauf que là : big problem, le sac poubelle je l'avais jeté.

ACTE I - SCÈNE 1
Une jeune femme plutôt bonne sort de chez elle en catimini car elle ne porte ni soutif ni culotte sous son mini short et son crop-top. Par contre elle a des chaussettes dans ses fausses Birk' et des gants Mappa sous les aisselles.

ACTE I - SCÈNE 2
La lumière du local poubelle ne fonctionne plus et ladite jeune fille flippe toujours qu'un serpent, un psychopathe édenté ou Jean-Marie Lepen sortent soudainement d'un coin sombre pour la tuer ou pire l'obliger à rejoindre son parti.
C'est donc à la lumière de l'Iphone 5C affichant 14% de batterie qu'elle a cherché son sac poubelle parmi tant d'autres, et savez-vous comment retrouver un sac poubelle noir parmi d'autres sacs poubelles noirs ?
Réponse : tu les fais tous.

ACTE I - SCÈNE 3
Assise sur le lyno de sa cuisine, une jeune fille aux gants Mappa fouille dans sa propre poubelle à la recherche de son billet-aller car elle part le lendemain.
L'horloge du micro-onde affiche 1h17 et elle se demande si sa vie se résume réellement à chercher un fucking paper dans sa fucking poubelle parmi des fucking trucs dégueu.
La réponse est oui.

A t-elle retrouvé son billet ? La réponse est non.

ACTE I - SCÈNE 4
Au bout de sa vie et de sa poubelle, elle s'interroge sur le pourquoi Dieu la déteste et comment elle en est arrivée à éventrer sa propre poubelle, le short MIAMI BITCH et les ongles manucurés.
Elle se demande comment elle va faire pour partir demain, si elle devra pleurer longtemps devant le chauffeur pour l'amadouer et si un 14 juillet elle trouvera un endroit pour ré-imprimer son fucking billet.
Se dit que ses amis ne servent à rien car ils n'ont pas d'imprimante et que de toute façon sa vie est une vaste arnaque.
Elle regarde son RETURN, les indications sur le billet, attend un miracle, re-regarde le billet, le retourne puis ...

.... RECTO VERSO.

La jeune femme aux cheveux bruns tenait dans sa main un papier recto : ALLER et son verso : RETOUR.

FIN DE L'ACTE I.


Mon sac pesait environ 300 tonnes mais il faisait grand soleil et se traîner telle une loutre échouée est toujours plus cool avec des Rayban Aviator nous le savons tous.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser "mais quelle bolosse" quand j'ai donné mon billet au chauffeur de bus, il ne s'est pas interrogé sur l'odeur dudit billet, j'ai pensé que le mec mignon serait assis à côté de moi dans le bus mais non, j'ai évidemment écopé de la fille au gros cul qui prend l'accoudoir.

Moins de deux heures plus tard la bretelle de mon nouveau soutien gorge Darjeeling à 42€ s'est détachée, me laissant ainsi tout le reste du voyage pour tenter de la remettre sans faire sortir mon sein gauche, ce qui ne fut pas une mince affaire.
Je me suis déboîtée l'épaule et j'ai rendu au moins trois personnes heureuses à force de me palper le téton mais j'ai finalement réussi.

Moins de trois heures plus tard, j'étais en Belgique.


C'est ici même, devant cette gare que j'ai tenté de m'engouffrer dans une voiture rouge, qui de toute évidence n'était pas celle qui venait me chercher dans la mesure où le chauffeur a verrouillé sa porte et que les autres passagers m'ont regardé comme si j'étais dingue.
Ça faisait même pas 10 minutes que j'étais en Belgique et j'avais déjà essayé de forcer une voiture.

Welkom in België !!

Le temps de me remettre de mes émotions, je sortais à la découverte des nuits belges.
FROM PARIS TO ... MONS ♪ ♫

ACTE II - SCÈNE 1.
Comment ça se passe quand on ne boit pas de bière ? Sans vouloir faire ma parisienne snob je ne bois pas de bières à Paris, oui Madame je ne bois que des cocktails et en happy hour s'il vous plait.
Cependant quand tu pars quatre jours en Belgique il faut bien vivre à la locale et sans faire sa française relou, je me suis donc mise aux pintes et ça s'est plutôt bien passé.

A Paris, même pour une pipe on t'offre pas un verre, en Belgique les mecs laissent couler à flot les pintes devant toi, pendant que tu t’interroges sur comment tu vas toutes les finir sans vomir.
La réponse est : tu ne pourras sans doute pas.

Après les bières viennent les pékets (que nous appelons shots) et s'il y a bien une chose qu'il faut savoir sur moi outre mon aversion pour les bottes blanches et Desigual, c'est que je ne sais pas boire de shots.
En effet, j'ai un léger problème qui fait que je peux aisément vomir si je fais des affones (cul-sec de chez nous).
On ne me croit jamais mais je dois donc "couper" tous mes shots quand on m'en offre sous peine de m'afficher sur trois générations.
Pendant ce temps mes copines filment et moi je miaule en disant "mais j'peux pas, mais j'peux pas !! " tout en rajoutant de l'eau dans mon shot de vodka caramel.

