Reprise des transports en commun : je ne souhaite ça à personne - 4 jours à Toulon ☼

 Holà muchachas ! Est-ce-que je parle désormais espagnol couramment ? Toujours pas !

Je vous écris en direct de Toulon où je prends mon café. Il est très exactement 9h11 et je suis réveillée depuis 8H03. Je suis arrivée dans le Var avant-hier pour quelques jours sudistes chez ma copine Tiphaine et force est de constater que le sud c'est quand même très cool.

Passé Aix-en-Provence le ciel était bleu azur sans aucun nuage et le soleil brillait déjà si fort. Moi, j'avais la gueule au fin fond du cul de mon cul parce que je m'étais réveillé à 4h45 pour prendre mon train. Je ne suis pas du matin, je ne l'ai jamais été et le serais probablement jamais. Mais 4h45 c'était une épreuve, pire que le bac, pire que le permis, pire que de lire un texte de la Bible à un enterrement sans rigoler. Parce que oui, on se tape toujours un fou rire à un enterrement c'est prouvé, Dieu seul sait pourquoi (les nerfs sans doute).

Bref, je me suis réveillée à 4h45 pour prendre mon train à 5h29 et être en avance pour choper mon Ouigo de 7h29. Et là, ce fut le drame ...

Déjà le réveil pique, on ne reviendra pas dessus. Anyway j'ai toujours voué une admiration sans limites aux gens qui se levaient tôt, pour travailler ou commencer leurs journées. J'en suis incapable. Je pensais très naïvement que je serais seule dans la rue, pour mes 12 minutes de marche jusqu'à la gare et ce fut le cas. Par contre, je ne pensais pas que la gare serait remplie.

Beaucoup de gens prennent le train de 5h29, c'est si tôt ... mon respect immense. Moi j'avais la tête dans les tréfonds mais je partais avec mes lunettes de soleil et mon maillot de bain dans une valise cabine. Pas travailler pour un patron probablement chauve et usant de ses fonctions pour combler un manque de confiance en soi.

D'ailleurs je lève un peu le voile sur ce qui n'en est pas vraiment un, mais explique mes nombreuses vacances en Bretagne puis à Toulon : je n'ai plus de travail. Je ne peux pas trop en parler pour l'instant car je suis toujours en préavis, mais ce que  je peux vous dire est la chose suivante : j'ai été virée, ça craint et je ne l'ai pas super bien vécu.

Par le fond et la forme, ce licenciement soudain et surprise a été très difficile à gérer, et l'est toujours. But you know tous très bien, j'avais deux choix : sombrer, pleurer, saboter mon couple et ma famille ou alors, rebondir et comme j'ai pris "un peu" de poids, c'était plus facile de prendre cette option-là.

J'ai donc commencé par prendre des vacances, et faire tout ce que je n'avais pas le temps de faire parce que j'étais trop occupée à dépérir. C'est-à-dire appeler mes copines, aller chercher Nerio à l'école, faire des soirées pyjamas avec lui le mardi soir, voir ma soeur, déjeuner avec ma mère et surtout, surtout : aller voir ma mamie que je n'avais pas vue depuis 1 an. (Amour sur toi Mamie  ♡).

J'ai pris une semaine de vacances en Bretagne pour rejoindre mon papy dans notre maison de vacances et c'était génial. Si on oublie bien sûr le trajet, aka mon PREMIER trajet loin et seule qui a été un véritable calvaire.

Je suis donc à Toulon depuis lundi et ça me fait un bien fou.
Quand je viens ici, c'est la dolce vita, littéralement. On se lève tôt (= avant 9h, ce qui est tôt pour moi), on se balade au soleil, on mange une glace sur le port, on va à la plage OMG j'ai porté mon maillot de bain pour la première fois en dehors de ma baignoire !

Oui parce que mon combat dans la vie est de trouver le maillot de bain parfait, alors que vous savez tous maintenant que je passe finalement mes vacances en string et seins nus on the beach. Ce maillot parfait que j'ai porté ici, je l'ai acheté pour mon anniversaire où j'avais prévu 3 jours en amoureux dans un spa. Nous devions partir le 29 octobre, Macron a parlé le 28 pour le confinement saison 2. Je n'ai donc porté ce maillot que chez moi (joie)(faux).

BREF, mais avant la plage toulonnaise, il a bien fallu se rendre à la gare et là, le sketch drama a commencé.

Le train était certes, rempli à 5h29, mais nous avions assez de place dans les wagons pour appliquer la distanciation et c'était très cool. Mais en arrivant à la Défense ce fut une autre paire de masques ...

Quelle distanciation ? On m'a tellement collé que je me suis sincèrement demandé si un badaud voulait me faire un lavement anal ou bien sucer mes cheveux gras. C'est pas possible d'être aussi cons ! Il y a de la place, il y a le temps mais non, faut me lécher le cul. Flatteur certes, mais on ne se connaît pas merde ! Qui a envie de se faire lécher le cul par un inconnu ? (hormis mon chien), mais PERSONNE !

