8 juin 2015

La fille chaude du métro

Je parle évidemment de moi. 
On y est les gars, j'aurais pas cru que ce soit possible et pourtant il est bien revenu : le soleil. 
Comme tout parisien qui se respecte, on râle. Quand il fait trop froid, on gueule, quand il fait trop chaud, on gueule aussi. 
Vendredi il a fait particulièrement chaud pour ne pas dire canicule. Les parisiens étaient bien évidemment remontés contre cette hausse de température, et pour cause .... le parisien est moche quand il fait chaud. 

Pour ma part j'avais passé la journée avec le même pantalon de la veille et sans porter de culotte. Les plus judicieux comprendront que je n'avais pas dormi chez moi - ils auront tout compris.
C'est ça Paris, des gens en colère et des soirées improvisées. Un peu comme ma coupe de cheveux étant donné que j'avais dû laver ma crinière de sirène avec du savon de Marseille, mais là n'est pas le sujet. 
Je n'avais pas de t-shirt propre et ayant passé ma soirée à siroter du vin sur les quais sous une chaleur étouffante, à moins de vouloir bénéficier du doux sobriquet de "la meuf qui pue" j'ai préféré emprunter une chemise à mon chevalier de la veille plutôt que de remettre le même t-shsirt..
Dans les films la fille est trop sexy lorsqu'elle porte les fringues de son mec, dans ma vie le mec m'a dit que je ressemblais au serveur de pizza hut. 
Avais-je réellement le temps de casser des dents dès 8h15 ? Je ne pense pas.
J'ai donc passé mon vendredi en chemise noire serrée - car les hommes n'ont pas de sein - et qui a eu tout le loisir d'attirer la chaleur et me faire transpirer comme un bœuf. 
Ajoutez à tout cela un bureau sans clim et prenez le métro vous obtiendrez Mona: la fille chaude du metro. 
Ça c'est la mauvaise nouvelle, entre mon dos suant de toute mon eau et les gouttes perlant sur mon visage j'étais aux antipodes de la parisienne sexy.
Ça tombe bien j'habite en banlieue. 
La bonne nouvelle c'est que nous étions tous logés à la même enseigne, des bœufs suant dans le même wagon. Certains avaient plus de chance que d'autres, il ne transpiraient pas de la moustache.
Est-ce que je fais parti de cette catégorie ? Pas du tout.

Inutile de parler de la proximité du métro aux heures de pointe, je suis rentrée chez moi avec les fluides d'environ vingt sept personnes.
Évidemment dans ces moments la, c'est un peu comme quand tu vas acheter du lait le samedi matin en pyjama, t'as envie de croiser personne, et pourtant !
C'est toujours dans ces moments la que tu vas croiser du monde. Joie immense de se retrouver nez à nez avec un ex alors qu'on porte un jogging troué et un t-shirt Mickey sans soutif. 
Avais-je vraiment l'immense chance de croiser sept personnes entre la gare et mon domicile avec ma dégaine de bœuf trempé ? Bien évidemment. 
J'attends donc vos conseils pour survivre en période de canicule, pour ma part je vais de ce pas mettre un échantillon de shampoing dans mon sac et trois culottes. Pour peu que je recroise un ex, j'aurais peut être une chemise dominos pizza mais je ne sentirais pas le pepperoni. 

Los Angeles - juin 2015
quelque part dans le 78 ...

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