Le truc cool - 10 € les 12 pékets - c'est que les shots belges sont passés comme une lettre à la poste, et cela n'a aucun rapport avec le fait que j'en ai bu six.
Le truc moins cool c'est lorsqu'un gentil belge que je ne connaissais absolument pas a voulu offrir à la ptite française un truc appelé "cervelle de singe", flambé devant mes yeux ébahis pendant que les flammes dansaient sur le comptoir.

La suite est très simple, comme expliqué plus haut je ne peux pas boire cul-sec sauf que là, y'avait environ trois cent mille belges (c'est à dire 10) qui tapaient sur la table pour m’encourager donc je ne pouvais pas partir en courant.
Et aussi parce que j'étais un peu pétée.
J'ai tenté de "distiller en deux" le cocktail, j'ai reculé ma chaise d'un bond, j'ai vomis dans mes mains puis terminé sur le mur et mes Stan Smith de parisienne, et ce, devant une tablée de belges hilares.

FIN DE L'ACTE II.


J'ai passé mes journées à bronzer dans un jardin aussi grand que celui des Tuileries, sous un soleil aussi chaud que celui d'Ibiza et mes soirées à boire des bières tout en apprenant toutes les expressions belges que je pouvais retenir (avant la guinze).
Vous serez donc ravis d'apprendre que je parle presque couramment le belge et que je sais désormais reconnaître des becker, barlos, boyards ou barakis (à ne pas confondre avec Bakary, le chauffeur Uber du 93) et que j'ai également chopé un coup d'soleil (à défaut de ...) en Belgique une fois !


Si je devais résumer mon weekend je dirais que même si on ne peut pas s'empêcher de comparer avec Paris, de vendre Paris et d'aimer Paris, la Belgique c'est quand même fort fun.
Les gens sont vraiment trop sympas, trop cool et sont tout sauf snobs, et ça les gars ... ça change des français.
Alors effectivement, tu ne risques pas de choper un hipster en Stan Smith mais le belge lui, t'offrira une pinte même s'il ne connait pas ton prénom et jouera avec toi au kikker (=baby-foot les gars).

J'ai mis deux buts, hurlé PARIS EST MAGIIIIIIIIIIIIQUE comme si j'étais au stade, j'ai aussi joué aux fléchettes et tué presque personne, j'ai goûté des bières trop bonnes et j'ai rencontré plein de gens sympas.
Je précise que j'ai rencontré full de ritals alors que les seuls italiens que je connais en France se comptent sur les doigts d'une main de lépreu.
J'ai mangé les meilleurs sushis de la terre et je suis en dépression de jardin.


Ai-je précisé que sur le trajet du retour j'étais coincée entre une fille en léger surpoids et un mec qui sortait de trois jours du festival de Dour ? (no shower out there).

En passant devant la Tour Eiffel ce matin je me suis dit "ouais, comme d'hab quoi", tout le monde faisait déjà la gueule dans le métro, je suis arrivée au boulot, j'ai rallumé mon ordi, soupiré puis ré-installer Tinder.
Show must go on.



12

12 juil. 2016




1) Mon premier date Tinder m'a donné rendez-vous devant un hôtel. J'ai pensé que c'était un peu tôt pour ça mais en réalité il ne voulait probablement pas me donner sa vraie adresse, des fois que je sois une psychopathe.
C'est vrai que l'hôtel au 44 et lui sortant du 46 c'était discret ... et surtout mal me connaitre ...

+ 6 mois, avec mon frère.




2) Ce même mec a proposé de me faire des pâtes après nos deux pintes lors de notre premier rendez-vous.
Je n'avais pas faim mais j'ai accepté parce que c'était quand même hyper sympa de me faire à manger.
Arrivés chez lui il n'avait plus faim. Vous connaissez la suite.
#jesuisnaive

3) J'ai largué ce toujours-même-mec pour CETTE raison :



4) Mon deuxième date Tinder s'était très bien passé jusqu'à ce qu'il me raccompagne chez moi et que je reçoive un message de sa part disant que son rencard était un thon. Erreur de destinataire ...

5) J'ai croisé tous mes ex sur Tinder, à croire que depuis moi leurs petits coeurs ont du mal à s'en remettre et c'est complètement logique.
Est-ce que je les ai tous matché pour autant ? Absolument p... bon juste un.

6) Mon troisième rencard Tinder m'a appelé par le prénom de son ex alors que nous étions enlacés et nus.

*interlude musical*


7) Quand je vais sur Tinder, ça se passe surtout comme ça :

Aimez-moi
S'il vous plait
Quelqu'un ?


8) J’étais récemment arrivée à 100 matchs. Puis j'ai fait le tri entre les faux profils, les mecs matchés par erreur et ceux qui ne me répondent jamais (cf. point précédent). Il m'en reste désormais trois, dont un ex.

9) Avec ma copine Arielle on s’envoie tous les jours nos meilleurs screenshots de profils Tinder et franchement, ça embellit nos journées. Loin de nous l'idée de ce moquer du physique de certains, avouons tout de même qu'il y a des champions high live.