J'arrive aux tourniquets pour prendre le RER A, tourniquets où tu vérifies toujours si les contrôleurs sont là (les vrais savent) et si tu ne dois pas faire demi-tour en feintant le "oh no ! this is not a museum ?" et partir en courant vers le Tramway.
Donc, adulte et n'ayant jamais su sauter par-dessus les portiques - en plus de ça j'avais ma valise - mon ticket n'a évidemment n'a pas fonctionné, il a donc fallu attendre quelqu'un pour passer derrière.

Heu ? Quelqu'un ? Ah y'a plus personne là ? Ca me touche la glotte en sortant mais ça m'aide pas pour passer ? BAH SUPER ! Belle mentalité les gars, bravo ! 20/20 !

J'ai enjambé les tourniquets comme ta grand-tante rapport au fait précédemment cité que je ne sais pas sauter comme Chirac, et j'ai failli me casser la gueule avec ma valise cabine rose pastel, mon Yves Saint Laurent aussi lourd que les burnes de ton frère, le tout avec mes rollers dans un sac Vinted acheté deux jours avant + fatigue relative au réveil prématuré.

C'était la grosse marrade.

Le RER a toujours la même odeur des enfers, sans chauffage et sentant le mi-bitume mi-la mort. Cette odeur ne m'avait absolument pas manqué, pourtant on pourrait croire qu'avec les masques on évite désormais certains désagréments olfactifs mais force est de constater que certaines puissances persistent.

Quinze minutes plus tard, j'arrivais à Gare de Lyon et je ne pensais qu'à une chose : mon Starbucks de riche quand je voyage. C'est la tradition, je prends toujours un grande caramel macchiatto supplément caramel (parce que j'ai percé dans la vie) quand je pars en train ou en avion. Je dis Starbucks de riche parce que payer 6€ son café au caramel, c'est un truc de riche. Je me considère réellement comme Mariah Carrey quand je vais au Starbucks avec mes suppléments de Diva.

C'est mon petit péché mignon ...

Mais avant la mignonnerie, il a fallu repasser les portiques de la gare arrivée à Gare de Lyon, et souvenez-vous que mon ticket ne fonctionnait pas. Enfer et damnation.

J'ai tenté de passer avec la dame à poussette - amour éternel sur ces personnes qui t'ouvrent LA grande porte quand tu n'as pas de ticket, sauf qu'elle s'est refermée bien trop vite car non, MOI je ne colle pas les gens et alors que je mettais mon pied dans la porte à la façon de Jean Claude Van Damme, j'ai tout bonnement bloqué la porte. Gné ?! Quel est le sens de ma vie s'il vous plaît ?

J'ai dû attendre qu'une nouvelle personne arrive, pour m'ouvrir les portes du paradis me menant à mon Ouigo et au Starbucks le plus proche. J'attends... bon... super... tic tac tic tac OH GLOIRE AU SEIGNEUR DU RER ! Une dame avec un gros sac à dos.

Dora est arrivée, elle a dit "mais ça ne marche pas ?" j'ai répondu "non je ne comprends pas" tandis que mon pied coupable se cachait. Elle a bipé avec le Saint Grâal (son Navigo) pour ouvrir la porte et tadam : nous sommes passées en détente, moi, mon pied coupable, ma valise, Yves et mes rollers. 

Liberté ... Nous avancions vers mon destin composé d'un TGV low cost et d'une boisson aux effluves de caramel. C'était bon, c'était beau mais ça ... c'était juste avant d'atterrir devant un énorme étron se trouvant PILE après le portillon.

Qui a chié ici sérieux ?

Ma liberté s'est arrêtée devant la merde des autres. Que nous avons contourné en ravalant mon vomi dans un masque aux normes Afnor. 

J'avais une heure d'avance, mais comme l'embarquement commençait 30 minutes avant le départ du train, le temps de payer mon Starbucks, acheter un sandwich et pester contre mon sac de roller payé 5€ en supplément Ouigo qui n'a même pas été contrôlé, mes fesses moulées dans mon nouveau legging en cuir Shein ont rapidement été posées dans le TGV.

Attention au départ, 7h18 c'est parti mon kiki, en route pour ... ! Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz.

J'ai dormi comme un bébé car personne n'était à côté de moi donc je me suis étalée tout du long pour jouir d'une sieste (ou nuit ?) comme il se doit. Le problème c'est au réveil, quand j'ai constaté que le masque contenait toute la bave évacuée pendant ladite sieste. C'est naturel, mais personne n'a envie de vivre ça. Mon masque était trempé et Dieu merci, j'ai une mère super qui m'en avait fabriqué un juste avant que je parte pour "faire la belle à Toulon".

Car oui mes amis, le masque est devenu un accessoire de mode, bien qu'évidemment il soit là pour nous protéger et protéger les autres. Mais là n'est pas le sujet.

