Comment avoir confiance en soi ?


Comment avoir confiance en soi ? 
Sans doute la question la plus posée sur Google – nan j’déconne c’est comment devenir riche. 
Dans cet article je vais vous parler de moi, de la confiance que l’on recherche tant et surtout, comment l’atteindre d’après ma propre expérience. 

Nous sommes conditionnés par notre environnement, plus particulièrement familialPersonnellement, si on devait utiliser le cas des cinq blessures de l’enfance :
  • trahison
  • rejet
  • humiliation
  • abandon et injustice
je dirais sans hésiter que ma blessure à moi fut l’humiliation.

Pour un enfant, voire même un adolescent, certaines réflexions peuvent avoir des conséquences importantes. Pour ma part, ça a commencé par des dénigrations familiales incessantes qui ont suivi par de la violence physique et morale. De la torture psychologique qui a duré des années. 
Quand tu subis ces violences, que même tes parents ne te protègent pas ou pire, détournent les yeux, tu penses que c’est là ta place, celle de la victime. On vit avec nos blessures, on choisit d’avancer ou bien de rester bloqué, roulé en boule sur le sol à atteindre un « mieux », un miracle qui se produirait et changerait ta vie terne et noire en un gigantesque arc-en-ciel. 

Pendant longtemps j’ai pensé que seul un homme pouvait me sauver de ma vie, que dans ses « je t’aime » plus rien n’aurait d’importance, ni les bruits, ni les cris. Que seule un homme pouvait m’emmener loin de tout et me faire oublier celle que j’étais, une victime, une « abîmée ». 

Que tout changerait à travers son regard et qu’enfin, je serais quelqu’un, une fille qui a confiance en elle. 
Je me souviens, ado j’écoutais en boucle la chanson « par amour » de Diam’s et je buvais ses paroles pour qu'elles s'exaucent dans ma vie.

« Lui il a vu que t’étais frêle, que t’étais vraiment dans la merde il t’as dit t’es trop belle viens je t’emmène ». 
 
Première erreur : penser qu’une personne peut te sauver.  La seule personne capable de te sauver et surtout de toi-même : c’est toi. 
Tu es ton meilleur allié, ton meilleur soutien. Toi seul(e) sait ce qui est bon pour toi et personne d’autre. 
La seule personne sur terre dont tu as besoin de l’amour c’est toi. Et seulement toiLe reste est secondaire, un bonus, mais le fondement même de la confiance c’est celle que tu dois t’accorder à toi-même. 

Le poids familial a toujours pesé sur mes épaules et sur mon IMC, les humiliations continuaient, la violence parfois et le sentiment d’être une merde ne me quittait jamais. 

Je me souviens avoir écrit il y a quelques années, « je ne suis personne » au marqueur sur ma fenêtre. Ça en disait long sur l’image que j’avais de moi. Et celle que l'on me faisait ressentir.

Puis un jour, j’ai trouvé une solution qui a été le fondement même de ma confiance : j’ai appris à jouer la comédie.  Dans le premier rôle de ma vie j’ai excellé : l’actrice principale de mon propre film. J’ai appris à faire comme si j’avais confiance en moi, appris à faire semblant. C’est très simple, tu fais « comme si ». 

Je fais illusion depuis des années grâce à ce rôle que j’ai créé de toutes pièces : celle d’une fille sûre d’elle qui a une totale confiance en elle. 

Le problème c’est que dans ce rôle à un moment je me suis perdue, je ne savais plus qui était qui. Mona la fille qui a vraiment confiance en elle ou Mona celle qui fait semblant ? 

Les années sont passées et rien ne changeait. Je faisais toujours illusion mais au fond de moi, c’était le gros bordel. 

Pour le reste, j’assumais ma vie (comme depuis mes 19 ans by the way) mais pas le reste. J’étais en CDI, j’avais un appart et un Iphone mais en vrai je n’avais rien. Quand on me demandait quel boulot je faisais je répondais toujours « un taf de merde ». J’étais sans cesse dans le dénigrement perpétuel – et dans la comparaison

Cette fille a un plus beau sac que moi, des cheveux plus longs que moi, elle a un mec, elle. 
Ses fesses sont jolies dans son jean, son eye-liner est bien fait, j’adore ses mains, la couleur de ses yeux, ses chaussures… 

N’importe quelle personne au monde était mieux que moi sur minimum trois points. Moi ? Bof, que dalle. Je n’avais rien.
Des beaux yeux ? ouais ouais, mais regarde elle, elle a un bac +3. 
Des beaux cils ? oui mais elle, elle a le permis.  N’importe quelle personne sur terre était mieux que moi, moi je ne valais rien, je n’avais rien pour moi. 