 
Parce que chacun sait que Rachida Dati est un piège à femmes ... / Les petits culs de mecs de 20 ans également.

Hein ? Pardon ? Pourquoi je recherche des hommes de 20 ans ? Je ne vous entends pas ...


10) Il n'y a pas de numéro 10 dans ma team.


Cadeau.


Et vous Tinder ça 'spasse bien ?



Réponds à ce questionnaire pour gagner mon amour !


8

5 juil. 2016


Les gens se contentent de parler du premier soir, d'émettre des avis sur le fait que ce soit bien ou non de coucher le premier soir et bizarrement cela concerne uniquement les femmes.
Sérieusement ? Parce qu'un mec qui couche le premier soir ça ne choque personne ? Non c'est vrai ça ne choque personne.
Un mec peut-être un queutard mais une femme sera une salope. 
Ceci était un aparté sur le monde qui part en couille et en ovaire merci bonsoir.

Coucher le premier soir c'est cool si tu en as envie (relire mon article ici) par contre, coucher le deuxième soir est une autre paire de couilles.
Le premier soir c'est toujours top, c'est l’euphorie, la sauvagerie, on se séduit, on s'apprivoise et on finit par refaire le monde sous les toits avec une bouteille de blanc achetée à l'épicerie d'en bas.
Le soleil se lève sur Paris et tes cheveux sont gras mais tant pis, à cet instant précis de ta vie tu es bien.

Pendant la nuit tu n'oseras pas te lever pour aller faire pipi de peur qu'il t'entende et sortir du lit à tâtons en tentant de cacher ta cellu et tes seins rougis par ses poils de barbe ne sera pas une mince affaire.
Tu te recoucheras après avoir uriné par petits accoues et, en faisant le moins de bruit possible pour ne pas le réveiller tu prendras des selfies de son dos et ses cheveux bruns ébouriffés pour les envoyer à Natacha avec ton fameux signe *peace* qui signifient = j'ai pécho !

Il repartira vers 14h00 et toi tu iras débriefer au Starbucks place Clichy en tentant de raconter ta nuit sans omettre aucun détails.
Pendant ce temps Cha t'écouteras attentivement en ponctuant tes phrases de "troooop bien !! bon à voir ...
ah troooop bien ... bon à voir !" tandis que les touristes d'à côté essaieront de comprendre ce que veulent dire "sucage de yeps et branlage de genoux".

Tu iras te recoucher ensuite parce qu'en réalité tu n'as pas beaucoup dormi, bien que la majeure partie de ta soirée à l'aube se soit passée dans un lit, et attendra des nouvelles de ton n° [insérez numéro de ta liste X].
Il te ghostera si c'est un trou du cul ou t'écrira s'il a aimé tes beaux yeux (mais pas que soyons honnêtes).

Vous vous redonnerez rencard dans un bar branché du 12ème, tu ne sauras pas si tu dois l'embrasser, lui serrer la main où lui faire un hug donc tu débattras à ce sujet sur ton groupe WhatsApp "girls".

Cha dira d'attendre de voir ce qu'il fera lui.
Natacha te dira de l'embrasser sur la joue.
Lisa de lui faire un check parce que c'est drôle.

Finalement tu ne te souviendras même plus de ce qu'elles t'ont conseillé ni de ce qu'il s'est passé en réalité.
Tu siroteras ton café froid et attraperas le sucre sur la table sale avec ton doigt et trouveras que c'est vraiment dégueulasse mais tu seras tellement stressée que tu continueras malgré tout.
Le mec te demandera dans quoi tu bosses, tu voudrais faire ta célèbre blague de "je suis mannequin !" mais tu diras la vérité qui est beaucoup moins fun et pour être polie tu lui demanderas à son tour ce qu'il fait puis pensera que c'est tout de même gênant de poser ces questions après avoir fait toute la préface du kamasutra.
La phase apprenons à nous connaître est censée arriver avant celle de t'aimes quand je fais ça ? ... non ?

Tu remarqueras qu'il porte une chevalière, chose que tu n'avais pas remarquée la fois dernière.
Il te dira "ah t'as un tatouage sur l'épaule ?" et tu trouveras ça ridicule, limite vexant.
Sur qu'il a pu admirer la tour Eiffel sur ton cul pendant de longues minutes mais l'épaule ça ... Il a zappé. 
Tu deviendras aussi froide qu'un mister freeze et commenceras à te sentir hyper mal à l'aise.

"On a rien à se dire en fait".

Et là ... tu réaliseras qu'il est plus facile de coucher avec un mec que d'apprendre à le connaître. Tu comprendras qu'il serait temps de songer à changer de vie et construire quelque chose autre que ton costume de fille sympa, ouverte et extravertie. Mais surtout très bonne.

Tu sortiras pour oublier l'échec du n° ** avec les filles le samedi suivant et tu remarqueras direct ce beau brun parce qu'il portera un cuir Sandro, celui de la pub avec le mec canon.
Accoudé près du baby-foot il sirotera sa pinte en te souriant avec une moustache de mousse blonde.

- Mona
- Sandro.

Bon ... le dernier après j'arrête.



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