J'ai changé de masque et jeté l'objet souillé, je suis arrivée sous un soleil toulonnais magnifique et l'après-midi, tout le passage transport/ distanciation/ étron/ bave était oublié pour une dégustation de glace à la pistache face au port.

Le lendemain, nous avons chiné chez Emmaûs et j'ai trouvé deux chemises et une petite robe à pois Vintage so cute, l'après-midi : plage. Le rêve.

Quand ma copine m'a dit "on va marcher 15 minutes pour arriver à la crique, tu verras c'est génial comme spot !", je n'avais pas compris que c'était en réalité une rando et que j'y laisserais mes jambes,  mon vertige et ma dignité.

C'était vraiment très beau, et on a pu se mettre à poil en détente, étant donné que le couple senior un peu plus loin avait lancé le mouvement.

C'était sans oublier le mec qui se balade cul nu mais passe 300 fois devant toi comme un vicieux. Malgré nos "PUTAIN IL SAOULE A PASSER AVEC SA VIEILLE MOLLE LE GARS", cela ne l'a pas alerté plus que ça étant qu'il a continué de passer devant nous en souriant pendant à peu-près 500 ans et ce, même quand on a commencé à improviser un shooting naturiste.

La lourdeur du gars ...

J'ai passé une journée GE-NIALE. Je n'avais pas été à la plage depuis super longtemps, il a fait super beau et chaud, le monoï sur mes bras m'avait manqué et je suis sure que j'ai pris des couleurs.

Trop contente de porter mon beau maillot de bain, j'ai ensuite étrenné le mini short pour le plus grand bonheur d'un gars qui était derrière nous lorsque nous sommes remontées. Mec qui même si il nous a jeté quelques coups d'œil sur la plage, n'a pas insisté en faisant des allers retours, lui. Il nous a même prises en photo (habillées cette fois) quand nous tentions le selfie dans les sentiers avec vue sur la mer.

Néanmoins, il a insisté à la scène mémorable du pipi concentré.

Je m'explique ... alors que nous remontions tranquillement le chemin (surtout moi en fait, j'étais au bout de ma vie) pour regagner la civilisation, et surtout la voiture nous avons fait un arrêt pipi, somme toute classique dans ce genre de situation. Ma copine a eu l'excellente idée d'aller se soulager un peu plus loin tandis que moi, flemme et au milieu de nulle part, je décidais de faire pipi juste ici. 

Problème : ça ne venait pas. Ca m'arrive parfois, je suis bloquée par la vie et je n'arrive pas à uriner.
(qui a dit que les blogueuses sans emploi n'avaient pas une vie fascinante?)

Au bout de quelques minutes, le short sur les chevilles et les fesses vers le ciel, je me suis exclamée :

- j'arrive pas à faire pipi ! Faut que je me concentre je vais boucher mes oreil...

au même moment, le gars non-malsain qui nous avait pris en photo est passé juste devant moi, réprimant un énorme fou rire que mes copines, elles, n'ont pas su retenir. Ni moi-même d'ailleurs.


Ce séjour sudiste touche bientôt à sa fin, mais il m'aura fait beaucoup de bien.

Ces derniers mois ont été bien éprouvants, entre les restrictions liées au Covid, la perte soudaine de mon travail, l'arnaque de ma voiture (OMG faut que je vous raconte ça aussi), je suis bien contente de profiter du temps que j'ai pour me faire du bien. Et penser (qu')à ma petite gueule.

Kiffer la vie au soleil, manger des fougasses et des glaces, faire du roller, porter mes nouvelles lunettes de soleil offertes par papy, réfléchir à "l'après".

Je sais que cette période est importante et que c'est un moment décisif de ma vie. Il va falloir tout remettre en question d'un point de vue professionnel et donc, un peu personnel. Réfléchir à ce que j'ai envie, pas envie, concrétiser mes projets en cours, mes projets abandonnés ou mes idées folles. Trouver une nouvelle voie, m'épanouir totalement... Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Quelle excitation mêlée à la peur de l'inconnu.

Vais-je retrouver l'argent qui m'a été escroqué ? 
Vais-je retrouver un travail ?
Vais-je percé comme blogueuse connue et reconnue dans ma rue ?
Quand aurais-je mon prochain salaire décent ?

Que de questions en suspens, et pourtant ? Bah ça va en fait ! Je vis quand même ma meilleure vie.

photo : Dolores Rose

Ne cessez jamais de croire en vos rêves, même si ceux-ci incluent de bronzer seins nus sur une crique varoise alors que tout part à vau-l'eau dans votre vie.


PS : Mon amour si tu me lis, se faire mater nue par un homme nu c'est tromper ?

Mona, 11H29

2 commentaires

  1. Ma monadam' que de péripéties! Je suis loin mais je pense bien à toi. Dis toi bien qu'après la pluie, viens le soleil! Philo de comptoir mais c'est un peu vrai quand même! Gros bisous

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