Puis soudain, tout a pété. J’ai vite compris que j’avais atteint le point de non-retour, que rien ne sera plus comme avant, putain j’en peux plus, oh putain j’en peux plus, je peux plus. 
Mon boulot a été le déclic, mais en réalité ça a permis de tout débloquer. Toute l’accumulation entassée dans mon cerveau depuis 20 ans, bim, tout a explosé. Pour moi ça a été l’élément déclencheur. 
A cet instant précis de ma vie, j’ai décidé de ne plus être une victime et de reprendre ma vie en main. 

J’ai tout changé, progressivement et petit à petit les changements se sont opérés, étape par étape. 
 
- J’étais trop dodue à mon sens ? Je me suis inscrite à la salle de sport et j’y suis allée tranquillement mais régulièrement. 
- J’avais des problèmes de santé : j’ai changé mon alimentation, petit à petit. 
- J’étais entourée de personnes malveillantes pour qui je ne comptais pas tant que ça, que je n’intéressais pas ou plus. Je m’en suis éloignée. 
- J’en avais marre des histoires sans lendemain, j’ai supprimé, bloqué, trié toutes mes fréquentations pour au final n’en garder … aucune. Quel intérêt de garder le pseudo contact d’un numéro de téléphone d’un mec qu’on a vu une fois, voire deux grands max dans sa vie ? 
Aucun. Qui sont ces gens-là pour moi ? Que m’apportent-ils ? Voilà. 
J’avais plus le time. Tellement plus. 
J’ai fait un travail sur moi-même, toute seule sans l’aide de personne. Je me suis auto-analysée, j’ai pris du recul sur certaines choses, sur certaines personnes et j’ai commencé à aller mieux. 
J’ai profité de cette pause professionnelle (le chômage) pour faire une reconversion professionnelle, dont j’avais toujours rêvé. J’ai toujours été complexée de mes emplois « pas qualifiants » et de mon manque d’études. En reprenant une formation diplômante je gagnais un métier, de l’expérience mais aussi un niveau d’études reconnu. 
Je pense que nous avons chacun au fond de nous une lumière vacillante qui ne demande qu’à être dévoilée mais qui parfois est masquée par des gens, des contextes, un environnement malsain. 
 Chasser ces nuages et votre lumière brillera. 
Tu es, tu existes et tu te dois d’exister, peu importe quelle force t’animes, celle de Dieu, du feu, de ta mère, de ton chat… pourquoi toi tu ne pourrais pas devenir celle ou celui que tu as toujours voulu être ? Pourquoi moi et pas toi ? Pourquoi elle et pas toi ?

Accorde-toi la chance d’être celui ou celle que tu as toujours voulu, en mieux. 


Alors oui, ce n’est pas du tout chose aisée. Avoir confiance en soi du jour au lendemain est un gros mensonge, comme tout dans la vie il faut se laisser le temps, apprendre à avoir les bons mécanismes envers soi-même, apprendre petit-à-petit la bienveillance envers soi-même, afin d'attirer celle des autres.

Ai-je sincèrement mis 20 ans pour pouvoir dire « je crois en moi » ? Absolument. 

Est-ce-que pour autant j’ai une confiance aveugle en moi ? La réponse est non. 

Mais j’ai survécu, j’ai toujours rebondi malgré les épreuves. Mes genoux sont écorchés vifs tellement de fois je suis tombée, mais je me suis toujours relevée. Et rien que pour ça, je dois croire en moi. 
Et rien que pour toutes les épreuves que tu as surmontées et surmonteras, tu dois croire en toi. 

Si toi-même tu n’y crois pas, qui y arrivera ? N’écoute JAMAIS les gens, les passants, les amis et même ta famille, ils ne doivent pas conditionner ni vivre ta vie à ta place. Peu importe leurs avis, peu importe tes choix, tu restes ton meilleur allié. 

Je pourrais terminer cet article en te racontant comment, lorsque j’ai été à l’apogée de mes projets, que j’étais bien dans ma vie, seule avec moi-même, souriante et sûre de moi parce que oui, je croyais enfin en moi et en mes capacités et bien l’amour est entré dans ma vie. Alors que je ne l'attendais pas, ou plus du tout. 
Mais ça, c’est une autre histoire. 

En attendant, c’est l’amour de moi-même qui m’anime chaque jour, combiné au regard bienveillant de mes proches et de celui avec qui je partage ma vie.

J’ai appris au cours de ces années que je ne pouvais pas changer les gens. Il est impossible de façonner les gens à notre manière.
Je ne pouvais pas forcer mes amis à être des amis fidèles, je ne pouvais pas forcer ma famille à effacer ces années de souffrance, je ne peux pas supprimer la méchanceté des gens non plus. 
Mais je peux changer ma façon d’y porter attention, ma façon de prendre les choses. De choisir que ça me touche ou pas. 

Prendre la distance suffisante. Et briller, toujours. 

Alors brillez, bordel de merde. Parce que nous sommes toutes et tous, des motherfucking galaxies.


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